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Lugaxker

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Tout ce qui a été posté par Lugaxker

  1. Oui, mais s'il arrive qu'il n'y ait plus de lacs disponibles, et que ceux qui les possèdent se concertent pour vendre l'eau plus cher que son prix naturel (ce qu'ils ont tout à fait le droit de faire), alors il y a monopole. C'est le principe qui me gène. L'exclusivité sur le type de services que l'on propose plutôt comme distribuer de l'eau ou vendre du pain. Oui, mais creuser ça demande quand même plus de travail qu'aller puiser de l'eau dans le lac. Je ne confonds pas ces monopoles mais je ne comprenais pas la différence entre monopole et monopole public. La rente de la terre. En effet, la terre étant tellement nécessaire, les propriétaires terriens peuvent en dégager des revenus stables en la prêtant. Si l'accès à la terre n'était pas interdit aux non-possédants, cette rente de la terre serait (à mon avis) moins élevée et moins stable.
  2. Je parlais de la question du droit de le faire. Je ne doute pas que l'appropriation du lac est peu probable, même si la sécurité que tu mets en place est très exagérée. Je soutiens juste que s'approprier un lac peut être illégitime. En fait, ce qui me gène le plus c'est l'appropriation de la terre, chose très réelle : moi, n'ayant aucune possession foncière, je ne peux pas cultiver la terre, y faire pousser du blé, des vignes, des arbres fruitiers, je ne peux pas élever du bétail. Ce qui fait que je suis contraint, pour me procurer de quoi manger, d'échanger mes services à des prix non garantis puisque je ne peux pas dire aux vendeurs "Ah mais oui, si vous vendez votre produit aussi cher, il vaut mieux que j'aille cultiver moi même ce produit."
  3. Par monopole, j'entends la situation dans laquelle un vendeur ou un groupe de vendeurs maintiennent l'exclusivité de leurs services par la force (de l'Etat notamment). Le monopole de Coca-cola sur le coca, on s'en fiche. Explique-moi ce que tu veux dire si je n'ai pas compris. Des lacs, y'en a pas des millions. Des m² de terrains, si. Mais on peut tolérer la situation de fait (la possession), en se réservant de réclamer l'accès à ce lac s'il arrive qu'il n'y a plus aucun accès à l'eau dans la région. Surtout en anarchie.
  4. C'est pour cela qu'il est possible de s'approprier un grand nombre de chose pour travailler dessus notamment. S'il une matière est profuse sur terre, on peut la considérer comme relativement infinie et donc tout le monde peut se l'approprier C'est juste une hypothèse, pas très réaliste sans doute. Remplace "eau potable" par "ressource rare qui sert beaucoup". On ne parle pas de l'appropriation de l'eau en elle-même, qui est plutôt légitime vu la quantité d'eau de source sur terre, mais de l'appropriation du lac, de l'accès à ce lac. Tu peux légitimement prendre de l'eau dans le lac mais pas t'approprier le lac avec tous les avantages qu'il représente.
  5. Félicitations Tarik, pour défendre la thèse de l'illégitimité de l'appropriation des terres. Cette thèse consiste en ceci : « La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. On a donc le droit de s'approprier des choses, tant que cela ne nuit pas à autrui. Donc, un être humain ou un groupe d'êtres humains ne peut pas légitimement s'approprier l'intégralité de la terre, car ceci empêcherait les autres êtres humains d'accéder aux ressources naturelles (ce qui, par exemple, les empêcherait de travailler la terre pour se nourrir). » On discute ici du principe donc tous les arguments utilitaristes du genre "Oui mais sans la propriété terrienne, il n'y a plus de civilisation" sont inefficaces. Les premiers libéraux défendent plus ou moins cette thèse. Locke : Dieu à donné la terre aux hommes en commun. Smith : La rente de la terre, considérée comme le prix payé pour l’usage de la terre, est donc naturellement un prix de monopole. Il n’est nullement en proportion des amélio­rations que le propriétaire peut avoir faites sur sa terre, ou de ce qu’il lui suffirait de prendre pour ne pas perdre, mais bien de ce que le fermier peut consentir à donner. Bastiat dans Propriété et spoliation (fr.wikisource.org/wiki/Propri%C3%A9t%C3%A9_et_spoliation) tente de réfuter un écrit de Victor Considerant (Théorie du droit de propriété et du droit au travail : mortauxvaches.wordpress.com/2012/06/03/theorie-du-droit-de-propriete-et-du-droit-au-travail/) dans lequel ce dernier s'attaque à l'appropriation abusive de la terre pour justifier la chimère qui est le droit au travail garanti par l'Etat (d'ailleurs tous les socialistes partent plus ou moins consciemment de cette hypothèse pour justifier leurs systèmes). Dans la troisième lettre de son pamphlet, Bastiat soutient l'équilibre des services c'est-à-dire que l'agriculteur, quand il vend son blé, ne vend pas la force naturelle qui a fait pousser le blé, mais uniquement le travail qu'il a employé à le faire pousser, sous la réserve évidente qu'il reste des terres vierges pour que celui qui dise : "Non je ne veux pas de votre blé, vous le vendez trop cher, etc." puisse aller cultiver une autre terre dans les environs. Bastiat ne suppose JAMAIS que la Terre entière est appropriée. On a donc affaire à un MONOPOLE, que, vous, libéraux, haïssez par dessus tout et accusez d'être la cause de la misère. Qu'un groupe d'hommes s'approprie l'ensemble de toutes les sources d'eau potable (ou non salée on va dire), et qu'ils vendent l'eau au dessus de son prix naturel parce qu'ils sont les seuls à en avoir l'accès, c'est bien un monopole et c'est ce que vous ne comprenez pas. Votre principe d'appropriation permet ce monopole, donc il doit être modifié. P.S. Ajoutez http:// devant les liens, je ne peux pas publier de liens.
  6. Euh, le meurtre n'est pas conforme au Droit naturel parce que tuer quelqu'un c'est nuire directement à cette personne. Tu ne fais de mal direct à personne en ne procréant pas, quand bien même l'espèce humaine serait en voie d'extinction.
  7. Lugaxker

