Aller au contenu

Algérie, Kabylie et huile d'olive


Adrian

Messages recommandés

Posté

Le pression allemande a payé, là où le léchage de babouche macroniais a échoué.

  • Huh ? 1
  • 1 month later...
Posté

Des nouvelles de la CAN. Il semblerait que les ballons aient été fabriqués avec du fer algérien.

 

 

 

  • Haha 2
  • 3 weeks later...
Posté

En Algérie, le dirigisme économique à l’épreuve de la baisse des revenus pétroliers

 

Citation

Les pneus sont de nouveau autorisés à être importés en Algérie. Après des années de pénurie, dues autant aux dysfonctionnements administratifs qu’à des limitations d’achats à l’étranger pour encourager la production nationale – à ce stade incapable de répondre à la demande –, deux équipementiers allemand (Continental) et italien (Pirelli) ont été sollicités pour alimenter le marché algérien.

Il aura fallu l’émotion populaire soulevée par l’accident d’un bus à El-Harrach, en banlieue d’Alger, en août 2025, qui a fait dix-huit morts et vingt-cinq blessés, pour convaincre les autorités algériennes de rééquiper, par l’importation, une flotte de véhicules – lourds comme légers – vieillissante et devenue dangereuse sur les routes.

 
 

Un pas en avant, un pas en arrière ? La maîtrise du commerce extérieur, grevé par une envolée spectaculaire des importations (+ 28 %) au premier semestre 2025, dans un contexte où la baisse des cours du pétrole pèse sur les recettes des ventes d’hydrocarbures, cause bien des tracas à Alger.

[...]
 

Cette politique par à-coups confirme que l’Algérie n’est toujours pas sortie d’un pilotage étatique de l’économie. Mais loin de consacrer un retour à la planification de l’ère Houari Boumediene (1965-1978), il relève plutôt d’un « dirigisme sous contrainte », selon la formule de l’économiste Hicham Rouibah, chercheur associé au Centre d’études en sciences sociales sur les mondes africains, américains et asiatiques (Cessma), à l’université Paris Cité.

La séquence actuelle ne peut se comprendre que dans le contexte né en 2020 de la pandémie de Covid-19. « La crise sanitaire a agi comme un révélateur de vulnérabilités structurelles en mettant en évidence la dépendance excessive de l’Algérie aux importations, précise M. Rouibah. Cela a conduit les autorités à accélérer une stratégie de substitution aux importations, combinant restrictions ciblées, encouragement de la production nationale et préservation des réserves de change. »

Cette inclination au dirigisme n’exclut pas des replis tactiques quand les contrôles produisent des effets pervers insoutenables : pénuries, hausses de prix, etc. Ainsi les autorisations ponctuelles de certaines importations opèrent-elles comme un « instrument conjoncturel de régulation visant à desserrer les tensions sur l’offre et contenir l’inflation quand celle-ci menace la stabilité sociale ou la continuité productive », ajoute M. Rouibah.
 

Cette inclination au dirigisme n’exclut pas des replis tactiques quand les contrôles produisent des effets pervers insoutenables : pénuries, hausses de prix, etc. Ainsi les autorisations ponctuelles de certaines importations opèrent-elles comme un « instrument conjoncturel de régulation visant à desserrer les tensions sur l’offre et contenir l’inflation quand celle-ci menace la stabilité sociale ou la continuité productive », ajoute M. Rouibah.

L’affaire des pneumatiques aura parfaitement illustré ce dilemme d’un pilotage macroéconomique d’Alger tiraillé entre tentation protectionniste et impératif de sécuriser les chaînes de production. Or cette tension est vouée à perdurer tant que l’Algérie ne sera pas affranchie de sa dépendance à l’égard des hydrocarbures, secteur qui représente 90 % des exportations du pays, 60 % de ses recettes budgétaires et 30 % de son produit intérieur brut (PIB).

[...]

les réserves en devises ont fondu en octobre 2025 à 47,1 milliards de dollars (40 milliards d’euros), contre 67,8 milliards de dollars (57,7 milliards d’euros) fin 2024, soit près de 20 milliards volatilisés en moins d’un an.

L’assèchement de ce matelas financier érode la marge de manœuvre des autorités qui avaient tablé, pour 2026, sur un déficit budgétaire de 12,4 % du PIB. Au risque de fragiliser la stabilité sociale – maintenue par des prix largement subventionnés –, oseront-elles prendre des mesures visant à enrayer les dérives des comptes ?

La légère augmentation, début janvier, des prix de l’essence à la pompe semble indiquer que le gouvernement tente de sortir du statu quo. Avec une hantise à l’esprit : éviter toute fronde populaire, alors que l’achat de la paix sociale par des allocations et des subventions fait partie de ses techniques de gouvernance, ainsi que l’a montré la manière dont il s’est arraché de la crise politique ouverte par le Hirak, le mouvement de contestation antisystème de 2019-2020.

Avec une manne de revenus pétroliers à la baisse, concilier équilibre financier et harmonie sociale va devenir de plus en plus délicat. Aussi ne faut-il pas s’attendre à un relâchement du dirigisme officiel. Dans une note sur « les coûts cachés d’une économie sous contrôle administratif », publiée le 4 janvier sur le site Economie Algérie, Abdelrahmi Bessaha, économiste passé par le Fonds monétaire international, distingue trois mécanismes par lesquels interviennent actuellement les autorités.

Le premier est la « ré-administration du commerce extérieur » par des « licences, quotas et interdictions ciblées ». Le deuxième est le « rationnement des devises », qui a pour effet la formation d’un marché de change parallèle, où l’euro se négocie à un taux très supérieur – de l’ordre de 70 % à 80 % – à celui en vigueur sur le marché officiel.

Le troisième est le « contrôle des prix et les subventions généralisées » qui, selon M. Bessaha, « masqu[ent] les tensions inflationnistes » mais alimentent des « passifs budgétaires implicites et découragent l’investissement productif ». Ces dispositifs qui produisent une « stabilité de façade », d’après l’économiste, génèrent en bout de chaîne des « coûts économiques, sociaux et institutionnels considérables, souvent sous-estimés ». Selon ses propres évaluations, l’Algérie aurait perdu quatre points de croissance par an depuis 2014 dans le secteur hors hydrocarbures.

 

  • Yea 3
Posté

Jérome Fourquet parle d'un modèle stato-consumériste pour la France, c'est pas si loin de l'Algérie.

 

il y a 46 minutes, DeadBot a dit :

C'est comme un test grandeur réelle du programme économique de la LFI. 


Leur programme est pire : créer une immense bureaucratie pour faire respecter la « règle verte » partout dans l'économie et enclencher la « transition écologique » par le « caractère fortement incitatif » (c'est écrit tel quel dans le programme). Mais personne ne le critique.

 

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant
×
×
  • Créer...