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Mégille

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  1. Le féminimse

    Quelles sont les erreurs que aperçois ? (j'ai lu l'article, mais suis trop peu renseigné sur la question pour en juger la qualité)
  2. Éthique et tac

    Je me demandais si tu tirais la thèse "l'homme cherche nécessairement le bonheur" de l'observation du monde (de constat empirique que tous les hommes cherchent le bonheur), on bien d'une déduction à partir de ce qu'est, pour un humaine, vivre/agir/faire des choix... j'ai l'impression que tu tentes plutôt de faire de cette deuxième façon, mais je ne suis pas sûr que tu y parviennes. Ta description du bonheur sous cet angle ressemble un peu à celle de l'économie stationnaire chez Mises (les prix sont tels que plus personne n'a intérêt à acheter ou à vendre), et pourtant, ce n'est pas forcément là le "but" de l'économie ! Ne pourrait-on pas imaginer un état individuel d'affliction tel ne pourrait plus rien avoir envie de faire, tant chaque changement possible de notre situation serait aussi indésirable que l'état présent. Une amie dépressive m'a déjà décrit des impressions comparables. A partir de là, on ne peut plus dire que c'est parce que le bonheur est un état de repos que nous ne voudrions pas changer par nous même qu'il est ce que l'on recherche et ce que l'on veut. En fait, je crois que je suis d'accord avec toi par ici. Disons juste que je te soumets un problème dont je ne vois pas clairement la solution. Je suis évidemment d'accord avec toi sur le fait que se droguer, violer et voler ne rende pas heureux. Mais j'ai des doutes concernant les raisons qui te le font croire. Si on considère que se procurer un certain objet puisse contribuer à rendre heureux (ou en tout cas, qu'il n'y ait rien de mal à le croire et à tenter de le faire en l'achetant), pourquoi ne pas croire que le prendre sans demander son avis au propriétaire ne serait pas une bonne chose pour moi ? Que ça me rende ultimement malheureux, et que ça implique que je sois déjà malheureux au départ, ça me semble plus être une libre spéculation sur le fonctionnement psychologique de l'humain que de solides postulats philosophiques. Que voler mène ensuite à avoir moins de mal à voler ensuite ne signifie pas non plus que ça me rende malheureux. Peut être au contraire que j'apprendrais ainsi à ne pas avoir de remord et à le faire en toute sérénité (ce qui fera de moi quelqu'un d'autant plus immoral que je serais plus heureux... il me semble que c'est un exemple de Kant), en plus de développer une technique pour ne pas me faire chopper. Heureuse coïncidence ! Je ne connaissais que la version de l'histoire raconté par Hérodote. Source pas toujours fiable à 100%, c'est sûr, mais dans ce cas là, autrement plus cocasse ! Je te raconte la version que je connais : le roi Candaule n'arrête pas de vanter la beauté de sa femme à son pote Gygès, et il va jusqu'à, un jour, lui proposer de se dissimuler secrètement dans la chambre à coucher royale pour mater le boule de la reine pendant l'action (c'est d'ailleurs de là que vient le mot "candaulisme"). Ce qu'il fait... un peu contre son gré, il me semble que le roi l'y force un peu. Mais la reine finit par le savoir, et elle n'aime pas ça du tout. Elle convoque donc Gygès et lui propose le choix suivant : soit il meurt, soit il tue (avec l'aide de la reine) Caudale, et devient le nouveau roi. Visiblement, madame n'aimait pas l'idée qu'il y ait plus d'un homme vivant à l'avoir vue dénudée. Tu devines la suite, et on peut assez aisément considérer que Gygès ait fait le meilleurs choix pour aller le son bonheur. En tout cas, on peut admirer la subtilité et l'imagination dont Platon fait preuve pour évoquer l'événement. Je trouve intéressant cette manière d'articuler bonheur et plaisir, mais tu les rends tout de même consubstantiels. Le bonheur, même s'il n'est pas le plaisir, est fait de plaisir, aussi certainement que l'océan est fait de goûte d'eau. A partir de là, je ne suis pas sûr que l'on puisse montrer analytiquement que la recherche du bonheur par un individu n'entre pas en conflit avec la vie d'un autre individu. En fait, c'est parce que je soupçonne le mot "bonheur" d'être un concept très maladroit, inventé par des gens assez naïfs, et que le philosophe se retrouve obligé d'en changer le sens en profondeur. Dans la notion de "bonheur", il y a d'abord l'idée que c'est quelque chose de bon, de souhaitable (c'est le "bon-" de "bonheur" et le "eu-" de "eudaimonia"), mais aussi l'idée de quelque chose de fortuit, d'indépendant de nous. Étymologiquement, "bonheur", c'est le "bon augure", "eudaimonia", c'est le "bon génie". L'anglais n'a même que ce coté "fortuit" dans le mot, puisque "happy" vient de la même racine que "to happen". C'est "quelque chose qui arrive", c'est tout. L'étymologie n'a pas beaucoup de valeur dans une argumentation, mais dans ce cas-ci, ça nous apprends au moins quelque chose sur ce que croyaient les communautés à l'origine de nos langues, et je ne serais pas surpris que la plupart des gens aient aujourd'hui des vues similaires. Lorsque quelqu'un parle de bonheur, il parle bien souvent d'une état à la fois bon et fortuit. Or, il s'agit là d'une contradiction dans les termes, puisque le "bon" est une notion normative, et que ce qui est normatif que concerne que ce qui dépend de nous, et donc pas ce qui est fortuit. Le philosophe donc faire le choix soit d'expliquer au commun des mortels que le mot "bonheur" n'a aucun sens, soit de proposer subtilement un nouveau sens au mot bonheur... c'est ce qu'on fait la plupart des Grands, et c'est ce que j'essaie de faire, la subtilité en moins, car je suis un petit ! Quel nouveau sens donner à "bonheur", donc ? Il faut soit le laisser tomber du coté du fortuit, soit le tirer du coté du bon. Mais dans le premier cas, ou risquerait d'oublier que ce bonheur-événement n'a aucune valeur normative, et on se mettrait à le chercher sans aucune raison... alors je préfère m'en servir pour désigner le "bon" état à obtenir. Maintenant, je comprends que trouve étrange l'injonction de chercher le bonheur. Mais dit toi que cette discussion sur la morale vise à trouver le sens des énoncés prescriptifs. Etant donnés que tu les définis à partir du bonheur, tu fais ultimement de chaque injonction une injonction à être heureux toi aussi... la seule différence entre nous deux est que tu définis la norme à partir du bonheur, là où je défini le bonheur à partir de la norme. Ca doit me venir de mon coté métaphysicien farfelu !
