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Formatage intellectuel et radios


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  h16 a dit :
A les prendre ouvertement pour des imbéciles, tu vas t'attirer des soucis ou une femme russe.

Y a une différence ? :icon_up:

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En tout cas depuis que sur BBc en 1940 un continental s'est exprimé et ensuite suite à la transmission sur Europe Libre des seules info valables il est à se demander comment cela se fait que les radios régionnaux européens existent encore?

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ah moi la radio je trouve ca lobotomisant ca m'horripile je deteste ca.

et les animateurs et journaleux sont retardes c'est pitoyable.Et puis la pub c'est mongolien.

et ca fait du bruit.

voila

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  aludosan a dit :
En voiture, je capte ce que je peux. Pour le reste, lire le message de Rocou ( plus haut sur ce même fil) pour comprendre le mode de vie du pékin lambda (que je suis…).

Par ailleurs, la question ne visait pas à ME sortir des eaux marécageuses de l'ignorance: à tort ou à raison on peut supposer (de par ma simple présence sur ce Forum) que je suis déjà sauvé ( ou presque ?). Elle visait à savoir si d'autres pensent aussi que, parmi les grands vecteurs d'une pensée "de masse" (ce qui forme "l'état d'esprit" du plus grand nombre) nous ne sommes pas en train de sous-estimer l'importance de la radio.

Nous sommes tous en train de vitupérer contre le JT de 20 heures, contre l'EdNat: probablement à juste titre. Mais surtout contre l'idéologie défendue par tel ou tel grand théoricien, présent ou passé. Et là… je suis dubitatif quant à l'importance réelle de la chose. Le mode de pensée de l'électeur moyen est-elle plus influencée par Alain Minc ou bien par les innombrables bien-pensants qui débattent à longueur de journée de ce que l'Etat devrait faire dans des milliers de domaines ( pêche, circulation, justice, santé, commerce, etc.) ? Sans évoquer ne serait-ce qu'une fois l'idée que, du côté de l'Etat, le plus urgent c'est de ne rien faire ! "Rien Sire, surtout ne faites rien!"

Là ou les journalistes commencent vraiment à déraper, c'est quand ils commencent à faire de la diction, cad à modifier leur voix en fonction des infos qu'ils donnent, je trouve ca choquant ( ca se fait aussi au niveau des jt , avec l'expression faciale en plus) .

Sinon écouter la radio (perso) je me suis rendu compte qu'on en sortait rarement grandi ou réellement mieux informé que si on ne l'écoutait pas.

Pour en revenir à la manipulation de masse voulue ou non , ca me semble évident, ca a toujours été et ca sera toujours, mais on n'en est plus trop conscient a partir du moment ou on a plus d'avis critique à l'égard de ce qui est dit (prendre l'habitude).

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  Théo31 a dit :
Aucune idée, je n'écoute jamais la radio.

Je veux bien. Mais la plupart de nos concitoyens, eux, l'écoutent.

  JIM16 a dit :
ah moi la radio je trouve ca lobotomisant ca m'horripile je deteste ca.

et les animateurs et journaleux sont retardes c'est pitoyable.Et puis la pub c'est mongolien.

et ca fait du bruit.

voila

Ergo: la plupart de non concitoyens sont lobotomisés (ou risque del'être)

  ripat a dit :
Là ou les journalistes commencent vraiment à déraper, c'est quand ils commencent à faire de la diction, cad à modifier leur voix en fonction des infos qu'ils donnent, je trouve ca choquant ( ca se fait aussi au niveau des jt , avec l'expression faciale en plus) .

Sinon écouter la radio (perso) je me suis rendu compte qu'on en sortait rarement grandi ou réellement mieux informé que si on ne l'écoutait pas.

Pour en revenir à la manipulation de masse voulue ou non , ca me semble évident, ca a toujours été et ca sera toujours, mais on n'en est plus trop conscient a partir du moment ou on a plus d'avis critique à l'égard de ce qui est dit (prendre l'habitude).

D'accord.

Mais est-ce bien raisonnable de traiter avec autant de mépris le phénomène? Et ensuite se lamenter de la stupidité des gens ?

