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Besancenot au pouvoir


Randy

Besancenot au pouvoir  

72 membres ont voté

  1. 1. Que feriez-vous?

    • Je quitte le pays
      29
    • Je prends la carte du NPA dans l'espoir de faire carrière
      11
    • J'organise ou je prends part à la "résistance"
      17
    • Je m'arme
      22
    • Je me suicide
      0
    • Je préfère ne pas l'envisager
      16


Messages recommandés

Posté
On devrait lancer un Nouveau Parti Antiétatiste. C'est avec ce genre de coup qu'on pourrait attirer un peu d'attenjtion.

Avec un open bar 24/24 alors :icon_up:

Posté
Je m'interroge sur le positionnement stratégique du NPA sur le marché politique. Quel est finalement l'objectif des dirigeants du parti : passer à la télé et publier leurs éditos dans Libé, croquer un peu de financement public, niquer à l'occasion en jouant les gourous des lycéennes en phase de révoltes contre cette société pourrie être populaire auprès des jeunes, disposer de places d'élus locaux dans des villes moyennes et d'un ou deux députés européens ? Tant qu'ils refuseront toute alliance avec le PS ils n'iront pas plus loin, et pour l'instant leur positionnement est clairement anti-PS.

S'allier avec le PS revient à avaler son extrait de naissance. Le PCF et les verts en sont un bon exemple.

EDIT: je constate qu'aucun libéral ne se suiciderait en cas de victoire du facteur. Bande de vilains individualistes !! :icon_up:

Posté
…je constate qu'aucun libéral ne se suiciderait en cas de victoire du facteur.

Ben non, pour une fois qu'on aurait l'occasion de flinguer légitimement du coco, on va pas rater bêtement la fête.

Posté
S'allier avec le PS revient à avaler son extrait de naissance. Le PCF et les verts en sont un bon exemple.

EDIT: je constate qu'aucun libéral ne se suiciderait en cas de victoire du facteur. Bande de vilains individualistes !! :icon_up:

héhéhé, cette option avait une but comique. Qui serait désespéré au point de se suicider?..quand même.

Posté
héhéhé, cette option avait une but comique. Qui serait désespéré au point de se suicider?..quand même.

Et les dépressions réactionelles alors ?

Posté
Quelqu'un d'autre que moi pense que Giscard d'Estaing et Chirac étaient des gauchistes déguisés? :icon_up:

La moitié du forum, probablement. L'autre s'en fiche.

Posté
Avenir du NPA : succès, puis effondrement, selon le politologue Raynaud

PARIS, 3 fév 2009 (AFP) - Philippe Raynaud, professeur de Sciences politiques à l'université de Paris-II Panthéon-Assas, juge que le Nouveau parti anticapitaliste (NPA) aura "de beaux jours pendant deux ou trois ans", mais est menacé de "s'effondrer avant la présidentielle" de 2012.

Q : Le NPA est-il une LCR "bis" ?

R : "Depuis les années 80-90 et le déclin du communisme, donc de l'idée révolutionnaire, la LCR qui est plus moderne que les deux autres partis trotskistes français (LO, POI), a un problème d'identité. Une partie minoritaire des militants considèrent que le logiciel bolchévique est périmé et sont prêts à se fondre dans un mouvement altermondialiste assez large. Le courant majoritaire, dont Olivier Besancenot, veut maintenir un trotskisme classique en élargissant ses bases. D'un point de vue interne, le moyen de garder l'ambiguïté, c'est de créer un Nouveau parti anticapitaliste. Le NPA, ce n'est plus officiellement un parti trotskiste. Il s'agit d'occuper une place qui serait culturellement celle des "gauchistes d'autrefois" et politiquement celle du Parti communiste français, mais sans vouloir gouverner".

Q : Le NPA bénéficie-t-il de la crise économique ?

R : "C'est leur pari. Tout le monde a un discours sur le thème +il faut sauver le capitalisme contre les dérives récentes+. Le NPA va être le seul à dire que c'est du capitalisme que nous vient tout le mal. Ils essaient de combler ce vide politique. Je n'y crois pas, parce qu'en France, la sensibilité antilibérale est très forte mais la sensibilité anticapitaliste moins. La LCR, c'est un anticapitalisme radical: ils pensent que la propriété privée doit à peu près disparaître".

Q : Quel avenir pour le NPA ?