  3. (ce qui suis sont des faits allant à l'encontre du "race realism" naïf) Je ne sais pas si le sujet vous intéresse toujours, mais je m'étais interrogé il y a quelques temps sur l'hypothétique existence des "races humaines", ce qui m'avait mené à lire un peu de génétique des populations. Je vous fais ici un petit résumé de ce dont je me souviens (de tête, mais si vous voulez des sources pour un truc ou un autre, je peux vous les retrouver). Je précise que : 1) je n'ai pas la moindre idée s'il y a un rapport de tout ça avec l'intelligence et/ou la personnalité (possible que ce soit le cas, mais pas la moindre idée à propos de quelle manière ça le serait, les recherches de Lynn ont de gros biais méthodologiques) 2) il me semble évident qu'il n'y a aucune conséquence pratique/politique à tirer de ça. L'idée est simplement de savoir de quoi l'on parle quand on parle quand on veut parler de "race", que ce soit pour les comparer ou quoi que ce soit d'autres. Quelques précisions encore, à propos de la notion de "race humaine" : l'homo sapiens est une espèce très récente (200 000 ans) et dont les sous-groupes sont peu différenciés, et la notion de "race" ne convient véritablement qu'aux espèces domestiques consciemment sélectionnées par l'homme. On parle de "sous-espèce" pour les espèces sauvages, mais parler de "sous-espèce" d'humain risquerait de trop accentuer les différences entre humains, et négligerait qu'il y a bien une sélection consciente des humains entre eux. Il y a en outre quelque chose d'un peu arbitraire à faire descendre la taxonomie en dessous de l'espèce (définie par l'interfécondité), et même la notion d'espèce peu connaître des cas limites (voir variation clinale). Ceci dit, il y a bien différente manière d'identifier des "groupes" naturels d'humains sur des critères objectifs, du coté de la génétique notamment. J'entre maintenant dans le vif du sujet. Il faut d'abord distinguer ce que l'on peut trouver en cherchant du coté de l'ADN autosomal (les 22 premières paires de chromosomes, par opposition à la paire de chromosome sexuel XX/XY, ou "hétérosomal"), et d'un autre coté à partir du chromosome Y et de l'ADN mitochondriale, les "haplogroupes". A propos des haplogroupes Un haplogroupe est l'ensemble des individus portant la même version d'un même gène. Nous intéressent tout particulièrement les haplogroupes du chromosome Y et ceux de l'ADN mitonchondrial car ils nous permettent de retracer les lignées paternelles et maternelles, respectivement. Tous les hommes ont le chromosome Y de leur père (et donc du père de leur père, etc), et sachant qu'il y a environ deux mutations par génération, on peut dater (approximativement) la divergence de chaque branche de l'arbre généalogique paternel de l'humanité, et la situer de façon assez exacte par rapport aux autres. Et étant donné que nous avons tous l'ADN mitochondrial de notre mère, on peut en faire de même pour l'arbre matrilinéaire. On peut d'ailleurs grâce à ça deviner deux trois trucs sur le plus récent ancêtre patrilinéaire commun de l'humanité (Adam Y, qui a sans doute vécu en Guinée il y a 200 000 ans), et la plus récente... matrilinéaire... (Eve mt, qui a sans doute vécue vers le Mozambique il y a 150 000 ans). Ce qui est, je trouve, le plus remarquable, c'est que les arbres patrilinéaires et matrilinéaires ne coïncident pas du tout : si on observe la distribution des haplogroupes sur une carte, on voit des régions assez clairement définies du coté Y, mais coté mt, on est pas loin de retrouver de tout partout... Ceci nous indique que les femmes "bougent" beaucoup plus que les hommes (quittent leur foyer familiale pour aller dans celui de leur mari, plus que l'inverse). Il n'est donc pas possible de ne pas croire en une humanité mélangée, où tous les groupes