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Peut-on être Libéral Et Heureux En France?


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Quand on est un individu libéral au quotidien, pas seulement dans les mots ou sur la carte de parti, quand on est un individu très politisé, peut-on être fondamentalement heureux en France, dans toutes les sphères de la vie (travail, famille, pa … passe-temps, amis et société …) sans faire abstraction de son libéralisme, de sa libéralité et de sa libéralitude pour faire un ségologisme :icon_up:?

J'imagine que vous avez des témoignages à l'appui?! Cette question va peut-etre montrer qu'on a des divergences sur la notion de bonheur?

Posté

Je suis libéral, heureux et je ne vois pas le problème.

ps Ce sont plutôt les romantiques qui aiment soufrir. :icon_up: et les faibles.

Invité jabial
Posté
ps Ce sont plutôt les romantiques qui aiment soufrir. :doigt: et les faibles.

Les faibles aiment souffrir? :icon_up:

On est pas au café du Commerce ici!

Posté
peut-on être fondamentalement heureux

Commençons par répondre à cette question. Pour ma part, je connais des bonheurs, je connais des malheurs et pas mal de « zones grises » au milieu. L'état de bonheur fondamental me semble inaccessible.

Sur la France en particulier, je la redécouvre après environ 15 ans d'absence et je trouve la vie ici assez terne : je constate une extension des « zones grises ».

Posté
Quand on est un individu libéral au quotidien, pas seulement dans les mots ou sur la carte de parti, quand on est un individu très politisé, peut-on être fondamentalement heureux en France, dans toutes les sphères de la vie (travail, famille, pa … passe-temps, amis et société …) sans faire abstraction de son libéralisme, de sa libéralité et de sa libéralitude pour faire un ségologisme :icon_up: ?

J'imagine que vous avez des témoignages à l'appui?! Cette question va peut-etre montrer qu'on a des divergences sur la notion de bonheur?

Sans rentrer dans le débat "Qu'est-ce que le bonheur" et "La cuisine légère permet-elle de l'atteindre", une chose m'apparaît évidente : en tant que libéral en France, au moins une fois par jour, on a un petit pincement au coeur. Chaque jour, on peut facilement constater l'empilement de méthodes, de solutions idiotes et - évidemment - étatiques pour patcher des problèmes qui ne se seraient pas posés si l'étatisation galopante n'avait pas pris place en premier lieu.

Il est aussi épuisant de se rendre compte, régulièrement, de la soumission constante, assumée et presque joyeuse de son entourage aux ponctions, vexations et privations d'autonomie que l'Etat impose. Se lancer dans une dénonciation permanente revient, de fait, à se faire soit mal voir, soit passer pour un enquiquineur.

J'en viens à la conclusion qu'en France, les gens aiment l'Etat. Partant, pour un libéral, être heureux au milieu de ça, c'est - toute proportion gardée - être aussi heureux que pouvaient l'être les juifs dans les ghettos fin des années 30. Si, en plus, on s'affiche libéral, cela revient à se coudre une petite vignette à la boutonnière et se prêter à la vindicte populaire…

Enfin, c'est un peu mon sentiment.

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Je suis libéral, heureux et je ne vois pas le problème.

ps Ce sont plutôt les romantiques qui aiment soufrir. :icon_up: et les faibles.

Plutôt d'accord.

Posté
Commençons par répondre à cette question. Pour ma part, je connais des bonheurs, je connais des malheurs et pas mal de « zones grises » au milieu. L'état de bonheur fondamental me semble inaccessible.

Sur la France en particulier, je la redécouvre après environ 15 ans d'absence et je trouve la vie ici assez terne : je constate une extension des « zones grises ».

Marseille terne ?

Encore une illustion qui s'envole…

Posté

Je suis un libéral affiché (vis à vis de mes collègues et de mes élèves) et je travaille dans l'EN. Et bien, je ne suis pas particulièrement malheureux. Il y a vingt ans, les marxistes tenaient le haut du pavé dans les salles des profs. Tout cela est fini. Beaucoup d'enseignants ne croient plus aux lendemains qui chantent et beaucoup ne se font plus aucune illusion sur l'état de notre système.

