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Filthy John

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About Filthy John

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  1. Je ne peux voir en la démocratie qu'un collectivisme politique que je range à côté de la notion de république dans mon répertoire à fumisteries proto-communistes. Un droit de décision arbitraire qui n'est assujetti à aucune responsabilité individuelle, puisque ultimement, les décisions seront imposées à tous et les responsabilités partagées. Elle est, pour moi, antinomique au libéralisme. Un outil à travers lequel la masse envieuse dérobe les vertueux de leur liberté et de leur propriété sous couvert d'intérêt général. Tandis que la république collectivise les institutions pour les passer sous giron du politique afin de gérer celles-ci comme des biens communs soumis à la tragédie du même nom, la démocratie s'assure que les boutiquiers en charge des-dits communs puissent monnayer leur accès pour assurer leur réélection et perpétuer leur parasitisme. In fine, la démocratie n'est que la mamelle droite de cette grande fiction à travers laquelle chacun s'efforce de vivre aux dépens de tous les autres. Et aide à perpétuer le mythe selon lequel les droits ne sont pas inhérents à l'essence humaine mais fruits du contrat social.
  2. Sachant que même un Timmy de compétition ne pourra guère analyser plus d'un millier d'images par heure, combien en faudrait-il pour analyser les centaines d'heures de vidéos uploadées chaque minute sur Youtube, les 100 millions de photographies postées sur Instagram par journée, les 20,000 images/secondes circulant sur Snapchat... Même si on imagine qu'entraîner l'AI ne demande qu'un milliardième des données qu'elle pourra ultimement traîter, les chiffres sont tellement démésurés que les Timmies pourraient probablement vivre confortablement dans le futur, vu la demande massive. Tiens, c'est marrant, en recherchant des données pour corroborer ma théorie, j'ai trouvé un article indiquant que le créateur de Watson pense exactement tout pareil que moi. Ca fait toujours chaud à l'égo de voir des pontes du domaine abonder dans son sens. Comme je le disais, même les meilleurs d'entre nous ont encore bien du mal à prédire de quoi demain sera fait. Tu aurais imaginer, il y a 20 ans de cela, qu'on pourrait gagner sa vie en passant ses journées à se filmer pendant qu'on joue à Counter-Strike ? Plus le temps va passer, plus on va automatiser. Aujourd'hui on a besoin de speech-to-text, de traduction automatique et de support clientèle (en gros, faire faire directement par l'ordinateur les tâches pour lesquelles on utilise déjà souvent l'informatique) mais demain on demandera peut-être à nos Timmies de noter la qualité des tomates cueillies par des robots. Une petite recherche Google à coups de "Amazon Turk demographics" m'indique que cela permet surtout à des étudiantes américaines d'arrondir leurs fins de mois sans avoir à vendre leurs fesses sur Tinder. Mais il y a aussi beaucoup d'Indiens qui doivent en vivre (un bon tiers des participants). C'est honnêtement très positif. Le seul hic, c'est qu'aller s'inscrire là-dessus et gérer ses "HITs" est déjà une tâche trop complexe pour les plus simplets. Il faudrait un intermédiaire pour simplifier le processus (maintenir l'informatique, analyser et sélectionner les tâches les plus simples et les plus rentables et les attribuer à ses équipes). Mais rien que le marché ne puisse résoudre. J'ai pris ton message (que j'ai lu, et dans le sens duquel j'abonde abondament) comme j'aurai pu prendre n'importe quel autre, simplement pour m'introduire dans le sujet ("le problème de l'AI") et donner un commentaire général sur le thread. Rien de personnel. Mais si t'es fâché et que tu veux absolument faire du caca, j'espère que tu manges gras : je tourne en low-carb.
  3. Ah. Non. L'ennui, avec les nouvelles technologies, c'est que peu de personnes ne les comprennent vraiment sur le plan technique, et encore moins n'anticipent les jobs qu'elles vont créer. Le catastrophisme entourant l'AI (et la robotisation) qui va bouffer tous nos jobs et mettre à la rue les gens cognitevement restreints en est un beau symptôme. Une intelligence artificielle, ça s'entraine. Il faut la "nourrir" d'énormes bases de données comprenant à la fois les données à analyser mais aussi (et surtout) de données de validation. Avec des millions d'entrées à chaque fois. Prends l'exemple standard de la reconnaissance d'images : non seulement il lui faut des photographies à traiter, mais il lui faut aussi une base de données recensant ce qui apparait sur la photo pour vérifier si l'AI a bien fait son travail. Durant son entrainement, l'AI analyse l'image, en déduis ce qu'elle représente (oh, un chat), puis va aller vérifier dans le dataset de validation si elle a vu juste ou si elle doit se reprogrammer (perdu, c'était un ours). C'est là qu'il va y avoir beaucoup de travail pour les gens simples : dans la construction de la base de données qui sert à la validation des réponses. Un job parfait pour les amoindris du bulbe : "Tiens, Timmy, assieds-toi là et regarde l'écran. S'il y a un chat sur l'image, tu appuies sur le bouton vert, sinon, tu appuies sur le bouton rouge." Dans un futur relativement proche, c'est ainsi que j'imagine le travail des gens les plus simples : le contrôle qualité et la validation des données. C'est facile, répétitif, et la demande ne va qu'augmenter avec la massification de l'automatisation. Mais honnêtement, sans vouloir vous chier à bouche —et j'ai mangé un excellent chili hier—, ça me chagrine de devoir intervenir sur Liborg pour rappeler qu'il faut toujours essayer de voir ce qu'il ne se voit pas et que la destruction créatrice, c'est un moteur de progrès pour tout le monde, même pour les gens si peu cérébrés qu'ils sont à la limite de l'irresponsabilité.
