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L'économie, une science à peine sortie de l'oeuf ?


PhilipMorris

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Pas que, la théorie des jeux est en effet un bon outil pour completer, mais surtout, il faut reconnaitre que les acteurs ne sont pas n'importe quels agents conscients, mais des etres humains, c'est la partie difficile, parce que toujours implicite, mais on parle d'etre humains, et la théorie des jeux permet d'expliquer les stratégies pour atteindre les buts des agents, mais est value-free, c'est la nature des agents qui définit les fins, et sans connaitre les fins, on ne fait que du mises amélioré et enrichi, pas du rothbard.

Justement, en commentaire de ce vieil article je montrais comment on peut passer du wertfrei au normatif avec quelques faits, un peu de réflexion et de la théorie des jeux. Pas besoin de plus, mais je ne connais guère de problème d'interaction sociale qui ne puisse se ramener à un dilemme du prisonnier (itératif ou pas) d'une manière ou d'une autre. Qu'est-ce que tu en penses ? Je suis un utilitariste masqué / perverti ?

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La réponse est le titre du livre de Mises.

 

Je fais cette précision parce qu'ici, et parmi beaucoup de libéraux, on rejette absolument tout ce qui n'est pas autrichien en terme d'économie, et donc en particulier toute l'économie mainstream, c'est-à-dire néoclassique. Donc en gros, la messe a été dite par Mises et il est indépassable pour l'éternité.

Cela me pose question.

 

C'est bien ce que je dis.

 

Les pensées économiques non-autrichiennes sont perçues comme fausses par les libéraux (en tout cas par les libertariens, la quasi-totalité) dès le départ, non pas pour des raisons d'opinions, mais pour des raisons de méthodes. La méthode utilisés par les économistes mainstream est rejetée. (Notamment tout ce qui est à base de mathématiques, de modèles, de données empiriques, de statistiques, etc.)

Dieu merci ce n'est pas du tout le cas. Ton obscurantisme est digne de celui des créationnistes qui refusent de s'intéresser à tout ce qui n'est pas fait par des gens adhérant à leurs idées. Et l'obscurantisme mène toujours à l'ignorance et à des comportements sous optimaux.

Non tous les libéraux, ni même tous les libertariens ne rejettent pas tout ce qui n'est pas autrichien. D'ailleurs il suffit de voir la place accordée à Friedman ou à Buchanan par un grand nombre d'entre eux pour voir que ce n'est pas du tout le cas.

Non, tu n'es pas le centre du monde, et non tous les libéraux n'ont pas un opinion aussi ridicule.

C'est marrant parce que je passe mon temps à expliquer autour de moi ce qu'est libéralisme, à défendre l'idée que non le libéralisme ne se résume pas à Hayek, et s'appuie sur une multitude de philosophes politiques et d'économistes, et après je découvre des gens comme toi qui correspondent à l'image d'obscurantistes ignorants qu'ont les gens des libéraux.

Au final tu es à ranger dans la même case que les communistes pour qui la messe a été dite par Marx et qui refusent de lire tous les autres économistes sous prétexte que ce qui n'est pas marxiste, c'est le mal, c'est forcément caca. Sauf qu'au final, toi ton obscurantisme ne menace pas mes libertés fondamentales. Mais au niveau du cheminement personnel ca revient au même.

 

 

Ca ne prend en compte ni l'économie non-marchande, ni la Law and Economics, ni l'analyse économique des choix publics. Qui sont sans doute les trois plus grandes avancées en économie dans le dernier demi-siècle. Ce serait une litote que de qualifier ta définition de fausse car bien trop bornée.

Même pas. Prends Bryan Caplan ou n'importe quel rejeton de Chicago, et tu verras que les néo-classiques ont leur place chez les libertariens (même si ils ont tort :mrgreen: ).

Bien sur que si. L'économie non marchande ce n'est jamais que l'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services, juste dans le cadre d'échanges non marchands.