se compénètrent. Le chromosome Y mérite tout de même un peu plus d'attention, car il nous renseigne beaucoup sur les mouvements de population à la préhistoire, et la composition des populations actuelles (trop le foutoir pour tirer quoi que ce soit de l'ADN mt...). Mais là encore, on se rend compte que l'Histoire de l'humanité est juste un sacré bordel où tout le monde bouge tout le temps. Et on a beaucoup de surprise : par exemple, un type d'Europe de l'ouest (souvent de l'haplogroupe R1b) sera plus "proche" d'un papou de Nouvelle Guinée (des haplogroupes M et S, qui divergent de P, comme R) que d'un type d'Europe du nord qui en ligné paternelle viendra plutôt d'une plus ancienne lignée de paysan du néolithique (haplogroupe I, d'ailleurs proche de l'haplogroupe J des arabes...). Autre fait amusant : l'haplogroupe E est celui par excellence de l'Afrique (y compris du nord), où il est très prédominant, presque exclusif, mais il se retrouve aussi un peu autour de la méditerranée, et chez les juifs notamment. Il se trouve donc que de nombreux européens fameux étaient de cette ligné paternelle très africaine, à savoir : Napoléon, Einstein... et Hitler ! A propos de l'ADN autosomal Le plus important a, je crois, déjà été dit par quelqu'un ici : c'est que les variations entre individus d'un même groupe sont bien plus importantes que les variations moyennes d'un groupe à l'autre. Cependant, derrière les grosses variations individuelles, on peut aussi reconnaître comme un "air de famille" invariant chez des individus de la même population, ce sont les clusters dont je vais parler plus loin. (d'ailleurs, une très petite variation dans le génotype peut avoir de très grosses conséquences au niveau du phénotype, ou inversement). Mais avant, il faut aussi remarquer qu'il y a une très inégale répartition de la "richesse génétique" d'une population à l'autre. La richesse génétique, je veux dire par là les variations génétiques au sein d'une population, est un très grand atout évolutif, qui "dans la nature" permet à l'espèce de plus facilement s'adapter à des changements d'environnement. On a une assez claire "hiérarchie" des populations humaines sous ce rapport, en plusieurs paliers. Des plus riches aux plus indigents : 1) les africains (à l'exception des dogons du Mali, aussi "pauvre" que des européens... sans doute qu'ils descendent d'une très petite population ancestrale) 2) peuples d'Europe, du moyen-Orient, d'Asie du Sud 3) Asie orientale 4) aborigène d'Australie, papous et mélanésiens 5) amérindiens A propos des clusters, il s'agit d'une manière d'obtenir des groupes qui collent à peu près à ce qu'on aurait envie d'appeler "race" (contrairement aux haplogroupes). Voilà, en gros, comment ça marche : on prend des informations génétiques de plusieurs individus de populations différentes, on rentre tout dans l'ordinateur, on choisit arbitrairement un nombre "K" de clusters que l'on veut voir apparaître, et on demande à la machine "classe moi tout ce petit monde en K clusters, selon 2 règles : le moins de différence possible à l'intérieur d'un cluster, et le plus entre les clusters". Selon les populations que l'on est allé chercher, et selon le nombre de clusters voulus, on peut trouver une partition de l'humanité selon les groupes raciaux traditionnellement décrit. Il y a donc bel et bien, comme je le disais précédemment, quelque chose comme un "air de famille" commun à certains peuples. Mais il faut bien garder en tête que même si les résultats du clustering ne sont pas tout à fait arbitraire, ils ne sont pas tout à fait objectifs non plus : les résultats dépendent du nombre de groupe préalablement choisit par le chercheur, et de l'échantillon de l'humanité à partir duquel la partition est faite. Voilà voilà. Oui, oui, je sais... tl;dr.