  4. Holy cow, encore un pavé. Après celui-là, j'arrête d'essayer de répondre à tout le monde parce que j'ai déjà du passer 5 heures sur le "Je raconte my life" cette semaine. Arrête, c'est super-important de connaître avec précision le coin d'où tu viens vraiment dans le fond de petit cœur ainsi que la manière la plus simple et sympathique de transmettre cette information de la plus haute importance à toute personne s'interrogeant sur tes origines. Non, je déconne, on s'en fout. Le seul truc important là-dedans, c'est de savoir s'en servir pour faire voyager toute pépé qui viendrait te balancer un "Where are you from ?" les yeux plein d'étoiles et lui faire passer l'envie de manger local pour la soirée. Non, mais t'inquiètes, Jim. Ca me fait super plaisir que tu me proposes de te servir de wingman pour aller mâter des culs dans les bars montréalais. Je finirais forcément par y passer un jour, et je te promet de prévenir à ce moment-là. En parlant de "ticket d'entrée", je pensais plutôt à la somme à prévoir pour faire la jonction entre le moment où je sors de l'avion et celui où je perçois mon premier salaire. Du genre la somme à avoir en poche, le temps dont je dispose et/ou tout autre renseignement sur la faisabilité d'un projet d'immigration qui n'implique pas de se faire embaucher depuis la France mais de venir directement sur place pour pousser des portes et dégoter un job. C'est tout de suite moins sexy que Montréal. Et du coup, j'ai beaucoup moins de chances de venir y faire un tour. Mais cas échéant, tu seras prévenu. Tu veux aller mâter des culs dans les bars, toi aussi ? Le blogging, c'est tout de même un investissement en temps très conséquent pour des retours très incertains et à long-terme. Passer deux heures par jour à pondre des billets dans l'espoir de pouvoir hypothétiquement gagner $30 par mois l'année suivante, ça demande une sacrée abnégation. Je vois plutôt ça comme un hobby qui pourrait éventuellement ramener trois sous que comme un véritable plan de carrière, personnellement. Mais ça se tente. Surtout en tant que "Filthy John" : c'est un personnage dont les aventures peuvent attirer un assez large lectorat. Il faudrait juste que je trouve une thématique : mes récits de voyage sont certes intéressants, mais je ne pense pas pouvoir fournir un volume d'article assez conséquent pour pouvoir animer un blog sur cette unique base. De quoi faire une paire d'articles par mois, pas une paire d'articles hebdomadaires. Figure-toi que c'est exactement ce que je suis en train de faire en ce moment. Je me remet à jour niveau webdev et JavaScript semblait être la meilleure porte d'entrée pour y revenir. Néanmoins, c'est tout de même un sacré foutoir que la galaxie JavaScript. Des milliers d'outils, frameworks, libraries et des standards qui semblent vouloir changer tous les trois matins... Difficile de savoir qu'est-ce quoi sert à quoi et quel toolset utiliser par défaut sans perdre un temps fou à tout essayer. A un moment, j'avais d'ailleurs pété les plombs et totalement abandonné le web à cause du bordel que c'est devenu. Tu te lèves un matin, tu apprends qu'il va te falloir songer à inclure Yeoman dans ton workflow et comprends qu'un de ces jours, tu vas finir comme tous ces hipsters qui vomissent du Ruby. Alors tu jettes ton MacBook par la fenêtre en hurlant "Fuck that, I'm going C++. JOHN CARMACK LEND ME YOUR STRENGHT!1!!1!!" et tu te jures que le web, c'est fini, plus jamais. Que ça doit être rangé dans un coin de ta tête avec les barbes molles, les latte de chez Starbucks et les articles de Kotaku. Mais bon, au final, t'y reviens quand même. C'est la honte mais il faut bien gagner sa vie. Du coup, merci pour les pointeurs. Malheureusement, j'ai passé l'âge pour la plupart des WHV juste après avoir réussi à en décrocher pour le Japon. Sinon, j'aurai effectivement enchaîné avec la Corée ou HK, l'Océanie me tentant beaucoup moins que l'Asie. Sauf pour ce qui concerne le Canada : c'est le seul pays pour lequel je peux encore profiter de ce type de visa. Et c'est dans les tuyaux, cela va sans dire. C'est la raison pour laquelle je questionnais Jim sur le coût du ticket d'entrée à Montréal, vu que c'est par là que je risque de passer. Si j'arrive à obtenir le sésame : il y a une demande phénoménale par rapport au nombre de places disponibles. Sinon, oui, l'Angleterre est aussi sur ma liste. Si tu as bien suivi, je devrai en fait déjà y être. J'aurai néanmoins aimé partir avec des moyens un peu plus conséquents que le strict nécessaire pour se payer un dortoir en guesthouse : j'ai beau être un cowboy, j'ai des standards, et passé 30 ans, ne pas avoir sa propre chambre ni sa propre salle-de-bain, ça ne devrait être autorisé que dans une situation de vie ou de mort. En plus de préférer avoir toujours une réserve pour les imprévus (qui surviennent tellement régulièrement qu'ils n'ont en général d'imprévu que le nom). Comme l'a souligné Marlenus, ça avait effectivement un certain côté "mariage de raison". La fille était mignonne, éduquée et de bonne famille, stable financièrement même si elle vivait toujours chez ses parents, et l'épouser m'aurait permis d'acquérir un visa pour un pays dans lequel je me serai facilement vu vieillir. Et je l'aimais. Pas amoureux fou à se jeter dans les flammes de l'Enfer pour ses beaux yeux, mais largement de quoi accuser le coup pendant une paire de semaines lorsqu'il aura fallu se séparer. Donc, j'ai tenté ma chance. C'était un