Invité rogermila Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 Une quinzaine de députés (de gauche et de droite) viennent de rappeler à l'ensemble de leurs collègues, qui ne les utilisent jamais, que les transports en commun de l'IDF sont quasi sinistrés. Alors qu'on discute à l'Assemblée sur des sommes colossales à investir dans de nouveaux réseaux de transpport en commun, la majorité des députés et sénateurs ne savent même pas dans quel état sont ceux qui existent dèjà. A l'initiative des députés-maires d'Evry, Manuel Valls (PS), et de Yerres (Essonne), Nicolas Dupont-Aignan (ex-UMP), 15 députés de gauche et de droite "tirent la sonnette d'alarme" sur les besoins d'investissements "urgents" de la ligne D du RER en Ile-de-France. "On peut investir tous les milliards de la terre sur une boucle autour de Paris… si les RER qui accueillent 2,8 millions d'usagers par jour ne sont pas en état, on aboutira à une situation de désordre incroyable", a argué Nicolas Dupont-Aignan mardi au cours d'une conférence de presse à l'Assemblée nationale. "Les grands projets nécessaires pour la région Ile-de-France ne doivent pas détourner les pouvoirs publics des besoins urgents d'améliorer la qualité de service du réseau RER", a expliqué Manuel Valls. L'Etat et la région doivent "se mettre d'accord pour un plan de mobilisation spécifique" pour le RER D. Le maire de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Michel Herbillon (UMP), juge que "la situation actuelle ne peut pas durer". "Retards répétés, irrégularités, inconfort… C'est une ligne dont même les gens les plus raisonnables s'accordent à dire qu'elle est 'pourrie' ", a-t-il dit. "Au-delà de la vétusté, la ligne est dangereuse", a renchéri le député-maire socialiste de Sarcelles (Val d'Oise), François Pupponi. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2010/12/…at-du-rer-d.php
Lameador Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 Une quinzaine de députés (de gauche et de droite) viennent de rappeler à l'ensemble de leurs collègues, qui ne les utilisent jamais, que les transports en commun de l'IDF sont quasi sinistrés.Alors qu'on discute à l'Assemblée sur des sommes colossales à investir dans de nouveaux réseaux de transpport en commun, la majorité des députés et sénateurs ne savent même pas dans quel état sont ceux qui existent dèjà. Des gens comme Valls ou NDA font partie de ce que notre social démocratie a de moins mauvais à offrir
p.a Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 il faudrait commencer par rentabiliser l'exploitation du réseau existant en augmentant à la fois la productivité et les tarifs (=> un moyen simple évidemment, la privatisation)
gdm Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 Une quinzaine de députés (de gauche et de droite) viennent de rappeler à l'ensemble de leurs collègues, qui ne les utilisent jamais, que les transports en commun de l'IDF sont quasi sinistrés.Alors qu'on discute à l'Assemblée sur des sommes colossales à investir dans de nouveaux réseaux de transpport en commun, la majorité des députés et sénateurs ne savent même pas dans quel état sont ceux qui existent dèjà. Seul en Europe, l'Etat français interdit la concurrence des lignes d'autocars privées. Les lignes d'autocar françaises travaillent quasiment toutes en sous-traitance de l'Etat. "Il est impossible de reformer un monopole. Il est seulement possible de le casser en autorisant la concurrence". Cette forte maxime s'applique aussi pour les transports. La seule réforme efficace serait l'abrogation de l'interdiction légale des lignes d'autocar privées. Sans aucun budget de l'Etat, sans aucune loi, les sociétés de transport assureraient alors tous les transports en commun qui seraient jugés utiles par les consommateurs. L'abrogation du monopole des taxis est tout aussi nécessaire afin que tout entrepreneur puisse organiser librement des services locaux de transports en commun, même limités à une seule voiture de tourisme.
pilgrim Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 Je viens d'apprendre hier qu'en France même les points les plus pourris du territoire étaient desservis par le train. Je n'arrive pas à comprendre une telle absurdité. Le car existe pourtant et demande des investissements bien moindres.
