Ash Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Mon père est un cliché…. ceci dit c'est vrai qu'il n'a commencé qu'a 16 ans seulement.
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Mon père est un cliché…. ceci dit c'est vrai qu'il n'a commencé qu'a 16 ans seulement. Je parlais de la société actuelle. Dans mes classes, je n'ai que des élèves issue de familles très pauvres, je les informerai de ta part qu'ils sont destinés à travailler à 16 ans et à payer mon salaire.
Ash Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Qu'est-ce que tu racontes bon sang ?! Je pars de ta remarque qui se ramène à celle de Rocou. Ton "cliché" existe bel et bien encore aujourd'hui. Bon d'accord, on les fait peut-être tirer jusqu'à 16 ans…
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Qu'est-ce que tu racontes bon sang ?!Je pars de ta remarque qui se ramène à celle de Rocou. Ton "cliché" existe bel et bien encore aujourd'hui. Bon d'accord, on les fait peut-être tirer jusqu'à 16 ans… Aujourd"hui seul les ados qui partent en apprentissage (CFA) travaillent à 16 ans, et ce n'est pas la majorité des élèves des sections pros. Les autre tirent jusqu'au BAC pro ou au BTS, et le lien avec le niveau de revenu de la famille, même s'il existe, est loin d'être aussi net que tu veux bien le dire. Avant 25 ans beaucoup de jeunes "non qualifié" sont soit chomage, soit en étude, soit en formation, ils ne payent donc pas le salaire des profs. J'ai commencé à bosser à 22 ans…
Ash Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Seuls les ados en apprentissage travaillent à 16 ans ?
Fredo Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Avant 25 ans beaucoup de jeunes "non qualifié" sont soit chomage, soit en étude, soit en formation, ils ne payent donc pas le salaire des profs. Si, même s'ils paient moins. S'ils ont des petits boulots, et donc un peu d'argent à dépenser, il y a la TVA.
Patrick Smets Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Leprof, Laissons tomber les questions de moralité. cout salarial approximatif d'un prof : 50.000 E par an Je double pour les frais de batiments et d'admin => 100.000 E par an 12 ans à l'école => 1.200.000 Euro 25 élèves par classe => 48.000 Euros par élève Je considère que je ne les dois pas, mais si c'est le prix à payer pour ma liberté, tant pis. A quel numéro de compte puis-je verser ce montant ? Quel est le fonctionnaire chargé de me retirer des listes de l'Etat ?
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Seuls les ados en apprentissage travaillent à 16 ans ? Actuellement oui, du moins en très très grande majorité. Le cout salarial est bien moindre pour le patron.
Roniberal Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Le cout salarial est bien moindre pour le patron. D'où l'intérêt de baisser les charges de tous les salaires
Largo Winch Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Aujourd"hui seul les ados qui partent en apprentissage (CFA) travaillent à 16 ans, et ce n'est pas la majorité des élèves des sections pros. Les autre tirent jusqu'au BAC pro ou au BTS, et le lien avec le niveau de revenu de la famille, même s'il existe, est loin d'être aussi net que tu veux bien le dire.Avant 25 ans beaucoup de jeunes "non qualifié" sont soit chomage, soit en étude, soit en formation, ils ne payent donc pas le salaire des profs. J'ai commencé à bosser à 22 ans… En France, 70% des effectifs d'une génération vont jusqu'au bac (général, techno ou pro). Il y a donc environ 30% d'ados qui sont "actifs" (c-à-d employés ou chomeurs) avant 18 ans… et qui paient le salaire des profs.
Patrick Smets Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 En France, 70% des effectifs d'une génération vont jusqu'au bac (général, techno ou pro).Il y a donc environ 30% d'ados qui sont "actifs" (c-à-d employés ou chomeurs) avant 18 ans. pas nécessairement, il y a ceux qui sont toujours en seconde à 19 ans et qui laissent tomber sans atteindre le bac.
h16 Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 pas nécessairement, il y a ceux qui sont toujours en seconde à 19 ans et qui laissent tomber sans atteindre le bac. "Jean-Louis, mon petit, tu as 19 ans, tu es en 5ème : il est temps d'en mettre un coup !"
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 En France, 70% des effectifs d'une génération vont jusqu'au bac (général, techno ou pro).Il y a donc environ 30% d'ados qui sont "actifs" (c-à-d employés ou chomeurs) avant 18 ans. C'est plus de 70% qui ont le bac, et d'autres le passent mais le ratent. Ceux qui sont laissés en chemin sont soit apprentis, soit chomeurs, soit encore en BEP ou CAP. Un chomeur qui n'a jamais travaillé ne touche aucune allocation et il ne paye pas d'impot (sauf la TVA, mais avec quel argent ?)
h16 Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 il ne paye pas d'impot (sauf la TVA, mais avec quel argent ?) Il ne mange pas. Et il dort sous un pont. Et il ne s'habille pas. Et … Même les SDF payent la TVA.