  4. Éthique et tac

    Bonsoir, désolé de répondre à de "vieille réponse", @Johnathan R. Razorback, j'ai un peu de mal à comprendre ta position. Que l'homme cherche le bonheur, est-ce une vérité empirique, ou déduite ? Tu dis "qu'il ne peut pas en être autrement", mais pourtant, tu donnes une définition non-triviale du bonheur, qui ne me semble pas découler conceptuellement de la notion de "ce que fait l'homme", en tout cas, je ne vois pas comment. Ne peut on pas concevoir que certains hommes, par exemple le drogué que tu évoques, cherche une satisfaction intense quelconque, sans en chercher forcément la pureté et la durée ? Tu peux ajouter que certains se trompent sur ce qu'ils veulent, mais dans ce cas, comment établies tu ce que les gens cherchent vraiment, puisque ce n'est pas par l'observation de ce qu'ils cherchent concrètement ? Sinon, tout ce qui est téléologie est en général plutôt rangé dans l'éthique de la vertu, si je ne me trompe pas. C'est assez étrange, mais on dirait qu'il y a une perméabilité entre le conséquentialisme individuel et la théorie de la vertu... on a un peu de ça aussi chez Rand. A creuser. Mais surtout, si je vois en quoi cela peut m'inciter à faire quelques choix de vie pragmatique (bosser et acheter ceci, plutôt que glander), j'ai du mal à voir en quoi en étant fidèle à cela, moi, Gygès l'ancien, devrait ne pas utiliser mon anneau d'invisibilité pour voler et violer si j'en ai envie. Ou pourquoi moi, Gygès le jeune (qui est un véritable personnage historique, voir chez Hérodote), je ne devrais pas assassiner le roi Candaule et prendre sa place, comme me le recommande sa femme -qui menace de m'exécuter si je ne le fait pas. Le respect de la vie et de la recherche du bonheur de l'autre ne découle pas directement et pas nécessairement de ma propre recherche du bonheur. Il y a bel et bien des cas où un individu a l'occasion de maximiser son plaisir pour nuire à quelqu'un d'autre, ça a été le cas de Gygès, par exemple. Et il me semble que la morale doit précisément s'intéresser à ces règles contraignantes. Considères tu qu'il s'agit d'une sorte de contrat social visant à permettre à chacun de ne pas être inquiété par les autres dans sa recherche du bonheur ? En ce qui me concerne, je suis tout à fait disposé à admettre 1) que nous recherchons tous le bonheur 2) que l'on ne peut pas être heureux en nuisant à quelqu'un ; mais c'est parce qu'en pensant ça, je me fais une idée très différente du sens de "bonheur". En faisant du bonheur un état mental hypothétique, 1) et 2) deviennent des conjectures assez osées, et difficilement défendables (je trouve). J'aurais plutôt tendance à voir en le bonheur l'état qu' il faut atteindre, et à en faire une notion normative plus que factuelle (ce qui me semble nécessaire pour en affirmer le caractère téléologique), et que le rapport avec le plaisir serait tout au plus un rapport de ressemblance. Que le plaisir soit une réplique (grossière et souvent fausse) du bonheur, quelque chose comme un "sens de la norme", qui se trompe souvent. Une analogie est possible avec le sens du goût, qui "vise" à nous faire choisir des aliments bons pour notre santé (l'amertume est une indication de chair en putréfaction, le sucré est la perception de précieux nutriments, etc), mais qui est très imparfait et qui peut facilement être trompé. Hm, bien possible, il faut que j'y réfléchisse. Dans ce cas, ça nous ramènerait tout simplement à l'éthique des vertus... mais on aura peut-être gagné une nouvelle définition des vertus en cours de route. Quelque chose comme "devoir continu de viser une bonne fin", la "bonne fin" n'étant pas le sentiment subjectif d'être bien intentionnée mais quelque chose à trouver par l'enquête philosophique / dont se rapprocherait le sage par l'expérience de la vie et l'exemple d'autres sages. Ça me plaît. En tout cas, une base déontologique me semble indispensable (faute de quoi ce n'est pas une morale, mais une technique de branlette), et mettre le critère de la moralité au niveau de la fin visée me semble être une bonne manière d'éviter les étrangetés kantiennes (à propos du mensonge, notamment...) tout en étant plus fidèle à la nature intentionnelle d'une action. Excellent ! Que fait-on avec une licence de philo ? Un master de philo ! Bien sur, il y en a quelques uns qui se réveillent entre temps et décident de faire un truc de leur vie. Par exemple, pas moi.
  5. Je raconte ma life 8, petits suisses & lapidations

    Hé, j'ai du mal à y croire, ma prof de philo politique vient de nous (à moi et à ma promo) envoyer par mail des liens vers des pages de Contrepoints et de Catallaxia ! C'est d'autant plus surprenant qu'elle est une utilitariste de gauche convaincue. Contexte : cours un peu bateau sur la justice, on (re) voit l'utilitarisme, puis Rawls, et Nozick est annoncé comme étape suivante inévitable... mais ne l'aimant pas beaucoup, elle décide plutôt de se prendre une semaine de vacance en nous disant "tenez, faites vous cours vous même" !
  6. @Johnathan R. Razorback Oui, la graisse de baleine était un mauvais exemple. Pensons plutôt à la surface de terre exploitable en Amazonie ou... peut importe, une ressource fictive mais vitale pour l'humanité (la déforestation est pas mal, on peut concevoir une situation dans laquelle la propriété privé est bien défini pour toutes les grandes forêts, où chaque propriétaire à intérêt à déboiser, mais tout en ayant intérêt, comme l'humanité entière, à ce que tous les autres ne déboisent pas, au risque de se retrouver privé d’oxygène). On peut aussi penser à l'intérêt individuel qu'on peut trouver à utiliser des chlorofluorocarbures, et à la catastrophe à laquelle cela nous menait, à savoir la destruction de la couche d'ozone. @Tramp, oui justement, si on s'attend à ce que les gens du cartel rompent la discipline, ou que des producteurs extérieurs viennent le faire, ne faut-il pas aussi s'attendre à ce qu'une coopération pour éviter la catastrophe se voit elle aussi rompue ? @FabriceM @Rincevent je n'avais effectivement pas entendu parler de la tragédie des biens communs, vous me donnez de la lecture ! Je vais bouquiner, je reviendrais sur ce thread quand je connaîtrais mieux l'état de l'art !
  7. Relation sexuelle à 11 ans avec un homme de 28 ans.

    Tu sais ce que je déteste dans le libéralisme ? C'est que quand je ne suis pas d'accord avec, j'ai tort !
