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xara

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Everything posted by xara

  1. Il y a une phrase collector là-dedans: "Que tous les grands pays démocratiques adoptent les uns après les autres ce même "sésame" devrait donner une indication sur le bien-fondé de la mesure, mais l'idéologie est tellement forte qu'elle empêche visiblement tout effort intellectuel, même minimal. "
  2. Quelqu'un a-t-il accès aux articles pour abonnés de l'Opinion? J'aimerais bien lire celui-là en entier: https://www.lopinion.fr/edition/politique/il-va-etre-temps-s-occuper-ceux-qui-refusent-vaccin-chronique-d-eric-243452
  3. Coeur avec les pieds: La vaccination obligatoire est une politique libérale!
  4. Une montagne de cadavres militaires et civils ne fait-elle pas partie de son bilan (sans parler du fait que la distinction entre civils et militaires perd beaucoup de son sens quand le gros des militaires sont des conscrits?
  5. Le problème, je pense, c'est que ton article source (le Cozic) est difficile -a des ambitions bien plus élevées que ce dont on a besoin pour une introduction- et prête facilement à confusion en conséquence. Donc tu parles d'inductivisme vs déductivisme au début, suivant une description de Mill mentionnée par Cozic et assimile ce déductivisme à "hypothetico-déductivisme" qui se réfère habituellement à la démarche mainstream à la Popper. Mais du coup des positions "proto-misesiennes" à la Cairnes se retrouvent dans le même panier que ce mainstream alors que ce mainstream considère l'ancien mainstream proto-misesien comme largement non scientifique. Et puis la méthode déductive à la Cairnes a l'air d'être commune dans le paysage contemporain. Mais qui fait ça aujourd'hui à part les partisans de la praxéologie? Vient ensuite l'économie expérimentale qui constituerait un renouveau de l'inductivisme (on n'a pas eu d'exemple de qui était inductiviste jusqu'à présent) mais dans le même souffle on apprend que Vernon Smith teste des théories avec la démarche expérimentale, ce qui constitue en fait une caractéristique de la méthode habituelle hypothético-déductive auparavant assimilée au déductivisme... De plus dans la citation de Cozic il nous dit que pendant longtemps l'économie était une science exclusivement d'observation et non expérimentale, ce qui n'aide pas à comprendre. Même en revenant à la source et en ayant survolé tout son article, je ne comprends pas ce qu'il dit. Si avant l'avènement récent de l'économie dite expérimentale, tout n'était qu'observation, quid des méthodes déductives dont il a fait grand cas auparavant? Bref, pour ma part, quand il s'agit d'aborder ce genre de questions en cours, je vais au plus simple: Les économistes professionnels aujourd'hui disent suivre majoritairement une méthode hypothético-déductive selon les critères de scientificité de Popper. Autrement dit, ils ont tendance à considérer que la méthode pour l'économie est grosso modo la même que pour les sciences naturelles. Là dessus je décris une expérience la plus simple possible de laboratoire (faire de l'eau avec des atomes d'hydrogène et d'oxygène) et décris un exemple simplifié de dérivation d'une loi économique quelconque selon la même démarche. Puis je vais décrire brièvement des difficultés de cette méthode et les attitudes des dissidents face à ces difficultés, d'une part les "hétérodoxes" héritiers de l'école historique allemande bien représentés en France qui nous expliquent qu'en fait, on ne peut pas trouver de lois économiques, et d'autre part le retour à ce qu'on faisait auparavant de manière plus ou moins consciente, la "praxéologie". Et si je suis chaud comme la braise, je leur explique à propos de cette dernière que ce genre de démarche remonte à Aristote et que c'est pas un truc de tapettes.
