F. mas Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Quels paramètres auraient du être différents pour éviter le démantèlement progressif des institutions libérales, la corruption de l'Etat de droit ? Des hommes d’Etat incorruptibles ? N’y pensons pas. Des capitalistes randiens qui n'essaieraient jamais de tricher ? N'y pensons pas. Des citoyens sur le qui-vive, en permanence, motivés à dépenser beaucoup d’argent, de temps, d’énergie, pour défendre le marché libre ? Ou défendre ce concept, à la définition rarement commune à tous, de « Liberté » comme en appelait de ses vœux JFK ? Ca fait un peu ‘Homme Nouveau’ à la sauce libérale. Bref, est-ce que des institutions libérales peuvent vraiment tenir à l'épreuve du temps ? L'histoire ne repasse pas les plats, c'est donc dans le futur qu'il faut se projeter pour envisager l'ordre catallactique, expérience qui est totalement nouvelle dans l'ordre des représentations politiques. Je note au passage que les différents problèmes soulevés, du socialisme jusqu'au mercantilisme, mettent en scène les relations incestueuses entre différentes approches du monde social et toujours le même acteur, l'Etat, qui se fait tour à tour instrument de différentes classes pour infléchir les conduites et les comportements des individus. Je pense donc que si évolution il doit y avoir, c'est par l'éducation, car après tout, la base des gouvernements, c'est comme dirait Hume le sentiment général de son utilité. Montrer qu'on peut se passer de lui la plupart du temps est à mon avis la meilleure chose à transmettre. Comme le remarque certains contributeurs de ce topic, l'éducation s'adresse autant à la raison qu'aux sentiments, et il ne faut pas simplement que nos compatriotes soient convaincus des solutions du libéralisme parce qu'elles sont vraies, ils doivent aussi les aimer pour les endosser plus naturellement. Et c'est pas gagné. Il me semble qu'on ne défend pas le marché libre pour le marché libre, mais bien parce qu'il est le seul mécanisme de redistribution et d'allocation compatible avec la défense de la souveraineté de l'individu. Dans ce cas, oui, ça vaut le coup en matière de sacrifice, non ? Une remarque complémentaire sur la persuasion par la raison et par les sentiments : il y a a mon avis une leçon à retenir du libéralisme américain. Le libéralisme politique se confond largement avec l'identité du pays, et c'est à ce sentiment familier qu'il faut faire appelle pour diffuser l'idée de liberté. Il existe des multitudes de références, de pratiques, d'histoires communes en France et en Europe qui pourraient très bien soutenir nos idées, et mettre un peu de couleurs sur le libéralisme qui peut sembler abstrait par nature.
Drake Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Quels paramètres auraient du être différents pour éviter le démantèlement progressif des institutions libérales, la corruption de l'Etat de droit ? Des hommes d’Etat incorruptibles ? N’y pensons pas. Des capitalistes randiens qui n'essaieraient jamais de tricher ? N'y pensons pas. Des citoyens sur le qui-vive, en permanence, motivés à dépenser beaucoup d’argent, de temps, d’énergie, pour défendre le marché libre ? Ou défendre ce concept, à la définition rarement commune à tous, de « Liberté » comme en appelait de ses vœux JFK ? Ca fait un peu ‘Homme Nouveau’ à la sauce libérale. Bref, est-ce que des institutions libérales peuvent vraiment tenir à l'épreuve du temps ? Et les Suisses, ils ont fait comment?
Invité Arn0 Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Un drapeau, un code vestimentaire, une culture de rassemblement, ce n'est pas limité au communisme et au nazisme, je ne souhaiterai pas vivre avec des gens qui n'ont rien en commun d'autre que la froide rationalité de leur intérêt, toute 'libérale' soit elle. On parle d'un mouvement politique là. Donc oui les mouvement politiques qui ont ce genre de code ce sont particulièrement les nazis et les communistes, c'est un fait indiscutable.Pourquoi devrions avoir une hymne, un drapeau et un costume qui nous distingue de nos concitoyens non-libéraux ? On veut fonder une secte ? Si les libéraux doivent avoir un drapeau et un hymne ils devraient se contenter de celui de leur pays, et comme costume il devrait porter celui de leur temps. Tout le reste c'est au moins bizarre.
