Dan Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Pour rire ou pour pleurer : http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/1…50879_3232.html Sarkozy et Strauss-Kahn : les deux faces du libéralisme à la française LEMONDE.FR | 09.12.10 | 09h26 • Mis à jour le 09.12.10 | 10h01 "Travailler plus pour gagner plus", disait Nicolas Sarkozy au début de son mandat en 2007. "Enrichissez-vous par le travail et par l'épargne", évoquait déjà son illustre prédécesseur, François Guizot, principal ministre et inspirateur de la politique de Louis-Philippe de 1830 à 1848 ? Le libéralisme à la française éprouve décidément bien des difficultés à prendre racines chez nous. Qu'on en juge ! Le ministre Guizot, inspirateur de la pensée libérale de Louis-Philippe, n'a pas su éviter la chute du roi et la révolution de 1848. Bien commencé par une période de prospérité partagée par le plus grand nombre, cet épisode politique s'est terminé dans l'affairisme et les soupçons de corruption des élites. Depuis 2007, en droite ligne de son mentor politique Edouard Balladur, la présidence de Nicolas Sarkozy emprunte le même chemin. Les trompettes des réformes libérales et du changement ont résonné durant les premières années du quinquennat, de 2007 à octobre 2010. Mais aujourd'hui, c'est la crise qui domine, les conflits d'intérêts. Les collusions entre le monde politique et le monde économique s'accompagnent du rétrécissement de la base politique d'un gouvernement que le remaniement de novembre confirme. L'avenir est incertain et la frange bonapartiste de la majorité présidentielle semble vouloir reprendre les rênes d'un pouvoir aux abois. Mais de quelle malédiction semble souffrir le libéralisme en France pour côtoyer si souvent l'abîme ? La séquence du gouvernement Balladur de 1993 à 1995 est de ce point de vue particulièrement éclairante : période de prospérité au départ, soupçons d'entente et de corruptions à la fin, polluant une campagne électorale sur fonds de financements occultes. Naturellement couronné comme il se doit par le prix Guizot lors d'une cérémonie organisée dans la demeure familiale de François Guizot à l'abbaye du Val-Richer le 22 octobre 2010, Edouard Balladur avoue dans son livre – Le pouvoir ne se partage pas (Fayard, 2009) – ne pas comprendre la raison pour laquelle le libéralisme est connoté aussi négativement en France. Certes, ce dernier essaie de se démarquer "d'un libéralisme sans freins" très contemporain, mais il peine à en définir les contours. Comment analyser cette impuissance des libéraux français à fixer concrètement des règles qui encadrent les forces du marché ? LA FAMILLE DES LIBÉRAUX Première réponse peut-être, par le fait qu'à droite, les libéraux se situent toujours dans le droit fil de 1789, date de la prise de pouvoir effective de la bourgeoisie en France. Ils soutiennent la mise en place de libertés formelles – la déclaration des droits de l'homme et du citoyen – beaucoup moins l'instauration de libertés réelles de 1793 susceptibles d'assurer à tous le pain quotidien. Seconde réponse plus certainement, car la place est déjà prise par des libéraux de gauche qui tardent à dire leur nom. Aujourd'hui, les sociaux-libéraux proches de Dominique Strauss-Kahn ont repris le flambeau. Tout en refusant de plus en plus mollement l'étiquette libérale, ils plébiscitent le marché tout en manifestant le droit d'intervenir. Ne sont-ils pas finalement les dignes représentants d'un libéralisme à la française qui s'épanouit naturellement à la direction d'organismes internationaux prestigieux que sont le Fonds monétaire international la Banque centrale européenne ou encore l'Organisation mondiale du commerce ? Le monde anglo-saxon, berceau du libéralisme, s'en accommode d'ailleurs fort bien. A l'heure de la mondialisation, ils font partie de la famille et donnent une touche sociale à une doctrine libérale qui soigne son image. Le rôle économique de l'Etat est rangé aux accessoires de l'histoire. Il est plus modestement chargé d'assurer la sécurité de chacun. Il permet le mouvement individuel et naturel du plus grand nombre, dans la pure tradition philosophique d'un John Locke (1632-1704). Son intervention est admise, mais dans une action de redistribution charitable, assurant la constitution d'un filet de sécurité pour les plus faibles. C'est justement sur ces rives que se rencontrent Nicolas Sarkozy et Dominique Strauss-Kahn. Enfin débarrassés des contingences nationales, ils voguent de conserve en associés rivaux dans le cadre d'un G20 sous présidence française avec la folle ambition d'instaurer une gouvernance mondiale. Libéral de droite et libéral de gauche, éloignés du chaudron hexagonal, n'éprouvent alors aucune peine à s'embarquer sur le même bateau. De la réussite de leur équipage dépend en partie leur avenir politique en France. Qu'ils s'entendent pour réussir et ils auront tous les deux une chance de concourir aux présidentielles de 2012. Qu'ils échouent et les forces jacobines de gauche comme de droite reprendront l'ascendant. Plus de deux siècles après la Révolution, le libéralisme à la française peine toujours à définir ses contours, ses règles, sa marque de fabrique. Il reste ce corps informe, bien incapable de fédérer les énergies, en bascule permanente entre la droite et la gauche. Stéphane Madaule, essayiste, maître de conférences à Sciences Po Paris
Tremendo Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 A part la conclusion, sur le reste ce Stéphane Madaule est un comique, m'enfin, maître de conférence à Science pipo rien ne m'étonne.