R : "Le déclin radical du PCF, le recentrage des Verts et le manque de dynamisme du Parti socialiste lui ouvrent un boulevard. Dans un premier temps, le NPA aura un assez joli succès, notamment aux élections européennes où il fera cavalier seul sous prétexte qu'ils sont une organisation unitaire et large. D'ici deux ans, je parie qu'au lieu des 9.000 militants actuels, ils ne seront plus que 5.000, à cause de la difficulté à faire cohabiter des militants issus d'un parti très structuré et fondamentalement fermé comme la LCR avec des gens beaucoup moins structurés, sans expérience militante, qui vont se décourager. Ceux qui entrent au NPA en 2009 ne trouveront peut-être pas aussi séduisant qu'aujourd'hui de s'opposer à une alliance avec le PS (pour battre Nicolas Sarkozy) en 2012. Le NPA a de beaux jours pendant deux ou trois ans, mais cela va s'effondrer avant la présidentielle".

(badurl) http://www.npa2009.org/content/avenir-du-npa-succ%C3%A8s-puis-effondrement-selon-le-politologue-raynaud (badurl)

Posté

nelson.gif

Pris en flagrant délit, le Lucilio

Bon, une question sur le contrôle du parti. Si réellement la LCR passe de 3 000 adhérents à 9 000, comment prévoir l'influence des ces 6 000 jeunes cons nouvelles recrues. On imagine plus le parti trotskiste comme une secte bien vérouillée et muselée par la hiérarchie que comme un mouvement ouvert dont la base décide réellement de l'orientation politique, stratégique et organisationnelle.

Posté
Pris en flagrant délit, le Lucilio…

J'aime parfois lire un peu de poésie le vendredi après-midi :

Le socialisme ou l'écosocialisme, c'est le pouvoir des travailleurs dans tous les domaines et échelons de la vie politique, économique et sociale. C'est la démocratie des producteurs associés décidant librement et souverainement de quoi produire, comment et à quelles fins. Une telle réorganisation de l'économie et de la société suppose un premier niveau d'émancipation du travail, indispensable afin que les collectifs de travailleurs et de citoyens puissent prendre réellement en charge la marche des entreprises et la gestion des affaires publiques. Une réduction massive du temps de travail, rendue possible par les progrès technologiques, auxquels s'ajouteront la suppression du chômage et la répartition entre tous du travail nécessaire, pourvoira à ce besoin.

Le socialisme n'a évidemment rien à voir avec les politiques capitalistes des formations sociales-libérales telles que, en France, le parti dit « socialiste ». De même, il s'oppose radicalement aux dictatures bureaucratiques qui, de l'ex-URSS à la Chine, en ont usurpé le nom, alors même qu'elles reproduisaient des mécanismes d'exploitation et d'oppression qu'elles prétendaient combattre. Nous voulons avancer vers l'auto-organisation et l'autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d'organisation et d'expression politiques, syndicales et associatives. Il n’y aura aucun recul sur les libertés démocratiques, même formelles, conquises parfois sous le régime capitaliste. Le socialisme c’est au contraire le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue.

Parce qu'elle seule rendra possible des choix économiques démocratiques et rationnels, pris dans l'intérêt du plus grand nombre, la rupture avec le capitalisme est une condition nécessaire afin de stopper la crise écologique dont les effets catastrophiques commencent à se multiplier. Dans le cadre d'une nouvelle organisation de la société, dont la finalité sera l'utilité sociale et non plus le profit, les producteurs et les citoyens, autonomes et responsables, décideront de développer les activités économiques qui bénéficient à la collectivité, et écarteront celles qui mettent en danger les populations et leur environnement. Seule une société délivrée de la dictature du Capital sera en mesure de réconcilier l'Homme et la nature.

Une civilisation sans art et sans culture est une civilisation sans âme. La société émancipée du capitalisme mettra fin à la marchandisation des activités et des œuvres culturelles. Elle garantira l'accès de toutes et tous à la culture et favorisera le respect de la diversité culturelle.

Nous voulons construire un système d'organisation collective qui favorise et encourage l'épanouissement individuel de toutes les personnes, « une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement de tous » (Manifeste communiste). Le socialisme implique ainsi la fin de toutes les oppressions, de tout racisme et de toute discrimination ; le respect des cultures, des langues, des orientations sexuelles, des opinions philosophiques, religieuses, de la laïcité des administrations et pouvoirs publics.