pari un peu fou, mais malheureusement la seule opportunité que l'on puisse avoir de voir notre relation continuer sur le long-terme. Ce n'était pas garanti que cela marche entre nous deux, mais au moins ça aurait permis de voir la relation perdurer, au lieu de devoir se quitter et de ne jamais vraiment savoir où cela aurait pu nous mener. J'ai quelque temps bossé en cuisine au Japon. Et c'était l'enfer. Pire encore qu'une saison touristique sur la Côte d'Azur. Semaines de 66 heures pour un salaire inférieur à $2000 par mois. Je me faisais clairement exploiter, mais cela semblait être la norme dans la restauration japonaise. La concurrence féroce (160,000 restaurants sur Tokyo) tire les prix vers le bas. Et les salaires aussi, surtout qu'à peu près n'importe qui d'un peu débrouillard peut bosser comme cuistot. Donc exit la cuisine, même si cela s'exporte effectivement très bien au Japon, sauf à lancer son propre business (et encore). Je me renseignerai tout de même sur les VAE. Si je peux devenir "diplômé" via ce système, ce serait toujours ça de pris. Mais rien que de voir que le bousin est géré par le ministère du travail me file déjà des démangeaisons. J'imagine déjà les remplissages de CERFA et le cassage de couille que va être la préparation du dossier : "Non, non, Mr le fonctionnaire, je n'ai pas de fiches de salaire, juste des contrats rédigés en anglais pour les missions que j'ai prises en charge par le passé." Aussi. Mais j'ai peur que l'immigration tente de recouper les informations et se rende compte de la supercherie. Ce qui serait un peu dramatique : ils sont du genre à t'interdire l'accès au territoire pendant 10 ans pour un faux document. En plus, cela impliquerait que je gruge mes employeurs potentiels en m'attribuant des diplômes que je ne possède pas. Et si je n'ai pas vraiment de scrupule à tromper l'immigration, j'en aurai beaucoup plus à pipoter mon futur patron. J'ai aussi pas mal d'amis qui sont au Japon sur un visa étudiant. Avec une constante, néanmoins : ils ont leurs parents derrière pour prendre en charge une partie de leurs dépenses. Alors que de mon côté, c'est tout le contraire : j'envoie de l'argent chaque mois à mes parents car leur pension retraite est trop ridicule pour qu'ils puissent vivre décemment. Et les études au Japon, même si tu choisis une école de langue à pas cher, limite les sorties et te prends un appartement qui pue au fin fond de Nerima-ku, c'est tout de même un budget mensuel d'environ $1500. Avec un baito, tu les fais pas. Surtout que t'es juridiquement limité à 20h / semaine et que tu ne peux donc avoir qu'un seul job "officiel" à peu près bien payé, pendant que tout le reste se fera au black pour trois francs six sous. Pour essayer de faire baisser le coût, je peux toujours préférer aller à Osaka qu'à Tokyo. Sauf que trouver un job pour financer mes études et trouver des débouchés en fin de parcours sera 10 fois plus difficile, ce qui diminue pas mal la rentabilité de l'opération. Mais quoi qu'il arrive, le ticket d'entrée sera bien plus important que vers le Canada ou le UK, et par conséquent hors de ma portée pour le moment : ce n'est pas le genre d'expérience que je tenterai sans un solde à 5 chiffres sur mon compte en banque. En plus, il faut prendre en compte qu'une école de langue, ça ne va pas faire de moi un graduate. Au mieux, je récupère un JLPT et/ou passe l'EJU pour pouvoir m'ouvrir les portes d'une université japonaise, et il faudra encore que je passe quelques années sur les bancs de la fac avant de pouvoir prétendre à un visa de travail. Ce qui fait que lorsque je sortirai de là, j'aurai presque 40 ans. Inutile de te dire que pour se faire recruter à cet âge-là dans un pays comme le Japon, ça va être extrêmement hardcore. Donc, le visa étudiant, c'est vraiment un des derniers auquel je pensais. Le truc par lequel je passerai si tout le reste foire. Et avec comme objectif de rencontrer assez de filles pour me trouver une épouse dans les plus brefs délais plutôt que de devoir me farcir plusieurs années d'études.
  5. Oui. Parce qu'aimer le vélo, vois-tu, ce n'est pas avoir des cyclistes plein les rues, mais apprêter des centaines de kilomètres de pistes cyclables et claquer des miyons dans un parc de biclycettes en libre-service. Ce qu'on appelle communément du journalisme : fermer les yeux sur les réalisations du secteur privé et l'auto-organisation des sociétés pour ne prendre en compte que l'intervention publique.
  6. Pour tester, je viens de basculer un de mes laptops et une de mes workstations sous Windows 10. J'ai d'ENORMES soucis de stabilité. Chaque accès sur un disque externe ou une partition secondaire fait ramer tout le bousin aussi fort que s'il allait chercher les données sur un serveur pluggé en 56K quelque part au fond du Kazakhstan. Et si j'essaie d'accéder aux disques via Explorer, celui-ci crashe purement et simplement après ouverture du moindre fichier. En plus de faire ramer la machine comme précédemment mentionné (typiquement : j'explore une partition, clique pour ouvrir un fichier, la machine fige durant une minute, Explorer crashe et le fichier s'ouvre). En plus, c'est laid et l'ergonomie est ridicule. Un coup à retourner sous Win7 en moins de 24 heures. Mais je suis perplexe, là. On est fin 2015, les Mac sont toujours plus merdiques niveau hardware, les PC toujours plus daubés niveau OS, et l'alternative c'est de dire adieu à Fallout et Photoshop. La fin des temps est proche.
