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Parti libéral démocrate


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  Serge Schweitzer a dit :
Militer par l’action politique dans l’espoir généreux et honnête qu’arriver au pouvoir transformera les choses, c’est par essence et par nature rentrer dans la catégorie des hommes de l’État et au bout, il y a la corruption de l’esprit, et sous l’alibi du consensus et de ne point brusquer l’ordre social, il y a la somme des petits arrangements entre amis et des grandes lâchetés idéologiques. Si on veut rester un homme libre, toute compromission avec les oppresseurs que sont les hommes de l’État, finit toujours dans un processus de collaboration…

…le message libéral le plus orthodoxe et le plus pur, c’est-à-dire celui sans aucune concession, passe extrêmement bien dans les amphithéâtres pourvu justement qu’on ramène sans cesse les questions politiques au filtre de la seule question qui vaille, c’est-à-dire de la philosophie, de la liberté des actes et de la dignité égale de tous les hommes

C'est un discours que j'ai entendu dans sa bouche plusieurs fois, c'est sans doute un des rares points sur lequel je ne partage pas ses vues. 2 remarques:

- si l'on ne va pas sur le terrain politique pour gagner sa liberté, on se condamne à adopter une attitude qui sera au choix, fataliste ou révolutionnaire;

- le message du libéralisme passe dans les amphitéâtres? Sans doute un peu, oui, j'ai pris le chemin libéral en grande partie grâce à Serge Schweitzer, donc je lui dois beaucoup. De là à dire que ça passe "extrêmement bien", c'est exagéré, il y avait dans les amphis une majorité d'indifférents. Nombreux étaient aussi les EdNatoïdes qui affichaient clairement leur dégoût.

Aller sur le terrain politique est une démarche souhaitable pour les libéraux. Car en se limitant à l'activité associative, on espère gagner sur le terrain des idées avec l'espoir lointain que le personnel politique en place tienne compte d'une hypothétique attente libérale, de la part d'une population enfin attentive à notre philosophie et éprise d'une passion renouvelée pour la liberté. A mon sens rien n'est plus utopique, et le changement passera inévitablement par un renouvellement des élites politiques en place. Cela implique probablement de nouvelles structures auxquelles n'incomberait pas le devoir de respecter un héritage idéologique, qui dans les partis traditionnels est alourdi par les figures splendides de vieux monarques éclipsant des réalisations beaucoup moins éloquentes.

Posté

C'est quand même grâce à LC que Delanoë s'est converti. Et je ne sais pas vous, mais je sens la Marie-Georges qui frémit, là.

Posté
  Mike a dit :
Aller sur le terrain politique est une démarche souhaitable pour les libéraux. Car en se limitant à l'activité associative, on espère gagner sur le terrain des idées avec l'espoir lointain que le personnel politique en place tienne compte d'une hypothétique attente libérale, de la part d'une population enfin attentive à notre philosophie et éprise d'une passion renouvelée pour la liberté. A mon sens rien n'est plus utopique, et le changement passera inévitablement par un renouvellement des élites politiques en place. Cela implique probablement de nouvelles structures auxquelles n'incomberait pas le devoir de respecter un héritage idéologique, qui dans les partis traditionnels est alourdi par les figures splendides de vieux monarques éclipsant des réalisations beaucoup moins éloquentes.

C'est sûr que croire qu'il est possible à court terme de renouveler la classe politique et de la remplacer par une élite libérale uniquement motivée par la soif de liberté, ce n'est pas du tout - mais alors pas du tout du tout - utopique…

Posté
  Largo Winch a dit :
C'est sûr que croire qu'il est possible à court terme de renouveler la classe politique et de la remplacer par une élite libérale uniquement motivée par la soif de liberté, ce n'est pas du tout - mais alors pas du tout du tout - utopique…

C'est d'ailleurs pour cela que je ne me souviens pas d'avoir parlé de court terme.

Posté
  John Loque a dit :
Oui. Et si il est libéral et français, il a tort. Ce serait comme vouloir vendre des gants dans un pays intégralement peuplé de manchots.

+1

Dit de façon plus explicite, dans la situation française, il faut agir sur la demande politique et non sur l'offre !

L'économie de l'offre, ça existe, mais tout le monde n'est pas capable de créer sa demande ex nihilo.

Agir sur la demande de libéralisme, c'est s'engager chez LC.