  6. Food for thought: The ZeroCovid Movement: Cult Dressed as Science
  7. Oui, le truc est connu dans la littérature en tant que "old age security motive for fertility". Je ne suis pas spécialiste mais ça a l'air d'être pris au sérieux en démographie et en sociologie. Chez les économistes aussi avec la conséquence qu'on peut développer l'argument en termes de "free rider" que j'ai utilisé quand on introduit le système de répartition obligatoire. Evidemment aujourd'hui on veut tester tout ça économétriquement et une étude à grande échelle de 2005 dans une revue réputée prétend avoir des résultats très robustes. J'ai d'ailleurs demandé à un de nos éditeurs préférés d'insérer en lien cette brève revue de littérature qui repose notamment dessus, histoire qu'on ne prétende pas que je sors tout ça d'un coin obscur de mon anatomie.
  8. Bah, personne ne dit qu'il n'y a jamais eu d'autres raisons de faire des enfants. Et ça pourrait tout aussi bien illustrer mon propos: il y a moins de raison aujourd'hui d'envoyer ses enfants à l'école pour qu'ils aient les moyens de s'occuper de soi plus tard. Surtout, quel rapport avec "on s'en fout des gosses on aura une retraite plus tard" quand je dis là précisément qu'on a une source de financement des retraites qui se tarit?
  9. La question est: comment as-tu réussi à comprendre cela?
  10. Nous sommes d'accord. A mon avis TFK (et autres groupes/projets associés) n'ont rien à envier aux groupes phares des années 70, si ce n'est d'avoir inventé les idiomes dont ils s'inspirent. Pour ceux qui ne connaissent pas, en vrac (leur leader Roine Stolt est un mélodiste hors pair):
  11. J'ai fini par me laisser séduire par Big Big Train (fituring Nick D'Virgilio, ex-Spock's Beard)
  12. No Cohen-Dumouchel ni Geyres ne maitrisent leur sujet, et enchainent même quelques énormités sur le ton on ne peut plus sérieux de ceux qui sachent. Par dessus le marché, le dernier article commentant le débat les traite comme des gens sérieux représentatifs des supposés courants qu'ils défendent. N'importe quoi.
  13. En dehors du fait que c'est inintelligible h n'est pas un SMIC là. Pareto explore des régularités statistiques et évoque pour cela un revenu minimum constaté, indépendamment de son origine, pas une loi interdisant des contrats de travail en dessous d'un certain taux de salaire. Quant à parler d'optimalité, optimalité par rapport à quel objectif? Et en quoi le fait qu'un "SMIC" serait plus bas que la moyenne rend cette moyenne "optimale"? Ca n'a aucun sens. Que je sache, Hayek n'a jamais prétendu qu'un SMIC était un moyen d'assurer son revenu minimal. Là encore c'est la même confusion que ci-dessus.
  14. Ces deux scénarios sont keynésiens en ce qu'ils tiennent pour acquis que la dépense fait la croissance, et plus spécifiquement la dépense de consommation.
  15. https://fr.wikipedia.org/wiki/Post_hoc_ergo_propter_hoc
  16. L'article est faible. Lancelot donne juste après ton post une définition 1000 fois plus solide et claire. Aussi, la citation est confuse. Un propriétaire qui "fait le droit", what the fuck? On doit pouvoir trouver de meilleures citations qu'une saillie de M. Geyres.