  7. Et donc, la seconde partie pour répondre aux filles, vu qu'elles avaient soulevé des problématiques nécessitant une réponse un peu plus élaborée. Mon métier ? Je commence à ne plus vraiment savoir quel est celui-ci, puisque d’auxiliaire de police à webdeveloper en passant par chef-cuisinier, narcotrafiquant ou professeur d'anglais, mes péripéties et pérégrinations m'ont poussé à occuper toute sortes de positions. Mais originellement, je crois être développeur. En tout cas, c'est typiquement ce que je fais de mieux. Je retournerai volontiers au Japon pour y exercer ce métier. L'ennui, c'est que je ne peux pas foncièrement prétendre à un visa de travail : pour passer les filtres de l'immigration, il faut, en plus d'un sponsor (employeur), pouvoir justifier d'un diplôme et/ou 5~10 années d'expérience dans un certain domaine, fiches de salaire à l'appui. Personne ne doit s'en souvenir, mais à l'époque où je me présentais sur Liborg, j'avais expliqué être une sorte de self-made man, qui s'est barré de la fac pour ouvrir sa première boite à 19 ans. Des diplômes, je n'en ai pas. Et des fiches de paie non plus : la plupart de mes années d'expériences, elles se sont faites en tant que gérant non salarié / professionnel indépendant. Cela doit en même temps vous éclairer sur les raisons pour lesquelles j'ai parfois quelques difficultés à obtenir un job correct en France (cet autre pays où l'on préfère regarder ce qui est marqué sur un morceau de papier plutôt que de juger de la valeur de l'employé in situ). Pour m'installer là-bas, j'ai donc trois solutions : choper un diplôme ou passer une équivalence qui soit recevable par l'immigration, me marier avec une Japonaise, ou réunir ~$50K à investir pour y monter une entreprise. Et à l'heure actuelle, vu mon profil, le visa d'investisseur semble encore être la meilleure piste. Maintenant, il me semble il y avoir une horrible méprise : on me surnomme "Filthy" et non "Soppy". Et je pense que ça veut tout dire : je ne suis pas sentimental pour un sou, mes préoccupations sont extrêmement prosaïques et égoïstes, et l'échec de mes amourettes nippones m'a bien moins affecté qu'il n'y parait. Fière ordure n'est pas fleur bleue pour un sou. Je t'arrête tout de suite : tu n'y es pas du tout. Je suis loin d'être assez fou pour baser mes choix de vie sur une tierce personne, et, même si j'aimais beaucoup la donzelle à qui je me suis proposé, elle n'était absolument pas la seule : durant mon séjour à Tokyo, j'ai fréquenté jusqu'à cinq filles en simultané, et bien que celle-ci fut ma préférée, elle n'était ni unique, ni irremplaçable. L'un dans l'autre, elle n'était finalement que la cerise sur le gâteau de ma vie japonaise. Une cerise magique dont la simple présence aurait garanti la tenue dudit gâteau : aurait-elle accepté ma requête que j'avais un visa en poche. Aussi, note bien qu'il m'est impossible de considérer qu'il puisse y avoir un "bon côté des choses" à voir en France. Je n'ai pas besoin de cultiver les sentiments négatifs que j'éprouve à l'égard de cette contrée : ils poussent par eux-même, envahissant mon jardin mental tel le chiendent. Car la France est un bien pauvre pays. Financièrement, culturellement et humainement. Un pays où une vie de labeur acharné peut se voir ruinée par un petit fonctionnaire zélé. Un pays où les bonnes allégeances font bien plus que les grandes compétences. Et par dessus le marché, peuplé de progressistes niais, communistes revendiqués, puritains refoulés et autres emmerdeurs patentés. Il suffit d'ailleurs de contempler le dernier carnaval électoral du moment pour comprendre combien il daube. A côté, le Japon est une bouffée d'air frais. Le niveau de richesse et de développement du pays te permettent de vivre dans un confort comme on n'en trouve presque nulle part ailleurs, et pour bien moins cher que dans la plupart des autres économies dites "avancées". Couplé à l'adoration nippone pour la praticité et la propreté, à leur obsession délirante pour la qualité du service, et à la sûreté du pays, cela donne très simplement l'endroit le plus commode et agréable de la planète sur un plan purement matériel. C'est aussi un pays avec une conception rare des Arts et de l'esthétique, dans lequel cohabitent tout un fourmillement de cultures millénaires et de subcultures toutes plus riches les unes que les autres, et qui regorge de paysages, gastronomies, et traditions magnifiques : rien ne manque si l'on désire s'arrêter un instant en contemplation et s'en prendre plein les sens. Qui plus est, les densités de population des villes japonaises garantissent une vie sociale riche, avec une diversité de personnages à mille lieues des clichés sur l'homogénéité de la population du pays. Des gens, qui, d'ailleurs, pour ne rien gâcher, sont bien plus individualistes qu'on ne le pense, et font pour la grande majorité preuve d'un conservatisme de bon sens les rendant imperméables au politiquement correct, à l’hygiénisme occidental, et à tous autres avatars modernes de la lutte des classes comme le féminisme ou l'écologisme. Tu y as vécu, toi aussi, et tu dois donc parfaitement savoir de quoi je parle. Ce sont là les principales raisons pour lesquelles je me serai bien vu vieillir dans ce pays. Le reste n'est que littérature. Et il sera objectivement très difficile de trouver mieux : on ne s'en rends même plus compte mais la