  8. Après la fessé que j'ai pris à propos des armes à feu (faut croire que j'aime ça), je me remets au jeu "je vois des dilemmes du prisonniers n'importe où" ! Voilà l'idée : ne peut on pas concevoir une ressource naturelle R quelconque (graisse de baleine, surface de forêt amazonienne, etc) telle que chaque entrepreneur qui en a l'opportunité a intérêt à l'exploiter, quelque soit le choix des autres joueurs (i.e. que ce soit sa "stratégie dominante"), mais que l'équilibre en résultant soit une situation non Pareto-optimale, à savoir une catastrophe qui nuira à chaque personne ? (bon, ce n'est peut être pas le cas pour la graisse de baleine, mais je me demande simplement s'il existe/peut exister un tel "R", pas quelle ressource en particulier en est un exemple). Quasi-équivalent : que chaque personne ait intérêt à émettre certaines pollutions (chlorofluorocarbure détruisant la couche d'ozone, déchets nucléaires, etc) que les autres le fassent ou non, mais que personne n'aient intérêt à ce que tout le monde le fasse. Si on dit "ça ne se passera pas comme ça car il s'agit d'un jeu coopératif" (en entendant par là que les joueurs-pollueurs vont se mettre d'eux même à coopérer), est-ce qu'il ne faudrait pas aussi se mettre à attendre de chaque producteur en situation de concurrence qu'il arrive à une entente avec les autres pour faire monter les prix ? Puisque la concurrence est aussi un dilemme du prisonnier. Dans ce dernier cas, c'est à l'avantage du client -contrairement au dilemme du prisonnier écologique- mais je ne crois pas que ce soit pertinent, car je doute que ce soit par altruisme que le concurrent fasse baisser ses prix. Que les vrais humains ne se comportent pas comme les joueurs rationnels de la théorie des jeux, c'est un fait, mais j'ai lu à propos du jeu du mille-pattes que les joueurs d'échec pro font des choix qui se rapprochent plus de ce que prédit/prescrit la théorie des jeux que les joueurs amateurs (et s'en rapprochent d'autant plus qu'ils sont bien classé parmi les joueurs d'échec). J'aurais tendance à croire qu'un bon entrepreneur se rapproche plus d'un joueur d'échec pro sous se rapport. J'ai aussi l'impression que la forme complexe des grandes entreprises modernes (avec division des tâches au niveau de la prise de décision, séparation des propriétaires et des dirigeants, etc) vise à donner à ces "personnes morales" un comportement plus rationnel stratégiquement, justement, qu'un simple humain avec ses sentiments et ses biais.
  9. Relation sexuelle à 11 ans avec un homme de 28 ans.

    C'est vrai, je suis con, pas vraiment de raison de croire que la coutume ne puisse pas faire ce que font les codes...
  10. Le violeur obtient la garde partagé alors qu'il n'en veut pas

    Tu gagnes, je m'incline !
  11. Attentat à Las Vegas

    Bon... effectivement, je me suis trompé, pas de corrélation. J'en ai de douloureuse de dissonances cognitives depuis hier ou avant-hier. Pour me consoler, je me dis que même s'il y en avait une, vous m'auriez simplement dit que j'explique la cause par l'effet, comme vous le faîtes avec la corrélation pour les états des USA. Du coup je suis tenté de faire la contraposé, et d'avancer, au nom de cette absence de corrélation au niveau de l'OCDE que le fait d'avoir plus d'arme ne protègent pas, et d'expliquer entièrement la variation des meurtres au niveau international par des hypothèses ad hoc, mais je suis bien conscient que ça n'a aucune valeur argumentative. J'ai aussi envie de continuer de m'obstiner sur les cas extrême, mais je suis aussi conscient qu'on ne peut pas tirer de généralité de trois ou quatre cas particuliers. Sinon, quelqu'un d'autre (je ne sais plus qui) a avancé cet argument intéressant : les ghettos américains étant très armés et évité par la police, on devrait y voir cet "équilibre de la terreur" et donc une situation sécuritaire en ressortir, or, ce n'est pas le cas. Je crois être passé à coté de la réponse à cet argument. Quelqu'un ? A propos du (faux- ?) dilemme que j'avais proposé, et que tu accusais, @Neomatix, d'être un strawman : le "soit l'interdiction est inefficace, soit elle ne permet pas de résister contre un despote". Tu l'avais corrigé en ajoutant qu'elle ne désarmait que l'honnête homme contre le tyran. Ne peut on pas ajouter que c'est celui susceptible de s'opposer en général à l'Etat qui n'a pas de problème pour s'armer, et donc laisser une place pour le résistant à coté du brigand ? Pour me faire une petite idée de l'efficacité de civils armés contre les fous furieux, quelqu'un a une petite idée de la façon de se terminent le plus souvent les tueries ? Pour beaucoup de cas, il me semble que c'est un suicide du tueur, mais savez vous si on voit habituellement plutôt la police ou plutôt un "cowboy" qui y met fin ? J'allais vous dire que c'est tout le temps la police qui règle ces problèmes, mais apparemment, ça ne c'est pas passé comme ça à Las Vegas. A propos d'un éventuel rapport mathématique entre nombre d'armes et nombre de meurtre, je suis tombé sur un article intéressant (ici, avec un résumé un français ici qui le tempère en faveur du port d'arme). L'article veut se donner une approche "épidémiologique", traitant des meurtres comme d'une maladie, et de la législation anti-arme comme d'une politique de santé publique dont il s'agit d'évaluer l'efficacité. Il s'agierait de prendre en compte 4 variables : le degré de contrôle étatique (avec 0 = interdiction et 1=libre circulation) ; la part de meurtriers potentiels qui s'arment ; la part de victimes potentielles qui s'arment ; et le taux de protection que l'on obtient de la possession d'une arme à feu. La conclusion est que les politiques de contrôlent partiel des armes (entre 0 et 1) sont toujours les moins bonnes (ce qui pourrait me renforcer dans ma volonté de me concentrer sur les cas extrêmes). L'article ne tranche pas entre 0 et 1, faute de donnés suffisante. L'auteur semble être plutôt en faveur de l'interdiction, l'auteur du résumé en français plutôt en faveur de la libéralisation, au nom du fait que l'article ne prend en compte qu'un taux supposé fixe de tentative d'agression, qui deviennent des meurtres ou non, sans prendre en compte l'effet dissuasif de la possession d'armes par tout le monde. Dans tous les cas, ça casse ma tentative de faire de tout ça un dilemme du prisonnier.
