xxc Posté 11 février 2009 Signaler Posté 11 février 2009 Oui pour l'admissibilité ; ensuite, pour l'admission, il y a un entretien. J'ai enseigné un peu les maths dans un IUT de gestion (Paris XII). Les étudiants étaient très sérieux et charmants. Sans doute avaient-ils été sélectionnés à l'entrée.
Pax In Terris Posté 15 février 2009 Signaler Posté 15 février 2009 en fait ce qui compte est surtout de pouvoir sélectionner. Pas uniquement pour n'avoir que de bons étudiants : il y a aussi un aspect motivation : de même que tout ce qui est gratuit est plus facilement vandalisable, ce qui n'est pas obtenu après une sélection n'est pas motivant. En France les ENS, Polytechnique ont un niveau tout à fait comparable aux grosses universités internationnales. A la fac tu es obligé de prendre le tout venant dont on abaisse chaque année par décision ministérielle le niveau (en mettant la barre de x% à x+y % d'une classe d'age qui a le bac et donc le "droit à" l'université). La logique de la sélection n'est pas vraiment une logique libérale. En effet, si l'enseignement est totalement privé et libre, alors le rapport entre les élèves et les écoles est un rapport de clients à prestataires de services. Et les clients, qui payent, peuvent bien évidemment choisir les enseignements qu'ils choisissent et espérer en avoir pour leur argent. Dans un système d'enseignement gratuit, l'un des effets de la gratuité est de provoquer un exces de la demande sur l'offre. Il y a donc une pénurie (d'enseignement). Toute pénurie entraîne nécessairement, si elle est organisée, un mécanisme de rationnement. Ce que l'on appelle la "sélection" n'est rien d'autre que l'organisation du rationnement de l'enseignement. Ce que les libéraux doivent prôner, ce n'est pas la sélection, mais l'établissement d'un système d'enseignement libre qui ne provoque pas de pénurie.
h16 Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 Le raisonnement se tient, mais on (les socialauds) te rétorquera qu'un enseignement totalement libre (i.e privé), c'est l'instauration d'une sélection … sur l'argent . Ce qui ne sera pas totalement faux puisque même dans le cas des bourses distribuées par des universités privés, on est dans le cas d'une sélection à la bourse (on n'en donne qu'aux meilleurs, par exemple).
Largo Winch Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 Il est toujours amusant de constater que certains libéraux qui prônent la liberté d'enseignement ne veulent pas entendre parler de sélection.
h16 Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 Il est toujours amusant de constater que certains libéraux qui prônent la liberté d'enseignement ne veulent pas entendre parler de sélection. … qui est pourtant la résultante d'une liberté d'organiser l'enseignement comme on le souhaite. De toute façon, si on prend exemple sur ce qui existait jadis, que ce soit les universités ou les compagnons, n'entrait pas qui voulait.
Largo Winch Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 Tout à fait. A noter que dans le même genre, on a déjà vu sur ce forum des libéraux qui souhaitent la liberté de l'enseignement, mais à condition de ne pas entendre parler d'une suppression du bac, d'une remise en cause du système actuel des grandes écoles, ou, plus récemment, de la mise en place de méthodes d'enseignement individualisées car jugées trop individualistes et progressistes, la pédagogie Rrrrépublicaine traditionnelle devant être maintenue envers et contre tout. J'observe toujours avec beaucoup d'intérêts les discussions autour de l'école sur liberaux.org. Je trouve qu'elles sont assez révélatrices du fait que le libéralisme a peu de chance de progresser dans ce pays, quand on constate que, y compris chez certains libéraux, la liberté est chérie dans ses principes mais récusée dans ses applications concrètes.
José Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 …on a déjà vu sur ce forum des libéraux … on constate que, y compris chez les libéraux… Tu la vois, la faille de ton raisonnement ?
free jazz Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 La sélection par l'échec c'est bien, mais pas suffisant si les diplômes ne valent pas plus que des assignats. Il faudrait aussi une sélection à l'entrée, puisque sinon des dévaluations régulières de ce papier auront lieu pour les adapter au discrédit qui les frappe à force de clowneries. En pratique les enseignants chercheurs doivent reprendre à l'université le savoir qui n'est plus enseigné à l'école. Ainsi, parce qu'il ont finit par admettre l'étendue des dégâts quant à l'abaissement du niveau d'étudiants incapables de rédiger correctement, des cours de rattrapage d'orthographe et de syntaxe sont organisés. Voilà où en est l'université, à faire le boulot du collège, qui lui-même remplit l'office du primaire. Logique, en Fraônce, l'affreuse rencontre du centralisme jacobin, du pédagogisme bourdieusien et d'une lutte contre la discrimination confinant à l'hystérie, a interdit toute sélection à l'entrée des universités comme à celle des boîtes de nuit. Au nom du droit à l'abrutissement collectif. La prochaine étape sera la suppression de la sélection pour le recrutement des profs, au motif que les critères actuels ne reflètent pas assez la diversité de la nouvelle société. Adaptation nécessaire à l'évolution du système: pourquoi le ministère devrait continuer à recourir à des doctorants agrégés pour apprendre à conjuguer le participe passé et le distinguer de l'infinitif? Hypocrisie, lâcheté, reculades et mensonge sont les mamelles de la grande fabrique de crétins léguée à une jeunesse dupée et abrutie d'illusions, à qui l'on fait croire que leurs diplômes pourraient un jour être monnayés contre un emploi sérieux, alors qu'il faudra bientôt recruter un caissier à bac +5 pour avoir le niveau d'un bachelier d'antan. La pseudo autonomie des universités ne changerait rien à cette tendance lourde : malgré les cris de la corporation qui y voit une atteinte à ses privilèges, les enseignants chercheurs seront plus que jamais soumis à l'inquisition gouvernementale à travers la mise en place de la multiplication des contrôles et des statistiques. Il en va de l'EN comme de la SNCF, le seul moyen pour briser ces forteresses ennemies du peuple est de les démanteler. Il faut en finir avec cette école-prison républicaine, comme le proposait le philosophe libertaire Michel Foucault.