(badurl) http://www.npa2009.org/content/projet-de-principes-fondateurs-du-%C2%AB-nom-du-parti-%C2%BB (badurl)

Posté
Bonne analyse.

Ce n'est pas de Besancecon qu'il faut avoir peur. Je pense que les caciques actuels (Aubry, Sarko, Ségo) feront plus de dégâts, plus durables et plus profonds que le facteur rhésus.

Crois-moi si tu veux, mais même dans un pays socialogluant comme la Belgique, la France paraît communiste. Et je crois bien plus en la possibilité de fuir ce pays que la France lorsque les choses vont sentir le pâté.

+1 Je suis aussi déjà parti et planifie de me casser encore plus loin à moyen terme.

Le danger, ce n'est pas Besancecon au pouvoir. Ca ne va pas arriver. C'est la besanceconisation des esprits, donc des programmes qui est le réel danger et qui est en train de se produire en France. Je parle de la migration des propositions anticapitalistes vers les partis de gouvernements à des fins électorales. Ca se produit déjà dans tout le spectre politique avec la reprise des idées suivantes "interdiction ou contrôle des licenciements, et des délocalisations", "augmentation du salaire minimum et plafonnement de certains salaires élevées"…

Posté
Le FN a piqué le vote ouvrier français à la gauche sur base du discours de l'immigration (un étranger=un chômeur français). Comme Besancenot garde le même discours preo-immigration que le reste de la gauche, les ouvriers qui votent aujourd'hui FN vont continuer à le faire.

Et à part ces ouvriers, je ne vois aucun pas d'électeurs susceptibles de voter NPA.

Oui et non. Dans un sens je suis d'accord avec toi, du fait que je pense que le FN gardera un certain électorat (10% ça reste conséquent). Dans un autre sens, même si dans l'absolu à mon avis les ouvriers électeurs FN continueront à voter FN, l'hypothèse de l'ouvrier sensible aux discours démagogique et dans le contexte d'un ras le bol qui se laisse séduire par un discours anti-patron me paraît possible. Le racisme, du moins la xenophobie a fait mouche auprès d'une certaine frange populaire, le racisme de classe pourrait faire tout autant.

Posté
Avenir du NPA : succès, puis effondrement, selon le politologue Raynaud

C'est tout ce qu'on lui souhaite.

Posté
Et après-demain, le NPA aura disparu ou aura été déserté. Ce pseudo parti n'est simplement pas viable autrement que sous la forme de groupuscule : il est ennemi du PCF, qui est le seul parti d'extrême-gauche à avoir une véritable assise territoriale, seule chose qui permet de durer en donnant des petits postes de pouvoir aux cadres ; il est impossible que le NPA phagocyte les écologistes qui sont une composante essentielle de l'extrême-gauche ; le NPA réunit sur un programme de refus - et pas de gouvernement - des gens totalement opposés - comme des trotskystes et maoïstes adeptes du "centralisme démocratique" dur face à des libertaires et autres jeunes exaltés rétifs à tout cadre et disicpline - qui seront incapables de rester ensemble sur le long terme. La culture de l'extrême-gauche, c'est la division et les luttes fratricides entre chapelles. Et ça, depuis 100 ans. L'extrême-gauche, c'est 5 (!) candidats aux dernières présidentielles, dont trois trotskystes. Jamais Besancenot n'arrivera à conserver tout ce monde ensemble assez longtemps comme l'a fait un Le Pen.

+1

L'ennemi principal du NPA c'est lui-même. Les trotskystes ne sont historiquement jamais arrivé s'unir de manière durable. D'ailleurs Besancenot reste hostile au projet du Front de Gauche (d'extrême gauche surtout) de Mélenchon.

Posté
…l'hypothèse de l'ouvrier sensible aux discours démagogique et dans le contexte d'un ras le bol qui se laisse séduire par un discours anti-patron me paraît possible.

Je ne pense pas. Regarde ce qui se passe aujourd'hui au Royaume-Uni : les ouvriers demandent-ils la tête des patrons ? Non, ils demandent que soient exclus les étrangers de nombreux secteurs d'activité économique.

…projet du Front de Gauche (d'extrême gauche surtout) de Mélenchon.

Ça, par contre, ça pourrait bien marcher, le projet de Méchancon. C'est-à-dire une manière de Linke à la française, une extrême-gauche pure et dure, mais programmatique et prête à aller au gouvernement avec le reste de la gauche.

