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Les Réformateurs?


Jacques

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Bonsoir,

Libéral (conservateur :icon_up: ), j'aimerais beaucoup m'engager un peu plus pour nos causes communes…

J'ai entendu parler des Réformateurs, au sein de l'UMP (en France)… Que savez vous de ce mouvement? Qui peut on contacter? Existe t-il des cercles Jeunes Réformateurs sur Paris?

J'ai bien noté qu'il existe d'autres organisations politiques libérales (Alternative Libérale et le Parti Libéral Démocrate), merci d'ailleurs à tous ceux qui ont fourni des renseignements sur les différents posts du forum à leur sujet… Cependant, je ne crois pas vraiment à leur efficacité politique: pour moi, mieux vaut influer un parti de pouvoir comme l'UMP de l'intérieur plutôt que de militer dans des structures réduites, coupées… Enfin, ça, c'est mon avis… Mais Bayrou et son MoDem pourront me le confirmer… :doigt:

Merci pour vos renseignements, chers camarades amis libéraux!

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Les Réformateurs, ça n'existe pas. Il y a des libéraux à l'UMP, mais difficile à trouver. En tous cas, ils ne se regroupent pas chez les réformateurs, courant qui a une vie interne proche du néant, qui a pour seul objet d'être le comité de soutien de Novelli (ce qui est toujours mieux que rien, sachant qu'il est le seul ministre libéral avec Darcos, et qu'il compense plus ou moins les connerie de son ministre de tutelle).

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Les Réformateurs, ça n'existe pas. Il y a des libéraux à l'UMP, mais difficile à trouver. En tous cas, ils ne se regroupent pas chez les réformateurs, courant qui a une vie interne proche du néant, qui a pour seul objet d'être le comité de soutien de Novelli (ce qui est toujours mieux que rien, sachant qu'il est le seul ministre libéral avec Darcos, et qu'il compense plus ou moins les connerie de son ministre de tutelle).

Euh… merci, un peu trash comme réponse… :icon_up:

Il me semble néanmoins que ce mouvement existe: il existe un site, www.lesreformateurs.com, mais il ne renseigne pas vraiment…

Il doit pourtant apparemment exister des "cercles" ou quelque chose comme ça…

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Euh… merci, un peu trash comme réponse… :icon_up:

Je vous le dis comme je l'ai vécu, et tel que je le vois encore. Il ne suffit pas d'avoir une page web pour exister. Les Réformateurs n'ont pas d'activité tangibles. Il y a quelques cercles actifs, comme celui de Nantes (le seul dont j'ai vraiment connaissance).

Cela n'a rien d'étonnant, beaucoup de groupes politiques ont le même type d'existence.

Je préfère simplement vous prévenir afin d'éviter une déconvenue. Et en France, vu que le scrutin à deux tours est la règle, il y a une prime aux partis de complément. Ce qu'a voulu exploiter Bayrou, sans comprendre que pour être un parti de complément, il faut annoncer à l'avance de qui on l'est.

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D'aucuns pourraient confirmer que la structure de pouvoir, à l'UMP, en fait un parti aux ordres d'un unique patron, et que vouloir l'influencer serait futile.

Si l'on veut influencer, il faut se faire lobbyiste (ce qui ne s'improvise pas) auprès des députés, des cabinets des ministres et de la haute fonction publique.

Posté
D'aucuns pourraient confirmer que la structure de pouvoir, à l'UMP, en fait un parti aux ordres d'un unique patron, et que vouloir l'influencer serait futile.

Si l'on veut influencer, il faut se faire lobbyiste (ce qui ne s'improvise pas) auprès des députés, des cabinets des ministres et de la haute fonction publique.