Je fais partie du conseil d'administration et du bureau d'une association à caractère historique et patrimonial : j'ai encore entendu samedi un discours très hostile à l'étatisme et à l'hyper-réglementation. Bref, je ne sais pas si l'amour de l'État qu'exprime les sondages (qui me font un peu sourire) se vérifient tant que cela.

Posté
Je suis un libéral affiché (vis à vis de mes collègues et de mes élèves) et je travaille dans l'EN. Et bien, je ne suis pas particulièrement malheureux. Il y a vingt ans, les marxistes tenaient le haut du pavé dans les salles des profs. Tout cela est fini. Beaucoup d'enseignants ne croient plus aux lendemains qui chantent et beaucoup ne se font plus aucune illusion sur l'état de notre système.

Je fais partie du conseil d'administration et du bureau d'une association à caractère historique et patrimonial : j'ai encore entendu samedi un discours très hostile à l'étatisme et à l'hyper-réglementation. Bref, je ne sais pas si l'amour de l'État qu'exprime les sondages (qui me font un peu sourire) se vérifient tant que cela.

Intéressant. Et bravo pour l'"affiché" ; vivre sa libéralitude n'est pas toujours simple :icon_up:

Posté
Marseille terne ?

Encore une illustion qui s'envole…

La vie était incomparablement plus intense et "pimentée" à Pointe-Noire.

Il y a en France une certaine résignation et une certaine tristesse : on ne se marre pas tant que ça, même à Marseille, malgré la mer et le soleil.

Posté

Je pense que pour être heureux en tant que libéral il ne faut pas se refermer sur soi-même mais au contraire afficher ses idées sans honte. Depuis quelques temps, je n'ai plus peur de défendre le libéralisme dans les débats que je mène avec différentes personnes. C'est quand je vois que je convainc les gens que je suis heureux (et même sans les convaincre, mettre mal à l'aise un étatiste, ça n'a pas de prix).

Posté
Partant, pour un libéral, être heureux au milieu de ça, c'est - toute proportion gardée - être aussi heureux que pouvaient l'être les juifs dans les ghettos fin des années 30. Si, en plus, on s'affiche libéral, cela revient à se coudre une petite vignette à la boutonnière et se prêter à la vindicte populaire…

+1

Posté
Je suis un libéral affiché (vis à vis de mes collègues et de mes élèves) et je travaille dans l'EN.

Ça m'a coûté mon CAPES il y a 16 où 17 ans : durant l'entretien idéologique qui clôturait l'année de stage (ils appelaient ça une soutenance de mémoire), on m'a reproché de citer Philippe Némo dans ma bibliographie. Petit-à-petit, la discussion sur ce sujet a dégénéré, j'ai fini par lâcher : « Si vous voulez me faire dire que pour être un bon enseignant il faut être de gauche, vous n'y arriverez pas ».

Résultat : ajourné. Depuis, je reste discret.

Il y a vingt ans, les marxistes tenaient le haut du pavé dans les salles des profs. Tout cela est fini.

Mouais. Il y a de beaux restes idéologiques encore. Dans les salles des profs et dans l'administration surtout. Il vaut mieux éviter d'afficher son libéralisme si on espère décrocher des postes à profil ou réussir des concours : il est de bon ton d'être social-démocrate et de ne pas discuter les valeurs de la République et de l'EN.

Posté
Commençons par répondre à cette question. Pour ma part, je connais des bonheurs, je connais des malheurs et pas mal de « zones grises » au milieu. L'état de bonheur fondamental me semble inaccessible.

Sur la France en particulier, je la redécouvre après environ 15 ans d'absence et je trouve la vie ici assez terne : je constate une extension des « zones grises ».

Je suis assez d'accord…personnellement je connais également des "bonheurs". L'homme ne peut pas être "perpétuellement" en état de bonheur puisque l'existence répose sur les interactions d'où parfois des sentiments de dèception qui peuvent être maitrisés en considérant que chaque individu est unique et dans ce cas il suffit d'apprendre, d'accepter les differences et non de resentir. "Vivre et laisser vivre". Ces moments de bonheur résultent, à mon avis, des rencontres, des démarches personnelles c'est à dire de la "société" combinée à mes actions individuelles.