Patrick Smets Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 J'aimerais vraiment une réponse du prof Leprof,Laissons tomber les questions de moralité. cout salarial approximatif d'un prof : 50.000 E par an Je double pour les frais de batiments et d'admin => 100.000 E par an 12 ans à l'école => 1.200.000 Euro 25 élèves par classe => 48.000 Euros par élève Je considère que je ne les dois pas, mais si c'est le prix à payer pour ma liberté, tant pis. A quel numéro de compte puis-je verser ce montant ? Quel est le fonctionnaire chargé de me retirer des listes de l'Etat ?
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Il ne mange pas. Et il dort sous un pont. Et il ne s'habille pas. Et … Même les SDF payent la TVA. Si tu n'as pas d'allocation chomage (que je compte comme une prise sur salaire rendue), tu payes peut être la TVA mais avec de l'argent que tu n'as pas gagné, je ne vois pas en quoi moralement tu participes au financement du salaire d'un prof ?
Largo Winch Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 C'est plus de 70% qui ont le bac, et d'autres le passent mais le ratent. Non en fait, c'est moins. Je viens d'aller vérifier sur le site de l'insee. Taux d'accès au niveau bac : 69,9% Le taux d’accès au niveau du baccalauréat (niveau IV de formation) est la somme des rapports entre les entrées en classe terminale générale, technologique ou professionnelle et des effectifs des générations concernées.
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 J'aimerais vraiment une réponse du prof Oui, ca arrive ! Et bien je pense qu'en ce cas c'est ton droit légitime de quitter le système. Tu as surestimé ce que tu dois (j'aimerais bien gagner 2100 euros par mois !), et tu n'as pas compté ce que l'état te doit, mais sinon ce me va. Bien sur dans les fait tu ne peux pas partir, et je ne peux rien faire pour toi à part te donner mon soutien.
Patrick Smets Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Bien sur dans les fait tu ne peux pas partir Tout est dit. Le reste, c'est du blabla destiné à te donner mauvaise conscience pour que tu ne remettes pas en cause le système.
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Non en fait, c'est moins. Je viens d'aller vérifier sur le site de l'insee.Taux d'accès au niveau bac : 69,9% Le taux d’accès au niveau du baccalauréat (niveau IV de formation) est la somme des rapports entre les entrées en classe terminale générale, technologique ou professionnelle et des effectifs des générations concernées. Autant pour moi alors. Mais il y aussi des échecs.
Largo Winch Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 pas nécessairement, il y a ceux qui sont toujours en seconde à 19 ans et qui laissent tomber sans atteindre le bac. C'est vrai… mais tu chipottes. Ce ne sont pas ces quelques cas isolés qui vont fondamentalement modifier les proportions. Donc, en gros, 1/3 cessent leurs études avant le bac, 1/3 font des études supérieures. Il y a bien comme le disaient certains, via le financement de l'EN par l'impôt, une redistribution à l'envers : des plus pauvres vers les plus riches.
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 C'est vrai… mais tu chipottes. Ce ne sont pas ces quelques cas isolés qui vont fondamentalement modifier les proportions. Donc, en gros, 1/3 cessent leurs études avant le bac, 1/3 font des études supérieures. Il y a bien comme le disaient certains, via le financement de l'EN par l'impôt, une redistribution à l'envers : des plus pauvres vers les plus riches. Bref, en gros tu en en marre et tu veux conclure.
Largo Winch Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Bref, en gros tu en en marre et tu veux conclure. Je t'écoute. Où se trouve la faille du raisonnement ?
Ash Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Si tu n'as pas d'allocation chomage (que je compte comme une prise sur salaire rendue), tu payes peut être la TVA mais avec de l'argent que tu n'as pas gagné, je ne vois pas en quoi moralement tu participes au financement du salaire d'un prof ? On peut participer moralement au financement d'un salaire ?
