Sloonz Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Allez-y, tentez une définition, et je parie tout ce que vous voulez qu'on peut vous enfermer dans les mêmes raisonnements circulaires et tétracapillectomiques que ceux auxquels vous vous livrez. Ce sont les règles (pas forcément celle de l'assemblé législative, même pas forcément explicitées, toussa) qui autorisent ou interdisent certaines actions au sein d'une société. Pour savoir si une action est conforme au droit, il existe un test objectif simple: tu la fais ouvertement. Bon, ça nécessite de se sacrifier pour la science, par contre Oui, loi du plus fort mais pas vraiment, toussa. On en a déjà discuté avant
Saxval Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Le problème est qu'il n'y a pas de définition objective de ce qu'est une agression si ce n'est qu'elle vient du sentiment d'être agressé ou pas. On peut se sentir agressé par simplement un regard ou une allusion et trouver parfaitement normal de se prendre des coups après être monté sur un ring de boxe.Le Droit Naturel fixe donc une frontière changeante, dépendant du ressenti de chacun mais se veut pourtant universel … J'ajouterais que d'accepter le principe de non agression ne dit rien sur la réponse à une agression et à la proportionalité de la réponse. Faut il gifler celui qui nous regarde de travers ? Couper la main aux voleurs ? Lapider les femmes adultères ? Poser des mines antipersonnelles dans son jardin ?
Invité Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 J'ajouterais que d'accepter le principe de non agression ne dit rien sur la réponse à une agression et à la proportionalité de la réponse. Faut il gifler celui qui nous regarde de travers ? Couper la main aux voleurs ? Lapider les femmes adultères ? Poser des mines antipersonnelles dans son jardin ? Si quelqu'un viole mon DN, il mérite la mort. Légitime défonce.
Sloonz Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Saut lacantique inside. Mon corps m'appartient mais l'Etat m'empêche de me faire euthanasier ou de me droguer, ou encore me vole les fruits du travail de mon corps. Il m'appartient mais en fait il ne m'appartient pas, c'est ça ? Vous vous essayez à la dialectique Hégélienne ? C'est parce que ce que je dis est vrai et incontestable : "mon corps m'appartient" que l'esclavage n'a jamais existé, que les meurtres illégitimes n'existent pas et que le DN est inviolable Nous sommes d'accord donc: une axiomatique normative du droit fondée sur un système d'axiomes a priori ne peut fonder qu'un droit qu'il est en fait impossible de violer. Bon, alors ça sert à quoi le DN s'il n'est même pas imaginable de pouvoir le violer ? Parce que là, même l'allemagne nazie respectait le DN: elle ne pouvait pas le violer, impossible ma bonne dame. Je peux même vous tuer comme ça, sur un coup de tête, ce ne sera toujours pas contraire au DN: tout est compatible avec lui. Maintenant qu'on est d'accord, on va prendre un thé? Bon, je me moque, je me moque, mais soyons constructif: si le principe de non agression ou de "je suis propriétaire de mon corps" n'est ni a priori ni un principe moral, c'est quoi au juste ?
Invité Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Il m'appartient mais en fait il ne m'appartient pas, c'est ça ? Vous vous essayez à la dialectique Hégélienne ? Je suis pourtant clair. Mon corps m'appartient mais des gangsters me le spolient par le monopole de la violence légale. Si vous allez voir la police parce qu'on a volé votre voiture, les policiers vous répondront : c'est votre voiture mais elle n'est plus à vous. C'est ça ? C'est ce que vous me dîtes là en gros.
Saxval Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Si quelqu'un viole mon DN, il mérite la mort. Légitime défonce. J'ai parfois l'impression que si les libéraux aiment le principe de non agression, c'est surtout pour pouvoir légitimement exploser la tronche à ceux qui violent ce principe en premier .
Invité Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 J'ai parfois l'impression que si les libéraux aiment le principe de non agression, c'est surtout pour pouvoir légitimement exploser la tronche à ceux qui violent ce principe en premier . Marche sur un crotale, la réaction sera rapide. Non mais. Enfin, le Timurisme hardcore n'est pas tout à fait partagé par les libéraux sérieusement.