Sous-Commandant Marco Posté 16 février 2009 Signaler Posté 16 février 2009 Tout à fait.A noter que dans le même genre, on a déjà vu sur ce forum des libéraux qui souhaitent la liberté de l'enseignement, mais à condition de ne pas entendre parler d'une suppression du bac, d'une remise en cause du système actuel des grandes écoles, ou, plus récemment, de la mise en place de méthodes d'enseignement individualisées car jugées trop individualistes et progressistes, la pédagogie Rrrrépublique traditionnelle devant être maintenue envers et contre tout. J'observe toujours avec beaucoup d'intérêts les discussions autour de l'école sur liberaux.org. Je trouve qu'elles sont assez révélatrices du fait que le libéralisme a peu de chance de progresser dans ce pays, quand on constate que, y compris chez certains libéraux, la liberté est chérie dans ses principes mais récusée dans ses applications concrètes. +1 Si on libérait complètement l'enseignement, on assisterait très vraisemblablement à la disparition de l'éducation et de l'université telles que nous les connaissons aujourd'hui. C'est à mon avis un des domaines qui changerait du tout au tout s'il était libéralisé, à la différence de l'agriculture ou du secteur automobile.
Nick de Cusa Posté 17 février 2009 Signaler Posté 17 février 2009 Les Universite datent de bien avant l´ingerence de l´Etat dans l´enseignement. Il est toujours amusant de constater que certains libéraux qui prônent la liberté d'enseignement ne veulent pas entendre parler de sélection. Ou s´offensent et accusent les gens de promouvoir une "ideologie de haine" (je n´invente rien) quand on dit qu´il n´est nul besoin d´etre employe par l´Etat pour travailler dans l´éducation et nul besoin que l´État s´en mèle.
ledubitatif Posté 17 février 2009 Signaler Posté 17 février 2009 La logique de la sélection n'est pas vraiment une logique libérale.En effet, si l'enseignement est totalement privé et libre, alors le rapport entre les élèves et les écoles est un rapport de clients à prestataires de services. Et les clients, qui payent, peuvent bien évidemment choisir les enseignements qu'ils choisissent et espérer en avoir pour leur argent. Comme n'importe quel prestataire de service une école peut choisir de refuser certains élèves, elle a beaucoup de raisons valables pour le faire : problème de niveau, de comportement, d'orientation, profil pédagogique particulier…Aucune école ne disposant de place à l'infini la sélection est toujours là, même si c'est sous la forme "premier arrivé premier servi". Ce qui pose problème n'est pas la sélection en tant que telle mais le fait que les établissements d'enseignement n'aient aucune liberté pour la mener correctement. C'est le glorieux règne du centralisme absurde, et de l'intervention politique à tout va.
john_ross Posté 17 février 2009 Signaler Posté 17 février 2009 Sur l'université un diner débat sera organisé par le cercle Frédéric Bastiat avec comme orateur J-L Caccomo à Dax le Samedi 7 mars. http://www.bastiat.net/fr/ Le samedi 7 mars 2009 à 20h00 à Saint-Paul-lès-Dax. L'Assemblée Générale annuelle aura lieu à 19H00 . L'orateur : Monsieur Jean-Louis Caccomo, Maître de Conférences à l'Université de Perpignan Le thème : L'ÉVOLUTION ACTUELLE DE L'UNIVERSITÉ FRANÇAISE, du désastre à l'espoir
Largo Winch Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Ou s´offensent et accusent les gens de promouvoir une "ideologie de haine" (je n´invente rien) quand on dit qu´il n´est nul besoin d´etre employe par l´Etat pour travailler dans l´éducation et nul besoin que l´État s´en mèle. La journée avait été difficile ?…
Nick de Cusa Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 La journée avait été difficile ?… Je ne sais pas, il faudrait demander a l´intéressé, qui avait eu la diginite a ce moment la de nous faire le coup du si c´est comme ca, je me casse en claquant la porte a grand fracas.
jubal Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Il est toujours amusant de constater que certains libéraux qui prônent la liberté d'enseignement ne veulent pas entendre parler de sélection. De selection imposee et obligatoire effectivement non. Les etablissements selectionnent si ca leur chante, d'ailleurs ca marche deja comme ca dans le prive a l'heure actuelle (au moins dans certains pays). Certain etablissements selectionnent, d'autres non, et les criteres de selection sont tres variables (et pas toujours academiques). Quelque chose doit m'echapper dans ce debat sur la selection, j'arrive pas a voir en quoi il y a debat. Et aussi pourquoi c'est si important. edit: ca y est je me souviens, le probleme etait dans la selection par des etablissements publique, et non pas prive.