Groucho Marx Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Il est clair que taxer Sarkozy et DSK de libéralisme fait sourire (ou pleurer, c'est selon). Mais on ne peux nier qu'ils représentent ceux qui sont le plus éloignés des collectivistes que nous avons eu à nous coltiner depuis 30 ans. (oui, je maintients que Mitterand et Chirac étaient (sont) des collectivistes.)
limmt Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Bof, je suis pas certain que Sarkozy soit moins collectiviste que chirac, il n'a plus que les mots, taxes, impots, état, régulation à la bouche.
john_ross Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 (oui, je maintients que Mitterand et Chirac étaient (sont) des collectivistes.) Sarkozy et DSK rien de ceux qu'ils on fait ne peut laisser penser le contraire. Ils le sont moins que Chirac et Mitterrand mais ils en sont. Celui qui fut le moins Collectiviste sur ces 30 dernières années c'est Chirac 86-88.
Groucho Marx Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Sarkozy et DSK rien de ceux qu'ils on fait ne peut laisser penser le contraire.Ils le sont moins que Chirac et Mitterrand mais ils en sont. Celui qui fut le moins Collectiviste sur ces 30 dernières années c'est Chirac 86-88. John Ross, nous sommes donc d'accord… Quand à la période 86-88 de Chirac, je suis plus partagé. Ok je suis d'accord avec vous que cette période est celle où le collectivisme français a le plus régressé, mais je ne crois pas que c'était du seul fait de Chirac. D'abord, il devait gérer la sortie de "l'expérience socialiste" de 81, en se positionnant largement à l'extrême de ce qui avait été fait depuis. Ensuite, l'équipe gouvernementale qu'il avait formé était largement composée de jeunes (à l'époque) et de libéraux. Malheureusement, ce virage n'a pas duré, et ce doit être pour ça qu'il s'est plutôt transformé en rad-soc en 2002. D'ailleurs, il le confesse dans son dernier livre souvenirs. Bof, je suis pas certain que Sarkozy soit moins collectiviste que chirac, il n'a plus que les mots, taxes, impots, état, régulation à la bouche. Comme pour John Ross, je suis d'accord. Je me réfère à son programme de campagne présidentielle, alors qu'il s'est largement fait élire sur des idées nettement moins collectivistes que le politiquement correcte de l'époque. Maintenant, j'avoue qu'il n'a quasiment rien produit dans les faits qui soit issu de ses promesses de campagne…
Yul Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 aujourd'hui, décidément, dès que l'on parle de 1789 et de république, c'est pour raconter n'importe quoi et/ou justifier de la bonne vieille sodomie étatique non-consensuelle. Rien que pour ça je veux voir un roi ou une reine sacré à Reims. Retrouver Turgot et Guizot. Et ça confirme mon opinion sur l'inculture crasse des Français en matière politique et économique. Dommage que ce soient juste les deux domaines fondamentaux pour gérer une nation.