Vouloir agir sur l'offre de libéralisme, c'est créer un parti libéral

Pour moi, il est illusoire de modifier la demande en créant une nouvelle offre si

* l'offreur est lourdement bloqué à l'entrée de son marché (lois électorales)

* et si de plus il n'est pas décidé à investir les millions par paquets dans des campagnes publicitaires.

N'est pas Nintendo qui veut (la Wee a créé sa demande)

Posté
  EcoGuy a dit :
+1

(…)il faut agir sur la demande politique et non sur l'offre !(…)

Agir sur la demande de libéralisme, c'est s'engager chez LC.

:doigt: CQFD

Allez vas-y, viens chez LC ! Pour toi c'est -20% sur l'adhésion, c'est pas cher mon fils ! :icon_up:

Posté
  EcoGuy a dit :
Pour moi, il est illusoire de modifier la demande en créant une nouvelle offre si

* l'offreur est lourdement bloqué à l'entrée de son marché (lois électorales)

* et si de plus il n'est pas décidé à investir les millions par paquets dans des campagnes publicitaires.

N'est pas Nintendo qui veut (la Wee a créé sa demande)

Je trouve ta distinction trop arbitraire: en fin de compte, un parti politique libéral fait à peu près autant dans l'agit-prop que LC. En politique, on a des échéances fixes dans lesquelles les gens sont réceptifs aux problématiques politiques. On parle, on tracte, on affiche, on fait des articles de journaux… en gros c'est la même chose qu'à LC, avec un petit bonus qui consiste en quelques maigres chances d'être élu à la fin, ce qu'on a pas chez LC. Une fois élu on peut agir sur la dépense publique, se créer un réseau médiatique. Et surtout on souffre moins des barrières à l'entrée dans le financement des partis politiques, parce qu'en attendant une hypothétique réforme il faudra bien faire avec. Si on n'accepte pas les règles du jeu étatique, on a aucune chance d'arriver à le saborder de l'intérieur un jour. Etre candidat à une échéance électoral en France en étant libéral est effectivement légèrement contradictoire, vu que ça implique d'affronter le Leviathan en acceptant les règles du jeu qu'il fixe et d'intégrer ses effectifs. Mais si personne ne met les mains dans la merde les politiques continueront à faire leur tambouille actuelle à leur manière. La France aura beau être un pays peuplé à 99% de libéraux et à 1% d'étatistes, si les libéraux passent leur temps à se regarder dans le blanc des yeux, les étatistes gagneront toujours car leur coût d'organisation est faible à l'inverse du nôtre.

En fait la principale différence entre LC et les partis politiques, c'est l'ambiance: une bande d'étudiants / jeunes actifs qui font les choses en rigolant à LC,

et des gens qui viennent d'horizons beaucoup plus larges dans un parti politique, avec les querelles minables que ça implique + le risque de compromission.

D'autre part les libéraux avaient déjà une solide existence politique avec DL qui comptait il me semble quelques 30 000 adhérents, et s'il n'y avait eu une grave erreur dans le budget des présidentielles de 2002, ce parti serait peut être devenu la 3ème force politique du pays (sa dynamique était la meilleure du paysage politique, ce n'est pas un hasard si le RPR a cru bon de l'absorber).

Posté

Je ne comprend pas votre besoin d'opposer les associations et les partis!

les deux doivent travailler main dans la main

plus il y a de monde et plus on a de chance d'y arriver

et puis, je suis désolé, mais il faut quand même des gens qui portent les idées libérales lors des élections,

ça mettra surement longtemps, mais le PLD peut espérer avoir des élus lors des prochaines municipales par exemple

petit à petit l'oiseau fera son nid!

non?

  Mike a dit :
Je trouve ta distinction trop arbitraire: en fin de compte, un parti politique libéral fait à peu près autant dans l'agit-prop que LC. En politique, on a des échéances fixes dans lesquelles les gens sont réceptifs aux problématiques politiques. On parle, on tracte, on affiche, on fait des articles de journaux… en gros c'est la même chose qu'à LC, avec un petit bonus qui consiste en quelques maigres chances d'être élu à la fin, ce qu'on a pas chez LC. Une fois élu on peut agir sur la dépense publique, se créer un réseau médiatique. Et surtout on souffre moins des barrières à l'entrée dans le financement des partis politiques, parce qu'en attendant une hypothétique réforme il faudra bien faire avec. Si on n'accepte pas les règles du jeu étatique, on a aucune chance d'arriver à le saborder de l'intérieur un jour. Etre candidat à une échéance électoral en France en étant libéral est effectivement légèrement contradictoire, vu que ça implique d'affronter le Leviathan en acceptant les règles du jeu qu'il fixe et d'intégrer ses effectifs. Mais si personne ne met les mains dans la merde les politiques continueront à faire leur tambouille actuelle à leur manière. La France aura beau être un pays peuplé à 99% de libéraux et à 1% d'étatistes, si les libéraux passent leur temps à se regarder dans le blanc des yeux, les étatistes gagneront toujours car leur coût d'organisation est faible à l'inverse du nôtre.