Disons que je discute rarement de politique et quand c'est le cas, la conversation évolue souvent vers l'action individuelle…

Posté

Je croit que l'on peut être heureux et libéral à 100% extrémiste à une condition, ne pas aimer la France, ou du moins être indifférent. Bien sur dans la vie d'un homme il y a d'autres sujet de bonheur bien plus important, l'amour, la famille, l'accomplissement professionnel etc …. Mais pour moi voir les français dans cet état (dans tout les sens du terme) c'est une écharde, un cailloux dans la chaussure.

Posté
L'homme ne peut pas être "perpétuellement" en état de bonheur

Oh, on fait des miracles avec les psychotropes et les amphés, de nos jours :doigt::icon_up::warez: .

Posté
Oh, on fait des miracles avec les psychotropes et les amphés, de nos jours :doigt::icon_up::warez: .

oui, sans parler des voyants et mediums en tout genre. Ils vous apportent "amour, argent, bonheur, réussite…". Il suffit de consulter et ohhh miracle il y a des facilités de paiement.

Qu'attend le peuple?

Posté
Sans rentrer dans le débat "Qu'est-ce que le bonheur" et "La cuisine légère permet-elle de l'atteindre", une chose m'apparaît évidente : en tant que libéral en France, au moins une fois par jour, on a un petit pincement au coeur. Chaque jour, on peut facilement constater l'empilement de méthodes, de solutions idiotes et - évidemment - étatiques pour patcher des problèmes qui ne se seraient pas posés si l'étatisation galopante n'avait pas pris place en premier lieu.

Il est aussi épuisant de se rendre compte, régulièrement, de la soumission constante, assumée et presque joyeuse de son entourage aux ponctions, vexations et privations d'autonomie que l'Etat impose. Se lancer dans une dénonciation permanente revient, de fait, à se faire soit mal voir, soit passer pour un enquiquineur.

J'en viens à la conclusion qu'en France, les gens aiment l'Etat. Partant, pour un libéral, être heureux au milieu de ça, c'est - toute proportion gardée - être aussi heureux que pouvaient l'être les juifs dans les ghettos fin des années 30. Si, en plus, on s'affiche libéral, cela revient à se coudre une petite vignette à la boutonnière et se prêter à la vindicte populaire…

Enfin, c'est un peu mon sentiment.

:icon_up: C'est le mien aussi. :doigt:

Je croit que l'on peut être heureux et libéral à 100% extrémiste à une condition, ne pas aimer la France, ou du moins être indifférent. Bien sur dans la vie d'un homme il y a d'autres sujet de bonheur bien plus important, l'amour, la famille, l'accomplissement professionnel etc …. Mais pour moi voir les français dans cet état (dans tout les sens du terme) c'est une écharde, un cailloux dans la chaussure.

Là encore, +1. On dit souvent aux libéraux "Si vous aimez le libéralisme, partez aux Etats-Unis !" (ce qui monrte l'ignorance crasse, et pire, la volonté de ne pas s'informer de ceux qui profèrent de tels propos) ; mais mon pays, c'est la France. J'y suis attaché, malgré elle et malgré moi, comme à une femme infidèle.

Posté
On dit souvent aux libéraux "Si vous aimez le libéralisme, partez aux Etats-Unis !" (ce qui monrte l'ignorance crasse, et pire, la volonté de ne pas s'informer de ceux qui profèrent de tels propos) ; mais mon pays, c'est la France. J'y suis attaché, malgré elle et malgré moi, comme à une femme infidèle.

C'est aux étatistes et aux fonctionnaires de partir, ou de trouver un travail honnête.

Posté

Être libéral, c'est aussi un peu avoir dans la tête un peu d'anarchisme. L'autorité gouvernementale est faite pour faire autorité sur un Etat trop… envahissant: mangez ces rois, ces tyrans qui nous oppressent. Or en France, le gouvernement agit pour toujours plus d'Etat, de sorte qu'il soit une sorte de mère un peu trop grasse qui se mêle trop de votre vie (e.g. celle qui décide du nom de vos gamins à votre place), ou encore une espèce de femme qui suce une grosse partie (non, non, lisez la suite) du salaire. Politiquement, socialement et économiquement, c'est très dur d'être libéral, d'autant plus que l'extrême-gauche nous dévorerait bien. Bref, pour être heureux, il faut avoir de l'humour.