  17. A peu près tout le monde peut-être, mais pas tout le monde. Comme je l'ai déjà expliqué au début de ce fil, ce n'est "absurde" que si, par définition, on applique le terme qu'à des biens aliénables (aliénables dans le sens où dans les faits, on peut s'en séparer, contrairement à soi-même.) Mais si ce n'est pas le critère décisif, alors d'autres usages sont possibles. Le fait que l'expression "propriété de soi" ait été usitée depuis des siècles, par exemple par Locke -bien avant qu'il y ait des économistes donc, contrairement à ce que ta remarque dans un autre post suggère- devrait mettre la puce à l'oreille, à moins de soutenir l'hypothèse héroïque qu'aucun de ceux ayant utilisé cette expression n'ait réalisé qu'on "était soi". De même, le fait que Rothbard utilise ce terme, alors qu'il reconnait explicitement l'inaliénabilité de soi dans sa discussion sur l'esclavage devrait mettre la puce à l'autre oreille. Et les reconstructions de Rothbard et Hoppe révèlent bien pourquoi cet usage n'a rien d'absurde. Pour rappel, la rareté d'une chose finie est la condition indispensable à la possibilité de conflits quant à son usage (condition sans laquelle aucune interrogation sur des droits ne pourrait jamais survenir), si bien que des normes permettant d'éviter les clashs doivent forcément être des réponses à une question du type "qui est en droit de décider ce qu'on fait des ressources rares en question?". Ou, autrement dit, "qui est propriétaire de quoi?" Vu sous cet angle, "notre corps" ou "soi" n'est pas fondamentalement différents des biens aliénables. Comme tu le dis toi-même: Quelqu'un ne peut pas se séparer de soi, mais quelqu'un d'autre peut le forcer à travailler pour lui. Ou quelqu'un peut violer quelqu'un d'autre. Le corps de la personne (ou la personne elle-même) est bien là une ressource rare qui ne peut pas être allouée simultanément à 36 usages. Machin peut vouloir faire des trucs cochons à Machine alors que machine voudrait faire autre chose avec son cul. La question se pose donc de savoir qui est propriétaire du corps de Machine? Le critère décisif ici est la possibilité de conflit sur l'usage du bien et non qu'il soit aliénable au sens susmentionné. Partant, il n'y a rien d'absurde à parler de propriété de soi, de la même manière qu'on parle de propriété sur des biens aliénables. Dans les deux cas, il s'agit de répondre à la même question: qui est en droit de décider de ce qu'on en fait? D'où un même terme: propriété. Par ailleurs, même si on insistait pour une raison X ou Y que le terme de "propriété" devrait être réservé à des biens aliénables, ça ne changerait rien au fond du problème. On le décrirait simplement avec d'autres mots. On peut alors se demander si cette dispute consiste en autre chose qu'à enculer des mouches. D'une façon générale, il est simplement faux de dire que Rothbard fait table rase de la jurisprudence et de la littérature juridique. Il passe une grosse partie de son livre à la discuter justement (voir par exemple sa discussion de la théorie des contrats et la référence au droit romain justement). Sa reconstruction à la sauce rationaliste ne prétend jamais inventer la roue, mais consiste à reprendre, élaguer et systématiser ce qui a déjà été découvert par le passé. Sur les enfants, le passage cité isolément prête à malentendu. Evidemment, c'est plus subtile que ça, il suffit de lire les paragraphes précédents. Pour Rothbard, contrairement à ce que tu dis, on n'a pas à proprement parler de plein droit de propriété sur les enfants, on est plus précisément titulaire d'un droit de garde, terme qu'il utilise lui-même, vraisemblablement parce qu'il n'ignore pas les usages et la littérature. Et le "marché des enfants" dont il parle n'est pas un marché des enfants mais des droits de garde sur les enfants. Et la parenthèse sur la non-agression et le droit de fuir n'est pas une pirouette. C'est une allusion à la discussion précédente, qui, quelque défaut qu'on puisse lui trouver, est nettement plus subtile que ce que ta lecture totalement tronquée révèle. Et c'est via cette parenthèse justement que l'on évite l'absurdité d'avoir plusieurs propriétaires exclusifs de la même chose. Où l'on voit aussi, au passage, qu'il ne saurait être question de régression infinie dans sa théorie. Extraits avant le passage cité ci-dessus: Consentement à quoi? Comment pourrait on envisager une quelconque histoire de consentement sans référence préalable à quelque chose dont l'individu consentant ou non est propriétaire?
  18. 9 jours avant le jugement, le MLPS faisait ce communiqué triomphant (en substance, le même que d'habitude, mais avec une dose de grandiloquence et d'auto-satisfaction en plus à la fin): Evidemment, rien n'indique le contexte de la citation utilisée.
  19. A mon avis, Hazlitt avait dit l'essentiel sur le sujet en 1966: https://fee.org/articles/income-without-work/
  20. Euh... non Sauf dans des versions teen lib emo où de vagues platitudes tiennent lieu de principes.
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