En fait la principale différence entre LC et les partis politiques, c'est l'ambiance: une bande d'étudiants / jeunes actifs qui font les choses en rigolant à LC,

et des gens qui viennent d'horizons beaucoup plus larges dans un parti politique, avec les querelles minables que ça implique + le risque de compromission.

D'autre part les libéraux avaient déjà une solide existence politique avec DL qui comptait il me semble quelques 30 000 adhérents, et s'il n'y avait eu une grave erreur dans le budget des présidentielles de 2002, ce parti serait peut être devenu la 3ème force politique du pays (sa dynamique était la meilleure du paysage politique, ce n'est pas un hasard si le RPR a cru bon de l'absorber).

Posté
  Mike a dit :
C'est d'ailleurs pour cela que je ne me souviens pas d'avoir parlé de court terme.

Ton message opposait le renouvellement de la classe politique à l'activité associative à laquelle était attachée l'idée d'un espoir lointain.

  EcoGuy a dit :
Dit de façon plus explicite, dans la situation française, il faut agir sur la demande politique et non sur l'offre !

Voilà qui est bien dit. D'ailleurs j'ai déjà écrit la même chose à plusieurs reprises sur le forum. :icon_up: Toutefois, agir sur la demande ne se limite pas nécessairement à adhérer à LC…

  Mike a dit :
La France aura beau être un pays peuplé à 99% de libéraux et à 1% d'étatistes, si les libéraux passent leur temps à se regarder dans le blanc des yeux, les étatistes gagneront toujours car leur coût d'organisation est faible à l'inverse du nôtre.

Non. Si la France est peuplée à 99% de libéraux, il y a une très forte demande de libéralisme à laquelle répondra automatiquement la classe politique en place. Pas besoin de créer un parti libéral pour ça. L'offre politique suit la demande.

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  Largo Winch a dit :
Ton message opposait le renouvellement de la classe politique à l'activité associative à laquelle était attachée l'idée d'un espoir lointain.

Je en voulais pas opposer mais plutôt dire que l'un ne va pas sans l'autre, et je passe d'ailleurs plus de temps à LC que je n'en passerai pour un parti.

  Largo Winch a dit :
Non. Si la France est peuplée à 99% de libéraux, il y a une très forte demande de libéralisme à laquelle répondra automatiquement la classe politique en place.

Admettons.

  Largo Winch a dit :
Pas besoin de créer un parti libéral pour ça. L'offre politique suit la demande.

Mais justement, les partis politiques agissent beaucoup plus sur la demande que l'offre. Ce sont eux les faiseurs d'opinions, ils ont tous les moyens médiatiques et financiers à disposition. Ils se situent du côté de l'offre pendant les échéances électorales, c'est à dire quinze jours tous les deux ou trois ans. Dire que les partis politiques c'est l'offre, et que le reste c'est la demande, c'est une vision binaire erronée. Le boulot numéro 1 du politicard c'est de convaincre, et c'est donc bien agir sur la demande.

Posté
  Mike a dit :
Admettons.

Comment ça, admettons ? C'est une évidence. Quel homme politique ne caresserait pas dans le sens du poil d'une opinion majoritaire ?

  Mike a dit :
Mais justement, les partis politiques agissent beaucoup plus sur la demande que l'offre. Ce sont eux les faiseurs d'opinions,

Comment peux-tu croire à ça ?

Dans le meilleur des cas, ce ne sont que des capteurs d'opinions dans le vent… pour en produire du vent, d'ailleurs.

Posté
  Largo Winch a dit :
Comment peux-tu croire à ça ?