Saxval Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Marche sur un crotale, la réaction sera rapide. Non mais. Réaction instinctive. Je croyais que le droit devait dépasser ce stade et se fonder sur la raison, non ?
Luis Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Ce sont les règles (pas forcément celle de l'assemblé législative, même pas forcément explicitées, toussa) qui autorisent ou interdisent certaines actions au sein d'une société. Pour savoir si une action est conforme au droit, il existe un test objectif simple: tu la fais ouvertement.Bon, ça nécessite de se sacrifier pour la science, par contre Oui, loi du plus fort mais pas vraiment, toussa. On en a déjà discuté avant Et si je voulais jouer au con justement, je te répondrais "oui mais cette définition est creuse car elle ne nous apprend rien sur ce que devraient être ces règles", et on en reprend pour un tour. Enfin, pourquoi "droit" et pas "morale", je m'en fiche pas mal en fait. Si on passait moins de temps à parler de "on devrait avoir le droit de ci et de ça", et plus de temps à réfléchir à ce qui est bien et ce qui est mal, on ne s'en trouverait que mieux.
Invité Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Réaction instinctive. Je croyais que le droit devait dépasser ce stade et se fonder sur la raison, non ? Le DN délimite ce qu'il ne faut pas faire à un crotale pour ne pas s'en prendre plein la gueule. Après, il n'y aucun principe pur de droit qui dit quelle agression vaut quel châtiment. La sentence doit être au moins supérieur aux dommages de l'agression (sinon ça ne sert à rien de pondre un droit) Après, le reste ne relève ni de raison, ni de transcendance, ni de l'éther, ni de morale, ni de Chuck Norris.
h16 Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Débat interessant je trouve. Épisodiquement, oui. J'ai parfois l'impression que si les libéraux aiment le principe de non agression, c'est surtout pour pouvoir légitimement exploser la tronche à ceux qui violent ce principe en premier . Ah, si tu as cette impression, moi, j'ai l'impression que tu continues à n'y rien comprendre du tout. Ça en devient pathologique, là.
Sloonz Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Et si je voulais jouer au con justement, je te répondrais "oui mais cette définition est creuse car elle ne nous apprend rien sur ce que devraient être ces règles", et on en reprend pour un tour. Oui, merci, c'est ce que je dis depuis le début: seule la morale peut nous dire ce que "devrait être" le droit, pas un hypothétique droit supérieur objectif. Pour juger le droit, il faut sortir du droit (enfin, on peut aussi juger de sa cohérence quand même). Le DN délimite ce qu'il ne faut pas faire à un crotale pour ne pas s'en prendre plein la gueule. Après, le reste ne relève ni de raison, ni de transcendance, ni de l'éther, ni de morale, ni de Chuck Norris. Il ne reste plus que Luke Skywalker . Je suis pourtant clair. Mon corps m'appartient mais des gangsters me le spolient par le monopole de la violence légale. Donc ton corps ne t'appartient pas a priori (dans le sens: la négation de ce concept est auto-contradictoire). Donc (à moins que tu n'aies une troisième option pertinente) c'est une valeur morale. C'est pas une insulte, tu sais. Maintenant, j'ai compris ce qu'était le droit naturel: une échelle de jugement morale qui permet de juger les droits de chaque société à la lumière du principe (moral) de non-agression.
h16 Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Il ne reste plus que Luke Skywalker . Non. Il fallait lire Obi Wan Kenobi. Ceci constituerait d'ailleurs une conclusion valable pour le débat.
Calembredaine Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Je te dis juste que le principe de non-agression sur lequel le DN se fonde est une règle morale Non. Une fois de plus vous n'avez pas lu l'intégralité de mon message. ça en devient lassant. Le Droit se découvre par la raison alors que la morale associe la notion de devoir qui a pour but le bien. Ces deux dernières notions sont subjectives.