Invité Arn0 Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 L'autre option, celle de séduire les intellectuels, ça peut marcher, mais ça implique alors tôt ou tard de se confronter aux masses. Si un régime libéral doit ressembler à celui de Singapour ou de la Tunisie, je ne suis pas vraiment sûr qu'on sera arrivé au but recherché. Mais s'adresser à la masse implique certes d'adapter son discours, mais certainement pas de se transformer en "tribu". La social-démocratie régnant actuellement ne repose pas vraiment sur une adhésion de forme tribale, et les partis de gouvernement encore moins. Qu'un certain esprit de corps soit nécessaire à la gestion d'un parti même libéral c'est évident, mais ce n'est pas de cela dont ont parle. De plus il ne faut pas oublier que celui qui ne s'intéresse pas suffisamment à la politique pour avoir un avis informé sur le sujet va se contenter de suivre les leaders d'opinion de son milieu et va rarement avoir une opinion marginale : autrement dit il va suivre les "élites". Le peuple ne se révolte que très rarement contre un régime qui a les élites avec lui (ce qui n'était certainement pas le cas de Ben Ali).
F. mas Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 De mon côté, quand je dis qu'il faut mettre un peu de couleurs sur les idées abstraites du libéralisme, je ne pensais pas à une sorte d'idéologie avec drapeau, uniforme, et toutes ces sortes de choses, mais plutôt de montrer que le libéralisme est non seulement un batterie de principes vrais, mais qu'en plus, ils sont incorporés à notre histoire commune, à une identité partagée, et pas seulement notre histoire intellectuelle. Les révoltes anti-fiscalistes, les libertés communales, tout ce genre de chose indiquent que les anglo-saxons n'ont pas le monopole du libéralisme. Pour ceux que les questions d'identité gênent ou turlupinent, je ne saurais trop conseiller la lecture de "Rationalism in Politics" de M J Oakeshott : plusieurs chapitres sont consacrés à la question d'un point de vue tout à fait compatible avec le libéralisme (au sens strict).
G7H+ Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 De mon côté, quand je dis qu'il faut mettre un peu de couleurs sur les idées abstraites du libéralisme, je ne pensais pas à une sorte d'idéologie avec drapeau, uniforme, et toutes ces sortes de choses, mais plutôt de montrer que le libéralisme est non seulement un batterie de principes vrais, mais qu'en plus, ils sont incorporés à notre histoire commune, à une identité partagée, et pas seulement notre histoire intellectuelle. Les révoltes anti-fiscalistes, les libertés communales, tout ce genre de chose indiquent que les anglo-saxons n'ont pas le monopole du libéralisme. Toutes les cultures et les civilisations contiennent des récits de liberté et des récits de domination dans leur héritage culturel : la tâche des libéraux est de creuser dans l’histoire de leurs sociétés, d’identifier, d’extraire les anciens récits de liberté - les « narrations libérales » - et de connecter ces narrations avec la lutte contemporaine pour la liberté. Ce travail donnera à la liberté les racines profondes dont elle a besoin pour s’épanouir et décrédibilisera les efforts des ennemis locaux de la liberté.http://archives.contrepoints.org/Realizing…ibertarian.html
F. mas Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 C'est exactement ce que je veux dire. Je m'empresse donc de commander le bouquin.
Invité Arn0 Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 De mon côté, quand je dis qu'il faut mettre un peu de couleurs sur les idées abstraites du libéralisme, je ne pensais pas à une sorte d'idéologie avec drapeau, uniforme, et toutes ces sortes de choses, mais plutôt de montrer que le libéralisme est non seulement un batterie de principes vrais, mais qu'en plus, ils sont incorporés à notre histoire commune, à une identité partagée, et pas seulement notre histoire intellectuelle. Les révoltes anti-fiscalistes, les libertés communales, tout ce genre de chose indiquent que les anglo-saxons n'ont pas le monopole du libéralisme. Ça c'est autre chose : et je suis tout à fait d'accord. Après tout même les Chinois libéraux doivent rechercher dans leur propre histoire ce qui la relie au libéralisme. Ceci dit l’évènement historique français basé sur une vision du monde libéral ayant eu la plus grande portée et le plus populaire encore aujourd'hui (et dont le texte le plus connu, et libéral, fait encore partie de notre droit positif au niveau constitutionnel) n'est pas forcément un exemple à glorifier.