nordetoile Posté 7 décembre 2010 Signaler Posté 7 décembre 2010 j'ai organisé, sur un dossier de ma ville, une réunion entre les techniciens représentant de la région (compétence TER) et de l'intercommunalité (compétence "bus"). tout simplement: refus de travailler en complémentarité. …..le dossier n'a pas abouti
Vincent Benard Posté 8 décembre 2010 Signaler Posté 8 décembre 2010 Je viens d'apprendre hier qu'en France même les points les plus pourris du territoire étaient desservis par le train. Je n'arrive pas à comprendre une telle absurdité. Le car existe pourtant et demande des investissements bien moindres. En l'occurence, non. Ce fut vrai… dans les années 30. Aujourd'hui, il y a certes toujours un "nombre anormalement élevé" de coins pourris desservis à perte, mais c'est loin d'être la totalité. Dans notre malheur, nous aurions presque de la chance…
Esperluette Posté 8 décembre 2010 Signaler Posté 8 décembre 2010 Nos élus et prétendants d'IDF souhaitent-ils se sentir plus proches du peuple ? http://twitter.com/marclebel/status/12421373792092161 Un bon bain de péquenots ordinaires miamslurp. Ils peuvent consulter cette bafouille, avec mises à jour pulriquotidiennes, pour foncer vers les rassemblements involontaires et annoncer leur solidarité. http://www.quoimaligne.fr/ Ou s'abonner à leur touitère.
h16 Posté 8 décembre 2010 Signaler Posté 8 décembre 2010 Ce pays se transforme en Pologne pré-chute-du-mur, c'est terrible.
fbr1010 Posté 8 décembre 2010 Signaler Posté 8 décembre 2010 Je viens d'apprendre hier qu'en France même les points les plus pourris du territoire étaient desservis par le train. Je n'arrive pas à comprendre une telle absurdité. Le car existe pourtant et demande des investissements bien moindres. Cela me fait penser que mon arrière grand-père travaillait pour une société ferroviaire privée avant la nationalisation des chemins de fer. Lorsque l'État en a pris le contrôle, il a assisté à la fermeture de pleins de petites lignes jugées trop couteuses par l'administration de l'époque.
François Posté 8 décembre 2010 Signaler Posté 8 décembre 2010 Cela me fait penser que mon arrière grand-père travaillait pour une société ferroviaire privée avant la nationalisation des chemins de fer. Lorsque l'État en a pris le contrôle, il a assisté à la fermeture de pleins de petites lignes jugées trop couteuses par l'administration de l'époque. Absolument! Le réseau ferroviaire français, à part bien sûr les lignes grande vitesse (LGV), a été construit sous régime privé et dés la première année après la nationalisation 3 000 km, environ, ont été fermées (la deuxième rafale datant de la fin des années 60. Et encore ne prend-on jamais en compte les lignes détruites pendant la guerre et non reconstruites. Pour Pilgrim qui s'étonne des dessertes de coins paumés, il faut se souvenir du calendrier: les chemins de fer commencent dans les années 1830, le vrai départ en France étant plutôt en 1840, ce qui veut dire que pendant 70 ans la desserte des coins paumés est assuré par charrette ou train (le plan Freycinet prévoit que tout chef-lieu de canton soit relié au réseau). Il faut compter une vingtaine d'années de plus pour avoir des bus relativement fiables. Quant au confort des bus, il vaut mieux ne pas en parler (je les ai suffisamment pratiqués dans les années 1950). Les infras ferroviaires réellement coûteuses, impossibles à imaginer de nos jours (e.g. Paris-Marseille via Clermont-Ferrand et Alès) avec leurs viaducs monumentaux et leur centaine de tunnels) ont été construites avant que les routes ne soient goudronnées et que voitures et camions y circulent. Ce qui est assez générateur de gaspillages, c'est de laisser de telles infras se dégrader jusqu'à ce que leur remise en état s'avère d'un coût irréaliste. Cela étant, la LOTI (loi organisant les transports intérieurs) est un pur scandale. P.S. qui a écrit (et quand?) "Que deviendront les capitaux employés aux Chemins de fer si l'on trouve le moyen de faire marcher les wagons sur les routes ordinaires?"
Tremendo Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Une quinzaine de députés (de gauche et de droite) viennent de rappeler à l'ensemble de leurs collègues, qui ne les utilisent jamais, que les transports en commun de l'IDF sont quasi sinistrés. Il était temps qu'ils s'en rendent compte.