plupart des pays du globe sont devenus d'une chienlit extraordinaire, à des années-lumières de la facilité et libertés de la vie japonaise. Essaie simplement de réfléchir au nombre d'endroits où tu peux sortir de chez toi à 2:00 du matin, t'acheter un paquet de clopes, et aller t'installer au chaud dans un restaurant pour t'en griller une en mangeant une part de tarte. On pourrait croire que je viens de demande la Lune car c'est tout simplement impossible dans plus des trois quarts des villes de la planète. Maintenant, imagine qu'en plus, tu veuilles vivre dans un bled où tu as un accès à Internet non censuré et où tu puisses facilement voir tes artistes préférés en concert. A ce moment-là, il ne doit plus déjà rester qu'une demie-douzaine de villes dans la liste et je n'ai même encore abordé la possibilité de s'adonner à des comportements dangereusement susceptibles de troubler l'ordre public, comme s'ouvrir une bière en pleine rue ou faire un barbecue en bord de rivière. Je ne pense pas que le bonheur ne dépende que de soi-même. Le bonheur, pour moi, est intimement lié à ma faculté à pouvoir user de mes libertés. C'est une affaire de potentialités. C'est la raison pour laquelle je ne suis jamais aussi malheureux que lorsque je suis en France et fuis ce pays avec une telle passion. Je ne peux pas me sentir heureux lorsque je travaille dans un pays où je me sais être allégoriquement un demi-esclave du gouvernement. Où la plupart des choses que j'apprécie m'ont été interdites pour des motifs futiles et où une épée de Damoclès surplombe le peu de libertés qu'il me reste. C'est la raison pour laquelle après expiration de mon visa japonais, après avoir réalisé que j'allais devoir quitter ce pays où tout semblait permis et qu'il me faudrait probablement des années avant de pouvoir y retourner, j'aurai souhaité pouvoir continuer de foncer tête baissée. Quelque chose de malheureux est effectivement arrivé : j'ai raté une très belle opportunité de m'installer là où je me plais, et avoir à trop y repenser ne m'amène qu'amertume et regrets. Ma fuite en avant est une course vers le bonheur. Mon voyage une réappropriation de mes libertés. Je ne compte pas m'arrêter.
  8. Dites-donc, ça en fait des réponses... J'envoie une première salve et je reviens plus tard pour répondre à Bisounours et Citronne. Le principal nominé pour concourir au titre de pire salopard de l'Ouest est si méchamment furax qu'il a sciemment choisi de s'isoler, et un des premiers conseils que tu aurais à lui donner, outre la méditation, est d'aller arpenter les bars ? De la folie furieuse. Le genre de plan qui risque de finir tellement salement que même Saint Marc il nettoie pas. Je suis déjà très loin d’être jouasse à jeun, là, mais avec quelques verres dans le nez, l'incident diplomatique arriverait plus vite qu'après un lâcher de queers en plein Riyadh. Soyons clair : je n'en ai pas la moindre envie. Il est là, le grand drame. Chaque semaine, je reçois des dizaines de messages d'amis demandant de mes nouvelles, s'inquiétant de ne plus me voir, proposant d'aller se boire un verre. Si ici, sur Liborg, où vous ne me connaissez pour la plupart qu'à travers mes rares messages, il y a déjà pas mal de monde prêt à m'inviter en virée, alors imaginez ce que cela peut donner hors forum. Et la seule réponse que j'ai à donner, elle est triste, mais sincère : "Désolé, mais ça ne me dis absolument rien." C'était tout le pitch de mon dernier message. Simple et clair. Et je le refais si nécessaire : J'ai bien trop la haine pour savoir apprécier quoi que ce soit ou ne serait-ce que faire l'effort de me rendre agréable et préfère donc m'isoler pour éviter à tous (et à moi le premier) les désagréments liés à mes humeurs noires. Et il ne faut pas croire que, tout comme les oiseaux se cachent pour mourir, les cowboys se cachent pour pleurer, et que je préfère rester seul pour pouvoir tranquillement passer mon temps à "pleurnicher dans ma bière". Ca n'a pas la moindre chance d'arriver. Je reste dans mon coin simplement parce que je considère par défaut que toute activité qui ne soit pas directement liée à la poursuite de mes projets est une perte de temps sèche. C'est con, mais c'est comme ça : comme je le disais précédemment, lorsque je déprime, j'ai besoin de m'abrutir de travail jusqu'à complète saturation. Jusqu'au moment où je finisse enfin par me dire que j'ai bien bossé et que je mérite un break. Que je reprenne goût aux sorties, aux filles, à l'alcool, à la vie. Et en général finisse par me prendre un billet d'avion pour la dernière destination ayant retenu mon attention. L'un dans l'autre, j'ai besoin d'être productif : si vous voulez me voir participer à quelque chose, proposez une conférence, une master class, un projet dans lequel mes compétences seraient nécessaires. C'est le seul moyen de me faire bouger. Ce n'est qu'une fois empli du sentiment du devoir accompli que je daignerai alors m'asseoir autour d'un pot pour refaire le monde. C'était le plan. A l'origine, la France ne devait être qu'une tournée d'une paire de mois pour voir la famille et les amis, et c'est l'Angleterre que j'avais en ligne de mire pour l'étape suivante. J'en avais parlé ici même vers la fin du mois de Mars, si tu te souviens bien. Ca a aurait été une belle escale pour me refaire une santé mentale et financière avant de repartir vers de nouvelles