Ok, ok, on peut certes me reprocher de rêver un peu, mais je pense que le lobbying ne suffit pas: il faut vraiment utiliser la force de frappe d'un parti… Mais même si vous considérez que mon choix est mauvais, pourriez vous tout de même me renseigner (si vous le pouvez)? Merci! :icon_up:

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Jacques,

Cela dépend du type d'action politique que tu envisages:

  • pousser des réformes ? Hervé Novelli a pu faire plusieurs petites réformes, sans faire de bruit. Je ne vois pas d'autre ambition chez les Réformateurs, et les militants n'y changeront pas grand-chose.
  • faire entendre une voix libérale ? Le choix des Réformateurs, c'est de ne pas s'exprimer publiquement. Impasse. La seule chance de le faire est de rejoindre un jeune parti qui se le permet.
  • préparer les prochaines échéances électorales ? Pas sûr que Novelli obtienne grand chose avant les municipales et, surtout, les législatives (pour ses 108 parlementaires).

En revanche, un parti en croissance qui a les idées claires et une ligne d'ouverture vis-à-vis de la majorité a beaucoup plus de possibilités de défendre des réformes que jamais les Réformateurs n'assumeront. Il faut s'attendre à de belles opportunités dans le sillage de la décomposition de la droite et du centre, sur fond d'absence d'idées. La force d'une pensée et de propositions cohérentes se négociera rapidement cher. Pas sûr que le "dynamisme" des Réformateurs soit vallorisé un kopeck s'ils ne connaissent pas un choc salutaire.

Posté
Jacques,

Cela dépend du type d'action politique que tu envisages:

  • pousser des réformes ? Hervé Novelli a pu faire plusieurs petites réformes, sans faire de bruit. Je ne vois pas d'autre ambition chez les Réformateurs, et les militants n'y changeront pas grand-chose.
  • faire entendre une voix libérale ? Le choix des Réformateurs, c'est de ne pas s'exprimer publiquement. Impasse. La seule chance de le faire est de rejoindre un jeune parti qui se le permet.
  • préparer les prochaines échéances électorales ? Pas sûr que Novelli obtienne grand chose avant les municipales et, surtout, les législatives (pour ses 108 parlementaires).

En revanche, un parti en croissance qui a les idées claires et une ligne d'ouverture vis-à-vis de la majorité a beaucoup plus de possibilités de défendre des réformes que jamais les Réformateurs n'assumeront. Il faut s'attendre à de belles opportunités dans le sillage de la décomposition de la droite et du centre, sur fond d'absence d'idées. La force d'une pensée et de propositions cohérentes se négociera rapidement cher. Pas sûr que le "dynamisme" des Réformateurs soit vallorisé un kopeck s'ils ne connaissent pas un choc salutaire.

Mouais, vous avez peut être raison au fond… Mieux vaut labourer le terrain avec des idées claires, une organisation claire plutôt que de s'enfermer dans un parti qui asphyxie… Et puis l'important c'est de faire passer les idées dans la population avant tout…

Bon, y'aurait il des membres du forum pour m'expliquer un peu ce que vaut le Parti Libéral Démocrate? :icon_up:

(Pffffff… :doigt: je crois que je vais m'installer en Allemagne -je suis franco allemand de naissance- : là bas, au moins, il existe un parti libéral bien ancré: la FDP …)

Posté
Bon, y'aurait il des membres du forum pour m'expliquer un peu ce que vaut le Parti Libéral Démocrate? :icon_up:

Wikibéral est ton ami

Pour être plus précis, c'est working under progress mais la ligne politique semble plus porteuse et compatible. A toi de voir si le défi de la construction à partir de presque rien te motive ou non.

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Jacques, j'ai assez d'expérience au sein de l'UMP pour dire que la voix libérale ne se fait pas entendre vraiment au sein de ce parti. Et puis, de toutes façons, à cause du RPR qui a mangé DL et autres pour le faire devenir UMP, il n'y a plus de voix libérale en France. Logique, l'UMP est un parti qui rassemble, les gaulliste, les radicaux, les libéraux les centristes… Il font donc consensus dans leurs position (une petite touche de libéralisme par là, une petite touche d'interventionnisme par ci… Bref, rien de libéral).

Je vous conseille donc vivement de rejoindre le parti libéral démocrate qui défend de mon point de vue mieux les idées libérales qu'alternative libérale.