Didyme Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Je pense qu'on peut anticiper dans les prochaines années une augmentation du taux plafond du versement transport (VT) un impôt peu connu assis sur la masse salariale des entreprises de plus de neuf salariés, qui sert à alimenter les budgets transports collectifs des collectivités locales. Il y a déjà pas mal de lobbying des élus locaux sur le sujet…
fbr1010 Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 @François : Merci pour tes éclaircissements. Donc si je comprend bien, l'État a fermé des lignes car il n'arrivait pas à les gérer aussi efficacement que le privé ? Sinon autre question, est-ce qu'il existe des statistiques mondiales sur les accidents de trains par pays ? Je demande cela car les anti-libéraux citent souvent en exemple la SNCF pour justifier des "bienfaits" de l'État.
François Posté 12 décembre 2010 Signaler Posté 12 décembre 2010 @François : Merci pour tes éclaircissements. Donc si je comprend bien, l'État a fermé des lignes car il n'arrivait pas à les gérer aussi efficacement que le privé ? Quoiqu'il puisse m'en coûter, je ne dirai pas cela, dans ce cas précis. Il me semble (je suis circonspect car je n'ai pas effectué de recherche précise dans ce domaine et me suis contenté de mes lectures diverses) que l'état a appliqué immédiatement, à la nationalisation, ce qu'il avait jusque là refusé aux compagnies privées qui réclamaient ces fermetures de lignes depuis plus d'une décennie. Je signalais dans mon message de présentation que j'étais professionnellement préoccupé par la question des infrastructures lourdes (routes, voies ferrées, voies d'eau, ports et aéroports) et son traitement par les libéraux me semble un peu "approximative". Le lancement réel des chemins de fer en France a été retardé par cette question que le législateur n'arrivait pas à régler selon un minimum de consensus. La loi de 1842 (si mes souvenirs sont exacts) aboutissait à un équilibre dont il aurait été intéressant de vérifier la validité. Pour simplifier, à l'état les "infrastructures" (emprises, ouvrages d'art), aux entreprises privées exploitantes, concessionnaires d'une liaison ou d'un réseau, la responsabilité des "superstructures" (voies et ballasts, gares). Une loi qui ne fut jamais appliquée, l'état n'ayant, dés l'origine, pas les moyens de cette action; les infrastructures ont donc été transférées aux compagnies ferroviaires. Par contre la liberté de ces dernières a toujours été limitée par le fait que l'état leur imposait, pour des raisons généralement de (toute petite) politique, un certain nombre de liaisons à créer et maintenir. Lorsque la concurrence de la route est apparue, après la première guerre mondiale, seul le PLM faisait du profit et la compagnie du Nord équilibrait tout juste ses comptes et son propriétaire, Rotschild, cherchait à s'en défaire. Sinon autre question, est-ce qu'il existe des statistiques mondiales sur les accidents de trains par pays ? Je demande cela car les anti-libéraux citent souvent en exemple la SNCF pour justifier des "bienfaits" de l'État. Les statistiques sont largement disponibles, mais pas de manière centralisée. Certaines études les reprennent, du moins celles qui les intéressent, ce qui provoque généralement des biais, problème bien connu de l'utilisation des stat Je vous propose une étude synthétique de la sécurité ferroviaire à partir des données eurostats http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY…F-07-034-FR.PDF Sur cette question, comme toujours, les anti-libéraux cumulent, en proportion variable selon les individus, ignorance, mauvaise foi et sottise (e.g. au hasard http://presse.parti-socialiste.fr/2009/05/…ation-du-rail/). Attention cependant à un point qui me semble important: jusqu'aux actions menées par l'Union européenne, il n'y a pas d'exemples de mise en concurrence dans le transport ferroviaire, mais seulement des systèmes privés ou publics de monopoles sur une ligne ou un réseau donnés.