Calembredaine Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Le problème est qu'il n'y a pas de définition objective de ce qu'est une agression si ce n'est qu'elle vient du sentiment d'être agressé ou pas. On peut se sentir agressé par simplement un regard ou une allusion et trouver parfaitement normal de se prendre des coups après être monté sur un ring de boxe.Le Droit Naturel fixe donc une frontière changeante, dépendant du ressenti de chacun mais se veut pourtant universel … Le DN est universel. Cela ne veut pas dire que l'anarcho-capitalisme est un modèle parfait. Il y aura toujours besoin de juges, d'arbitres et de tribunaux pour trancher les litiges. David Friedman évoque ce problème dans "vers une société sans Etat". Il dit qu'à l'évidence, il y a une différence entre bombarder la porte de son voisin à coup de laser et allumer une veilleuse au dessus de sa propre porte dont la lumière est visible chez le voisin. Dans les deux cas, il y a agression car des photons atteignent la porte du voisin. On trouvera toujours des gens procéduriers pour attaquer en justice un voisin dont la veilleuse est gênante. Mais dans les faits, il y aura très peu de procès. Par contre, dans le cas du laser, le procès ne fait aucun doute.
Calembredaine Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 J'ajouterais que d'accepter le principe de non agression ne dit rien sur la réponse à une agression et à la proportionalité de la réponse. Faut il gifler celui qui nous regarde de travers ? Couper la main aux voleurs ? Lapider les femmes adultères ? Poser des mines antipersonnelles dans son jardin ? Ici, vous introduisez la notion de peine ou de sanction. La notion de proportionnalité est importante. Vous devriez lire l'Ethique de la Liberté à ce sujet. Cela dit, je ne vois pas ce que viens faire ici votre exemple sur la lapidation des femmes adultères. L'adultère n'est en aucun cas une transgression du DN.
neuneu2k Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Cela dit, je ne vois pas ce que viens faire ici votre exemple sur la lapidation des femmes adultères. L'adultère n'est en aucun cas une transgression du DN. Tout a fait, on les juge, on les bannis et on les laisse mourir de faim et de soif dans le désert sous les rires de la foule en haut sur le rempart de la ville, mais les lapider ca serait une agression (Bon, non, je n’irai pas juste la, la rédemption tout ca…mais note que ce n’est pas incompatible avec le principe de non agression hein !)
Calembredaine Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Tout a fait, on les juge, on les bannis et on les laisse mourir de faim et de soif dans le désert sous les rires de la foule en haut sur le rempart de la ville, mais les lapider ca serait une agression (Bon, non, je n’irai pas juste la, la rédemption tout ca…mais note que ce n’est pas incompatible avec le principe de non agression hein !) Je n'ai pas compris. Qu'est-ce qui n'est pas incompatible avec le principe de non agression? Le fait de laisser mourir quelqu'un de faim et de soif dans le désert? C'est une agression caractérisée puisqu'il faut pour cela kidnapper la personne, l'amener de force dans le désert et l'empêcher d'en sortir ou d'obtenir de l'aide. NB: Je voulais mettre le nez de Sloonz dans sa crotte en pointant du doigt cette parfaite illustration de la différence entre morale et droit. Je le précise au cas où il aurait une fois de plus, "lu" les réponses qui lui sont faites en diagonale…
neuneu2k Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Je n'ai pas compris. Qu'est-ce qui n'est pas incompatible avec le principe de non agression? Le fait de laisser mourir quelqu'un de faim et de soif dans le désert?C'est une agression caractérisée puisqu'il faut pour cela kidnapper la personne, l'amener de force dans le désert et l'empêcher d'en sortir ou d'obtenir de l'aide. Bon, puisqu'il faut clarifier, dans beaucoup d'environnements naturels, entre exclu de la communauté est une cause probable de mort, donc le bannissement, tout 'non agressif' soit il (simple application de la liberté d'association… et de non association) est une peine extrêmement grave, et cette peine peut être appliquée totalement arbitrairement (la encore, liberté d’association). NB: Je voulais mettre le nez de Sloonz dans sa crotte en pointant du doigt cette parfaite illustration de la différence entre morale et droit. Je le précise au cas où il aurait une fois de plus, "lu" les réponses qui lui sont faites en diagonale… Il ne peut, ni ne doit y avoir de relation bijective entre la morale et le droit, mais prétendre que le droit peut être dissocié de toute morale est illusoire, même dans une vision totalement utilitariste, il faut bien déterminer les buts, et cette détermination normative, donc hors du domaine de la science, est bien un choix moral.