Nick de Cusa Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Quant à l´absence de sélection, on rappelera utilement que nos maîtres se réservent le droit de la pratiquer de facon tout a fait illégale, mais au grand jour, preuve de l´incroyable sensation d´immunité où leur contrôle du pays les a placés, aux Lycées Louis Le Grand et Henry IV. On y est admis en seconde sur dossier. C´est pour moi le meilleur symbole du vrai taux de pourrissement du pays, quand un petit groupe dans un petit quartier peut pratiquer sans même s´en cacher ce qu´il refuse au reste de la population, tout en éduquant cette population de la naissance à la mort sur le fait que cette pratique est une mauvaise chose.
Krissou Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Quant à l´absence de sélection, on rappelera utilement que nos maîtres se réservent le droit de la pratiquer de facon tout a fait illégale, mais au grand jour, preuve de l´incroyable sensation d´immunité où leur contrôle du pays les a placés, aux Lycées Louis Le Grand et Henry IV. On y est admis en seconde sur dossier.C´est pour moi le meilleur symbole du vrai taux de pourrissement du pays, quand un petit groupe dans un petit quartier peut pratiquer sans même s´en cacher ce qu´il refuse au reste de la population, tout en éduquant cette population de la naissance à la mort sur le fait que cette pratique est une mauvaise chose. Pas grand chose à rajouter…
Astha Posté 18 février 2009 Signaler Posté 18 février 2009 Je trouve ce genre d'arguments disproportionnés vis-à-vis des tripatouillages des incompétents de l'UMP
ShoTo Posté 19 février 2009 Signaler Posté 19 février 2009 Quant à l´absence de sélection, on rappelera utilement que nos maîtres se réservent le droit de la pratiquer de facon tout a fait illégale, mais au grand jour, preuve de l´incroyable sensation d´immunité où leur contrôle du pays les a placés, aux Lycées Louis Le Grand et Henry IV. On y est admis en seconde sur dossier.C´est pour moi le meilleur symbole du vrai taux de pourrissement du pays, quand un petit groupe dans un petit quartier peut pratiquer sans même s´en cacher ce qu´il refuse au reste de la population, tout en éduquant cette population de la naissance à la mort sur le fait que cette pratique est une mauvaise chose. oui enfin si t'as le niveau, tu réussis partout hein
Layen Posté 19 février 2009 Auteur Signaler Posté 19 février 2009 Je trouve ce genre d'arguments disproportionnés vis-à-vis des tripatouillages des incompétents de l'UMP Ridicule… Que diraient-ils si la réforme était REELLEMENT libérale? Et non une réformette, comme toujours avec ce gouvernement. Haha, vous noterez le vocable "BIATOSS"… C'est beau, c'est bureaucratique, c'est vivant!
E.T. bleu Posté 19 février 2009 Signaler Posté 19 février 2009 Les BIATOSS, c'est les distributeurs de BIACTOL ?
Nick de Cusa Posté 19 février 2009 Signaler Posté 19 février 2009 oui enfin si t'as le niveau, tu réussis partout hein Il n´y a rien dans le post auquel tu réponds qui donne à penser que je suis en désaccord avec cette évidence.
Invité rogermila Posté 19 février 2009 Signaler Posté 19 février 2009 Image de la manif C'en est presque caricatural ….à pleurer .
Layen Posté 20 février 2009 Auteur Signaler Posté 20 février 2009 Il manque des Djeunzs à Ponchos. C'est bien ça le hic: toutes ces manifs puent les vieux soixante-huitards aigris… Pas vraiment de place pour la jeunesse. Oui, moi aussi je commence à être un peu aigri.
Invité rogermila Posté 20 février 2009 Signaler Posté 20 février 2009 toutes ces manifs puent les vieux soixante-huitards aigris… Tout à fait. Le gus au chapeau est la caricature même du bobo universitaire bien étato-corporatiste.
le dernier dino Posté 20 février 2009 Signaler Posté 20 février 2009 Tout à fait.Le gus au chapeau est la caricature même du bobo universitaire bien étato-corporatiste. …Ou alors un berger corse qui visite Paris.
Saucer Posté 20 février 2009 Signaler Posté 20 février 2009 Tout à fait. Le gus au chapeau est la caricature même du bobo universitaire bien étato-corporatiste. Si on pouvait éviter le surendettement épithète, ça fait vraiment caricature de libéral scolaire idéologico-capitaliste.
Calembredaine Posté 21 février 2009 Signaler Posté 21 février 2009 Tout à fait. Le gus au chapeau est la caricature même du bobo universitaire bien étato-corporatiste. Il fait surtout un peu "gay-pride".
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