Bastiat Posté 13 décembre 2010 Signaler Posté 13 décembre 2010 Des gens comme Valls ou NDA font partie de ce que notre social démocratie a de moins mauvais à offrir on est pas sorti de la merde… il faudrait commencer par rentabiliser l'exploitation du réseau existant en augmentant à la fois la productivité et les tarifs (=> un moyen simple évidemment, la privatisation) -1 Seul en Europe, l'Etat français interdit la concurrence des lignes d'autocars privées. Les lignes d'autocar françaises travaillent quasiment toutes en sous-traitance de l'Etat. "Il est impossible de reformer un monopole. Il est seulement possible de le casser en autorisant la concurrence". Cette forte maxime s'applique aussi pour les transports. La seule réforme efficace serait l'abrogation de l'interdiction légale des lignes d'autocar privées. Sans aucun budget de l'Etat, sans aucune loi, les sociétés de transport assureraient alors tous les transports en commun qui seraient jugés utiles par les consommateurs. L'abrogation du monopole des taxis est tout aussi nécessaire afin que tout entrepreneur puisse organiser librement des services locaux de transports en commun, même limités à une seule voiture de tourisme. +10
p.a Posté 13 décembre 2010 Signaler Posté 13 décembre 2010 le métro serait viable s'il était privatisé mais les tarifs seraient plus élevés.
Tremendo Posté 13 décembre 2010 Signaler Posté 13 décembre 2010 Je signalais dans mon message de présentation que j'étais professionnellement préoccupé par la question des infrastructures lourdes (routes, voies ferrées, voies d'eau, ports et aéroports) et son traitement par les libéraux me semble un peu "approximative". Priorité aux initiatives privées, en dernier ressort, après un moratoire assez long, si nécessaire investissements de l'Etat et des collectivités locales. Les projets doivent être dument et correctement budgétés, ces mêmes détails devront être communiqués aux citoyens obligatoirement, chaque projet d'infrastructure de réseau devra être approuvé par les citoyens par votation.
Bastiat Posté 16 décembre 2010 Signaler Posté 16 décembre 2010 le métro serait viable s'il était privatisé mais les tarifs seraient plus élevés. Bien sur que le métro peut être privatisé, il fut d'ailleurs créé par le privé, mais ça n'est pas le bon bout pour commencer. Il faut déjà le mettre en concurence, et les bus s'y prestent le mieux, ne serais-se que pour estimer ce que peut être le prix de marché.
Kuing Yamang Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Rail privé GB vs Rail public Fr: victoire par KO: http://www.irefeurope.org/content/accidents-de-train-la-sncf-fait-mieux-que-les-anglais
Tremendo Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Rail privé GB vs Rail public Fr: victoire par KO: http://www.irefeurope.org/content/accidents-de-train-la-sncf-fait-mieux-que-les-anglais Très bon ça , faites circuler.
Kuing Yamang Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Je me suis fait bannir des principaux groupes SNCF/FB, je ne peux pas aller le leur mettre.. S'il y a des volontaires. ^^
Invité Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Je me suis fait bannir des principaux groupes SNCF/FB, je ne peux pas aller le leur mettre.. S'il y a des volontaires. ^^ Je vais faire tourner ça avec le plus grand des plaisirs. Tout le flamming, le troll, la mauvaise foi du socialo qui m'attendent ce soir. Je m'en réjouis d'avance. Ennuyez un socialiste : utilisez des faits et la logique.
YouplaBoum Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Très bon ça , faites circuler Mouais, cependant les critiques exprimées dans les commentaires de l'article ne sont pas mauvaises : par exemple, il est dur de comparer les réseaux français et anglais bien différents. Le nombre de passages à niveau (qui représente le plus grand nombre de morts en France) est peut-être moins élevé en UK qu'en France. Et là ce n'est pas tant une différence de gestion qu'une différence dans la conceptionj initiale du réseau qui est en cause. Attention à ne pas, comme cet article, donner des conclusions trop hâtives.
Kuing Yamang Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Attention à ne pas, comme cet article, donner des conclusions trop hâtives. En plus il dit un coup 460512 passagers par km puis dans le tableau il dit 480512 passagers pour 1000 km. Article repris ici: http://www.contribuables.org/actualite/tribunes/il-y-a-plus-d-accidents-de-train-en-france-qu-en-angleterre/
Marlenus Posté 6 juillet 2011 Signaler Posté 6 juillet 2011 Mouais, si on lit les commentaires de l'article on y lit que 0 passagers sont morts depuis 4ans dans les trains français. a partir de là je dirais que les conducteurs français ou piétons français sont plus c… que les conducteurs ou piétons anglais.
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