Quand à la théorie des choix publics, là encore ça colle parfaitement à la définition. L'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services peut se faire en considérant des associations d'individus, comme les firmes, les associations non lucratives etc. L'état en est juste une particulière, et la théorie des choix publics montre justement le risque d'accaparation de biens et de services par l'institution étatique, qui vit pour subsister et se développer (Le léviathan) et non pas pour "le bien public". Ca étudie les interactions de l'état avec les firmes et les individus, et les modifications des mécanismes de production et d'échange en fonction des interventions de l'état.

En soit, tu ne me présentes que des choses qui collent parfaitement à la définition :)

 

 

Quand à la deuxième partie, évidemment qu’énormément d'économistes peuvent être libéraux, dont pas mal d'autrichiens et de néoclassiques.

Et on peut rajouter que l'opinion des économistes est peu importante comme je l'ai dit avant. C'est du à une mauvaise interprétation du role de l'économiste, due au fait que des économistes quittent leur sphère d'action pour proner telle ou telle politique.

 

« L'économiste ne substitue pas son propre jugement à celui de ses concitoyens au sujet du caractère désirable des fins ultimes. Il se demande simplement si les fins recherchées par les nations, les gouvernements, les partis politiques et l'action des groupes peuvent en fait être atteintes par les méthodes effectivement choisies pour les réaliser. »

Par exemple Tirole a décrit en détail avec Lafont les mécanismes d'incitation pour l'Etat d'interagir avec les monopoles lorsque il y a assymétrie d'information (les entreprises en situation de monopoles connaissent leur fonctionnement interne ce qui ne peut être le cas de l'état), afin d'influer sur eux pour rendre optimal leur fonctionnement. On s'en contrefiche de la valeur morale que tu accordes à cela. Bien sur que dans une société libérale il n'y aurait pas lieu pour l'état d'interagir avec les entreprises, même en situation de monopole. Mais Tirole et Lafont ne disent pas dans leur recherche "il faut faire ceci ou il faut faire cela". Il font une analyse et une description des mécanismes d'incitation qui existent, point. Et c'est le rôle de la science. Décrire et analyser les mécanismes. Les jugements de valeur, ça c'est le domaine de la philosophie politique qui utilise les outils fournis par les économistes.

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Des fois, il suffit de lire ses points de départ, ensuite, il peut tout à fait arriver à des conclusions justes avec des prémisses bidons (*kof* Rothbard *kof*), mais parler de théorie dans ce cas est un petit peu présomptueux.

Quand il s'agit d'analyser des chiffres bruts et d'analyser statistiquement les sus-cités sans préconception théoriques, c'est toujours au minimum interessant, mais ce n'est pas de la théorie, c'est de la bonne observation, si la majorité des scientifiques se contentaient de mesurer et de ne pas faire leurs stats n'importe comment, ça serait déjà pas mal (sachant qu'on à bien trop de "scientifiques" par rapport au nombre de génies capables de réellement découvrir des théories nouvelles, autant s'en servir pour quand meme faire avencer la connaissance humaine, et pas juste remplir des tonnes de papiers pour monter leur impact factor...)

 

C'est le cas de toute science. Dans le cadre de la Physique classique on a une multitude de présupposés qui ne peuvent par principe être démontrés. On les a juste choisis de manière à ce que toutes les déductions et les analyse qui en découlent puissent nous permettre d'analyser, anticiper et produire dans le monde qui nous entoure. Et cela a permis d'aboutir, la mécanique newtonnienne, l'electromagnetisme ou la thermodynamique nous ont permis de créer énormément, et de pouvoir anticiper les conséquences de nos actions dans le monde qui nous entoure.

Cela n'empêche pas que les présupposés de la physique classique ne sont pas réels, et n'ont pas une valeur de vérité universelle. Ils étaient un outil pour créer tout le cadre analytique du monde qui nous entoure.