Hamster ancap Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 CITATION(Sanksion @ 29 Jan 09, 14:22) Et il n'y a pas de morale dans le scénario.De deux choses l'une: - soit l'axiome de non-agression (votre corps vous appartient, non ?) est une vérité à priori, et dans ce cas le DN est impossible à transgresser, et il ne sert à rien. - soit c'est un principe moral. (la troisième option, une loi empirique, me semble absurde dans ce contexte) Non,la morale est une chose subjective.Je peut décider arbitrairement de vénérer des poireaux et qu'il est moralement souhaitable de les enduire de creme,ca tombe du ciel et ne respecte pas l'axiome de non contradiction,contrairement au DN.Les mettre sur le même plan c'est du relativisme pur…mais ca fait plus de 25 pages qu'on le dit…
Invité Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Donc ton corps ne t'appartient pas a priori (dans le sens: la négation de ce concept est auto-contradictoire). Donc (à moins que tu n'aies une troisième option pertinente) c'est une valeur morale. Si je tue quelqu'un, je dirais au juge qu'à priori je n'ai tué personne puisque l'intéressé est mort. C'est cela, allez, bonne nuit.
Lancelot Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Comme c'est précisément la position que j'ai exposée précédemment qui est critiquée dans ces deux messages, je me permet de répondre. Non,la morale est une chose subjective.Je peut décider arbitrairement de vénérer des poireaux et qu'il est moralement souhaitable de les enduire de creme,ca tombe du ciel et ne respecte pas l'axiome de non contradiction,contrairement au DN.Les mettre sur le même plan c'est du relativisme pur…mais ca fait plus de 25 pages qu'on le dit… Ce qui est extrêmement relativiste c'est de considérer la morale comme une chose subjective. Dans l'exemple du culte du poireau ce n'est pas la morale en elle même qui est examinée mais l'interprétation de la morale par l'adepte dudit culte. Avec cette méthode on pourrait tout aussi bien dire qu'un tueur psychopathe a une attitude parfaitement morale dans la mesure où il pense que son action est bénéfique… Bref, si on ne veut pas priver la notion de morale de tout son sens il faut qu'il existe une morale objective. Oui, merci, c'est ce que je dis depuis le début: seule la morale peut nous dire ce que "devrait être" le droit, pas un hypothétique droit supérieur objectif. Pour juger le droit, il faut sortir du droit (enfin, on peut aussi juger de sa cohérence quand même). Cette difficulté est résolue si considère que le Droit, c'est de la morale rationalisée et imposée. En combinant cela avec ce que je dis précédemment on obtient plus ou moins : Le Droit positif s'appliquant sur un territoire est composé de parties rationalisées et imposées de l'interprétation de la morale par les dirigeants du peuple y habitant. L'efficacité de ce Droit positif augmente en fonction de la fidélité de cette interprétation par rapport à la morale objective. En deçà d'un certain seuil de respect de la morale objective, le Droit positif devient illégitime.