Simple, les français sont des boeufs qui ne connaissent rien aux idées politiques, et en tant que bon gouvernés passifs ils ne remettent pas en cause les choix qu'on leur propose. Ils votent en fonction d'une étiquette sur la base de quelques a priori que papa et maman leur ont transmis. Il y a beaucoup de français potentiellement libéraux, et la plupart sont captés par l'UMP, parce qu'ils pensent à tort que ce parti est globalement libéral en se fiant aux discours et non aux réalisations. Si un parti libéral existe sur l'échiquier politique, il propose une alternative et conteste le monopole de l'UMP, monopole qui autorise ce parti à ne pas représenter fidèlement une partie minoritaire de son électorat. En réalité la demande libérale existe déjà, mais elle s'ignore et elle est ignorée. Sarkozy a promis une réduction des prélèvements obligatoires de 4 points avant les présidentielles. Il ne le fera pas, car il ne s'expose à aucune sanction politique en l'absence d'une structure libérale puissante. Il a également promis de dépenser de l'argent dans un tas de machins socialistes. ça il le fera, car il y a une alternative. De toutes façons il n'y a pas de mauvais moyens de faire progresser la liberté. Toute structure qui fédère des libéraux (des vrais, pas comme chez AL) et des moyens financiers est à soutenir. Car ce sont ces structures qui permettent de mettre en relation nos idées avec le plus grand nombre d'oreilles attentives. LC c'est bien, lib.org c'est bien, Dauphine ou Aix-Marseille 3 c'est bien, le PLD ça démarre plutôt pas mal; et quand on trouvera autre chose ça vaudra le coup également. Contester les gauchistes sur tous les fronts, exister, voilà tout.

Posté
  Mike a dit :
[…] en tant que bon gouvernés passifs ils ne remettent pas en cause les choix qu'on leur propose. […]

C'est d'autant plus vrai que les media sont parfaitement vérouillés, télés et radios comme presse écrite (quotidienne comme périodique).

  Mike a dit :
Contester les gauchistes sur tous les fronts, exister, voilà tout.

:icon_up:

Posté
  Mike a dit :
Toute structure qui fédère des libéraux (des vrais, pas comme chez AL) et des moyens financiers est à soutenir. Car ce sont ces structures qui permettent de mettre en relation nos idées avec le plus grand nombre d'oreilles attentives. LC c'est bien, lib.org c'est bien, Dauphine ou Aix-Marseille 3 c'est bien, le PLD ça démarre plutôt pas mal; et quand on trouvera autre chose ça vaudra le coup également. Contester les gauchistes sur tous les fronts, exister, voilà tout.

Je partage plutôt cette vision, bien que je le PLD ne m'inspire pas grand chose. Je pense que tout cela est complémentaire, alors les querelles nous font perdre plus de temps qu'autre chose.

Posté
  Largo Winch a dit :
Si la France est peuplée à 99% de libéraux, il y a une très forte demande de libéralisme à laquelle répondra automatiquement la classe politique en place. Pas besoin de créer un parti libéral pour ça. L'offre politique suit la demande.

Sauf que si elle n'est peuplée qu'à 10 % de libéraux, ces derniers n'ont aucun moyen de faire pression s'il n'y a pas un parti pour porter une partie de leurs idées sur la scène politique, et les pousser auprès des partis de pouvoir qui ne fonctionnent qu'au rapport de force.

Posté
  Aurel a dit :
Sauf que si elle n'est peuplée qu'à 10 % de libéraux, ces derniers n'ont aucun moyen de faire pression s'il n'y a pas un parti pour porter une partie de leurs idées sur la scène politique, et les pousser auprès des partis de pouvoir qui ne fonctionnent qu'au rapport de force.

Bof. Je n'y crois pas une seule seconde. Un petit parti n'aura pas suffisamment de poids sur la scène politique pour parvenir à faire pousser quoi que ce soit auprès des partis de pouvoir.

Mais bon, je ne cherche pas à décourager ceux qui veulent se lancer dans ce genre d'aventure. Je donne juste mon sentiment : je trouve que l'existence d'un parti - même tout petit - nécessite le déploiement de moyens énormes pour un résultat très médiocre. En terme gestionnaire, j'ai le sentiment que c'est l'action militante la moins efficace.

Posté
  Aurel a dit :
Sauf que si elle n'est peuplée qu'à 10 % de libéraux, ces derniers n'ont aucun moyen de faire pression s'il n'y a pas un parti pour porter une partie de leurs idées sur la scène politique, et les pousser auprès des partis de pouvoir qui ne fonctionnent qu'au rapport de force.