De même en économie on cherche des points de départ pour modéliser le monde qui nous entoure, afin d'essayer de trouver une concordance avec la réalité des interprétations qu'on en fera aussi précise que ceux qu'on a en physique newtonienne. Sauf que le nombre de variables entrant en jeu est infiniment plus grand.

 

Mais par exemple si on prend le modèle microéconomique classique, cela donne bien une idée de ce travail. On a une première approche de modélisation des interactions entre les individus et les associations d'individus, qui nous a permis une première analyse du réel. (Et il n'y a qu'a voir le nombre d'outils analytiques découlant de ce modèle utilisés dans le cadre de la gestion de firmes pour voir que ce modèle n'est pas à des années lumières du reel et fournit déjà des outils concrets). Sauf que présupposer une rationnalité savagienne du consommateur, une convexité de ses préférences (et donc une transitivité de celles ci), un marché unique avec des prix uniformes etc c'est présupposer beaucoup de choses loin de la réalité. Et c'est ainsi que d'autres modèles sont apparus. Le modèle de Lancaster ou on ne compare plus des biens, mais les caractéristiques présents dans ces biens, cela permet de compléter.

Le modèle microéconomique d'Allais qui est juste génialissime, permet d'introduire une multitude des prix au lieu d'un prix unique du à des positionnements géographiques et à une information incomplète, d'introduire le temps de manière bien plus complète, et en supprimant la convexité des préférences en prime, il aboutit à un modèle bien plus riche et proche de la réalité que le modèle microeconomique classique.

Mais tout ceci n'est pas abouti, et peu à peu on peut espérer que peu à peu de nouveaux modèles plus proches de la réalité prendront le relais. C'est comme ça qu'avance la science.

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Dieu merci ce n'est pas du tout le cas. Ton obscurantisme est digne de celui des créationnistes qui refusent de s'intéresser à tout ce qui n'est pas fait par des gens adhérant à leurs idées. Et l'obscurantisme mène toujours à l'ignorance et à des comportements sous optimaux.

Non tous les libéraux, ni même tous les libertariens ne rejettent pas tout ce qui n'est pas autrichien. D'ailleurs il suffit de voir la place accordée à Friedman ou à Buchanan par un grand nombre d'entre eux pour voir que ce n'est pas du tout le cas.

Non, tu n'es pas le centre du monde, et non tous les libéraux n'ont pas un opinion aussi ridicule.

C'est marrant parce que je passe mon temps à expliquer autour de moi ce qu'est libéralisme, à défendre l'idée que non le libéralisme ne se résume pas à Hayek, et s'appuie sur une multitude de philosophes politiques et d'économistes, et après je découvre des gens comme toi qui correspondent à l'image d'obscurantistes ignorants qu'ont les gens des libéraux.

Au final tu es à ranger dans la même case que les communistes pour qui la messe a été dite par Marx et qui refusent de lire tous les autres économistes sous prétexte que ce qui n'est pas marxiste, c'est le mal, c'est forcément caca. Sauf qu'au final, toi ton obscurantisme ne menace pas mes libertés fondamentales. Mais au niveau du cheminement personnel ca revient au même.

 

L'économie n'est pas du libéralisme.

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L'économie est une sous-branche de la praxéologie étudiant les échanges donc ?

Je dirais échange et production. 

Justement, c'est ce que je cherche à savoir. En fait je ne sais même pas si la praxéologie a un sens, du point de vue de la psychologie. Or normalement toutes les disciplines devraient se compléter...