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Tout est question de disponibilité.

Tant que j'étais en home office, je consultais l'information sur Internet uniquement.

Mais lorsque j'ai repris un travail sans dispoonibilité pour lire les infos sur le net, et que je devais me taper presqu'une heure de trajet à l'aller comme au retour, ce qui m'obligeait à me lever tôt et quitter le domicile sans avoir le temps de démarrer mon PC, je peux vous dire que j'ai ressenti comme une énorme frustration à n'entendre que les news sélectionnées et conscientieusement formatées par la / les radios.

J'ai rapidement tenté de mettre quelques podcasts de mises notamment, mais j'ai aussi loupé plusieurs fois ma route…

Au bout de trois mois, cette histoire a mal tourné… entre mon employeur et moi :icon_up:

Bref ! L'avenir est à la convergence multimédia entre la radio, la télé et le net. L'internet mobile se développant, nous aurons dans quelques temps le loisir d'accéder à moindre frais aux radios internet de n'importe ou, et ce sera une excellente chose, la solution à nos problèmes d'informations consensuelles prédigérées.

Tout dépendra du "quelques temps"…

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Pourquoi prendre toujours les autres pour des imbéciles ?

L'influence des journalistes est plus faible que ne le pensent les journalistes.

Il en est de même pour celle des enseignants (puisque l'EN est comme toujours ici traîné au banc des accusés).

Je ne sais si vous l'avez remarqué mais aux élections, les partis de gauche sont loin de rassembler 90 % des suffrages exprimés.

Et bien que les enseignants aient été massivement de gauche sous la Ve République, la gauche a très peu gouverné ce pays sous ce régime.

De même, mes cours qui ne sont pas gauchisants n'entraînent pas les élèves à penser comme moi.

Ce qui est rassurant, non ?

On ne manipule personne contre son gré.

Posté
  Dardanus a dit :
Pourquoi prendre toujours les autres pour des imbéciles ?

L'influence des journalistes est plus faible que ne le pensent les journalistes.

Il en est de même pour celle des enseignants (puisque l'EN est comme toujours ici traîné au banc des accusés).

Je ne sais si vous l'avez remarqué mais aux élections, les partis de gauche sont loin de rassembler 90 % des suffrages exprimés.

Exact, mais la pensée collectiviste, le discours léni(ni)fiant style "tous ensemble on peut y arriver" et autres fadaises réchauffistes par exemple obtiennent, concrètement, un acquiescement vigoureux de plus de 70% de la population.

Les journalistes relaient essentiellement le consensus mou.

L'EdNat fait de même.

Il n'est pas question ici de dire que personne n'est capable de sens critique ; en pratique, un type pris au hasard dans la foule sera mollement d'accord avec le réchauffement (et encore, tant que ça n'entraîne pas de ponctions, l'exemple de la taxe carbone est frappant). Il sera mollement d'accord (ou pas) avec les bailouts, les relances par la dette, etc… Eh oui : la plupart des gens ont du bon sens.

Mais voilà : le discours ambiant étant ce qu'il est, il n'y a aucune chance pour tomber sur un type qui dira "le RC ? Foutaiiiiiiises !!" ou encore "Le gouvernement devrait avoir honte de faire de la dette ! C'est un scâââââândale !" .

Alors que, comparativement, aux US par exemple, les journalistes sont à peu près aussi pourris, l'éducation "gratuite" est vraiment pas top non plus … mais il existe une frange importante de la population qui ne gobe pas ce qu'on lui raconte ET qui ose le dire.

En France, non.

Et c'est ce formatage de la pensée qu'on note vraiment de façon flagrante.

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  Dardanus a dit :
Pourquoi prendre toujours les autres pour des imbéciles ?

L'influence des journalistes est plus faible que ne le pensent les journalistes.

Il en est de même pour celle des enseignants (puisque l'EN est comme toujours ici traîné au banc des accusés).

Je ne sais si vous l'avez remarqué mais aux élections, les partis de gauche sont loin de rassembler 90 % des suffrages exprimés.

Et bien que les enseignants aient été massivement de gauche sous la Ve République, la gauche a très peu gouverné ce pays sous ce régime.