Allons allons.

La France n'est pas peuplée de 10% de taxis ou de 10% de pharmaciens; ces derniers arrivent pourtant à se faire largement entendre.

Ce sur quoi tu dois te pencher, c'est sur le moyen de pression, hors parti, via des lobbies éventuellement, pas sur ce qui a montré comment et combien ça ne fonctionnait pas.

  Largo Winch a dit :
Mais bon, je ne cherche pas à décourager ceux qui veulent se lancer dans ce genre d'aventure. Je donne juste mon sentiment : je trouve que l'existence d'un parti - même tout petit - nécessite le déploiement de moyens énormes pour un résultat très médiocre. En terme gestionnaire, j'ai le sentiment que c'est l'action militante la moins efficace.

Idem.

J'ai tendance à croire que si l'on mettait les moyens sur des actions ponctuelles, très médiatisées, et typiquement libérales comme a su jadis le faire LC, on obtiendrait plus de résultats. Et la première des choses à faire, ce n'est pas de fonder un parti, c'est d'avoir une structure (LC ?) et une ligne claire pour aller chercher des monceaux de fric qu'on cramera judicieusement dans ces opérations.

Posté
  Mike a dit :
En réalité la demande libérale existe déjà, mais elle s'ignore et elle est ignorée.

Eh bien, c'est sur ce point que nous avons une divergence de point de vue.

Contrairement à ce que les français déclarent dans les sondages, je pense qu'ils ne sont pas fondamentalement hostiles au capitalisme (ils apprécient le confort matériel qu'il procure). En revanche, les valeurs qui les caractérisent (égalitarisme, aversion du risque, hétéronomie, rejet de la responsabilité individuelle, préférence pour l'assistanat, etc.) font qu'ils sont intrinsèquement beaucoup plus éloignés des principes libéraux qu'ils ne le déclarent. Beaucoup pensent - naïvement àmha - que si les français ne sont pas libéraux, c'est uniquement parce qu'il n'y a pas d'offre politique dans ce domaine. Il suffirait de proposer un programme et quelques passages médias pour révéler en eux la part libérale qu'ils ignorent.

A mon avis, dans leur majorité, les français ne souhaitent pas être responsables et libres. Une action politique dans un tel contexte ne peut pas porter ses fruits. Un travail de fond préalable – et sur du long terme – est nécessaire. Cela passe par un travail d’instruction (expliquer ce qu’est le libéralisme) ET d’éducation (insuffler de nouvelles valeurs), travail qui n’est pas du tout du ressort d’un parti.

Posté
  Largo Winch a dit :
[…] Un travail de fond préalable – et sur du long terme – est nécessaire. Cela passe par un travail d’instruction (expliquer ce qu’est le libéralisme) ET d’éducation (insuffler de nouvelles valeurs), travail qui n’est pas du tout du ressort d’un parti.

Sauf que c'est précisément ce que savait faire le PCF (pour notre plus grand malheur).

Posté

Pour ma part et contrairement à Largo Winch, je pense que la plupart des Français sont plutôt hostiles au grand Kââpital : dividendes, salaires conséquents, plan de licenciement. Alors peut-être qu'ils apprécient le confort matériel que ça procure, mais ils ne se disent pas vraiment que le capitalisme permet de baisser les prix. Cela étant, je suis assez d'accord avec le reste de ton message.

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  Artur a dit :
Pour ma part et contrairement à Largo Winch, je pense que la plupart des Français sont plutôt hostiles au grand Kââpital :

C'est pourtant en gros ce qu'il dit.

Posté

Comme consommateurs, les Français aiment avoir le choix et payer moins cher. Ils sont donc très sensibles à la concurrence et au marché, même s'ils en critiquent certains effets. Ils se rendent bien compte que le secteur public prélève trop et dépense trop…et mal.

Leurs doutes vient de ce qu'ils sont moyennement confiants concernant le processus du changement : vont-ils devoir continuer à payer leurs taxes et impôts sans bénéficier de services publics peu chers ? Ils se rendent tout de même compte que c'est ce qui est en train de se passer ave l'accumulation de la dette : retraites de plus en plus basses, sécu qui dérembourse de plus en plus, université poubelle, TGV hors de prix…

Avec deux millions de français expatriés, toutes les familles recueillent des témoignages de ce qui marche ailleurs, avec un effet beaucoup plus favorable au libéralisme (Delanoë l'a bien compris, et il veut conquérir d'autres segments de marché que les seuls profs, électeurs traditionnels du PS).