F. mas Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 A titre informatif que je travaille sur ces questions depuis quelques semaines, à travers différents ouvrages historiques portant sur les révoltes antifiscalistes de l'ancien régime et les résistances populaires à l'Etat moderne dans les campagnes et les provinces (YM Bercé, J Nicolas, R Mousnier). Ce qui m'a mis la puce à l'oreille, c'est ce qu'en disait Rothbard dans son Economics before Adam Smith, qui me semble être un excellent début pour un programme de recherches sur le sujet. Arno : c'est justement parce que le plus gros évènement libéral français pose des problèmes que je cherche ailleurs, notamment dans l'histoire de l'Ancien Régime. Il y a un travail tout à fait comparable à faire en histoire du droit via la coutume et les lois fondamentales du royaume.
Vincemobile Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Ce que je critique ce n'est pas de s'adresser à la masse, ni même d'adapter son discours à son public (sur la forme évidemment, par sur le fond). Je critique l'idée d'avoir un drapeau, un uniforme, une chanson… en gros de singer les communistes et les nazis ! Quand je vois le débat, je me dis que seul l'entrisme est une option pour les libéraux De toutes façons, les libéraux étant les défenseurs du libre-choix et de la liberté individuelle, je les vois mal se grouper pour créer un parti structuré et discipliné ayant pour but de mener son leader au pouvoir. Regardons les querelles ayant secoué les divers mouvements libéraux français. Au lieu de penser parti, il faut peut être penser think tank. Il en existe quelques uns, il y aurait sûrement matière à coordonner leurs initiatives afin de voir les idées libérales percer dans l'opinion et in fine chez les politiques.
Sekonda Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Peut-être des idée à prendre dans . Mais il ne faut pas oublier qu'un mouvement politique n'est pas une nation.
Chitah Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Je suis le maitre chez moi. J'ai gagné ça honnêtement, moi, monsieur. Mêle toi de tes oignons Touche pas au grisbi, salope ! C'est plutot invariant aussi non ? Absolument. Mais sont aussi invariants, dans le même ordre : - tiens, j'aimerai bien savoir ce qu'il fait chez lui celui-là. - sa nouvelle BMW, ça a l'air louche, comment il se l'est payée? - vous avez vu le couple Lambert, ça a pas l'air de marcher fort leur ménage. - oh, mais quel joli grisbi vous avez là, je peux le toucher?
Rincevent Posté 22 avril 2011 Signaler Posté 22 avril 2011 Des légendes et des mythes fondateurs. Intervention de neuneu2k dans 5, 4, 3… Oui Tiens, qu'est-ce que je disais. Et pour perdre face à tout ces loosers, les libéraux ont vraiment fait exprès alors ? Un con qui marche ira toujours plus loin qu'un intellectuel qui reste assis. Le libéralisme manque de déraison Oh, pas les anarcaps. Une remarque complémentaire sur la persuasion par la raison et par les sentiments : il y a a mon avis une leçon à retenir du libéralisme américain. Le libéralisme politique se confond largement avec l'identité du pays, et c'est à ce sentiment familier qu'il faut faire appelle pour diffuser l'idée de liberté. Il existe des multitudes de références, de pratiques, d'histoires communes en France et en Europe qui pourraient très bien soutenir nos idées, et mettre un peu de couleurs sur le libéralisme qui peut sembler abstrait par nature. Complètement. On passe déjà pour des traitres, les idiots utiles des Américains (après qu'on nous ait fait passer pour ceux des Anglais), autant montrer que la tradition de la liberté s'ancre en France au moins autant qu'ailleurs. De Bastiat à Constant, de Turgot à La Fayette, ce n'est pas le libéralisme qui manque à l'histoire de la France.
Chitah Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 Complètement. On passe déjà pour des traitres, les idiots utiles des Américains (après qu'on nous ait fait passer pour ceux des Anglais), autant montrer que la tradition de la liberté s'ancre en France au moins autant qu'ailleurs. De Bastiat à Constant, de Turgot à La Fayette, ce n'est pas le libéralisme qui manque à l'histoire de la France. Sans parler des figures contemporaines comme Aron, Revel, Chitah pour ne citer que les plus connus.
