lib Posté 7 octobre 2008 Signaler Posté 7 octobre 2008 Si l'on se penche sur ce texte,ou Chirac,ancien président de la France,fustige l'Europe qu'il qualifie comme Empire de Marchand et parle même jusqu'à donner l'impression d'être un nationaliste.Chirac vous apparait t'il le libéral tel que le qualifiait une certaine gauche socialiste Appel de Cochin Anonyme Jacques Chirac 1978 Il est des heures graves dans l'histoire d'un peuple où sa sauvegarde tient toute dans sa capacité de discerner les menaces qu'on lui cache. L'Europe que nous attendions et désirions, dans laquelle pourrait s'épanouir une France digne et forte, cette Europe, nous savons depuis hier qu'on ne veut pas la faire. Tout nous conduit à penser que, derrière le masque des mots et le jargon des technocrates, on prépare l'inféodation de la France, on consent à l'idée de son abaissement. En ce qui nous concerne nous devons dire NON. En clair, de quoi s'agit-il ? Les faits sont simples, même si certains ont cru gagner à les obscurcir. L'élection prochaine de l'Assemblée européenne au suffrage universel direct ne saurait intervenir sans que le peuple français soit directement éclairé sur la portée de son vote. Elle constituera un piège si les électeurs sont induits à croire qu'ils vont simplement entériner quelques principes généraux, d'ailleurs à peu près incontestés quant à la nécessité de l'organisation européenne, alors que les suffrages ainsi captés vont servir à légitimer tout ensemble les débordements futurs et les carences actuelles, au préjudice des intérêts nationaux. 1. Le gouvernement français soutient que les attributions de l'Assemblée resteront fixées par le traité de Rome et ne seront pas modifiées en conséquence du nouveau mode d'élection. Mais la plupart de nos partenaires énoncent l'opinion opposée presque comme allant de soi et aucune assurance n'a été obtenue à l'encontre de l'offensive ainsi annoncée, tranquillement, à l'avance. Or le président de la République reconnaissait, à juste raison, dans une conférence de presse récente, qu'une Europe fédérale ne manquerait pas d'être dominée par les intérêts américains. C'est dire que les votes de majorité, au sein des institutions européennes, en paralysant la volonté de la France, ne serviront ni les intérêts français, bien entendu, ni les intérêts européens. En d'autres termes, les votes des 81 représentants français pèseront bien peu à l'encontre des 329 représentants de pays eux-mêmes excessivement sensibles aux influences d'outre-Atlantique. Telle est bien la menace dont l'opinion publique doit être consciente. Cette menace n'est pas lointaine et théorique : elle est ouverte, certaine et proche. Comment nos gouvernants pourront-ils y résister demain s'ils n'ont pas été capables de la faire écarter dans les déclarations d'intention ? 2. L'approbation de la politique européenne du gouvernement supposerait que celle-ci fût clairement affirmée à l'égard des errements actuels de la Communauté économique européenne. Il est de fait que cette Communauté - en dehors d'une politique agricole commune, d'ailleurs menacée - tend à n'être, aujourd'hui, guère plus qu'une zone de libre-échange favorable peut-être aux intérêts étrangers les plus puissants, mais qui voue au démantèlement des pans entiers de notre industrie laissée sans protection contre des concurrences inégales, sauvages ou qui se gardent de nous accorder la réciprocité. On ne saurait demander aux Français de souscrire ainsi à leur asservissement économique, au marasme et au chômage. Dans la mesure où la politique économique propre au gouvernement français contribue pour sa part aux mêmes résultats, on ne saurait davantage lui obtenir l'approbation sous le couvert d'un vote relatif à l'Europe. 3. L'admission de l'Espagne et du Portugal dans la Communauté soulève, tant pour nos intérêts agricoles que pour le fonctionnement des institutions communes, de très sérieuses difficultés qui doivent être préalablement résolues, sous peine d'aggraver une situation déjà fort peu satisfaisante. Jusque-là, il serait d'une grande légèreté, pour en tirer quelque avantage politique plus ou moins illusoire, d'annoncer cette admission comme virtuellement acquise. 