Je rappelle aussi qu'un million de Français a voté pour Madelin, et que ça aurait dû suffire à obtenir plus que Christine Boutin à terme. Les libéraux sont bien plus nombreux depuis 2002. Bref, il y a pas mal d'espoir pour un parti libéral.

Posté

Un espoir pour un parti politique c'est toujours permis par contre je crains qu'il n'y ai aucun espoir pour le libéralisme en France tant que le peuple n'aura pas faim.

PS: l'espoir pour un parti politique étant bien sur de réussir à obtenir un financement public.

Posté
  john_ross a dit :
Un espoir pour un parti politique c'est toujours permis par contre je crains qu'il n'y ai aucun espoir pour le libéralisme en France tant que le peuple n'aura pas faim.

En quoi il y aurait une chance qu'ils se tournent vers le libéralisme qui nourrit les gros porcs de patrons capitalistes qui profitent du système et laissent mourir des enfants du gabon de faim plutôt que le communisme qui soutient le pauvre prolétaire face au patron qui cause la faim par ses prix incroyables sur le pain et qui finance les petites gens qui ne s'en sortent plus?

Posté
  Largo Winch a dit :
Non. Si la France est peuplée à 99% de libéraux, il y a une très forte demande de libéralisme à laquelle répondra automatiquement la classe politique en place. Pas besoin de créer un parti libéral pour ça. L'offre politique suit la demande.

Position défendue par Jacques Marseille lors d'une émission de C'est dans l'air.

  Rincevent a dit :
:icon_up:

Je plussoie aussi.

Et je n'ai plus assez de mains pour compter sur les doigts les gens que j'ai convertis, sensibilisés ou parmi lesquels j'ai semé le doute.

  Largo Winch a dit :
Bof. Je n'y crois pas une seule seconde. Un petit parti n'aura pas suffisamment de poids sur la scène politique pour parvenir à faire pousser quoi que ce soit auprès des partis de pouvoir.

Tu sembles oublier nombre de petits partis qui ont finit par insuffler une partie de leurs idées ou revendications dans les autres courants majoritaires. Ne jamais sous-estimer le potentiel d'influence des minorités actives.

  Skit a dit :
En quoi il y aurait une chance qu'ils se tournent vers le libéralisme qui nourrit les gros porcs de patrons capitalistes qui profitent du système et laissent mourir des enfants du gabon de faim plutôt que le communisme qui soutient le pauvre prolétaire face au patron qui cause la faim par ses prix incroyables sur le pain et qui finance les petites gens qui ne s'en sortent plus?

Peut-être en leur expliquant, exemples et chiffres simples à l'appui, que le libéralisme n'est justement pas ce que tu décris, ni ce que les alter-comprenants décrient.

Posté

Quelques soit le mode d'action il devrait y avoir des des objectifs clairs.

Exemple, pour CA, faire baisser le total des impôts et charges à moins de 30% du PIB d'ici 2008 (Ça fait déjà une paye qu'il existent, non?).

Pour IFRAP: faire baisser de moitié le nombre de fonctionnaires d'ici 2008 (idem) même niveau que les Pays Bas, pays suffisamment bien administré de tous points de vue.

Voilà, dit comme ça, ça permet tout de suite aux gens qui ont donné des sous durement gagnés et taxés à ces organisation de voir quel bon usage en a été fait. Dans les deux cas, les résultats obtenus sont allés dans la direction opposée de ces objectifs logiques. Ce ne furent pas des sous bien dépensés.

Personnellement, ça me suffit en tous cas.

Posté
  Nick de Cusa a dit :
Pour IFRAP: faire baisser de moitié le nombre de fonctionnaires d'ici 2008 (idem)

2008 ?! Tu n'y vas pas avec le dos de la fourchette, toi !

Posté
  h16 a dit :
2008 ?! Tu n'y vas pas avec le dos de la fourchette, toi !

J'avoue ne pas connaître l'âge de l'IFRAP, mais s'ils ont dans les dix ans, c'est beaucoup pour obtenir d'arriver au niveau grotesquement élevé de fonctionnaires d'une bonne grosse sociale démocratie, donc la moitié de la France.

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