Invité Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 La société qui me parait le plus culturellement lié aux valeurs, mythes, symboles libéraux sont les Etats Uniens, alors si dans un proche futur, à la chute de l'Empire, ils ne retournent pas vers une société libérale, un marché libre, je ne vois pas quelle autre nation le ferait un jour. Même si dans l'Histoire, la France aurait pu être un bon candidat, vu la culture actuelle et l'état d'esprit, c'est impensable dans moins de 15 générations.
TODA Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 Je pense aussi que cette notion de culture commune, ou plutôt de "contre-culture" est cruciale…pour forger un groupe, une notion d'appartenance Libérale, certes mais aussi bouddhiste, et là, je puis observer depuis un quart de siècle l'émergence de notre " culture -contre-culture" spécifique… Nous adorons célébrer nos fêtes de façon fort dynamique,tout le monde chez moi est joyeux, alors que souvent, ailleurs, je passe pour une extra- terrestre, voir une simplette… Exemple, 80 ans de notre association, à New york…
neuneu2k Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 ( je teste le nouveau bazar, comment insérer une vidéo youtube?) T9FS6PaVx-s [media]http://www.youtube.com/watch?v=T9FS6PaVx-s[/media]
TODA Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 [media]http://www.youtube.com/watch?v=T9FS6PaVx-s[/media] merci, en effet, là ça fonctionne…c'est pourtant ce que j'avais fait la première fois… Bravo pour la migration!!!
F. mas Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 Même si dans l'Histoire, la France aurait pu être un bon candidat, vu la culture actuelle et l'état d'esprit, c'est impensable dans moins de 15 générations. L'expérience historique ne démontre rien, et après tout, c'est aussi ce qu'on disait de la Grande-Bretagne d'avant 1979. Il faut être raisonnablement pessimiste : le socialisme d'Etat qui a triomphé en France depuis 1945 n'est plus viable, l'érosion que lui fait subir la globalisation appelle à un nouveau modèle économique et constitutionnel que les libéraux me semblent les plus aptes à fournir. C'est d'ailleurs à cause des transformations liées à la mondialisation (éco, financière, mais aussi sociale) que les organisations politiques mutent dans l'espoir de conserver intactes leur capacité à dominer (on passe des gouvernements représentatifs aux local et global governances).
Sam Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 Dans une société où il y a une incitation à faire du profit, à accumuler du capital, comme par exemple les sociétés libérales USA du XIXe ; n’a-t-on pas assisté à l’émergence de détenteurs de capitaux si importants qu’ils ont pu avoir assez d’influence sur l’Etat de droit pour changer les règles du jeu ; et ainsi sécuriser leurs positions et s’offrir des opportunités d’accumuler encore plus vite qu’en ‘jeu normal’ (i.e marché libre).(…) Je reviens sur ce 1er post qui m'a fait penser à cet article de Vincent Bénard paru cette semaine. (extrait)Le pouvoir oligarchique étant dissimulé, il n'existe pas de doctrine "oligarchiste" à l'instar du socialisme ou du libéralisme. Mais puisqu'il faut donner un nom à l'ennemi,l'oligarchisme pourra être défini comme le stade le plus abouti de l'opportunisme au profit des élites oligarques. Opportunisme, parce que l'oligarchisme mange à tous les rateliers idéologiques. Libéral lorsqu'il veut payer moins d'impôts et élargir son marché, l'oligarque devient social-démocrate lorsqu'il veut imposer à ses concurrents des réglementations qui empêchent le petit poisson de perturber la chasse des grands requins, ou lorsqu'il veut "aider" l'état à faire le bonheur des pauvres en les endettant, à condition de toucher une très forte commission au passage. Il est plus écologiste que Nicolas Hulot lorsqu'il faut faire grimper la valeur de ses parcs d'éoliennes, ou décrocher un marché mirobolant pour fabriquer des moulins à vent off shore. L'oligarque soutiendra tour à tour toutes les propositions pourvu qu'elles lui conviennent, aux motif qu'elles seront tantôt bonnes pour l'économie, tantôt bonnes pour préserver un certain modèle social, tantôt environnementalement bénéfiques.