Serge_de_Libourne Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Est-ce une désinformation sur ce qu'est le libéralisme? <–< Si c'est le cas je propose une méthode de lutte dans ma page : Les journalistes une plaie française? http://www.orvinfait.fr/les_journalistes_u…_francaise.html En agissant groupé nous serons plus efficace dans cette lutte.
pilgrim Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 A part la conclusion, sur le reste ce Stéphane Madaule est un comique, m'enfin, maître de conférence à Science pipo rien ne m'étonne. "Stéphane Madaule est maître de conférences à Sciences Po Paris où il anime depuis 2007 un séminaire ayant pour thème « Les politiques de développement et l’environnement". C'est juste que ce mec comme tous les pseudo-experts, ouvre sa gueule sur un sujet qu'il ne maitrise pas.
Taishar Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Bon, Sarkozy est libéral. Enfin c'est ce qu'il prétend, mais à quel moment il argumente vraiment ? Ca vaut rien.
Serge_de_Libourne Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Bon, Sarkozy est libéral. Enfin c'est ce qu'il prétend, mais à quel moment il argumente vraiment ? Source? Je ne suis pas sûr que Sarkozy se prétende libéral. Il a d'ailleurs viré les politiques les plus libéraux lors du dernier remaniement.
Yul Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 "Stéphane Madaule est maître de conférences à Sciences Po Paris où il anime depuis 2007 un séminaire ayant pour thème « Les politiques de développement et l’environnement". C'est juste que ce mec comme tous les pseudo-experts, ouvre sa gueule sur un sujet qu'il ne maitrise pas. rien que le titre du séminaire transpire le pipeau. Comme toujours, dès qu'il y a le mot "environnement" dans un intitulé. Surtout accolé à "développement". On devine l'embrouille socialiste. Dommage, parce qu'il y aurait des choses à dire sur l'environnement d'un point de vue libéral, mais c'est trop tard, les marxistes se sont encore approprié un domaine de réflexion, et ils veilleront à ce que rien d'utile ne soit pensé, dit et fait en matière d'environnement, bien au contraire. à part ça, Sarkozy a déclaré à plusieurs reprises qu'il n'était absolument pas libéral, avant et après son élection, ça doit encore se trouver sur le net. Et je le crois très volontiers sur ce point, et ce d'autant plus que les gaullistes n'ont jamais été libéraux, y compris le vieux général (qui avait quand même le mérite d'avoir des couilles et un cerveau, ainsi qu'une certaine dignité, trois attributs qui manquent cruellement aux caniches qui se réclament de son héritage).
Rincevent Posté 9 décembre 2010 Signaler Posté 9 décembre 2010 Dommage, parce qu'il y aurait des choses à dire sur l'environnement d'un point de vue libéral, Deux mots. Max. Falque.
Taishar Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Source? Je ne suis pas sûr que Sarkozy se prétende libéral. Il a d'ailleurs viré les politiques les plus libéraux lors du dernier remaniement. Je me suis mal exprimé : le journaliste pense que Sarkozy est libéral. Mais à aucun moment il n'avance d'arguments sérieux en ce sens.
Invité jabial Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 L'ultralibéralisme sauvage des politiciens de droite n'est pas une théorie pouvant faire l'objet d'arguments ou de contre-arguments ; c'est un corollaire irréfragable de leur appartenance au camp du Mal Absolu Des Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire. Je me souviens encore d'un homme à qui j'avais voulu faire lire Atlas Shrugged et qui m'a répondu "tu es bien gentil mais j'ai pas envie de lire Mein Kampf". Texto. Dont acte. Je passe sur le fait que les bouquins sources d'horreurs tels que Mein Kampf et le Capital devraient au contraire faire l'objet d'une étude obligatoire au lycée afin de comprendre les mécanismes par lesquels certaines théories mènent au totalitarisme ; on ne discute pas des principes moraux, car c'est bien de ça qu'il s'agit : de tabou quasi-religieux, le livre du diable étant supposé avoir le pouvoir de contaminer l'âme de tous ceux qui ne sont pas protégés par l'aura du bien officiel.
neuneu2k Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Je passe sur le fait que les bouquins sources d'horreurs tels que Mein Kampf et le Capital devraient au contraire faire l'objet d'une étude obligatoire au lycée afin de comprendre les mécanismes par lesquels certaines théories mènent au totalitarisme ; on ne discute pas des principes moraux, car c'est bien de ça qu'il s'agit : de tabou quasi-religieux, le livre du diable étant supposé avoir le pouvoir de contaminer l'âme de tous ceux qui ne sont pas protégés par l'aura du bien officiel. Oui, la crainte d'être converti au mal en en lisant l’apologie est une défaillance majeure de l'homme, mais elle est fondée, malheureusement, donc le problème est plus profond (et oui, ça s’applique aussi a Atlas Schrugged )
fbr1010 Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 AAAAAaaaaaaaaahhhhhhhhh !!!!!!! J'ai failli faire une crise cardiaque en lisant cet article ! Sur le coup j'ai presque envie de m'abonner au Monde pour répondre à ce genre de désinformation !