Posté
Jacques, j'ai assez d'expérience au sein de l'UMP pour dire que la voix libérale ne se fait pas entendre vraiment au sein de ce parti. Et puis, de toutes façons, à cause du RPR qui a mangé DL et autres pour le faire devenir UMP, il n'y a plus de voix libérale en France. Logique, l'UMP est un parti qui rassemble, les gaulliste, les radicaux, les libéraux les centristes… Il font donc consensus dans leurs position (une petite touche de libéralisme par là, une petite touche d'interventionnisme par ci… Bref, rien de libéral).

Je vous conseille donc vivement de rejoindre le parti libéral démocrate qui défend de mon point de vue mieux les idées libérales qu'alternative libérale.

J'ai lu la description sur Wikilibéral et j'ai consulté le site Internet du PLD… cela me paraît être une bonne initiative!

J'espère seulement que le PLD ne ressemble pas trop à Alternative Libérale, trop "libertairo-boboïsante" à mon goût (je ne suis pas un enthousiaste du cannabis et de l'euthanasie, moi…).

Quelles sont d'ailleurs les positions du PLD sur les questions dites de société (euthanasie, avortement, drogue, mariage et adoption homo etc…)? (je n'ai rien vu sur le sujet ni sur Wikilibéral, ni sur le site du PLD)

Quelles sont également les positions du PLD en matière de sécurité et de délinquance?

Merci à ceux qui peuvent me répondre!

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Dans les cas que vous citez, si je me souviens bien, le PLD a décidé que les décisions sur la questions de savoir si pour telle ou telle sujet nous devons avoir une position sera assez démocratique en fait. Ce qui signifie donc que vous avez toute votre place en tant que libéral conservateur au sein du PLD si vous voulez vous faire entendre.

Bon, c'est vrai que je me suis un peu éloigné des partis politiques ces derniers temps. Mais il me semble me souvenir de la réunion fondatrice où j'étais allé où nous avons parlé de cette question et que la position défendu était celle là. Aurel, ou mmorateur vous pouvez confirmer ?

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J'ai lu la description sur Wikilibéral et j'ai consulté le site Internet du PLD… cela me paraît être une bonne initiative!

J'espère seulement que le PLD ne ressemble pas trop à Alternative Libérale, trop "libertairo-boboïsante" à mon goût (je ne suis pas un enthousiaste du cannabis et de l'euthanasie, moi…).

Quelles sont d'ailleurs les positions du PLD sur les questions dites de société (euthanasie, avortement, drogue, mariage et adoption homo etc…)? (je n'ai rien vu sur le sujet ni sur Wikilibéral, ni sur le site du PLD)

Quelles sont également les positions du PLD en matière de sécurité et de délinquance?

Merci à ceux qui peuvent me répondre!

Aurel qui t'a répondu plus haut est le président du PLD et l'ancien président d'AL.

Le PLD est le résultat d'une scission au sein d'AL qui a eu lieu en mars dernier. Les oppositions étaient multiples principalement sur le fond (progressistes Vs conservateurs, pseudos-libéraux-vrais-socialistes Vs libéraux authentiques, …) mais également sur la forme (incompatibilités de caractères).

Le PLD semble vouloir éviter de trop communiquer sur les sujets qui ont divisé dans le passé, aussi la communication se fait essentiellement sur ce qui rassemble. Les conservateurs trouveront plus leur place au PLD qu'à AL et ce parti devrait te convenir.

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En revanche, un parti en croissance qui a les idées claires et une ligne d'ouverture vis-à-vis de la majorité a beaucoup plus de possibilités de défendre des réformes que jamais les Réformateurs n'assumeront.