aventures. Mais je me suis laissé enliser dans le caca franchouillard : je me suis retrouvé à devoir sortir certains des miens de la misère dans laquelle ils s'étaient retrouvés durant mon absence. Pour rappel, voilà le tableau que je dressais à mon retour au pays : "Tu rentres au bout d'un an et demi, et, au fond de toi, tu te dis que ça va être bien. Que tu vas revoir la famille, les amis, le pays. Te ressourcer, comme ils disent. Ohohoh, les cargolades sur les plages catalanes, les feux de cheminée des refuges auvergnats, les bitures entre potes sur le Vieux-Port... Mais ta famille a revendu la résidence secondaire. Ton frère, après avoir claqué la porte de l'entrepreneuriat à la Française, a organisé son insolvabilité pour ne plus avoir à subir le RSI et souffle ses 25 bougies en allant chercher le RSA. Tes parents, qui ont déversé des tombereaux de pognon sur cette même bande de fils de garces toute leur vie durant, n'en touchent que des miettes en guise de retraite. Les magasins sont toujours plus souvent fermés qu'ouverts et ton voisin s'en félicite. Chaque phrase que tu entends te donne des envies de meurtre. Certains de tes amis sont devenus des militants FN et beuglent avec le troupeau républicain le temps d'une mascarade électorale. D'autres sont au chomdu et commencent à avoir grave les miquettes avec les biberons du petit à payer. Ton heure se retrouve changée au milieu de la nuit sans que tu ne demandes rien à personne. Tes potes entrepreneurs font la moue lorsque tu parles conjecture, et secouent la tête à l'entente du mot "emploi". Qu'est-ce que je fous là, moi ? Et pourquoi est-ce que j'ai pensé un seul instant que ça pourrait être cool de passer un peu de temps en France ?" En partant de là, on comprends vite que mon état et ma situation actuelle ne sont que la continuation logique et tragique de ceux d'alors. Je ne suis pas du genre à tourner le dos à ma propre famille et les laisser crever à petit feu tandis que je me fais la malle vers de meilleurs cieux, alors j'ai aidé du mieux que je pouvais. Des choses simples, mais nécessaires, comme prendre le temps d'aider son petit frère, désormais sans emploi alors qu'il est tout jeune papa, à se trouver une location ayant un meilleur rapport qualité/prix, y déménager sa petite famille, s'y installer une petite cheminée qui lui permettra de se chauffer sans se ruiner. Ou louer un camion pour aller vider le garde-meuble où tes parents ont abandonné le mobilier de la résidence secondaire, et qui leur coûte de l'argent inutilement, pour amener tout ça là l'on pourrait en avoir besoin, ou même simplement là où il y a de la place. Et lorsque, enfin, tu as réussi à sortir tes proches de leurs galères, et décide de reprendre ton périple, tu te rends compte que ton épargne ne compte désormais plus que 4 chiffres, et pas parmi les plus grands, ce qui est particulièrement handicapant lorsque tu aimerais pouvoir aller t'installer dans une capitale européenne. Qu'il va falloir te trouver un job en France pour faire la jonction à un moment où les recrutements sont au plus bas et dans un coin où l'économie est la plus sinistrée. Et c'est là que tu pètes les plombs. Que tu te rends compte que t'as loupé ton rebond. Tu t'en veux à toi même, à ceux que tu as aidé, même s'il ne t'ont rien demandé, à ce pays de merde où tout semble être fait pour que tu en chies un maximum pour ne serait-ce qu'obtenir le minimum. Mon bon Jim, tu remues un peu le couteau dans la plaie, là. J'ai déjà un autre ami vivant à Montréal qui n'arrête pas de me relancer en me demandant quand est-ce que je me décide à venir le voir, et si tu t'y mets aussi, ça va devenir encore plus frustrant pour moi de rester coincé en France. Il faut vraiment que j'y pense. Surtout que ce doit être une ville où je n'aurai aucun mal à me trouver une bonne job (uhuh). Mais pour ceux qui connaissent : entre Londres et Montréal, quelle ville propose le ticket d'entrée le moins onéreux ? Mais j'ai prévenu. Et d'ailleurs, tu étais au courant. J'avoue néanmoins avoir préféré me faire discrètement oublier, car tel que je te connais tu aurais essayé de me pousser hors de chez moi en utilisant le joker "ordre de la modération", comme tu l'as fait dès que tu appris mon retour. Néanmoins, j'avais tout de même pris soin de mentionner qu'il serait difficile de me croiser sur Paris, même si j'ai par la suite été trop occupé, puis trop déprimé, pour vous tenir à jour. J'avoue. Pour peu que j'en fasse l'effort, ma prose pulse. Et si la lire est un moment de bonheur, la coucher est pour moi plus titillant encore que d'horizontaliser une jolie pépé : le précédent message m'avait mis d'une bonne humeur étonnante pour la saison. Ce doit être toute la magie du statuts de connard narcissique qui est à l’œuvre ici : au moindre truc cool que l'on fait, on passe une demie-journée à s'aduler, et pour peu que l'on allonge trois bons mots, on fait sa cure d'amour-propre pour la semaine. Malheureusement, j'écris encore trop lentement. Dès que je commence à donner dans le pavé (comme ici), j'abandonne rapidement toute tentation littéraire pour ne pas y passer des heures. On y pense. Comme je viens de le mentionner, écrire me sied, et il y a définitivement quelque chose à creuser. D'ailleurs, qui aurait des idées à proposer pour monétiser sa prose ? J'avoue que je me verrai bien vivre de mon verbe.