Yul Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Oui, la crainte d'être converti au mal en en lisant l’apologie est une défaillance majeure de l'homme, mais elle est fondée, malheureusement, donc le problème est plus profond (et oui, ça s’applique aussi a Atlas Schrugged ) de toute façon, ce qui caractérise nos anti-libéraux c'est l'ignorance et la superstition, et ce qui les intéresse, c'est se savoir les gentils même et surtout s'ils se comportent comme les méchants. La morale anti-libérale, plus ou moins socialiste, plus ou moins marxiste et malthusienne, est toujours conditionnelle et fonction du moment: intraitable avec l'ennemi, mais fort accommodante pour soi-même et son camp. Il n'existe pas de droit naturel pour l'anti-libéral, quand bien même il prétend agir au nom des droits-de-l'homme. Tout est relatif. Cette utilisation de la morale comme d'une arme voire d'un instrument de pouvoir, explique que les mêmes qui nous bassinent avec les heures les plus sombres dès que la police fait son boulot, qui insistent sur le devoir de mémoire (des crimes commis par le fascisme et le nazisme, pas de ceux du socialisme, surtout pas) et singulièrement la Shoah, sont aussi en privé de virulents antisémites, et dès qu'on les y pousse un peu, sont tout à fait prêts à justifier l'existence de camps dans notre pays où l'on mettrait leurs opposants (c'est du vécu).
Yul Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Oui, la crainte d'être converti au mal en en lisant l’apologie est une défaillance majeure de l'homme, mais elle est fondée, malheureusement, donc le problème est plus profond (et oui, ça s’applique aussi a Atlas Schrugged ) de toute façon, agir en adulte responsable n'est pas concevable à leurs yeux. Ils ignorent la notion de libre-arbitre. Par exemple, pour les alters, les Mc Do et la pub forcent les gens à mal se nourrir et à consommer bêtement. Ce qui prouve aussi qu'ils prennent la plupart des gens pour des cons, et qu'ils ont une vision du monde quasi-shamanique où l'être humain est à la merci de forces mystérieuses. (Peut-être aussi, certains savent-ils au fond d'eux-même qu'ils sont influençables et que leurs idées ne valent pas un kopek.)
José Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 J'ai failli faire une crise cardiaque en lisant cet article ! La modération envisage de sanctionner dans le futur ceux qui posteront un article de presse français sur le forum.
ph11 Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 En agissant groupé nous serons plus efficace dans cette lutte. Libéraux de tous pays, levez-vous !
Dan Posté 10 décembre 2010 Auteur Signaler Posté 10 décembre 2010 La modération envisage de sanctionner dans le futur ceux qui posteront un article de presse français sur le forum. Aie je suis sur la mauvaise pente… Et une dépèche de l'AFP qui parle de Christine Boutin et de son rapport sur la mondialisation ? C'est mal ? Ca ne devrait pas l'être parceque : Elle répond à une mission d'un président très libéral. Elle dit des trucs soit originaux, soit (très) libéraux. Souvent les deux à la fois. Elle a renoncé à son petit salaire (mais je suis curieux combien ce bidule a rajouté à notre endettement.) http://www.google.com/hostednews/afp/artic…a84ddb770d6.2e1 Christine Boutin remet à Sarkozy ses propositions pour une mondialisation plus sociale (AFP) – Il y a 1 jour PARIS — Christine Boutin remet jeudi à Nicolas Sarkozy un rapport intermédiaire sur la dimension sociale de la mondialisation comprenant 17 propositions, dont la définition dans chaque pays de niveaux d'inégalités non tolérables. Cette mission avait démarré par une vive polémique quand la rémunération prévue pour l'ex-ministre du Logement (2007-2009) avait été révélée en juin dernier. Finalement, Mme Boutin avait renoncé à son salaire mensuel de 9.500 euros. En préambule de son rapport intermédiaire, dont l'AFP a eu copie, Christine Boutin estime que "la faim dans le monde" doit être le "problème prioritaire". Dans l'immédiat, elle propose de "mobiliser les agences internationales" pour lutter contre "la volatilité excessive des matières premières agricoles" et prévenir les crises alimentaires. Selon le rapport, les principes du "droit au travail