Je ne suis pas sûr que l'important soit qu'un parti ait des idées claires, mais plutôt que ses militants en aient. À mes yeux, un parti (surtout s'il est libéral) doit permettre à ses militants de réfléchir par eux-mêmes et de diffuser en public leurs propres idées. Un parti (libéral) n'a pas à avoir un programme et n'a pas à l'imposer. Un parti (libéral) doit prôner la liberté d'expression partout, y compris en son sein, ainsi que dans la marge de manœuvre de ses militants et candidats vis-à-vis des médias. Un parti libéral doit se garder d'avoir un programme trop précis et trop impératif. Un programme précis et impératif constitue une dérive sectaire dont les libéraux doivent se méfier. Rappelons au passage que les mouvements libéraux ont toujours connu le risque de succomber dans une dérive sectaire, comme ce fut le cas aux États-Unis du mouvement objectiviste d'Ayn Rand. Un parti libéral se doit de laisser ses militants et candidats (y compris aux législatives) exposer en public des positions variées et doit expliquer fièrement aux médias qu'il accueille en son sein une grande diversité d'opinions.

Si l'on aborde maintenant le fonctionnement des partis politiques français qui tolèrent la présence de libéraux, je ferai les remarques suivantes:

* l'UMP a un fonctionnement extrêmement centralisé qui fait qu'il est extrêmement difficile d'y prendre le pouvoir et que ceux qui ne sont pas au pouvoir n'ont absolument aucun moyen d'y diffuser le moindre message: aucun débat n'y est toléré et un simple militant n'a pas plus l'occasion d'y prendre la parole qu'une personne extérieure au parti.

* les petits partis comme Alternative Libérale ou le Parti Libéral Démocrate souffrent d'une insuffisance de statuts: les procédures de prise de décision y sont discrétionnaires et non codifiées; on ne sait pas ce qui dépend de qui et on ne peut pas s'y plaindre de la direction. Cette situation me semble de nature à gêner leur développement.

Posté
À mes yeux, un parti (surtout s'il est libéral) doit permettre à ses militants de réfléchir par eux-mêmes et de diffuser en public leurs propres idées. Un parti (libéral) n'a pas à avoir un programme et n'a pas à l'imposer.

Je ne te suis pas entièrement sur ce point. Un parti n'est pas un espace libre d'expression publique mais un projet collectif qui sert des objectifs clairs pour tous ceux qui y participent. Cette association lie ses membres par un contrat. Les ressources que chacun met en oeuvre visent à atteindre des objectifs qui font partie du contrat. Si quelqu'un refuse les termes de ce contrat et met en danger le travail collectif par des prises de position en contradiction avec la ligne votée ou décidée, c'est le travail de tous les autres qui s'envole.

En amont, il doit y avoir une place pour le débat, mais il est nécessaire de fixer une ligne et une stratégie commune à un moment ou à un autre. Et chacun doit s'y tenir, c'est une question de confiance mutuelle. Car l'absence (ou la perte) de cohérence mène à l'échec. Certes, chacun a sa sensibilité et nous avons heureusement tous une marge de manoeuvre. Mais chaque représentant d'un parti parle au nom des autres et ne peut se permettre de les engager sur une voie qui ne leur sied pas. Un discours ne passe pas seulement pour ses idées mais aussi pour sa forme et la crédibilité de celui qui le tient et de son étiquette. Un parti travaille à construire une crédibilité collective, celle-ci repose sur une capacité à travailler et à établir un discours cohérent ensemble.

Enfin, les statuts du PLD, ainsi que le RI, sont clairs dans l'élaboration des propositions, dans la vie des comités et dans l'articulation des différents organes représentatifs et exécutifs. Mais il ne faut pas oublier que c'est ce que les hommes en font qui compte. Le meilleur des textes peut aboutir à un désastre, et l'absence de texte n'interdit pas une belle dynamique collective.

Posté
Un parti n'est pas un espace libre d'expression publique mais un projet collectif qui sert des objectifs clairs pour tous ceux qui y participent. Cette association lie ses membres par un contrat. Les ressources que chacun met en oeuvre visent à atteindre des objectifs qui font partie du contrat. En amont, il doit y avoir une place pour le débat, mais il est nécessaire de fixer une ligne et une stratégie commune à un moment ou à un autre.