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Mais par exemple si on prend le modèle microéconomique classique, cela donne bien une idée de ce travail. On a une première approche de modélisation des interactions entre les individus et les associations d'individus, qui nous a permis une première analyse du réel. (Et il n'y a qu'a voir le nombre d'outils analytiques découlant de ce modèle utilisés dans le cadre de la gestion de firmes pour voir que ce modèle n'est pas à des années lumières du reel et fournit déjà des outils concrets). Sauf que présupposer une rationnalité savagienne du consommateur, une convexité de ses préférences (et donc une transitivité de celles ci), un marché unique avec des prix uniformes etc c'est présupposer beaucoup de choses loin de la réalité. Et c'est ainsi que d'autres modèles sont apparus. Le modèle de Lancaster ou on ne compare plus des biens, mais les caractéristiques présents dans ces biens, cela permet de compléter.

Le modèle microéconomique d'Allais qui est juste génialissime, permet d'introduire une multitude des prix au lieu d'un prix unique du à des positionnements géographiques et à une information incomplète, d'introduire le temps de manière bien plus complète, et en supprimant la convexité des préférences en prime, il aboutit à un modèle bien plus riche et proche de la réalité que le modèle microeconomique classique.

Mais tout ceci n'est pas abouti, et peu à peu on peut espérer que peu à peu de nouveaux modèles plus proches de la réalité prendront le relais. C'est comme ça qu'avance la science.

 

On est quand même partie loin de la description vu qu'on se met à faire des prévisions quantitatives (dont la justesse ne doit pas arriver souvent).

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Justement, c'est ce que je cherche à savoir. En fait je ne sais même pas si la praxéologie a un sens, du point de vue de la psychologie. Or normalement toutes les disciplines devraient se compléter...

 

En tout cas l'économie ne s'intéresse pas aux causes profondes de l'action mais juste aux préférences révélées.

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Dieu merci ce n'est pas du tout le cas. Ton obscurantisme est digne de celui des créationnistes qui refusent de s'intéresser à tout ce qui n'est pas fait par des gens adhérant à leurs idées. Et l'obscurantisme mène toujours à l'ignorance et à des comportements sous optimaux.

Non tous les libéraux, ni même tous les libertariens ne rejettent pas tout ce qui n'est pas autrichien. D'ailleurs il suffit de voir la place accordée à Friedman ou à Buchanan par un grand nombre d'entre eux pour voir que ce n'est pas du tout le cas.

Non, tu n'es pas le centre du monde, et non tous les libéraux n'ont pas un opinion aussi ridicule.

C'est marrant parce que je passe mon temps à expliquer autour de moi ce qu'est libéralisme, à défendre l'idée que non le libéralisme ne se résume pas à Hayek, et s'appuie sur une multitude de philosophes politiques et d'économistes, et après je découvre des gens comme toi qui correspondent à l'image d'obscurantistes ignorants qu'ont les gens des libéraux.

Au final tu es à ranger dans la même case que les communistes pour qui la messe a été dite par Marx et qui refusent de lire tous les autres économistes sous prétexte que ce qui n'est pas marxiste, c'est le mal, c'est forcément caca. Sauf qu'au final, toi ton obscurantisme ne menace pas mes libertés fondamentales. Mais au niveau du cheminement personnel ca revient au même.

Tu n'as pas du tout compris ce que j'ai écrit. Je me suis contenté de décrire des faits (du moins ce qu'il me semble être les faits), sans les juger, même si on au fond, si ça peut te rassurer, je les déplore autant que toi (mais sans l'affirmer plus que ça, car je ne m'y connais pas suffisamment en économie pour pouvoir porter des jugements). La quasi-totalité des libertariens que je connais sont adeptes de l'économie autrichienne. Ce forum en est, globalement, une illustration, ainsi que l'immense majorité des sites libéraux et libertariens français ou étrangers que je connais. On trouvera plus facilement ici des Miseséen ou des Rothbardien que des monétaristes Friedmaniens (je ne pourrais d'ailleurs te citer aucun membre...alors que des autrichiens...), qui peuvent même (Friedman et les monétaristes) être très critiqués (les autrichiens le sont beaucoup moins). Et Buchanan pareil, en parle t-on autant sur ce forum que Mises ou Rothbard ? (Dans son profil, on peut mettre automatiquement Mises ou Rothbard comme référence, pas Buchanan.) C'est un simple constat que les "héros" des libertariens, sont surtout les autrichiens...