De même, mes cours qui ne sont pas gauchisants n'entraînent pas les élèves à penser comme moi.

Ce qui est rassurant, non ?

On ne manipule personne contre son gré.

C'est Mises dans Human Action qui constate que si l'école publique était vraiment efficace dans la manipulation de l'opinion, les partis politiques s'efforceraient de dominer le système scolaire pour déterminer l'orientation politique de l'enseignement en leur faveur(l'histoire et l'économie). Il rajoute qu'aujourd'hui (en 1966), c'est la presse, la radio et le cadre de vie qui influe plus - que les écoles - sur les idées politiques.

On pourrait lui répondre que les partis sont tous globalement satisfaits du système scolaire - qui défend l'Etat globalement - et donc qu'ils n'ont pas intérêt à le changer.

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H16 :

Peut-être serait-il moins risqué dans d'autres coins d'affirmer ouvertement des discours en faveur du recul de l'Etat, sans hurlements d'orfraie en face ?

Ensuite, il reste à détenir les organes nécessaires pour défendre une position politique et la promouvoir avec ses petites mains (en finançant une nouvelle radio :icon_up: ?) malgré les cris d'orfraie en face.

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  Dardanus a dit :
Pourquoi prendre toujours les autres pour des imbéciles ?

L'influence des journalistes est plus faible que ne le pensent les journalistes.

Il en est de même pour celle des enseignants (puisque l'EN est comme toujours ici traîné au banc des accusés).

Je ne sais si vous l'avez remarqué mais aux élections, les partis de gauche sont loin de rassembler 90 % des suffrages exprimés.

Et bien que les enseignants aient été massivement de gauche sous la Ve République, la gauche a très peu gouverné ce pays sous ce régime.

De même, mes cours qui ne sont pas gauchisants n'entraînent pas les élèves à penser comme moi.

Ce qui est rassurant, non ?

On ne manipule personne contre son gré.

Je manque peut être d'esprit critique, mais l'enseignement de l'économie (ou son absence d'enseignement) ou de l'histoire me semble un peu biaisée. Je ne me suis jamais beaucoup intéressé à la chose économique, et il y a encore deux ans je pensais naïvement que ce j'avais appris à l'EdNat était fondé, par exemple que le New Deal avait permis la sortie de la crise de 29. D'autres trucs me choquent plus aussi maintenant, du genre la construction européenne montrée de manière très positive, battre la monnaie est une fonction régalienne, plein de petites choses qui finalement s'insinuent dans ta conception du monde, que tu tiens pour acquises et vraies et dont il est difficile de se défaire.

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Chaque fois qu'un collègue s'exclame "Mais le communisme, c'est quand même une idée [merveilleuse|magnifique|généreuse] !" je rétorque immédiatement "l'esclavage de tous par tous, une idée [merveilleuse|magnifique|généreuse] ? Non, je trouve pas." Surtout qu'en pratique c'est plutôt l'esclavage de tous par la minorité politique.

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Les Français élisent plus de gouvernement "de droite" mais les gouvernements de droite ne cessent depuis 1974 d'évoluer vers plus d'interventionisme. A quelle dose d'interventionisme franchit-on de fait la ligne rouge du collectivisme? Franchement, ça, si ça se produit, on ne pourra s'en rendre compte qu'après coup. La dernière petite "taxe de la semaine" ou limitation de la liberté de mouvement (sous forme de limite de vitesse grotesque ou d'émission de CO2 ridicule) sera la goutte d'eau qui fait déborder ce vase qu'on remplit depuis 35 ans. Et là, pour être bien clair, il n'y aura plus moyen de faire entendre un avis contraire. Du moins sans se mettre en danger.

Pas sûr que ce pas sera franchit, même si on continue depuis si longtemps d'aller dans la mauvaise direction, mais pas sûr, non plus, que non.

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  h16 a dit :
Mmmh

mmhh

mmh?

ah ?

… tiens. Non, finalement. Même pas mal.

Bien sûr. Et quand ils font les outrés et partent en cris d'orfraie quand ils apprennent qu'on aurait tenté de mettre le fils du président sur un poste juteux, les Français surjouent, c'est ça ?