  12. Attentat à Las Vegas

    D'accord avec Marlenus sur la petite frappe. A propos de l'opposition à l'Etat (ça me taraude), reformulation de mon premier argument : l'Etat va nécessairement de te dire que tu n'as pas besoin de te défendre contre lui. S'il ment, il va de toute manière t'interdire de t'armer, sinon... bein, il a raison. Il me semble que l'opposition armé à l'Etat (et donc la remise en cause de son monopole de la violence) est aussi une remise en cause de sa légitimité et de sa loi. Une telle opposition n'a donc pas besoin d'un droit de s'armer pour se justifier. Je remarque aussi une incompatibilité entre deux arguments pro-armes : "l'interdiction des armes n'empêche pas de s'armer" et "l'interdiction des armes empêche de s'opposer à l'Etat". C'est soit l'un, soit l'autre. Je suis croit en un état de fait médian : un réseau de crime organisé/terrorisme/résistance aura toujours des chances de s'armer, mais de nombreuses autres voyous qui se seraient armés et auraient tués s'ils l'avaient pu ne le font pas. Mais à propos des réseaux armés, ils ont un pouvoir de nuisance relativement limité, et en tant cas pas suffisant pour renverser l'Etat. Ce sont les armées US et britanniques qui ont "libérés" la France plus que la résistance locale, et ce ne sont sûrement pas les copains des sous-bois lituaniens qui ont fait tombé l'URSS. Ne pas être efficace à 100% ne signifie pas ne pas être efficace du tout. Et puis, tu tombes dans le paradoxe que j'évoquais précédemment, si les lois anti-armes ne changent rien, je ne vois pas pourquoi tu y vois quoi que ce soit à redire. Il me semble que lorsque l'Etat Français (ça fait très Pétain, dit comme ça) trouve des armes, il ne se contente pas de les confisquer, il envoie bien quelques personnes au trou. Et il fait "chier l'honnête citoyen" parce que l'Etat, s'il est ce que l'on appelle un "Etat de droit", a besoin d'interdire les armes avant de les confisquer. Si c'est pour ne les confisquer qu'après que le mal soit fait, ce serait un peu inutile. Tu es vraiment absolument sûr de toi quand tu affirmes qu'un petit con fraîchement fanatisé parvient à faire autant de mal dans un pays où la meilleure arme qui lui tombe sous la main est un couteau dans la cuisine de sa mère, plutôt qu'un pays où il n'a qu'à chercher sous la table de chevet de son père ou de son oncle pour trouver un flingue ? Tu veux dire qu'il y aurait 3 chance sur 4 de tomber sur le même résultat avec des données tirés au pif, ou l'inverse ? Peux tu m'en dire plus sur la façon dont tu as calculé ça ? Bien possible, je m'en excuse. Il te semble complètement aberrant d'imaginer qu'un règlement de compte ou une bagarre a plus de chance de finir à la morgue si l'un des joyeux lurons impliqués à une flingue à la ceinture ? Les USA sacrément plus haut que les plus haut parmi les autres. Et ils ont aussi droit à une belle médaille du coté de la violence policière. Mais je reconnais qu'il n'est pas très prudent d'inférer des généralités à partir d'un cas particulier. Je n'en suis pas sûr. Si l'Etat laisse ses citoyens avoir des moyens militaires, il fait face à une remise en cause de sa propre légitimité, et c'est un coût qu'un Etat est rarement prêt à payer. Je mets ma mains à couper que si tu roules en tank dans la rue, le gouvernement mettra les moyens qu'il faut pour t'en empêcher. Quel beau pays. Et tu ne crois pas que si les gars des ghettos se tapaient dessus à coup de casque de scooter et d'opinel, comme nos couillons du terroir, il y aurait un peu moins de mort ?
  13. Attentat à Las Vegas

    Autant pour moi. Il faut vraiment que je me relise avant de poster.