C'est tout ce qu'on lui souhaite.

D'un autre côté, je trouve balèze le NPA d'avoir posté un tel article sur leur site.

Posté
D'un autre côté, je trouve balèze le NPA d'avoir posté un tel article sur leur site.

Lucide et auto-dérisoire. Cynique.

Posté
Je ne pense pas. Regarde ce qui se passe aujourd'hui au Royaume-Uni : les ouvriers demandent-ils la tête des patrons ? Non, ils demandent que soient exclus les étrangers de nombreux secteurs d'activité économique.

Bien vu, c'est vrai que la vieille garde risque pas de devenir des anti-patrons de la sorte. Néanmoins comme l'a justement fait remarquer G7H+, la besancenoconisation des esprits gagne du terrain, surtout chez les jeunes. Des jeunes couillons qui sont les travailleurs branleurs de demain, avec une moins bonne cohérence idéologique et une autre approche que les anciens trotskystes : de djeuns peu intéressés par la construction idéologique et le marxisme théorique pure souche, qui perçoivent le travail comme quelque chose de néfaste, perdus dans les délires d'accoucher d'une nouvelle société sans contraintes.

Posté
…la besancenoconisation des esprits gagne du terrain, surtout chez les jeunes.

Là, je suis d'accord. Et c'est tout le drame du socialisme en France est qu'il n'a jamais vraiment renié le marxisme ni adopté franchement la social-démocratie comme partout ailleurs en Europe.

La désastreuse tendance des socialistes en France est de dire, quand ils ne sont pas au pouvoir, qu'ils doivent mettre la barre plus à gauche pour récupérer leur électorat. En France, les socialistes ont, finalement, honte de dire qu'ils sont de centre-gauche. C'est le genre de chose qu'on ne verra jamais en Allemagne, où le SPD assume la social-démocratie sans problème et où il ne viendra jamais aux dirigeants de ce parti de mettre la barre à gauche parce Die Linke a fait un bon score aux dernières élections.

Posté

le NPA réunit sur un programme de refus - et pas de gouvernement - des gens totalement opposés - comme des trotskystes et maoïstes adeptes du "centralisme démocratique" dur face à des libertaires et autres jeunes exaltés rétifs à tout cadre et disicpline - qui seront incapables de rester ensemble sur le long terme. La culture de l'extrême-gauche, c'est la division et les luttes fratricides entre chapelles. Et ça, depuis 100 ans.

En tant que libéral, je me sens envahi d'une énorme bouffée de complexe de supériorité. Heureusement que nous, nous ne sommes pas aussi cons que ces cons, hein.

Posté
Heureusement que nous, nous ne sommes pas aussi cons que ces cons, hein.

Pour autant que je sache, personne ne fantasme ici sur Aurel président de la République.

Posté

Je suis presque d'accord avec Lucilio et Largo. Sauf qu'on aurait pu faire une analyse assez similaire en Allemagne avant 1930. Qui vivra verra. En plus, j'approuve aussi G7H+. Le risque de contamination durable et profonde est important. Crucial, même.

Posté
Le socialisme n'a évidemment rien à voir avec les politiques capitalistes des formations sociales-libérales telles que, en France, le parti dit « socialiste ». De même, il s'oppose radicalement aux dictatures bureaucratiques qui, de l'ex-URSS à la Chine, en ont usurpé le nom, alors même qu'elles reproduisaient des mécanismes d'exploitation et d'oppression qu'elles prétendaient combattre.

Entre la lutte contre la démocratie bourgeoise et le refus de la dictature du prolétariat, la voie est mince pour accomplir leur rêve de révolution. Et bien-sûr le vrai communisme n'a jamais existé, le meilleur est à venir etc. Quelle bande de tarés.

Nous voulons avancer vers l'auto-organisation et l'autogestion démocratiques de la société, et cela implique les plus larges libertés d'organisation et d'expression politiques, syndicales et associatives. Il n’y aura aucun recul sur les libertés démocratiques, même formelles, conquises parfois sous le régime capitaliste. Le socialisme c’est au contraire le règne de la démocratie la plus réelle et la plus étendue.