IGNOTI NULLA CUPIDO Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 C'est plus de 70% qui ont le bac, et d'autres le passent mais le ratent. Ceux qui sont laissés en chemin sont soit apprentis, soit chomeurs, soit encore en BEP ou CAP. Un chomeur qui n'a jamais travaillé ne touche aucune allocation et il ne paye pas d'impot (sauf la TVA, mais avec quel argent ?) Il est triste que le discours du système éducatif est de dire : faire un CAP ou un BEP c'est "être laissé au bord du chemin " et passer le bac ca veut dire continuer à avancer ! C'est basé sur quoi ce discours ? : - l'analyse du marché du travail ? les offres d'emploi regorgent pour certains BEP ou CAP pendant que les diplômés de certains bacs ayant échoué ou même réussi à l'université s'empilent à l'ANPE. – avoir un CAP , bien gagner sa vie , voire créer une entreprise artisannale avec des emplois à la clef et des services que demandent le consommateur , quelle déchéance ! Avoir une maîtrise de psycho ou de STAPPS puis manifester contre la réduction des emplois au concours de professeur de sport, quel succès ! Qui peut décider de ce qui est universellement bien pour tous les élèves ? Pourquoi alimenter le discours de déchéance sociale à l'égard des élèves de CAP et BEP en leur envoyant une image d'échec quand ils font un choix qui est adapté à eux et à la réalité économique ? Un choix beaucoup plus intelligent que de poursuivre des études supérieures sans conviction et sans avenir !
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Je t'écoute. Où se trouve la faille du raisonnement ? Au départ l'arguemnt est qu les enfants de pauvre travaillent à 14-16 ans (relit le fil). Hors, cela ne correspond pas du tout à la réalité actuelle où pauvre ou pas on commence à travailler entre 20 et 25 ans. Je ne vois donc pas comment avec un argument faux tu peux conclure au vrai. Ou alors prouve moi que les enfants de pauvre travaillent encore à 14-16 ans. De noyer le poisson ne permet pas d'eviter le départ de la discussion.
Calembredaine Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Et ça ce n'est pas cliché ? En quoi serait-ce un cliché? Je constate que tout le monde paie pour les études universitaires de quelques uns. En outre, ces derniers peuvent monnayer sur le marché du travail les diplômes obtenus, financés par autrui. N'y a t-il pas ici une injustice criante?
Largo Winch Posté 21 juin 2006 Signaler Posté 21 juin 2006 Si tu n'as pas d'allocation chomage (que je compte comme une prise sur salaire rendue), tu payes peut être la TVA mais avec de l'argent que tu n'as pas gagné, je ne vois pas en quoi moralement tu participes au financement du salaire d'un prof ? Confusion entre ressources et dépenses. La dépense a bien été effectuée (puisqu'il a payé via l'impôt) quelle que soit la source de financement.
leprof Posté 21 juin 2006 Auteur Signaler Posté 21 juin 2006 Il est triste que le discours du système éducatif est de dire : faire un CAP ou un BEP c'est "être laissé au bord du chemin " et passer le bac ca veut dire continuer à avancer ! C'est basé sur quoi ce discours ? : - l'analyse du marché du travail ? les offres d'emploi regorgent pour certains BEP ou CAP pendant que les diplômés de certains bacs ayant échoué ou même réussi à l'université s'empilent à l'ANPE. – avoir un CAP , bien gagner sa vie , voire créer une entreprise artisannale avec des emplois à la clef et des services que demandent le consommateur , quelle déchéance ! Avoir une maîtrise de psycho ou de STAPPS puis manifester contre la réduction des emplois au concours de professeur de sport, quel succès ! Qui peut décider de ce qui est universellement bien pour tous les élèves ? Pourquoi alimenter le discours de déchéance sociale à l'égard des élèves de CAP et BEP en leur envoyant une image d'échec quand ils font un choix qui est adapté à eux et à la réalité économique ? Un choix beaucoup plus intelligent que de poursuivre des études supérieures sans conviction et sans avenir ! Euh, j'enseigne à des BEP et CAP et tu ne m'apprends rien . Je n'ai pas dit "laissé au bord du chemin"; j'ai dit "C'est plus de 70% qui ont le bac, et d'autres le passent mais le ratent. Ceux qui sont laissés en chemin…" ce qui n'a rien à voir. C'est toi qui interprète cela comme un mépris de ces diplomes, tu sort le propos du contexte, tu le transforme subtilement, encore une méthode digne des pires propagandes. D'autre part au niveau du marché du travail, le CAP vaut plus que le BEP, qui lui doit être suivit d'un BAC PRO, voir d'un BTS actuellement pour être embauché. Les annonces donnent un niveau minimal, tu sais aussi bien que moi que dans les faits le diplome finalement exigé est toujours plus élévé. PS : ma copine a juste un CAP En quoi serait-ce un cliché? Je constate que tout le monde paie pour les études universitaires de quelques uns. En outre, ces derniers peuvent monnayer sur le marché du travail les diplômes obtenus et financés par autrui. N'y a t-il pas ici une injustice criante? Tu proposes un système à l'américaine, privé + bourse au mérite ?
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