4. La politique européenne du gouvernement ne peut, en aucun cas, dispenser la France d'une politique étrangère qui lui soit propre. L'Europe ne peut servir à camoufler l'effacement d'une France qui n'aurait plus, sur le plan mondial, ni autorité, ni idée, ni message, ni visage. Nous récusons une politique étrangère qui cesse de répondre à la vocation d'une grande puissance, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et investie de ce fait de responsabilités particulières dans l'ordre international. C'est pourquoi nous disons NON. NON à la politique de la supranationalité. NON à l'asservissement économique. NON à l'effacement international de la France. Favorables à l'organisation européenne, oui, nous le sommes pleinement. Nous voulons, autant que d'autres, que se fasse l'Europe. Mais une Europe européenne, où la France conduise son destin de grande nation. Nous disons non à une France vassale dans un empire de marchands, non à une France qui démissionne aujourd'hui pour s'effacer demain. Puisqu'il s'agit de la France, de son indépendance et de l'avenir, puis qu'il s'agit de l'Europe, de sa cohésion et de sa volonté, nous ne transigerons pas. Nous lutterons de toutes nos forces pour qu'après tant de sacrifices, tant d'épreuves et tant d'exemples, notre génération ne signe pas, dans l'ignorance, le déclin de la patrie. Comme toujours quand il s'agit de l'abaissement de la France, le parti de l'étranger est à l'œuvre avec sa voix paisible et rassurante. Français, ne l'écoutez pas. C'est l'engourdissement qui précède la paix de la mort. Mais comme toujours quand il s'agit de l'honneur de la France, partout des hommes vont se lever pour combattre les partisans du renoncement et les auxiliaires de la décadence. Avec gravité et résolution, je vous appelle dans un grand rassemblement de l'espérance, à un nouveau combat, celui pour la France de toujours et l'Europe de demain. source: http://fr.wikisource.org/wiki/Appel_de_Cochin
Apollon Posté 7 octobre 2008 Signaler Posté 7 octobre 2008 Chirac est-il libéral ? Réponse : non. Mais il n'est pas non plus nationaliste. Luc Ferry avait dit une fois "soc-dem" et je pense que c'est la meilleure qualification, si on tient à lui trouver une cohérence au-delà du simple opportunisme politique.
AX-poulpe Posté 7 octobre 2008 Signaler Posté 7 octobre 2008 Chirac est-il libéral ?Réponse : non. Mais il n'est pas non plus nationaliste. Luc Ferry avait dit une fois "soc-dem" et je pense que c'est la meilleure qualification, si on tient à lui trouver une cohérence au-delà du simple opportunisme politique. Le chirac derniere version a de fortes tendances alter-mondialistes, et plus ca va plus il penche vers la gauche écologiste dure.
Coldstar Posté 7 octobre 2008 Signaler Posté 7 octobre 2008 "Le libéralisme serait aussi désastreux que le communisme" dixit JC.
José Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est chiraquien. C'est tout. C'est trop.
Herbert West Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est chiraquien. C'est tout. C'est trop. Et encore, il est prêt à faire des compromis là-dessus pour se faire élire…
Apollon Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Quelqu'un pourrait-il modifier le titre et ainsi interrompre mes souffrances ? "est-il" Merci. La faute d'orthographe est une information comme une autre.
Lexington Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac vous apparait t'il le libéral tel que le qualifiait une certaine gauche socialiste http://www.wikiberal.org/wiki/Jacques_Chirac
john_ross Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Luc Ferry avait dit une fois "soc-dem" Etes-vous sur que ce n'est pas "Rad-Soc"? Car Il me semble l'avoir entendu à plusieurs reprises dire que Chirac était Radical Socialiste dans l'émission Ferry Julliard sur LCI.