A les prendre ouvertement pour des imbéciles, tu vas t'attirer des soucis ou une femme russe.

Vaste sujet… Et je laisse de coté ma femme qui n'a pas grand chose a voir la dedans.

Bref… Nous sommes face a une situation : nous vivons en démocratie, le journalisme et l'information y tiennent une place décisive, et les journalistes font assez mal leur travail en règle général, travail qui est assez difficile a faire correctement d'ailleurs, mais on peut s'en sortir par la grande diversité des émissions proposées sur chaque média.

Donc… Face a cette situation (qui vaut mieux que ce qu'on trouve ailleurs sur le globe, rappelons le meme si ca devrait etre l'évidence meme pour un libéral et un démocrate), on a 2 attitudes possibles.

1/ on joue le jeu des journalistes : tous pourris, tous nuls. On prend l'air intelligent et on écrit un blog pour expliquer aux autres a quel point on n'est pas dupe de ce jeu minable de la démocratie, a quel point le pays court a sa perte, etc…

2/ on reste positif et conscient que ce jeu est perfectible comme chaque facette de la démocratie : la parole, l'écoute et l'action politique sont perfectibles. Les règles du jeu de la démocratie sont perfectibles aussi (règles qui régissent la formation des partis politiques, durée des mandats, etc…)

Donc je critique les journalistes et tu critique la démocratie en permanence. La conséquence de ton point de vue, trés répandu d'ailleurs sans vouloir t'offenser, c'est le cynisme et le manque d'espoir dans l'avenir du pays. Tu es en phase avec les journalistes que je critique.

Malgré la mauvaise rédaction de mon texte, je suis sur que tu me comprendra trés bien.

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  Leepose a dit :
Vaste sujet… Et je laisse de coté ma femme qui n'a pas grand chose a voir la dedans.

C'était juste pour t'enquiquiner :icon_up:

  Leepose a dit :
1/ on joue le jeu des journalistes : tous pourris, tous nuls. On prend l'air intelligent et on écrit un blog pour expliquer aux autres a quel point on n'est pas dupe de ce jeu minable de la démocratie, a quel point le pays court a sa perte, etc…

C'est hum un peu caricatural.

  Leepose a dit :
2/ on reste positif et conscient que ce jeu est perfectible comme chaque facette de la démocratie : la parole, l'écoute et l'action politique sont perfectibles. Les règles du jeu de la démocratie sont perfectibles aussi (règles qui régissent la formation des partis politiques, durée des mandats, etc…)

Tu oublies le 3/ qui revient à bien se rendre compte que la démocratie, c'est du pipeau servant à enfler les gogos, que les journalistes massivement subventionnés auraient bien tort d'éduquer le peuple et tirer le tapis sous leurs pas, et que finalement, tout le monde trouve un intérêt à faire perdurer un système qui n'a pas prouvé son efficacité, loin s'en faut. Ce n'est pas le 1/ et ce n'est pas le 2/. Si si, relis bien.

  Leepose a dit :
Donc je critique les journalistes et tu critique la démocratie en permanence. La conséquence de ton point de vue, trés répandu d'ailleurs sans vouloir t'offenser, c'est le cynisme et le manque d'espoir dans l'avenir du pays. Tu es en phase avec les journalistes que je critique.

Ah. Eh bien j'aimerai des preuves concrètes que les journalistes sont en phase avec ce que je dis. Quant aux critiques sur la démocratie, vu le discours lénifiant et bêlant prodémocrate partout, en tout lieu et en tout temps, je trouve que tu as une capacité d'interpolation assez stupéfiante. Mais des éléments de preuve, là aussi, sauront achever de me convaincre.

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  Dardanus a dit :
Pourquoi prendre toujours les autres pour des imbéciles ?

L'influence des journalistes est plus faible que ne le pensent les journalistes.

Il en est de même pour celle des enseignants (puisque l'EN est comme toujours ici traîné au banc des accusés).

Je ne sais si vous l'avez remarqué mais aux élections, les partis de gauche sont loin de rassembler 90 % des suffrages exprimés.