D'ailleurs le simple fait que tu m'ais pris spontanément pour un prosélyte autrichien illustre bien cela.

 

Bref, je me borne à faire mon spectateur impartial en constatant deux faits (qu'on peut déplorer ou pas, c'est un autre problème) :

  • Il y a un quasi (j'ai dit quasi) monopole de l'école autrichienne dans la pensée économique libertarienne.
  • L'école autrichienne n'a pas fondamentalement évoluée depuis Mises.

Et j'ajouterais même au point 2 : elle semble condamné à en rester là, vu la méthode employée.

 

Si ce constat est erroné, que l'on me corrige. Mais ne confondons pas ce que je souhaite avec ce que je constate. (D'autant que le point 2, ainsi que ce que j'y ai ajouté me laisse perplexe...)

 

Et oui, je suis d'accord que cet état des choses semble révéler un dogmatisme qui peut ressembler au marxisme. Et contrairement à ce que tu dis, trouver des libéraux et libertariens non-autrichiens (néo-classiques par exemple) m'intéresse beaucoup, et je suis bien content d'avoir découvert Bryan Caplan et sa critique de l'économie autrichienne, qui m'aidera à me faire une opinion, puisque j'ai du mal à trouver des critiques néo-classiques de l'économie autrichienne. (Je serais d'ailleurs favorable à ce qu'une traduction française de sa critique soit faite...)

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Il y a de la place pour affiner et approfondir la description.

Cela ne revient-il pas presque à dire que la messe a été dite par Mises et qu'il est indépassable ? Puisqu'on ne pourra guère "qu'affiner" et "approfondir" ce qu'il a dit, mais toujours en se référant à lui. Il n'y aura donc plus jamais de grandes avancées en économie autrichienne.

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Si ce constat est erroné, que l'on me corrige. Mais ne confondons pas ce que je souhaite avec ce que je constate. (D'autant que le point 2, ainsi que ce que j'y ai ajouté me laisse perplexe...)

 

De fait, mises à détruit la macro-économie abstraite de la micro-économie d'une façon tellement aboutie que sur ce point, il ne reste plus grand chose à faire a part repeter et appliquer, mais en micro, il n'a fait que poser des bases de travail, bases de travail qui n'empechent en rien d'aller plus loin quand on spécialise une chouille (voir par exemple H3 sur la préférence temporelle), en fait, la majorité des travaux de micro-économie, que les économistes s'auto-qualifient d'autrichiens ou non, font avencer la théorie, en fait, l'économie autrichienne miséenne n'évolue pas des masses parce qu'elle est une fondation théorique, pas une science économique complete.

 

C'est un peu comme dire que les maths n'évoluent quasiment pas depuis leibniz parce qu'on n'a pas franchement modifié la définition de la dérivée et qu'on n'a fait qu'appliquer les outils d'analyse aux limites, certain fondamentaux n'ont pas forcement besoin de bouger, ils servent à construire au dessus, pas à etre modifiés, l'économie autrichienne, d'une certaine façon, c'est une fausse dénomination, il faudrait parler de théorie autrichienne, et une théorie n'évolue pas des masses, mais la science évolue à partir de la théorie en construisant des couches au dessus.

 

Oui, si on reste value-free et avec des acteurs abstraits, je pense que mises a plus ou moins fait le tour du sujet, et franchement, la grande innovation et découverte c'est meme pas la théorie autrichienne, mais le marginalisme, mises ayant fait le travail important, mais non fondamental d'appliquer le marginalisme de façon cohérente.