Apollon Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Etes-vous sur que ce n'est pas "Rad-Soc"?Car Il me semble l'avoir entendu à plusieurs reprises dire que Chirac était Radical Socialiste dans l'émission Ferry Julliard sur LCI. Ah oui tu as raison bon je ne change pas d'avis : Chirac est rad-soc.
DiabloSwing Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Un radis avec la saveur du navet alors.
Sous-Commandant Marco Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est une girouette qui indique la direction de l'argent.
Apollon Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est une girouette qui indique la direction de l'argent. qui indique la direction de l'opinion publique.
F. mas Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est opportuniste. Par contre, ses conseillers de l'époque, à savoir Marie France Garaud et Pierre Juillet, étaient très gaullistes old fashion, avec les bons et les mauvais côtés.
alex6 Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac vous apparait t'il le libéral tel que le qualifiait une certaine gauche socialiste Chirac est le liberal qu'ils nous auraient fallu, si seulement il avait ete president…
Taishar Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac vous apparait t'il le libéral tel que le qualifiait une certaine gauche socialiste C'est bien simple : pour nombre de gauchistes, l'UMP tient une "politique libérale". Chirac entrait bien là-dedans… pour eux.
roubachov Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 En quarante ans de carrière, JC a été tout et son contraire: social-démocrate et thatcherien, nationaliste et européen, étatiste et favorable à l'économie de marché, etc. Toutefois, tous ses biographes sérieux (Zemmour & Giesbert en particulier) ont démontré avec grand talent combien la nature de l'ex-Président est fondamentalement proche du bon vieux radicalisme, avec un sérieux tropisme à gauche (solidarisme, développement durable, tiers-mondisme, …). C'est l'exemple même de l'homme politique qui a toujours cherché le pouvoir pour le pouvoir, et sans chercher à en faire quelque chose d'utile. Ses deux mandats en sont l'illustration frappante: du mitterrandisme pepère, pas très éloigné du "ni nationalisations ni privatisations" de 1988. Il est d'ailleurs de notoriété publique que JC a nourri une grande admiration envers FM. Pour revenir à l'appel de Cochin, ce texte très virulent (dans lequel les giscardiens sont quasiment assimilés au régime de Vichy) trouve son explication dans le contexte politicien d'il y a trois décennies: Chirac et le RPR voulaient démontrer l'illégitimité intrinsèque de VGE et de son gouvernement, en rappelant à la veille des premières élections européennes que les "gaullistes" demeuraient les seuls défenseurs de la France. Ce texte cocardier est pourtant plus proche de la pensée de Maurras que de celle du Général … On a d'ailleurs souvent écrit que JC, cloué sur son lit de douleur à l'Hopital Cochin, avait signé ce texte rédigé par M-F Garaud & P. Juillet … alors qu'il était sous tranquilisants. C'est en tout cas la version que fit circuler Alain Peyrefitte, alors garde des Sceaux de l'équipe Barre - et qui fut provisoirement exclu ( ! ) du RPR pour ce crime de lèse-majesté.
Dinsdale Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Chirac est-il libéral? "A sotte question, point de réponse" Jacques C.
Librekom Posté 8 octobre 2008 Signaler Posté 8 octobre 2008 Le chirac derniere version a de fortes tendances alter-mondialistes, et plus ca va plus il penche vers la gauche écologiste dure. tu parle quand même de l'abruti qui a détruit la polynésie a coup d'essais nucléaires là !
k44 Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Chirac est-il libéral?"A sotte question, point de réponse" Jacques C. Il s'en est peut-être vaguement approché dans les années 80 (enfin très vaguement d'accord). Bon sinon il a tout été, sauf peut-être facho. <cliché> Bon sinon il était sympa avec les gens <j'étale ma layfe> Je connais quelqu'un qui l'a vu assez longtemps et qui l'a trouvé sympa pour de vrai </j'étale ma layfe> </cliché>. On en arrive presque à le regretter aujourd'hui!
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