  9. Un sketch tiré des Vermillion Pleasure Nights, une des émissions de divertissement japonaises les plus bizarres qui ai jamais existé (ce qui la classe direct dans la liste des trucs les plus tordus jamais produits). Sitcoms avec des mannequins —quand ce n'est pas des poupées gonflables— en guise d'acteurs, cours de cuisine pseudo-gore et en chansons, animations en stop motion avec des personnages en pâte à modeler, match de catch avec des têtes de poupées ou leçons d'anglais pour geisha, le tout entremelé de cut scenes erokawaii, de fausses pubs, parodies de drama, séquences cabaret, et autres étrangetés. C'est le genre de show qui passe très tard la nuit et n'est absolument pas pour tout public. Et un bon test de résilience mentale quand tu es occidental : si tu n'arrives pas à t'en avaler une pleine session sans zapper, ce n'est même pas la peine d'essayer de persévérer en ce qui concerne le divertissement à la japonaise. Je te recommande quand même de te bourrer la gueule au nihonshu avant de démarrer : c'est moins drôle sobre.
  10. Pour apprendre à maîtriser Photoshop, la meilleure approche reste encore de prendre une heure par jour (ou plus) pour y tester tout ce qui peut te passer par la tête. Dans 99% des cas, tu apprendras bien plus par l'expérimentation qu'en suivant des tutoriels pourris comme on en trouve par zillions sur les intertubes. Après quoi, il reste tout de même une petite poignée de sites sur lesquels trouver une documentation à peu près correcte gratuitement : sur la section "Learn" du site d'Adobe, via les tutoriels gratuits de sites comme PHLearn ou Photoshop Café ou encore sur le portail Tuts+ de Envato. Mais si tu veux vraiment apprendre quoi que ce soit, il va falloir que tu y mettes un peu d'argent et que tu te prennes un abonnement chez Lynda : leurs cursus font référence dans le domaine (et pour le même prix, tu vas y apprendre à maîtriser bien plus que les outils de chez Adobe). Enfin, si tu veux t'offrir une tablette graphique sans avoir à vendre un de tes reins, je te conseille d'éviter les modèles de chez Wacom. Vu que tu n'es pas un illustrateur professionnel passant 8h par jour un stylet à la main, tu ne verras probablement pas la différence entre un de leurs modèles et leurs clones chinois vendus jusqu'à 10 fois moins chers et dont la qualité a vraiment décollé ces dernières années. A moins que tu désires absolument posséder un stylet sans batterie ou que tu considères que la prise en charge de l'inclinaison de celui-ci est un impératif pour une tablette graphique.
  11. C'est vrai. Et d'ordinaire, pour en comprendre la raison, il s'agit simplement de remarquer que ma participation sur Liborg est inversement proportionnelle au produit de la distance qui me sépare de la France et du nombre de filles dans mon carnet d'adresse, puis de s'appuyer sur cette loi empirique pour en déduire le corollaire suivant : "Plus le temps passe sans message de Filthy John, plus il est probable que celui-ci soit encore parti bouffer des culs à l'autre bout du globe". Mais ce théorème ne tient malheureusement pas dans le cas présent : je suis en France depuis des mois et mes doigts passent désormais plus de temps sur un clavier que dans des culottes. Et à la lecture de ces deux constats, je ne peux que vous imaginer tomber des nues, vous demandant ce qu'il peut bien m'être arrivé, et si je ne suis pas malade. Interrogations fort légitimes : apprendre que je puisse passer des semaines sans venir raconter toutes sortes de conneries sur Liborg alors que je ne suis aucunement retenu par mes habituelles expériences d'anthropologie éthylo-gynécologique est plus surprenant encore que de se découvrir un second anus. Je deviens une monstrueuse masse d'énergie négative. Traditionnellement, je me tartine une jolie petite phase dépressive entre chacun de mes voyages. Alors que mon périple en Asie touchait à sa fin, je me souviens avoir écrit ici combien chaque départ me coûtait, comment chaque étape me donnait l'impression de mourir pour aller ressusciter ailleurs. Et c'est toujours par le travail que s'opère cette réincarnation : vider mon esprit et remplir mes poches en bossant comme une brute est ma seule assurance contre la dépression. Pour qu'enfin, lorsque le labeur a fini par laver mon chagrin et financé ma prochaine expédition, je me décide pour une nouvelle destination. Et que le cycle puisse reprendre : se damner à la tâche, tout claquer en putes et en whisky dès son arrivée à destination, pour finalement repartir et tout recommencer, telle est la voie du cowboy. Mais cette année, j'ai été incapable de redécoller : dès l'instant où j'ai reposé les pieds en France, j'ai été stoppé net. Folie que d'avoir voulu revenir ici : nul autre qu'un sot ne se jette sciemment dans la merde en pensant y trouver le terrain adéquat pour rebondir. Les jobs que je peux trouver ne m'en donnent pas les moyens, ni sur le plan psychologique, ni sur le plan financier. Après des années à voyager, je stagne depuis des mois. Et cela me rend fou. Ce qui est d'autant plus tragique que je n'ai jamais autant éprouvé le besoin de tourner la page : pour la première fois de ma vie j'avais trouvé un pays dans lequel je me serai vu vieillir (j'étais même prêt à m'y marier) et quitter le Japon m'a donc extrêmement affecté. Je ne me souviens encore que trop bien m'être juré, alors que je bouclais mes valises et jetais à la poubelle les souvenirs de ma vie tokyoïte, de ne surtout pas me retourner, de poursuivre ma fuite en avant, tête baissée, trop conscient que l'amertume me boufferai au moindre arrêt. Et j'ai abominablement échoué en venant trébucher ici-bas. Ainsi, si je me fais rare sur Liborg — et même rare en société en général — alors que je n'ai pas foncièrement grand chose de mieux à faire, c'est simplement car je suis très souvent dans un état tel que toute communication est impossible. J'ai bien trop la haine pour savoir apprécier quoi que ce soit ou ne serait-ce que faire l'effort de me rendre agréable et préfère donc m'isoler pour éviter à tous (et à moi le premier) les désagréments liés à mes humeurs noires.