Vincemobile Posté 23 avril 2011 Signaler Posté 23 avril 2011 Je reviens sur ce 1er post qui m'a fait penser à cet article de Vincent Bénard paru cette semaine. L'article de Vincent Bénard est absolument brillant. Il explique clairement en quoi le système actuel n'est pas ultra-libéral mais oligarchique. A diffuser largement (via Contrepoint d'ailleurs ?).
Métazét Posté 24 avril 2011 Signaler Posté 24 avril 2011 L'article de Vincent Bénard est absolument brillant. Il explique clairement en quoi le système actuel n'est pas ultra-libéral mais oligarchique. A diffuser largement (via Contrepoint d'ailleurs ?). Je n'ai pas les compétences économiques nécessaires pour tout comprendre mais cet article m'a l'air très bien, en effet. Je viens de le partager sur Facebook. Par contre, j'aurais préféré le terme de ploutocratie (le pouvoir aux riches) qui me semble plus précis que celui d'oligarchie (le pouvoir à quelques-uns… oui mais lesquels ? les plus intelligents ? les plus gentils ? les plus cupides ? les plus riches ?…). (Joyeuses Pâques à ceux qui y croient…)
h16 Posté 24 avril 2011 Signaler Posté 24 avril 2011 L'article de Vincent Bénard est absolument brillant. Il explique clairement en quoi le système actuel n'est pas ultra-libéral mais oligarchique. A diffuser largement (via Contrepoint d'ailleurs ?). C'est sur CP : http://www.contrepoints.org/2011/04/12/20984-le-renouveau-des-oligarchies
Vincemobile Posté 24 avril 2011 Signaler Posté 24 avril 2011 C'est sur CP : http://www.contrepoi…des-oligarchies Je n'avais pas vu. Merci !
Apollon Posté 24 avril 2011 Signaler Posté 24 avril 2011 L'article de Vincent Bénard est absolument brillant. Il explique clairement en quoi le système actuel n'est pas ultra-libéral mais oligarchique. A diffuser largement (via Contrepoint d'ailleurs ?). Mouais
Yul Posté 24 avril 2011 Signaler Posté 24 avril 2011 Les concurrents sont nuls, le culte de Gaia a gagné avec une mythologie inintéressante et sans profondeur humaine, le communisme a eu une bonne mythologie mais ne l’a plus et s'est rabattu sur la rancœur et l'alter-mondialisme vide, la sociale démocratie n’inspire personne, si les gens se jettent dans les bras connus du nationalisme bas du front et de la lutte des classes dans son sens le plus primitif, c’est bien que le ‘marché’ est saturé de demande, mais pas d’offre. des fois j'ai l'impression que plus la mythologie est pourrave et pue du bec, plus elle marche… tu dis que la social-démocratie n'inspire plus personne, mais moi j'ai bien au contraire l'impression que l'on doit assez facilement trouver des gens prêts à tuer leur voisin pour garder la sécu… l'important ce n'est pas la forme de la mythologie, mais qu'elle soulage du poids de la responsabilité individuelle ou du sens moral, et qu'elle te dise que c'est toi, le gentil, alors que tu laisses libres cours aux passions les plus basses comme la jalousie, le vol ou la peur de l'autre….