:icon_up:

Posté
Je ne te suis pas entièrement sur ce point. Un parti n'est pas un espace libre d'expression publique mais un projet collectif qui sert des objectifs clairs pour tous ceux qui y participent. Cette association lie ses membres par un contrat. Les ressources que chacun met en oeuvre visent à atteindre des objectifs qui font partie du contrat. Si quelqu'un refuse les termes de ce contrat et met en danger le travail collectif par des prises de position en contradiction avec la ligne votée ou décidée, c'est le travail de tous les autres qui s'envole.

En amont, il doit y avoir une place pour le débat, mais il est nécessaire de fixer une ligne et une stratégie commune à un moment ou à un autre. Et chacun doit s'y tenir, c'est une question de confiance mutuelle. Car l'absence (ou la perte) de cohérence mène à l'échec. Certes, chacun a sa sensibilité et nous avons heureusement tous une marge de manoeuvre. Mais chaque représentant d'un parti parle au nom des autres et ne peut se permettre de les engager sur une voie qui ne leur sied pas. Un discours ne passe pas seulement pour ses idées mais aussi pour sa forme et la crédibilité de celui qui le tient et de son étiquette. Un parti travaille à construire une crédibilité collective, celle-ci repose sur une capacité à travailler et à établir un discours cohérent ensemble.

Enfin, les statuts du PLD, ainsi que le RI, sont clairs dans l'élaboration des propositions, dans la vie des comités et dans l'articulation des différents organes représentatifs et exécutifs. Mais il ne faut pas oublier que c'est ce que les hommes en font qui compte. Le meilleur des textes peut aboutir à un désastre, et l'absence de texte n'interdit pas une belle dynamique collective.

Tout à fait. C'est très bien analysé par Simone Weil, dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, éditée l'an dernier.

Si l'on en tire les conclusions, cela veut tout simplement dire qu'un parti libéral est impossible

Posté

Ca veut dire qu'un parti est là pour se fixer des objectifs de réformes (réduction de la dépense publique, ouverture des assurances sociales à la concurrence, libération du foncier par exemple). C'est un effort collectif qui passe par la communication médiatique et les échéances électorales. Effectivement, s'engager permet de faire vivre le débat autour de ces questions, puis impose de ramer dans le même sens que les autres qui se trouvent dans le même navire.

Le monde laisse toute la place à ceux qui veulent ramer seuls. Ensuite, chacun est libre de choisir sa méthode en fonction de ses objectifs.

Posté

Par libéral, j'entendais qui laisse une liberté d'expression aux militants au sein du parti, permet les débats, etc. Et je ne vois pas de parti qui puisse gagner sur ce modèle. Un parti qui défend des idées libérales peut exister, mais il est condamné imho à rentrer dans le rang des partis hiérarchisés sur un modèle quasi militaire.

Il suffit de voir la différence de résultat entre un PS où l'on ne fait que débattre, sans la moindre direction ou décision, et l'UMP sarkozyste ou tout le monde doit marcher au pas.

Posté
Par libéral, j'entendais qui laisse une liberté d'expression aux militants au sein du parti, permet les débats, etc.

Nous ne parlons pas de la même chose. Il y a la vie du parti et l'action extérieure du parti. En interne, les espaces de débat doivent absolument exister. Et les statuts sont là pour faire remonter le fruit de ces échanges jusqu'au bureau.

Mais un candidat ou un représentant local du parti ne peu faire n'importe quoi une fois que les débats ont abouti à une ligne commune. Les uns ne vont pas commencwer à parler de cannabis, les autres de port d'armes si le parti a choisi de ne pas les intégrer aux propositions qui contribuent à forger une image cohérente auprès des journalistes et du grand public. Et à se concentrer sur des réformes lisibles.

Posté
Nous ne parlons pas de la même chose. Il y a la vie du parti et l'action extérieure du parti. En interne, les espaces de débat doivent absolument exister. Et les statuts sont là pour faire remonter le fruit de ces échanges jusqu'au bureau.

Un peu centralisme démocratique léninien tout ça :icon_up:

Je doute justement que même ces échanges internes fructueux puissent avoir lieu.

