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Libéralix

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Tout ce qui a été posté par Libéralix

  1. Tout est dit ici et bien dit par ailleurs. Oui, le premier problème dans l'application des peines, ce sont les moyens de la justice. Les "Etats généraux" ont largement mis l'accent dessus. Si le taux d'occupation des prisons est de 200%, cela n'incite pas à ajouter des prisonniers. Le risque est grand d'avoir un mélange petite peine / grande peine, augmentant le risque de récidive. Toutefois, les prisons ne se remplissent pas par le saint esprit et, ce qui est démontré par les chiffres, c'est une sévérité accrue des peines et un taux de remplissage croissant des prisons. On a trop tendance à mettre l'accent, par un effet de cadrage médiatique, sur une ou deux décisions qui sont censées démontrer le "laxisme" des juges. Mais, en pénal, ce sont des centaines de milliers de décisions rendues par an et qui, dans leur très grande majorité, montre une certaine sévérité.
  2. Distinction doit être faite entre la magistrature judiciaire et la magistrature administrative, ce ne sont pas du tout les mêmes. La tendance politique est plutôt centre droit / droite chez les magistrats administratif quand elle est centre chez ceux du judiciaire.
  3. Très difficile à dire quelle conception Hayek avait en tête. Dans ce passage, on y trouve tant des références bibliographiques au Rechtstaat qu'à la Rule of Law. Hayek essaie surtout d'essentialiser l'État de droit au-delà des particularismes conceptuels attachés à la Rule of Law, au Rechtstaat ou à l'État de droit français (type Carré de Malberg). C'est d'ailleurs assez logique au regard de la place du chapitre dans lequel se trouve le passage. Oui, historiquement il y a des différences conceptuelles et pratiques entre ces notions mais aujourd'hui, ces différences sont n'existent presque plus, ce qui donne d'autant plus de poids à l'assertion de Hayek.
  4. "L'État de Droit n'est en conséquence pas une règle posée par la loi, mais une règle concernant ce que devrait être la loi, une règle méta-légale ou un idéal politique. L'État de Droit ne sera effectif que si le législateur se sent tenu par lui. En démocratie, cela veut dire qu'il ne prévaudra que tout autant qu'il sera intégré dans la tradition morale de la communauté, qu'il représentera un idéal commun partagé et accepté sans réserve par la grande majorité. C'est là ce qui rend particulièrement inquiétantes les attaques persistantes contre le principe de l'État de Droit. Le danger est d'autant plus grand que plusieurs applications de l'État de Droit sont aussi des idéaux qu'on ne peut au mieux espérer approcher, mais jamais réaliser pleinement. Si l'idéal de l'État de Droit est fermement enraciné dans l'opinion publique, la législation et la juridiction tendront à s'en t'approcher de plus en plus. Mais si on représente cet idéal comme irréalisable, voire indésirable, et que le peuple cesse d'en réclamer le respect, il disparaîtra bientôt. Une société connaissant cette disparition retombera rapidement dans une situation d'arbitraire et de tyrannie. Telle est la menace qui plane depuis deux ou trois générations sur le monde occidental". F.A. Hayek, La constitution de la liberté, ed. Coppet, pp 286-287.
  5. Merci beaucoup. Grâce à toi, j'ai réussi ce que je voulais faire !
  6. Prises sur Twitter. Je ne sais pas du tout comment faire ce style, du moins, je n'y arrive pas. Si certains savent ou peuvent générer une image pour moi, je suis preneur 🙂
  7. Oui, avec tout ce que l'on peut faire avec l'IA, les films de SF ou fantasy peuvent prendre une autre ampleur.
  8. Une scène de Star Wars bien meilleure que toutes celles que l'on pourrait trouver des les trois derniers films.
  9. Étant donné que depuis le 25 mars, on peut générer des images par Chat GPT, je propose qu'ici, on en expose certaines. Ici, une image de Hayek.
  10. Dans la même veine et sur le même site : https://legrandcontinent.eu/fr/2025/03/18/cryptomercantilisme-la-doctrine-economique-de-donald-trump/ Article intéressant qui place les intentions pro-crypto de Trump dans une doctrine plus large, celle de S. Miran. On comprend que la crypto devient un outil au service d'une guerre commerciale. Comme Internet, les innovations et inventions privées ne restent pas éloignées de la puissance des États très longtemps.