  12. J'ai le même souci : j'ai recommencé à lurker sur Liborg il y a environ un mois et, nonobstant l'heure de lecture quotidienne que je m'impose, les nouveaux messages s'accumulent. Quelques 150 sujets de conversation, avec parfois des dizaines de pages de contenus supplémentaires, attendent que je daigne bien y jeter un coup d’œil. Et aucune foutue idée de ce qui vaut la peine d'être lu : entre les titres parfois impénétrables, les hors-sujets qui traînent sur des dizaines de pages, les débats interminables sur des points de détails subalternes et les trolls, il est très facile de passer 20 minutes sur un fil sans ne rien y lire de fondamentalement intéressant. De fait, j'aimerai beaucoup voir apparaître quelque outil pour m'aider à faire le tri des topics. Ce forum commence à sérieusement avoir besoin d'un système de tag et de notation des fils de conversation (ie. la moyenne du nombre de "like" par message dans un sujet de discussion donné). Et ultimement un système de recherche et de classement des messages un peu plus fonctionnel que le simple affichage des nouveaux contenus par ordre chronologique inverse. Le fameux Tam Tam. J'adore ce truc. Le succès originel de l'objet explique pourquoi la plupart d'entre nous en ont souvenir : "vendu à l'époque de sa création (1968) au prix de dix francs, ce tabouret a été commercialisé à douze millions d'exemplaires en dix ans, ce qui en fait une icône de l'ameublement français du dernier tiers du xxe siècle." Il avait disparu des écrans radars à la fin des années 80, mais lorsque le style "pop et coloré" a fait son come-back il y a 15 ans, Habitat aurait eu idée de le ressortir des placards et demandé à Stamp (la boîte qui le fabrique) d'en refaire de nouvelles séries. Avant que Branex Design ne finisse par aller négocier l'exclusivité de sa distribution et se décide à le remettre au goût du jour en ajoutant de nouvelles déclinaisons et styles à la gamme. C'est un des rares objets où le "Made in France" propose le meilleur rapport qualité-prix du marché. Les copies chinoises à bas prix qui n'ont pas tardé à suivre ne valent pas le coup : les plastiques utilisés sont de trop mauvaise qualité, ce qui fait que celui se casse ou "pèle" trop rapidement à l'usage. En entretien, je pense que la priorité n'est pas d'essayer à tout prix de "gagner des points" auprès des recruteurs, mais simplement d'éviter d'en perdre. J'ai l'impression que ne pas faire de faute te démarque déjà de 99% des candidats et t'assure de passer aisément les premières sélections. Du coup, lorsque tu la prends sous cet angle, la question de la cravate devient plus simple : serait-ce une erreur de porter une cravate pour rencontrer un chasseur de tête ? L'omettre une faute encore plus importante ? Maintenant, ne pense pas qu'il vaille mieux trop que pas assez : quoi qu'on en dise, arriver sur-habillé te fera perdre des points et sortir son meilleur costard à l'occasion d'un entretien d'embauche est une grosse boulette. On évite donc les complets sombres, trop formels, et les laines type alpaga/mohair qui ont la fâcheuse tendance à donner un côté "tuxedo" aux costumes en raison de leur aspect brillant.
  13. Non. Non. NON. Le seul camp à choisir, c'est de se mettre la race. S'éclater avec des inconnues et finir au lit avec l'une d'elle ne sont plus alors que les conséquences d'une soirée passée totalement désinhibé dans un lieu plein de jolies filles.
  14. J'ai arrêté le judo il y a presque 20 ans, mais je garde le souvenir de longs entraînements aux atemi waza, qui faisaient partie de notre routine d'échauffement avec les ukemi. Et s'il est vrai que dans les kata, le tori ne prends jamais l'initiative de l'attaque, ça n'en demeure pas moins — à mes yeux — un Art dont la vocation n'est pas 100% défensive (c'est un peu plus évident lors des randori). C'est un peu la même chose que pour le krav maga : presque toutes les techniques sont apprises sur la base d'une agression du uke, mais celles-ci peuvent facilement être utilisées dans un but offensif. J'ai connu ça lorsque j'ai changé de Sensei. Celui qui était en charge des groupes plus avancés était focalisé sur les compétitions, et ça ressemblait un peu à ce que tu décris : presque jamais d'entraînement à l'atemi hors kata, kata qui était d'ailleurs surtout étudiés avec le passage de ceinture comme finalité. Je ne critique pas ce genre de méthode, mais personnellement, c'est à ce moment que j'ai arrêté pour passer au taekwondo. Est-ce que ton dojo était très axé compét' ? Ceci expliquerait peut-être cela.
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