J'étais allé à une réunion du Nouveau Centre ou Jean-Christophe Lagarde m'avait sorti non sans cynisme qu'un parti n'était pas là pour discuter ou avoir des idées mais juste pour les appliquer. Une ligne fixée de façon plus ou moins autoritaire et tout le monde suit. Un gros fond de vérité à ce que j'ai vu du fonctionnement du Nouveau Centre, pourtant en train de se monter.

Posté

Je voudrais que chacun observe la problématique suivante:

S'il y a un petit parti qui cherche des candidats et qui cherche aussi à se faire de la publicité, et s'il y a par ailleurs un candidat qui cherche à se faire connaître et à avoir l'occasion de diffuser des idées, alors il me semble que le parti et le candidat ont chacun intérêt à se faire mutuellement de la publicité et à se réclamer chacun de l'autre, car les journalistes ne s'intéressent qu'aux partis qui présentent des candidats et qu'aux candidats qui se réclament de partis.

À ce sujet, je voudrais vous faire part de mon expérience personnelle. J'ai été candidat aux législatives en juin 2007, en m'enregistrant à la préfecture comme candidat d'AL, mais sans faire de publicité écrite pour AL et sans en recevoir non plus, ainsi qu'il en avait été convenu juste avant le début de la campagne. J'ai été interviewvé en mai dernier par un journaliste précisément parce que j'avais été candidat l'année précédente aux législatives. Cette interview a eu lieu à la demande de ce journaliste, sans que j'aie rien fait. J'imagine que la raison de cette interview est que son journal est depuis longtemps en froid avec les autorités locales et qu'il cherche donc à montrer aux lecteurs qu'il y a dans la ville d'autres personnalités politiques que celles qui détiennent actuellement le pouvoir. Je n'ai jusqu'à ce jour parlé à personne de cette interview, je ne l'ai même pas évoquée sur mon blog personnel, car je doute que ce soit si utile, mais un article a été diffusé sur le site internet du journal. L'article donne une information erronée, à savoir que j'aurais été candidat aux cantonales. En fait, je n'ai pas été candidat aux dernières cantonales, mais j'ai l'intention de l'être aux prochaines. Quelques temps plus tard, cet article, qui mentionne le nom d'AL, a été repéré par les dirigeants d'AL, qui en ont fait une copie diffusée en première page du site d'AL.

J'estime que j'ai eu beaucoup à gagner à me présenter en juin 2007 comme candidat d'AL plutôt que comme candidat indépendant, et j'observe qu'AL a également gagné en publicité grâce à ma présence.

Un responsable d'AL (de l'époque) m'avait envoyé le 9 mai 2007 le message suivant : «Un petit parti comme AL peut vraiment souffrir si certains médias mettent au grand jour des positions divergentes, voire contradictoires, alors que nous sommes une petite formation qui défend un projet audacieux en soi, compte tenu des mentalités françaises et de la pensée unique ambiante.Nous avons absolument besoin de défendre un projet identique, avec la liberté de mettre en avant certaines mesures plutôt que d'autres.» Je trouve quant à moi absurde cette peur des médias. J'estime que l'on a tout à gagner à être cité par les médias, et ce quoi que les médias puissent dire. Le pire qui puisse arriver pour une formation politique est de ne pas faire parler d'elle.

Enfin, pour revenir au fonctionnement interne d'un parti politique (libéral) je pense qu'un parti devrait avoir un fonctionnement interne à l'image du fonctionnement des institutions publiques d'un pays. Un parti, pour moi, c'est un État en miniature sur le modèle anarcho-capitaliste, c'est-à-dire un État auquel on peut adhérer à tout instant et dont on peut aussi se retirer à tout instant. C'est pour cela que je pense qu'un parti ne doit pas se donner de programme mais avoir un fonctionnement interne harmonieux. Le meilleur mode de fonctionnement possible s'inspire selon moi de l'antique cité Athénienne, dans laquelle il n'y avait pas de gouvernement, et où toutes les décisions étaient prises soit par l'assemblée du peuple, soit par des jurys populaires (c'est-à-dire des personnes tirées au sort), et où tous les citoyens avaient la possibilité de demander à prendre la parole devant l'assemblée du peuple. Le fait qu'Athènes ait été une très grande puissance militaire montre à mes yeux que ce modèle fonctionne très bien. Pour un parti politique, l'équivalent de permettre à chacun de parler devant l'assemblée du peuple consisterait à permetttre à chaque militant de diffuser des message à l'ensemble de tous les autres militants. Et, pour ne pas encombrer les boîtes mail des membres, ces messages pourraient être regroupés, par exemple à raison d'un email par mois envoyé par la direction du parti, cet email étant très long car réunissant tous les messages envoyés par les militants.