  11. Tant les réponses de @Marlenus que de @Lugaxker confirment ce que je pense du BTC : il n'a plus rien à voir avec sa philosophie d'origine. Son cours étant en grande partie manipulée par les baleines (et peut être bientôt par l'État), on est très loin de l'émancipation promise. De même, si collusion il y a entre finance traditionnelle et État, on a aura un retour du "too big too fail" (et la socialisation des pertes qui s'en suit généralement) et le BTC jouera de ciment entre ces deux entités. Là aussi, très loin d'un univers privatisé. Enfin, avec un BTC touché par l'État (la "réserve stratégique" ne restera pas longtemps réserve mais sera de plus en plus stratégique) je ne vois plus l'intérêt que l'on porte au BTC. Si je veux être provocateur, je pourrais dire que toute personne qui achète du BTC aujourd'hui contribue à financer l'Etat US...
  12. N'est-ce pas paradoxal qu'un cryptoactif (BTC) issu du mouvement cyberphunk, se voulant dès le départ anti-état et alternative à la finance traditionnelle, se trouve aujourd'hui liée tant à l'État (volonté d'une réserve) qu'a la finance traditionnelle (comme Blackrock) ?
  13. Récemment lu "Leon Petrazycki, Les raisons de la conduite et l'essence de la morale et du droit suivi de "Pour les droits des femmes". Traduction sympa d'un auteur vraiment méconnu en théorie du droit. Le traducteur permet une entrée en matière dans la théorie psychologique du droit de Leon Petrazycki (j'avais déjà fait un post dessus) selon laquelle le droit est un phénomène de la psyché.
  14. Le débat est cependant des plus intéressants et pose une question essentielle : la Constitution est-elle capable de limiter le pouvoir ? Je ne mettrai qu'un petit élément de réponse. La séparation des pouvoirs (lesquels ?) n'est de nos jours, qu'une simple formule négative (ce qu'elle n'était pas en 1789) défendant la concentration des pouvoirs en une main. Elle ne dit rien sur la manière dont elle doit s'organiser ni sur les interactions possibles entre les pouvoirs. Partant de là, la signification de la séparation des pouvoirs est déterminé dans la réalité (et non d'un point de vue théorique) par la somme des usages qui en est fait, donc, par les rapports de force politiques, la pratique institutionnelle etc.
  15. Sur les juridictions constitutionnelles, il ne faut pas oublier qu'elles ne sont que très rarement pensées comme des contre-pouvoirs (contrairement à ce que pense la doctrine et la pensée libérale). Le fait pour les gouvernants de transférer le respect de la Constitution à une autorité tierce (passant d'une auto-limitation à une hétéro-limitation du pouvoir) répond souvent à de simples calculs politiciens. Par exemple, l'institution de la juridiction constitutionnelle peut répondre au besoin pour le pouvoir en place, de trouver un moyen de contraindre la futur majorité parlementaire. C'est un moyen pour le pouvoir en place d'éviter que ne soit entièrement remis en cause ce qui a été fait par lui. L'élaboration d'une juridiction constitutionnelle (outre qu'elle soit souvent imposée de l'extérieur) permet aussi au pouvoir en place de se débarrasser de certains sujets politiquement compliqués (comme la purification des lois fascistes en Italie). C'est aussi un moyen de légitimer le pouvoir en place et les politiques publiques adoptées par la présente majorité. Ainsi, les coups d'éclats sont rares et les juridictions constitutionnelles confirment souvent (totalement ou partiellement) la politique menée. La justice constitutionnelle est une technique de gouvernement qui aide la majorité à gouverner. Elle n'est en aucun cas un "contre-pouvoir". Au mieux, elle corrige la loi et offre, comme le disait Kelsen, le bon cadre d'interprétation de la Constitution. Enfin, l'hétéro-limitation qu'elle induit (la Constitution ne devenant effective que sous son contrôle) conduit les gouvernants à moins respecter les dispositions de la Constitution et à moins intérioriser les règles en vigueur, là réside le paradoxe de la justice constitutionnelle.