décent" doivent être intégrés aux "règles internationales du commerce", notamment dans les litiges tranchés par l'OMC (Organisation mondiale du commerce). Les "transferts monétaires conditionnels" (TMC) -- allocations accordées aux familles contre l'obligation de scolariser les enfants -- et la microfinance doivent être renforcés, ainsi que la construction d'un "socle universel de protection sociale". Sur les inégalités, Mme Boutin propose de définir dans chaque pays un seuil au-delà duquel les écarts de richesse fragilisent "la cohésion sociale". Les situations des pays ne doivent plus être appréhendées à travers le seul indice économique du PIB (produit intérieur brut), mais aussi avec des indices sociaux et environnementaux, ajoute l'ancienne ministre. Au niveau des entreprises, Christine Boutin propose de soumettre les stock-options "à des conditions de performances sociales ou sociétales" et d'expérimenter le principe de "traçabilité du respect des droits fondamentaux dans la chaîne de production". Autre proposition, créer un fonds de capitaux publics et privés pour multiplier les entreprises de "social business" dans le monde. Christine Boutin cite en exemple la Grameen Bank (micro-crédit) fondée en 1983 par Mohammad Yunus, prix Nobel de la paix qui l'accompagnera jeudi à l'Elysée. Comme elle l'avait annoncé en septembre, Christine Boutin propose enfin de faire passer le G20 de 20 à 25 Etats pour y intégrer des "pays pauvres".
h16 Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Et pourquoi pas un G200 ? On l'appellerait Nations Unies, ça coûterait cher et ne servirait à rien ? C'est pas tip top, comme idée, ça ?
Tremendo Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Et pourquoi pas un G200 ? On l'appellerait Nations Unies, ça coûterait cher et ne servirait à rien ?C'est pas tip top, comme idée, ça ? C'est exactement ça, on a commencé à 7 on finira par l'ONU qui existe déjà, et là on se dira qu'il faudra créer un G7bis qui grossira à nouveau et ainsi de suite.
ph11 Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 C'est exactement ça, on a commencé à 7 on finira par l'ONU qui existe déjà, et là on se dira qu'il faudra créer un G7bis qui grossira à nouveau et ainsi de suite. Surtout qu'au début de l'ONU, celui-ci était principalement composé de pays européens et américains, vu qu'à l'époque un grande partie du monde était sous administration européenne.
Apollon Posté 10 décembre 2010 Signaler Posté 10 décembre 2010 Texte mainstream. Rien de bien horrible.
matvail2002 Posté 20 décembre 2010 Signaler Posté 20 décembre 2010 Peut-être que l'auteur voulait parler de libéralisme Américain? LOL! Le problème c'est justement celui d'un paradoxe que l'on colle le symbole de néo/méga/hyper/ultra-libéral à n'importe quoi qui n'est pas socialiste (bien qu'encore DSK est davantage un corporatiste à mon avis). C'est donc un terme épouvantail, alors que les vrais libéraux sont pratiquement inconnus, du fait que des auteurs comme Bastiat ou Toqueville soient plus connu aux États-Unis que dans leur terre natale. Mais encore, l'idée est de dire qu'il est clair qu'ironiquement je considère certaines politiques de Mitterrand moins collectivistes…pour des raisons souvent pragmatiques et stratégiques. Par exemple, il a libéralisé à moitié la télévision à cause justement du fait que la télévision était le gouvernement dans la salle à manger des français et celui-ci savait qu'il allait perdre les élections législatives. Et encore, outre-Atlantique, Chirac serait membre d'un parti socialiste, même Tony Blair est beaucoup plus libéral que lui outre-Manche. Pour Sarko, j'ai l'impression qu'il sort parfois des trucs (comme sur sa vision de la «crise financière» ou son 180 degrés sur le réchauffement climatique) qui me font dire celui-ci est conseillé en lisant Libération. Comme elle l'avait annoncé en septembre, Christine Boutin propose enfin de faire passer le G20 de 20 à 25 Etats pour y intégrer des "pays pauvres". 20 c'est assez surtout que ceux-ci représentent une grosse partie de la population mondiale. Or, je m'excuse, mais à ce titre, le but du G20 est justement d'être moins pire que ce machin qui s'appelle l'ONU.
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