  14. Attentat à Las Vegas

    A propos de l'article de Contrepoint sur les différences entre états des USA, autant pour moi, je dis effectivement n'importe quoi. Il ne montre pas de substitution des meurtres par arme à feu par d'autres, mais effectivement, il montre juste un taux de violence total variant d'un état à l'autre... Oui, c'est un argument sur lequel je réfléchis aussi, du coup... A propos du facteur temps, on pourrait peut-être répondre qu'il devient de plus en plus difficile de s'armer au fur et à mesure que l'Etat se prépare, ceci annulant cela. Je pense surtout qu'un Etat qui décide de leur enlever des mains (à coup de loi) peut, dans une certaines mesures, aller les chercher de force. Et que les moyens de renseignement moderne, avec tous les inconvénients qu'ils impliquent, permettent à l'Etat de ne pas être complètement dans le noir à propos de où son caché les armes. On a ceux là, et on a un sacré paquet de petits gars qui au nom de Daesh passent un couteau sous la gorge d'un prêtre en Normandie ou donnent des coups de hache dans le metro en Allemagne. Faisant moins de dégat, on se rappelle moins d'eux. Mais s'il était beaucoup plus facile de s'armer, ils nous donneraient peut-être des raisons de nous rappeler de leurs noms. C'est quoi p ? le coefficient de corrélation ? Si c'est ça, il me semble que c'est beaucoup, 0,75. Un coef de corrélation est un entier relatif compris entre -1 et 1, non ? (excuse moi, je ne maîtrise pas très bien les outils statistiques) Non. Un type qui pète un cable et décide de tuer tout le monde avec ce qu'il a sous la main : il fera plus de dégât avant d'être neutralisé si ce qu'il a sous la main est un fusil automatique plutôt qu'un couteau. Si tu réduis les moyens que les gens ont pour se faire du mal, il y a de petites chances qu'ils se fassent moins de mal. Et bien, ce cas extrême se trouve être le seul pertinent pour notre propos. Je ne sais pas si les USA sont le pays avec le plus de liberté en ce qui concerne les armes, mais il s'agit de celui avec le plus d'arme par habitant. Et ce pays se trouve être l'un de ceux où la police est la plus meurtrière. Si on avait plus de pays où il y a au moins une arme par habitant, on pourrait comparer, mais là, je fais avec ce qu'on a sous la main... Si tu possèdes un tank et que l'Etat veut t'arrêter (ce qui en l’occurrence est peut-être lié au fait que tu possèdes un tank), alors l'Etat enverra peut-être un tank, en effet. Pareil, si l'Etat s'attend à ce que tu aies une arme et souhaite t'arrêter (légitimement ou non), il emploiera des moyens en conséquences. Et outre les moyens supérieurs d'un Etat, il faut aussi prendre en compte qu'il envoie des professionnels qui ont des chances de plus savoir s'y prendre que toi. Ce droit de résistance armé à l'Etat a des aires de tricornes et fusils à baïonnettes, pour moi, bref, d'une autre époque. Au fait, si le "problème" des USA (le très fort taux de meurtre pour un pays développé) n'a aucun rapport avec la très grande circulation d'arme (ou un rapport inversé)... c'est quoi leur problème ? Ils sont gros et incultes, mais ils ne sont pas si différents que ça de nous... (je suis vraiment curieux de connaître les autres explications, une des raisons pour lesquels je m'acharne est que je n'en vois pas vraiment)
  15. Attentat à Las Vegas

    Bonjour tout le monde, alors, vu le nombre de posts, vous m'excuserez de ne pas répondre en citant tout le monde, si je laisse passer un argument important, vous me le rappellerez. A propos de la plus grande sécurité dans un Etat sans liberté d'être armé Ca implique évidemment de croire (comme moi) 1) que l'interdiction des armes réduits le nombre d'arme, y compris chez les malfaiteurs potentiels 2) que la réduction du nombre d'arme réduit le nombre d'assassinat. 1) Qu'une restriction du droit du port d'arme réduise plus le nombre d'arme chez les honnêtes citoyens que chez les malfrats (et modifie donc la distribution d'arme en faveur de ces derniers, ce qui est effectivement fâcheux) n'empêche pas qu'elle réduise aussi le nombre d'arme chez lesdits malfrats. Ceci autorise (sans impliquer nécessairement, évidemment) à considérer que cette réduction du nombre d'armes augmente effectivement la sécurité de chacun, malgré leur plus fâcheuse distribution. Nous verrons si c'est le cas en petit 2). En tout cas, c'est assez crédible : un meurtrier sanguinaire amateur ou néophyte, ne sachant pas où se procurer des armes, s'armera moins facilement lorsque c'est interdit. Songeons aux nombreux attentats en France et en Allemagne à coup de couteau ou de hache : ceux-ci font bien quelques morts à chaque fois, mais il pourrait en faire beaucoup plus si leurs auteurs avaient pu se procurer des fusils automatiques, que leurs victimes soient armés ou non ("grâce" à l'effet de surprise, et à cause des inévitables balles perdues même par les défenseurs... armé ou pas, je n'aimerais pas être pris dans une fusillade dans un centre commercial ou dans un concert). La pègre européenne et les réseaux djihadistes étant heureusement assez distinct l'un de l'autre, On a tout un tas de tueurs de