Posté
Nous ne parlons pas de la même chose. Il y a la vie du parti et l'action extérieure du parti. En interne, les espaces de débat doivent absolument exister. Et les statuts sont là pour faire remonter le fruit de ces échanges jusqu'au bureau.

Mais un candidat ou un représentant local du parti ne peu faire n'importe quoi une fois que les débats ont abouti à une ligne commune.

:icon_up:

Je me demande comment il peut encore y avoir un débat là-dessus, c'est incroyable!

Posté
:icon_up:

Je me demande comment il peut encore y avoir un débat là-dessus, c'est incroyable!

Que veux-tu dire? Il y a des choses qui te paraissent évidentes mais qui ne le sont pas pour tout le monde.

Concrètement, l'idée qu'il faille qu'il y ait d'abord un débat et ensuite une décision qui s'applique à tout le monde n'est pas du tout évidente. Un débat n'a jamais créé de consensus. Tout au plus un débat permet-il d'aider à convaincre des personnes qui étaient déjà à moitié convaincues. Si ensuite vient une décision, alors les problèmes commencent. Tout d'abord concernant le mode de prise de décision: y a-t-il des votes (de tous les militants sur chacun des points), auquel cas cette procédure sera longue et complexe. Ou la direction du parti prend-elle une décision souveraine en prétendant que sa décision n'est rien d'autre que le résultat d'un consensus, comme ce fut le cas pour AL en mai 2007 ?

Ensuite, sachant qu'une décision fera toujours des mécontents, quel intérêt ces mécontents peuvent-ils bien avoir à se soumettre ?

Il faut rappeler ici le fonctionnement des campagnes électorales.

La loi française distingue les grands partis des petits partis. Un grand parti est un parti qui présente aux législatives au moins 50 candidats qui obtiennent tous au moins 1% des voix. Tel est le cas de partis comme LO, la LCR, les divers partis écologistes, mais ce n'est le cas d'aucun parti libéral. Les grands partis reçoivent un gros financement de l'État, tandis que les petits ne vivent que des cotisations de leurs adhérents.

La loi française distingue également les grands candidats des petits candidats. Les grands candidats sont ceux qui obtiennent un score d'au moins 5% aux élections. Tel n'est le cas d'aucun candidat libéral (à l'exception, peut-être, par le passé, d'Alain Madelin aux législatives). Les grands candidats se font rembourser leurs frais de campagne, tandis que les petits ne reçoivent aucun remboursement.

Enfin la loi française ordonne que lors d'une campagne, les frais sont à la charge soit du candidat lui-même soit d'un parti (s'il en a les moyens), étant entendu que le candidat peut également recevoir quelques dons d'autres particuliers.

Une telle situation permet aux grands candidats ainsi qu'aux petits candidats présentés par des grands partis de faire campagne sans y être de leur poche. En revanche, un petit candidat qui se présente au nom d'un petit parti doit payer tous les frais de campagne avec son argent personnel, ce qui n'est pas négligeable.

Je répète donc la question fondamentale : quel intérêt un candidat peut-il avoir à payer (cher) de sa poche pour financer une campagne lors de laquelle on voudrait le contraindre à défendre des idées qui ne sont pas les siennes et lui interdire de mettre les siennes en avant ?

La question subsidiaire est : quel intérêt un parti peut-il avoir à mécontenter ses candidats ?

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