Hamster ancap Posté 29 janvier 2009 Signaler Posté 29 janvier 2009 Ce qui est extrêmement relativiste c'est de considérer la morale comme une chose subjective. Pourtant il me semble bien qu'il y a environ autant de morales que d'etres humains non? Enfin je veut dire…par essence la morale ne peut etre que subjective,à moins bien sur de se croire investit et seul dépositaire de la parole de dieu… Dans l'exemple du culte du poireau ce n'est pas la morale en elle même qui est examinée mais l'interprétation de la morale par l'adepte dudit culte. Avec cette méthode on pourrait tout aussi bien dire qu'un tueur psychopathe a une attitude parfaitement morale dans la mesure où il pense que son action est bénéfique…C'est effectivemment mon point de vue.D'ou le danger de se laisser guider par la morale en ignorant la sphere objective des choses,comme le font par ailleurs les collectivistes et les relativistes(attention de bien comprendre ce que je veut dire par la,entendre ceux qui veulent collectiviser par la force et ceux qui réduisent toute proposition à leur versan subjectif).Bref, si on ne veut pas priver la notion de morale de tout son sens il faut qu'il existe une morale objective.j'ai du mal à voir en quoi la morale perd son sens puisqu'elle est,par définition,la partie du systeme de croyance d'un individu decidant ce qui est "bien" et ce qui est "mal".Le meurtre peut s'averer etre consideré comme moral par un individu…ce qui ne légitime rien objectivement parlant,encore heureux!!!!Cette difficulté est résolue si considère que le Droit, c'est de la morale rationalisée et imposéereste a savoir la morale de qui^^Le Droit positif s'appliquant sur un territoire est composé de parties rationalisées et imposées de l'interprétation de la morale par les dirigeants du peuple y habitant. L'efficacité de ce Droit positif augmente en fonction de la fidélité de cette interprétation par rapport à la morale objective +1,j'ai juste du mal avec le terme de "morale objective",je prefere celui de "DN"qui pour moi ejecte toute notion…morale justement et reste dans le rationnel : quelles sont les regles necessaires pour que des hommes vivent ensemble durablement sans s'agresser et en restant cohérent au niveau de la logique des concepts.
Calembredaine Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Il ne peut, ni ne doit y avoir de relation bijective entre la morale et le droit, mais prétendre que le droit peut être dissocié de toute morale est illusoire, même dans une vision totalement utilitariste, il faut bien déterminer les buts, et cette détermination normative, donc hors du domaine de la science, est bien un choix moral. Je suis bien d'accord, la morale vient se greffer au droit tel un morpion dont on a un mal de chien à se débarrasser.
Calembredaine Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Bref, si on ne veut pas priver la notion de morale de tout son sens il faut qu'il existe une morale objective. La morale est par définition subjective puisqu'elle est fondée sur ce qui est "bien". Pour ma part, je considère que le respect du DN est "bien" et je considère immoral tout accroc au DN. Mais la morale ne s'embarrasse pas de raison, par conséquent elle ne peut en aucun cas être "objective", prétendre cela n'a aucun sens.
Invité Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Il est moral de casser la gueule d'un socialiste. C'est illégitime. Et c'est illégal en France. Il est immoral de laisser crever quelqu'un. C'est légitime. Et c'est illégal en France. C'est immoral de laisser quelqu'un fumer du crack. C'est légitime. etc… Aucun rapport entre légitimité et moralité. Mais il s'agit bien de propriété le concept clé du DN.
free jazz Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Non,la morale est une chose subjective.Je peut décider arbitrairement de vénérer des poireaux et qu'il est moralement souhaitable de les enduire de creme,ca tombe du ciel et ne respecte pas l'axiome de non contradiction,contrairement au DN.Les mettre sur le même plan c'est du relativisme pur…mais ca fait plus de 25 pages qu'on le dit… Les règles morales préexistent aux individus, elles se manifestent par une pression extérieure sur leurs décisions; elle ne sont donc pas une représentation mais un élément objectif. La morale est le produit d'une évolution sociale, d'une sélection des règles non contractuelles permettant la vie en société (ou encore la découverte de celles-ci). Dans la hiérarchie des normes, les règles morales informent les règles juridiques et procèdent d'une condition de la civilisation, d'une sorte de ciment qui crée de la contrainte. De même que l'éthique informe la déontologie, dans n'importe quelle profession libérale. Les valeurs orientent le droit. Pourtant il me semble bien qu'il y a environ autant de morales que d'etres humains non? Non. Il est courant que de petits malins croyant suivre leur propre penchant par anticonformisme ne font que suivre en réalité la morale commune. Par