C'est exactement le programme des bolchéviques en 1917 : république des conseils et multiplication des soviets, qui conduit mécaniquement aux mêmes organisations militarisées qui marchent au pas du leader. L'idéologie reste donc fondamentalement léniniste, l'héritage même que les trotskystes disputaient aux staliniens. Malgré le maquillage libertaire et le changement d'icône, le discours est fossilisé dans une gangue collectiviste intangible. Il faudrait leur signaler d'ailleurs que si Trotsky massacra impitoyablement les anarchistes lorsqu'il commandait l'armée rouge, le Che nouvelle idole du NPA n'était pas plus coulant à l'égard des libertaires, qu'il a joyeusement fait fusiller aussitôt qu'il fut en charge des exécutions de traîtres à Cuba.

Posté
Pour autant que je sache, personne ne fantasme ici sur Aurel président de la République.

Toi tu ne sais pas ce que c'est que d'avoir des rêves.

Posté
Sauf qu'on aurait pu faire une analyse assez similaire en Allemagne avant 1930.

:icon_up: Tu plaisantes !? Tu crois que la situation sociale, politique et économique de l'Allemagne des années '30 a un quelconque rapport avec la France de 2009 ?

Posté
:icon_up: Tu plaisantes !? Tu crois que la situation sociale, politique et économique de l'Allemagne des années '30 a un quelconque rapport avec la France de 2009 ?

Pas avec la France de 2009. Mais, la France des années 2010, ça reste à voir.

Posté
Pour mémoire, Le Pen n'est pas arrivé au pouvoir. Besancenot ne sera jamais élu président.

Le Pen n'y est pas parvenu car il avait la gauche et la droite contre lui. Besancenot quant à lui aurait une grande partie de la gauche avec lui.

C'est moral si tout ceci n'est pas forcé. Mais le problème des communistes c'est que malheureusement ils veulent imposer leur vision de la société à tous. Le capitalisme quant à lui n'impose rien. Tout est contractuel. Tout est moral.

L'autre problème du communisme c'est que c'est inefficace. Travailler pour les autres et non pour soi-même amène la pauvreté. Malheureusement les preuves ne manquent pas…

La société émancipée du capitalisme mettra fin à la marchandisation des activités et des œuvres culturelles.

Sans cette marchandisation nous serions aujourd'hui dénué des oeuvres de Mozart, de Michel-Ange, de Chaplin etc.

Posté
Besancenot quant à lui aurait une grande partie de la gauche avec lui.

Que de si : il faudrait que Besancenot devance le candidat PS au premier tour et il faudrait ensuite que toute la gauche, pas seulement une grande partie, vote pour lui au second. Parfaitement illusoire.

Posté
On devrait lancer un Nouveau Parti Antiétatiste. C'est avec ce genre de coup qu'on pourrait attirer un peu d'attention.

J'avais proposé l'idée d'un parti antisocialiste l'année passée, actant que c'est foutu pour longtemps, toute idée d'un parti libéral en France. On m'avait traité de poujadiste.

Le FN a piqué le vote ouvrier français à la gauche sur base du discours de l'immigration (un étranger=un chômeur français). Comme Besancenot garde le même discours preo-immigration que le reste de la gauche, les ouvriers qui votent aujourd'hui FN vont continuer à le faire.

Et à part ces ouvriers, je ne vois aucun pas d'électeurs susceptibles de voter NPA.

Mais la LCR, contrairement à LO et aux autres sectes communistes, n'a jamais été un parti ouvrier. ça a toujours été depuis ses débuts au lendemain de mais 68, un parti d'intellos et de petits bourges pétris de romantisme révolutionnaire. La LCR recrutait principalement dans ce milieu. Il est vrai que la donne a légèrement changé depuis Besancenot, qui essaye de se tailler avec le concours des médias complaisants une image de prolo proche des ouvriers, alors qu'il est un pur produit de l'intelligentsia parisienne et boboïde.

Mon cher Lucilio, on voit que tu manques encore de culture révolutionnaire prolétarienne.

Posté
Mais la LCR, contrairement à LO et aux autres sectes communistes, n'a jamais été un parti ouvrier.

Je sais, puisque j'avais bien précisé ci-dessus que son électorat se composait de djeuns et de fonctionnaires. Je disait simplement que même en considérant cette possibilité, les ouvriers ne devraient pas plus voter pour le NPA qu'ils ne votent pour le PCF. Dans les faits, les deux partis ouvriers sont bien le PS (ce qui prouvent bien que les ouvriers ne sont pas des allumés du Grand Soir) et le FN (grâce à la fallacieuse séduction économique du discours anti-immigré).

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