  16. Partiellement vrai. En Suisse, seules les lois fédérées sont soumises au contrôle de constitutionnalité. Mais, l'interdiction qui est faite au Tribunal fédéral de ne pas contrôler les lois fédérales est largement dépassée, par une forme de substitut fonctionnel selon deux modalités : en matière de droits fondamentaux et en matière conventionnelle. Sur le premier point, attention à ne pas réduire les juridictions constitutionnelles au seul contrôle de la constitutionnalité des lois. Le faire, tel qu'a pu l'écrire le doyen Favoreu, est très contestable, notamment pour le cas de la Suisse où s'y est développé dès 1848 un recours de protection des droits de l'Homme (le fameux recours de droit public). Sur le second point, les révisions constitutionnelles partielles ou totales ne peuvent méconnaître les règles impératives du droit international (art. 194.2 C et 193.4C). Or, si du recours de droit public est exclu le contrôle de constitutionnalité des lois fédérales, elles sont pleinement soumises au respect de la Convention EDH. D'un point de vue pratique, dans la mesure où les droits fondamentaux supranationaux et les droits nationaux coïncident largement, on se trouve face à un contrôle inavoué de la constitutionnalité des lois fédérales.
  17. C'est sûr que ce n'est pas, et de loin, la lecture la plus simple des oeuvres de Hayek. Cette difficulté tient à son caractère scientifique (au même titre que Prix et Production ou sa Théorie pure du capital), avec un long exposé sur la méthode suivie (chapitre 1 et 2). Le public visé n'est pas le même que celui de la Route de la servitude ou de la Constitution de la liberté, ce qui explique pour partie son accès assez difficile. Enfin, la difficulté d'accès tient pour beaucoup au non-dit de l'oeuvre. On aurait par exemple tort de n'y voir qu'une simple théorie de psychologie alors que Hayek s'intéresse, de manière plus discrète à l'âme humaine. Mais, selon moi, ça reste un ouvrage essentiel de l'auteur.
  18. J'ai eu du mal avec la Présomption fatale. Livre assez particulier dans le style.
  19. Bonsoir à tous et bonne année 2025 ! Grand lecteur de Hayek, je me suis posé la question de savoir, si je devais choisir cinq de ses livres, lequels je choisirai et pourquoi. J'en suis arrivé à ce top 5: 5: Pure theory of capital : ouvrage classique à lire pour comprendre la théorie autrichienne des cycles économiques. Ouvrage important pour comprendre la crise se 1929 et tant d'autres. 4: La route de la servitude: ouvrage qu'on ne présente plus et dont la nécessaire lecture est justifiée par les temps présents. 3: Droit, législation et Liberté : il apporte une part importante de la philosophie politique libérale (ordre spontanée). 2: Sensory Order: au regard de ses intuitions précoces en matière de conscience et d'esprit, il fournit une excellente base psychologique à la théorie hayékienne en général. 1: La Constitution de la liberté: ouvrage complet qui fait figure de véritable programme. Et vous ?
  20. Le sujet que j'aimerai lancer est relatif à un sentiment qui m'affecte à chaque fois que je retourne sur CP, celui de la tristesse et de l'ennui. Je lis CP depuis 2017. Son apport m'a été incroyable, notamment dans une période où je me cherchais intellectuellement. Le site était merveilleux, rempli d'articles, tant en quantité, qu'en qualité. On y trouvait de tout. Toutes les sensibilités libérales étaient représentées et tout le monde pouvait contribuer. J'ai moi même commencé à contribuer autour de 2020, lors de ma seconde année de droit. Encore à cette période, il y avait un réel plaisir quand on allait sur le site. Les articles étaient variés et en avoir quatre ou cinq par jour étaient vivifiant. Il y avait vraiment de la réflexion derrière et on ne pouvait qu'être fier, en tant que libéral, de lire des articles d'une aussi grande qualité. Mais depuis quelques temps, et je tiens évidemment compte de tout ce qui a pu se passer en son sein, le coeur n'est plus présent quand je passe dessus. Peu d'articles. Toujours les mêmes auteurs (bien que le retour de Nathalie MP réconforte). Des sujets peu variés. Ça donne l'impression que le site est capturé par certains auteurs et au profit de certains sujets. Ce faisant, c'est tout un pan de la vision libérale sur une actualité très riche, qui s'en trouve occultée (alors qu'il y aurait tant à dire et à écrire). Bref, l'état de CP me laisse un vide intellectuel. Comme si le site qui m'avait éclairé pendant si longtemps venait de s'éteindre. Tout cela n'est évidemment qu'un avis d'un lecteur assidu et ancien contributeur régulier, et rien d'autres.
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