masse potentiels qui se retrouvent privés d'armes à feu, et c'est une bonne chose. Bien sûr, je suis conscient que l'interdiction du port d'arme ne fait pas magiquement disparaître tous les fusils, et que son application dépend de la capacité de l'Etat à faire respecter sa loi, de la coopération du peuple, et de la situation géographique du pays. Mais il faut bien reconnaître que l'Etat réussi au moins un peu à faire des trucs de temps en temps... Vous lui accorderez au moins ça : lorsqu'il s'agit d'emmerder les gens en leur interdisant des trucs, il y arrive parfois merveilleusement bien. 2) Le taux de meurtre d'un pays, notamment par arme à feu, dépend évidemment de tout un tas de facteurs : violence de la culture, efficacité de la police, conditions économiques, etc. Je ne nie pas ça, mais il me semble qu'il faut reconnaître que la circulation des armes est l'un de ces facteurs. Pour revenir sur les chiffres au sujet desquels on se dispute, il me semble bien pertinent d'une part de mettre à part les pays d'Amérique latine, d'autres part d'inclure Corée du Sud et Japon. A propos de l'exclusion des pays d'Amérique latine, le faible niveau de développement, l'instabilité de l'Etat, sa corruption, et découlant de tout ça, l'inefficacité de la police, tout ça les mets dans une situation bien différentes des USA, de l'Europe et de l'extrême Orient. A propos de la prise en compte du Japon et de la Corée du Sud. J'entends l'argument "culture trop différente". Mais si je regarde le nombre de meurtre en général (ici), je m’aperçois qu'il y a plus de meurtre en Corée du Sud qu'en France, et que la distance culturelle n'autorise donc pas à le considérer "hors catégorie" du point de vu de la violence. Quant au Japon, aucune raison de croire de croire qu'il soit incommensurablement plus différent de nous ou de la Corée du Sud que les Français ou les Anglais ne le sont des Américains. Ceci admis, il me semble qu'on ne peut pas passer à coté d'une corrélation entre la circulation des armes et le nombre de meurtres. Je ne vois pas pourquoi il faudrait mettre de coté les cas extrêmes (plus d'armes que d'habitants -USA- ; et presque aucune arme, Pologne, Corée du Sud, Japon). Au contraire, ça nous permet d'observer le phénomène de façon plus pure, sans avoir à essayer de deviner la part de responsabilité d'une variable perdue au milieu de nombreuses autres. Il faut préciser que notre extrême "presque aucune arme" est d'autant plus intéressant qu'il regroupe un pays au taux de meurtres presque nul de façon général (le Japon), un autre au taux de meurtres "normal" (la Pologne, en dessous de la France, mais légèrement au dessus des Pays-Bas), et un autre au taux de meurtres plutôt haut (la Corée du Sud). Il semble donc que la suppression des meurtres par arme ait lieu indifféremment de la "violence endémique" du pays. En outre, je rappelle qu'il n'y a aucune raison empirique de croire que les meurtres qui ne sont pas fait avec des armes le sont autrement (si vous en avez, je suis preneur). On voit d'ailleurs bien que dans les états des USA (ici, sur Contrepoints) la restriction du port d'arme est corrélés avec une diminution du nombre d'homicide par armes, sans être corrélés à une augmentation des meurtres sans arme à feu. (et je rappelle que la thèse de la "violence endémique" de l'auteur est douteuse, puisqu'il n'y a en fait pas, ou très peu, de variation des meurtres sans armes d'un état à l'autre, contrairement aux variations des meurtres avec armes). A propos du droit de se défendre contre l'Etat Je vous avoue trouver un peu étrange ce "droit au Djihad"... Je vous suggère le raisonnement suivant : soit on a un Etat tellement dangereux qu'il justifie une lutte armé contre lui, soit ce n'est pas le cas. Si c'est le cas, l'Etat va de toute manière interdire les armes, donc la question ne se pose pas. Si ce n'est pas le cas, et bien il en découle que nous n'avons pas besoin de nous armer contre lui. Deuxième contre-argument : l'Etat n'est pas moins violent, ni moins meurtrier, contre ces citoyens lorsque ceux-ci sont armés, comme on le voit aux USA. (si quelqu'un a de bonnes données à ce sujet, encore une fois, je suis preneur). Peut-être même que face à des citoyens coriaces, il aura tendance à être d'autant plus brutal, pour montrer qu'il est le plus fort.( simple supposition) Troisième contre-argument : le fait de s'armer pour être capable de se défendre contre un éventuel tyran était peut-être compréhensible (si on fait fi des deux arguments précédents) quand les combats avaient lieu à l'épée, ou avec des fusils primitifs, mais avec le "progrès" du coté des technologies de guerre, et l'évolution des batailles, ça n'est plus envisageable. Pour être vraiment en mesure de dire "non" à un Etat développé devenu abusif, il faudrait que l'on ait tous un tank dans le garage et une bombe nucléaire dans le jardin, ce qui n'est ni possible, ni souhaitable. Ceci dit, je n'avais jamais vraiment pensé aux droits de s'armer comme d'une garantie contre un Etat totalitaire, je n'y ai donc pas encore beaucoup réfléchi.
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