 

A la limite, dans une science économique non politisée, personne ne parlerait d'économie autrichienne, ça serait un détail de l'histoire de l'économie "comment mises à démontré grace au marginalisme que la macro-économie non issue de la micro-économie, c'était du bullshit", et puis c'est tout, ce n'est encore d'actualité que parce qu'il y à encore un combat (il ne s'agit pas vraiement de débat, mais bien de combat académique très politique) pour ne pas reconnaitre l'apport de mises.

 

On peut très bien prendre en compte et integrer les résultats de mises sans souhaiter s'identifier comme "économiste autrichien", je dirais meme que dans un climat académique sain, cette histoire d'école autrichienne n'aurai aucun lieu d'etre, ce n'est que par l'ignorance volontaire et encore actuelle de conclusions génantes pour le reste du sérail que la notion d'école autrichienne à une valeur autre qu'historique, sinon elle serait soit acceptée dans les évidences de econ 101, soit réfutée, et on n'en parlerait plus.

 

 

 

 

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Cela ne revient-il pas presque à dire que la messe a été dite par Mises et qu'il est indépassable ? Puisqu'on ne pourra guère "qu'affiner" et "approfondir" ce qu'il a dit, mais toujours en se référant à lui. Il n'y aura donc plus jamais de grandes avancées en économie autrichienne.

 

Tout comme il n'y a pas de grandes avancées en physique newtonienne depuis des lustres, mais que la physique avence, ce n'est pas un probleme, ce qui compte c'est l'avancée de l'économie, et celle-ci est handicapée par un certain tabou sur les résultats de mises, pour résumer mon post précédent, dans une science économique saine, il y aurai deux positions:

  • Mises avait raison, on fait de l'économie, et elle n'a rien de spécifiquement autrichienne, on évite juste de refaire 100 fois les erreurs dont il à démontré la fausseté.
  • Mises avait tort, un économiste réfute sa théorie, et paf le chien, on n'en parle plus à part pour éviter de faire la meme erreur que lui.

Des fois les trucs évidents à posteriori, il n'y a rien à y ajouter, un théoreme ne se complete pas, une fois validé, il fait partie du catalogue d'outils, et on passe à la suite, on ne s'amuse pas à essayer de le retoucher :D

 

Quand la physique ptoléméenne était, pour des raisons politiques, dominante sur la physique copernicienne, et que celle-ci était ignorée, il n'y avait pas franchement d'évolution de la physique, quand c'est devenu assez obvious pour tout le monde que ptolémée s'était enfoncé les orbites au mauvais endroit de son anatomie, on n'a pas dit "il faut faire avencer la physique copernicienne", on à juste fait de la physique.

 

 

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En fait je ne sais même pas si la praxéologie a un sens, du point de vue de la psychologie. Or normalement toutes les disciplines devraient se compléter...

Bah d'après ce que j'ai compris elles se complètent fort bien. La psychologie étudie les causes "affectives" de l'action. La praxéologie étudie tout autre chose, l'action en tant qu'action. Elle cherche les règles valables pour toutes les actions indépendamment du contexte historique particulier. C'est une ontologie de l'action.
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... dans une science économique saine, il y aurai deux positions:

  • Mises avait raison, on fait de l'économie, et elle n'a rien de spécifiquement autrichienne, on évite juste de refaire 100 fois les erreurs dont il à démontré la fausseté.
  • Mises avait tort, un économiste réfute sa théorie, et paf le chien, on n'en parle plus à part pour éviter de faire la meme erreur que lui.

Justement, que penses-tu des objections présentés par Caplan par exemple ?

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Dieu merci ce n'est pas du tout le cas. Ton obscurantisme est digne de celui des créationnistes qui refusent de s'intéresser à tout ce qui n'est pas fait par des gens adhérant à leurs idées. Et l'obscurantisme mène toujours à l'ignorance et à des comportements sous optimaux.

Non tous les libéraux, ni même tous les libertariens ne rejettent pas tout ce qui n'est pas autrichien. D'ailleurs il suffit de voir la place accordée à Friedman ou à Buchanan par un grand nombre d'entre eux pour voir que ce n'est pas du tout le cas.