ailleurs il est étonnant de prétendre passer son temps à réfuter le relativisme, tout en l'admettant dans les grandes largeurs dans le domaine des valeurs. (sauf pour un bastion très réduit, un îlot rêvé de neutralité) Enfin je veut dire…par essence la morale ne peut etre que subjective,à moins bien sur de se croire investit et seul dépositaire de la parole de dieu… Ce qui est subjectif, ce sont les qualités ou les propriétés que l'on attribue comme appartenant au sujet. Or la norme morale ne dérive pas d'un choix, c'est une contrainte, un obstacle extérieur. Quant à se croire investi d'une mission et seul dépositaire de la vérité, les prêtres n'en ont nul monopole, plus dangereux sont les dogmatiques et les idéologues de tous poils, parmi lesquels on retrouve ceux qui croient au socialisme scientifique, ou même parfois dans le libéralisme scientifique. C'est effectivemment mon point de vue.D'ou le danger de se laisser guider par la morale en ignorant la sphere objective des choses,comme le font par ailleurs les collectivistes et les relativistes(attention de bien comprendre ce que je veut dire par la,entendre ceux qui veulent collectiviser par la force et ceux qui réduisent toute proposition à leur versan subjectif). En gros, la morale serait une tare subjective qui menacerait d'entâcher le bel édifice de l'infaillible système libéral scientifique. Le seul et unique cohérent, 100% pur et objectif, avec le cachet "axiome de non agression" approved. Mais alors comment est-ce possible que les masses laborieuses ne prennent pas conscience de la vérité historique du DN et se laissent ainsi tyranniser, exploiter et réduire en esclavage? Sont-elles aliénées ou stupides? Pourquoi tout le monde n'est-il pas anarcap? Faut-il y voir la main d'un complot collectiviste empêchant par la force la réalisation de ce système providentiel? Voire de dangereux relativistes alliés aux obscurs fous de dieux pour imposer leur subjectivisme moral à tout le monde. Plaisanterie à part, commencer à construire un droit soi-disant scientifique en réduisant le monde en deux catégories de personnes, les collectivistes et les individualistes, montre une sérieuse perméabilité de la théorie aux faits. En réalité, la majorité de la population n'est ni l'un, ni l'autre, elle se compose de suivistes. Mais surtout, tu prétends t'élever contre une "confusion", contre un "réductionnisme à la sphère subjective", alors que ta conception du droit naturel est entièrement subjective, complètement dérivée d'une fiction sollipsiste. Le versan objectif du DN, c'est la loi naturelle, qui fixe des buts moraux aux actions humaines, comme la protection de la vie. C'est précisément tout ce dont tu ne parles pas. La façon dont tu conçois le droit n'envisage que des qualités subjectives, attachées comme des propriétés au sujet. Est conforme au droit tout ce qui ne s'oppose pas à sa volonté et à son consentement. Donc ta conception du DN est relative à la façon dont tu imagines un sujet séparé et non à un ordre naturel, comme c'est la règle dans le jusnaturalisme classique, qui conçoit que la morale précède le droit. +1,j'ai juste du mal avec le terme de "morale objective",je prefere celui de "DN"qui pour moi ejecte toute notion…morale justement et reste dans le rationnel : quelles sont les regles necessaires pour que des hommes vivent ensemble durablement sans s'agresser et en restant cohérent au niveau de la logique des concepts. La nonagressitude durable?
Saxval Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Les règles morales préexistent aux individus, elles se manifestent par une pression extérieure sur leurs décisions; elle ne sont donc pas une représentation mais un élément objectif. La morale est le produit d'une évolution sociale, d'une sélection des règles non contractuelles permettant la vie en société (ou encore la découverte de celles-ci). Dans la hiérarchie des normes, les règles morales informent les règles juridiques et procèdent d'une condition de la civilisation, d'une sorte de ciment qui crée de la contrainte. De même que l'éthique informe la déontologie, dans n'importe quelle profession libérale. Les valeurs orientent le droit. Contrat social… (désolé …)
Calembredaine Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Pourquoi tout le monde n'est-il pas anarcap? - Parce que quand on a la force brute de son côté, il est plus simple d'exploiter et de voler autrui - Parce que vivre libre, ça peut faire peur - Parce que comme je le soulignais, la morale ne s'embarrasse pas de raison Le versan objectif du DN, c'est la loi naturelle, qui fixe des buts moraux aux actions humaines, comme la protection de la vie. N'importe quoi.
Nick de Cusa Posté 30 janvier 2009 Signaler Posté 30 janvier 2009 Contrat social… (désolé …) Dites, les services techniques du forum, il y a un écho. C'est assez génant. Y-a-t-il des réglages qu'on peut changer pour résoudre ce problème?
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