Et bien que les enseignants aient été massivement de gauche sous la Ve République, la gauche a très peu gouverné ce pays sous ce régime.

De même, mes cours qui ne sont pas gauchisants n'entraînent pas les élèves à penser comme moi.

Ce qui est rassurant, non ?

On ne manipule personne contre son gré.

La gauche a peu gouverné parce qu'il y avait la droite pour mettre en place son programme, et que la droite a toujours su s'organiser autour d'un leader avec une ligne claire. La seule fois où la gauche a pris le pouvoir c'est quand elle a eu ce genre de personnages: Mittérand, et encore il était de Droite, voire fut d'extrême-droite dans sa jeunesse.

Mais quand tu discutes autour de toi en france de SECU, de trains, de retraites, d'éducation, pas un seul ne te dira qu'il est pour leur privatisation (à droite comme à gauche), et aucun ne tarde à dire qu'en Amérique ou en Angleterre c'est la merde, les gens vivent comme ils peuvent etc…sans y avoir mis les pieds une seule fois et sans connaître. C'est bien que les gens ici sont au moins majoritairement socialistes, tout au plus ils ont l'Etat dans la peau.

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  Tremendo a dit :
…….

C'est bien que les gens ici sont au moins majoritairement socialistes, tout au plus ils ont l'Etat dans la peau.

Je propose une autre explication, le manque d'imagination.

Par exemple, le simple fait que l'Etat s'occupe depuis toujours de l'enseignement fait que les gens trouvent ca normal. Il faut etre libéral et avoir de l'imagination pour comprendre que l'Etat s'occupe extrémement mal de cette tache là, alors qu'elle est fondamentale.

C'est fou mais c'est vrai. En France les gens trouvent normal que l'Etat fasse rouler les trains puiqu'il fait rouler les trains, justement.

Memes les Russes sous Staline devaient trouver tout ca a peu prés normal……..

:icon_up:

H16 : je te reviens…. :doigt:

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  Leepose a dit :
Par exemple, le simple fait que l'Etat s'occupe depuis toujours de l'enseignement fait que les gens trouvent ca normal.

Et si en plus ils ont la mémoire courte, je te raconte même pas le résultat. :icon_up:

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  Transtextuel a dit :
Et si en plus ils ont la mémoire courte, je te raconte même pas le résultat. :icon_up:

Blague a part, il y a un vrai enjeu a savoir si les français sont majoritairement "socialistes" parce qu'ils y croient réellement plus que d'autres ou simplement parce qu'ils vivent, eux, dans un pays qui applique dans les faits une politique plus socialisante qu'ailleurs.

Je penche pour la deuxième option, comme tu l'aura compris. Comme quoi, il y a encore de l'espoir. On a plus vite fait de changer de politique que de convertir un peuple contre son gré.

Posté
  Leepose a dit :
Blague a part, il y a un vrai enjeu a savoir si les français sont majoritairement "socialistes" parce qu'ils y croient réellement plus que d'autres ou simplement parce qu'ils vivent, eux, dans un pays qui applique dans les faits une politique plus socialisante qu'ailleurs.

Je penche pour la deuxième option, comme tu l'aura compris. Comme quoi, il y a encore de l'espoir. On a plus vite fait de changer de politique que de convertir un peuple contre son gré.

Si la deuxième assertion est la bonne (les français sont socialistes parce qu'il y a plus de politiques socialisantes), comment se fait-ce que la France soit un pays avec plus de politiques socialisantes, ne serait-ce pas parce que les français eux-mêmes y croient plus qu'ailleurs. Bref on retourne à la case départ.

A mon sens, les français croient davantage dans l'idée collective (nation, Etat, le groupe de manière générale incarné par un chef), ceci aurait amené plus de politiques étatistes qui sont devenues idéologiquement socialisantes au 20ème siècle du fait de l'évolution normale de toute démocratie mais prenant un ton encore plus marquée en France qu'ailleurs, et à leur tour les français s'auto-persuadent de leur validité (par chauvinisme ou par idéologie pure).