Non, tu n'es pas le centre du monde, et non tous les libéraux n'ont pas un opinion aussi ridicule.

C'est marrant parce que je passe mon temps à expliquer autour de moi ce qu'est libéralisme, à défendre l'idée que non le libéralisme ne se résume pas à Hayek, et s'appuie sur une multitude de philosophes politiques et d'économistes, et après je découvre des gens comme toi qui correspondent à l'image d'obscurantistes ignorants qu'ont les gens des libéraux.

Au final tu es à ranger dans la même case que les communistes pour qui la messe a été dite par Marx et qui refusent de lire tous les autres économistes sous prétexte que ce qui n'est pas marxiste, c'est le mal, c'est forcément caca. Sauf qu'au final, toi ton obscurantisme ne menace pas mes libertés fondamentales. Mais au niveau du cheminement personnel ca revient au même.

(En tant que modo)

On se calme tout de suite.

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Bien sur que si. L'économie non marchande ce n'est jamais que l'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services, juste dans le cadre d'échanges non marchands.

Quand à la théorie des choix publics, là encore ça colle parfaitement à la définition. L'analyse de la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services peut se faire en considérant des associations d'individus, comme les firmes, les associations non lucratives etc. L'état en est juste une particulière, et la théorie des choix publics montre justement le risque d'accaparation de biens et de services par l'institution étatique, qui vit pour subsister et se développer (Le léviathan) et non pas pour "le bien public". Ca étudie les interactions de l'état avec les firmes et les individus, et les modifications des mécanismes de production et d'échange en fonction des interventions de l'état.

En soit, tu ne me présentes que des choses qui collent parfaitement à la définition :)

(En tant qu'intervenant lambda)

Ah bon, si tu étends la définition de bien et de service à tout et n'importe quoi qui peut avoir de la valeur, alors oui, pourquoi pas. Mais ce n'est pas nécessairement le sens courant attaché à "biens et services".

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Une fois pour tous les M.A.U.S.S.-istes en herbe.

Le principe de maximisation de l'utilité espérée n'a rien à voir avec l'égoïsme ou la cupidité.

Il dit juste que par définition, si vous faites un choix parmi plusieurs possibles, ça veut dire que vous avez préféré ce choix aux autres.

 

Que ce soit pour faire plaisir à Dieu ou vos amis, ça a fini par être votre choix, votre préférence, donc par maximiser votre utilité espérée.

 

FIN DE L'HISTOIRE.

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Tout ce tapage autour de l'homo œconomicus ou de l'individu maximisateur montre en effet que le concept n'a pas du tout été compris. Même un altruiste, un ascétique ou un paresseux est un individu maximisateur, puisque ce dernier est simplement un individu qui cherche à satisfaire ses préférences. Ce qui est un pléonasme d'ailleurs, mais servant juste à indiquer l'angle de l'analyse.

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Tout ce tapage autour de l'homo œconomicus ou de l'individu maximisateur montre en effet que le concept n'a pas du tout été compris. Même un altruiste, un ascétique ou un paresseux est un individu maximisateur, puisque ce dernier est simplement un individu qui cherche à satisfaire ses préférences. Ce qui est un pléonasme d'ailleurs, mais servant juste à indiquer l'angle de l'analyse.

 

Voilà.

Mais pour ça faut faire l'effort de lire ce que les économistes ont écrit, et pas les secondes (troisièmes, quatrièmes ?) mains que sont les Lordon, Jorion, etc.

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Voilà.

Mais pour ça faut faire l'effort de lire ce que les économistes ont écrit, et pas les secondes (troisièmes, quatrièmes ?) mains que sont les Lordon, Jorion, etc.

On peut lire de la seconde main honnête. Même L'économie en BD de Yoram Bauman et Grady Klein ne tombe pas dans ce travers, et commence par mettre au clair ce point.

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