Nicolas Luxivor Posté 25 avril 2011 Signaler Posté 25 avril 2011 Le sul système réellement efficace pour protéger le libéralisme contre la destruction c'est d'avoir le libéralisme non pas dans la tête des gens, mais dans leurs tripes. Des valeurs-clés sur lesquelles on refuse de discuter, mais on se bat. Des drapeaux. Des chansons. Des costumes. Des légendes et des mythes fondateurs. Des gens qui y consacrent leur vie, se font une tonsure, portent un uniforme comme la robe de bure etc. C'est comme ça que tous les grands changements de société sont arrivés, du christianisme au communisme en passant par la social-démocratie. Schnappi avait raison : il nous faut une contre-culture libérale avec ses propres règles de statut social. Tant que la hiérarchie des valeurs est définie par l'ancien système, il a déjà gagné. Si la tendance s'inverse, il a déjà perdu. Je suis pas d'accord. Je me base sur le fait qu'à chaque fois qu'un régime gouvernemental a été en "intuiti personae" par le nom d'un roi, d'un empereur ou d'un militaire, ce régime a été totalitaire. Par exemple, peut on citer quelques présidents romains du temps de la république puis citer quelques empereurs romains du temps de l'empire… Je suis sûr de la réponse car notre Vème république héroï-comique, ne fait étudier que l'empire romain. Les empereurs viendront à l'esprit mais pas les présidents. N'est ce pas? Pourtant, les présidents sont ceux qui ont permis, en créant une économie hautement taxable pour financer les besoins d'un empire, de financer le gachis de l'empire. Mais on ne s'en souvient pas. Mon opinion est que 80% des gens se foutent totalement du régime politique et qu'ils non pas besoin de voir des guignols en bures. Ils subissent tant qu'ils la supportent. Par contre, les bannières, les bures et les cultes ne servent qu'à endoctriner 10% d'une population dans le seul but d'asservir les 80%. des fois j'ai l'impression que plus la mythologie est pourrave et pue du bec, plus elle marche… tu dis que la social-démocratie n'inspire plus personne, mais moi j'ai bien au contraire l'impression que l'on doit assez facilement trouver des gens prêts à tuer leur voisin pour garder la sécu… l'important ce n'est pas la forme de la mythologie, mais qu'elle soulage du poids de la responsabilité individuelle ou du sens moral, et qu'elle te dise que c'est toi, le gentil, alors que tu laisses libres cours aux passions les plus basses comme la jalousie, le vol ou la peur de l'autre…. La jalousie, le vol et l'aversion de l'autre ne sont pas "laissé libres". Ils sont grandement appuyés, enfoncés dans le crâne et intégrés dans une logique pseudo cohérente. Ces valeurs servent de référentiel aux organisations "politiques". Que l'on hait les blancs, les noirs, les beurs les riches, les pauvres, les juifs, les musulmans, les chrétiens, les scientologistes ou autre, n'a pas d'importance dans le but à atteindre par les asservistes.
Invité jabial Posté 25 avril 2011 Signaler Posté 25 avril 2011 Je n'ai jamais dit qu'il fallait un leader unique, bien au contraire. Il vaut bien mieux qu'il y en ait plusieurs, ça évite la personnalisation et l'effet soufflé en cas d'accident (pour rappel, un soufflé s'effondre aussi vite qu'il a monté). Mais il faut des symboles rassembleurs. C'est tout.
free jazz Posté 25 avril 2011 Signaler Posté 25 avril 2011 La contre-culture libérale, elle a déjà pignon sur rue depuis 68. Le problème n'est pas une hypothétique rupture dans les moeurs, mais au contraire de réinscrire la liberté dans la tradition européenne, dans un processus de civilisation lié à une conception de la justice, où le véritable entreprenariat, libre mais aussi responsable de ses échecs et fautes, servirait de moteur essentiel à l'intérêt général. Mouais Le constat de Vincent Bénard est fondé sur une observation difficilement contestable, mais son argumentation reste idéologique, et donc assez superficielle. Il livre un plaidoyer pro domo dans lequel on cherche des coupables qui auraient imposé un projet visant à confisquer l'intiative privée et à saper les bases des démocraties libérales. Sans s'interroger sur les raisons pour lesquelles il existe une connivence augmentée entre le marché et la structure oligarchique des nouvelles gouvernances.
Invité jabial Posté 25 avril 2011 Signaler Posté 25 avril 2011 En général quand on cherche des complots on en trouve, mais ça n'est pas pour ça qu'ils existent réellement. Dans 90% des cas, il s'agit simplement de convergences d'intérêts. C'est cent fois plus efficace et sûr qu'un vrai complot : il s'agit d'un véritable marché anonyme de la coercition. Pour casser ça, il n'y a qu'un seul moyen : supprimer les cadres légaux qui créent les conditions nécessaires à cette rencontre d'intérêts privés de la société civile avec les intérêts privés d'hommes de l'Etat. Mais comme le paysan ne se plaint pas du roi mais du fermier général… C'est pas gagné.
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