Mais la jouissance d'avoir raison… quel plaisir. Cela dit, un tel post n'avait pas sa place en métaphysique.

Invité jabial
Posté
oui, sans parler des voyants et mediums en tout genre. Ils vous apportent "amour, argent, bonheur, réussite…".

Tu confonds sans doute avec LMDM :icon_up:

Là encore, +1. On dit souvent aux libéraux "Si vous aimez le libéralisme, partez aux Etats-Unis !" (ce qui monrte l'ignorance crasse, et pire, la volonté de ne pas s'informer de ceux qui profèrent de tels propos) ; mais mon pays, c'est la France. J'y suis attaché, malgré elle et malgré moi, comme à une femme infidèle.

:doigt:

C'est aux étatistes et aux fonctionnaires de partir, ou de trouver un travail honnête.

Ha! C'est un beau rêve.

Posté

Etre heureux en tant que libéral, c'est comme pour tout le monde: assumer ses choix; être-à l'instar-de Diego libre dans sa tête.

Et agir là où on peut le faire, sans être en permanence dans le ressentiment vis-à-vis de ce sur quoi on n'a pas d'influence.

Posté
C'est aux étatistes et aux fonctionnaires de partir, ou de trouver un travail honnête.

Je suis prêt à trouver un travail honnête : enseignant par exemple.

Posté
Je suis prêt à trouver un travail honnête : enseignant par exemple.

+1

Et j'ajoute, en tant qu'enseignant (et en tant que provocateur) : ce n'est pas moi qui finance l'EN. C'est à ceux qui la financent et lui permettent donc d'exister de se sentir coupables de contraindre ainsi d'honnêtes enseignants à la servitude du Service public ! :icon_up:

Posté
+1

Et j'ajoute, en tant qu'enseignant (et en tant que provocateur) : ce n'est pas moi qui finance l'EN. C'est à ceux qui la financent et lui permettent donc d'exister de se sentir coupables de contraindre ainsi d'honnêtes enseignants à la servitude du Service public ! :icon_up:

Moi, que j'arrête de financer l'éducation publique, je serais plutôt pour. C'est mon percepteur qui veut pas.

Posté
Il est aussi épuisant de se rendre compte, régulièrement, de la soumission constante, assumée et presque joyeuse de son entourage aux ponctions, vexations et privations d'autonomie que l'Etat impose. Se lancer dans une dénonciation permanente revient, de fait, à se faire soit mal voir, soit passer pour un enquiquineur.

Je me retrouve bien dans ce paragraphe. Cela dit je constate que du statut d'enquiquineur je devient de plus en plus "consultable" et ce même par des gens à priori de gauche (enfin ça peut être de droite aussi, ça ne fait pas de grandes différences)

Ca donne un peu d'espoir dans une victoire future de la raison, un peu…

Posté
être-à l'instar-de Diego libre dans sa tête.

Et Max. Qui est libre (bien que certains l'aient vu voler ; que fait la police ?)

Posté
Et Max. Qui est libre (bien que certains l'aient vu voler ; que fait la police ?)

Pour le savoir, viens au Café Liberté cette semaine. :icon_up:

Posté

Pareil que H16.

je suis pleinement heureux car je n'ai pas de quoi me plaindre mais vraiment, entendre ses proches et ses amis soutenir le pire bourreau de toutes époques ca fait quelque chose. Surtout lorsque ces mêmes personnes descendent les religions, l'Islam en l'occurence, en les accusant d'avoir tué des milliers de gens, de contraindre les gens par le biais de lois religieuses, de convertir par la force. Bref en gros d'être contre les libertés de pensées etc. C'est toujours à ce moment là que je craque et que je finis par insulter la personne de coco (ce qui n'est pas forcément vrai car tout étatiste n'est pas coco mais les débats ont souvent lieu avec des gauchistes qui sont plus nombreux dans mon entourage). Car ils ne se rendent pas compte que c'est parceque les religions ont acquis le pouvoir étatique et le monopole de la violence et/ou des armes qu'elles ont pu contraindre les gens.

Donc oui je suis heureux mais parsemé par ci par la de nausées lorsque j'entend certains discours, particulièrement lorsque cela vient de proches ou de la famille.

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