Posté
  Tremendo a dit :
Si la deuxième assertion est la bonne (les français sont socialistes parce qu'il y a plus de politiques socialisantes), comment se fait-ce que la France soit un pays avec plus de politiques socialisantes, ne serait-ce pas parce que les français eux-mêmes y croient plus qu'ailleurs. Bref on retourne à la case départ.

A mon sens, les français croient davantage dans l'idée collective (nation, Etat, le groupe de manière générale incarné par un chef), ceci aurait amené plus de politiques étatistes qui sont devenues idéologiquement socialisantes au 20ème siècle du fait de l'évolution normale de toute démocratie mais prenant un ton encore plus marquée en France qu'ailleurs, et à leur tour les français s'auto-persuadent de leur validité (par chauvinisme ou par idéologie pure).

D'une certaine façon, si je ne m'abuse, la question est celle de la dynamique de l'histoire. Je crois qu'elle elle faite par ce qu'on appelle des "grands hommes" et que ce processus est relativement indépendant que ce que pense le peuple.

C'est pas trés démocratique d'ailleurs ;-)

Il doit y avoir tout un processus d'identification des individus a leur patrie, à l'histoire de leur pays et a ses grandes orientations économiques. Chacun croit s'y reconnaitre un peu (en moyenne).

Ensuite, la boucle est bouclée quand on décrète que la France est irréformable car les français seraient "trop attachés a leur modèle social".

Evidemment, ils finissent par s'y attacher, déja parce qu'ils vivent dedans et s'y identifient. Ca devient un élément de différenciation supposé, communément accepté et reconnu, par rapport aux autres peuples et aux clichés qu'on peut avoir sur eux.

bref, je dirais que c'est un processus historico-psychologique assez intéressant. :icon_up:

et une chose est certaine : il faut faire avec!

Posté
  Leepose a dit :
Blague a part, il y a un vrai enjeu a savoir si les français sont majoritairement "socialistes" parce qu'ils y croient réellement plus que d'autres ou simplement parce qu'ils vivent, eux, dans un pays qui applique dans les faits une politique plus socialisante qu'ailleurs.

Je penche pour la deuxième option, comme tu l'aura compris. Comme quoi, il y a encore de l'espoir. On a plus vite fait de changer de politique que de convertir un peuple contre son gré.

Je suis assez d'accord avec ça mais j'irais plus loin : la plupart des français a autre chose à faire que s'intéresser à ces sujets. Il est inexact dans cette optique de les qualifier de socialistes : ils ne font que suivre la voie de moindre résistance pour ne pas avoir à engager trop de ressources dans des réflexions considérées comme secondaires.

Les vrais socialistes sont ceux qui défendent consciemment et délibérément l'idéologie socialiste, et j'ai tendance à penser que ceux-ci ne sont pas si nombreux que ça bien qu'ils soient sur-représentés dans les médias et que leur attitude soit très valorisée socialement.

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  Lancelot a dit :
Je suis assez d'accord avec ça mais j'irais plus loin : la plupart des français a autre chose à faire que s'intéresser à ces sujets. Il est inexact dans cette optique de les qualifier de socialistes : ils ne font que suivre la voie de moindre résistance pour ne pas avoir à engager trop de ressources dans des réflexions considérées comme secondaires.

Les vrais socialistes sont ceux qui défendent consciemment et délibérément l'idéologie socialiste, et j'ai tendance à penser que ceux-ci ne sont pas si nombreux que ça bien qu'ils soient sur-représentés dans les médias et que leur attitude soit très valorisée socialement.

Ce sont des "socialistes passifs".

:icon_up:

Ils sont quand meme responsables de trouver normal la plupart des mauvaises politiques engagées par l'Etat, meme s'ils ont plein de circonstances atténuantes, celles que tu donnes ou celles que j'ai donné.

Moi je me dégonfle rarement. Pas plus tard que samedi soir j'ai expliqué, quitte a casser l'ambiance de façon radicale, que le principe des HLM était le favoritisme le plus arbitraire, et que je n'avais rien a cirer de la mixité sociale. Voila un discours rafraichissant, entre deux mojitos, rue Oberkampf vers minuit, avec des amis de centre gauche.

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