    Contrefaçon

    Et tu préconises quoi comme méthode de distribution pour un roman par exemple ?
  8. Je ne suis pas libertarien et pourtant je défends cette thèse. La nier c'est nier l'individualisme. Quand on s'associe pour la justice, ce qu'on veut avant tout, c'est être libre c'est-à-dire que personne ne nous impose rien d'autre que de ne pas nuire positivement à autrui. On veut pouvoir faire ce qu'on veut, s'adonner aux plaisirs que l'on veut, tant que cela ne fait pas de mal réel et positif à autrui. (Par mal positif j'entends un mal qui découle de notre action.) Vouloir imposer une chose qui ne relève pas de la justice (ce que Jabial appelle socialisme), c'est une injustice : si l'on commence à admettre que, par son inaction formelle dans ce qui cause le mal, on puisse commettre une injustice, on ouvre la porte à l'Etat porteur de bien-être, l'Etat oppresseur parmi les oppresseurs. On voit bien tout ce que cela a d'immoral et que cela te rebute, mais faire la distinction entre stricte justice et morale, solidarité, fraternité, entraide est fondamentale. Dans le cas de non-assistance à personne en danger, la distinction reste futile, et chacun d'entre nous ici, je crois, donnerait de l'eau au mourant et tenterait de le sauver, poussé par les sentiments et non par la violence. Mais dans des cas plus généraux, cela devient beaucoup plus grave. Toute la question est de savoir ensuite si le cas 3°) est une injustice : c'est précisément ce que je demandais. Est-ce que le contrat concerné n'est pas un contrat d'esclavage ? Si non, est-ce que en mettant en jeu une bonne partie de ma liberté, il devient nul, non consenti, etc. ?
  9. C'est fait exprès si je prends des exemples extrêmes.Pour mieux illustrer l'idée. C'est vrai que la réalité peut parfois différer des mots qu'on emploie quand on la décrit. Mais dans ce cas-là je suis convaincu. Contraindre quelqu'un à sauver quelqu'un d'autre alors qu'il ne veut pas, pour moi, c'est une agression.
  10. Oui. Je ne fais de mal positif à personne en regardant quelqu'un crever de ma chaise de jardin (chose immonde mais juste au sens strict du terme). Liberticide, pour le principe : me sentir contraint de le faire, ça me couperait tout mon élan moral, tout mon plaisir de faire le bien, tu vois ? Celui ou celle que je sauverais n'aurait aucune reconnaissance pour moi, en croyant que je le faisais uniquement pour moi.
  11. Je sais que c'est plutôt improbable mais c'est possible. Euh… La non-assistance à personne en danger ça n'est pas un crime juridique à mon sens, c'est juste immoral (et reconnu unanimement comme tel) : c'est assez liberticide d'être contraint d'aller sauver quelqu'un pour ne pas aller en prison (même si ce sauvetage ne met pas en danger le sauveteur). Pourquoi ça ? Parce qu'elle engage ma liberté ?
  12. Ils ont le même fournisseur avec la grande enseigne c'est pour ça. Ok merci.
  13. Dans le 1°) le marchand ne me dit rien de faux sur la tapis. Et le tapis est de bonne qualité, on va dire. Il me dit juste qu'il vient d'Inde (ce qui est vrai). Et il parle correctement : pourquoi donner à un marchand de rue un accent étranger ?^^
  14. De quel contrat ? Disons que je suis dans une société complètement libre, que je ne me suis associé à autrui que sur une base de justice (non-agression, etc.). Je vois. Du coup ta réponse est non ?
  15. Selon vous : 1°) Un marchand me propose un tapis très joli, me dit qu'il vient d'Inde et m'en offre 2000€. Il ne me dit rien de faux sur ce tapis. Je l'achète. Je découvre quelques jours plus tard que ce tapis est vendu dans une grande enseigne du coin pour 50€. Est-ce une injustice ? 2°) Un marchand de rue me propose ce même tapis pour le même prix. Cette fois-ci, il me raconte des mensonges : il me dit que ce tapis est très ancien, que Bouddha a marché dessus, etc. Je l'achète et je découvre qu'il valait 50€ dans une grande enseigne. Est-ce une injustice ? 3°) Je suis seul dans le désert, sans eau ni nourriture. Vient le moment où, déshydraté, je m'écroule sur le sable. Un marchand passe par là, avec une grande cuve d'eau potable bien fraîche. Il me dit : "Je te vend 5 litres d'eau et 1kg de pain pour 10.000.000€. Je te fais crédit si tu ne les a pas sur toi, avec un intérêt à 5%." Mourant, j'accepte. Ai-je subi une injustice en me rendant l'esclave économique (car il s'agit bien de ça ici) de ce marchand ? Je vous pose ces questions pour mettre de l'ordre dans mes idées, notamment au sujet de la distinction entre justice et fraternité.
  16. Les ouvriers bossant pour le propriétaire lui créent un moyen de production : ils se font duper. C'est le début du capitalisme. L'égalité des conditions doit durer sinon il n'y a pas d'égalité de condition pour celui nait dans la société.
  17. C'est un dialogue de sourds.
  18. Cette expression vendre sa force de travail me fait froid dans le dos. Tiens je cite Proudhon à-propos :
  19. Je n'impose rien du tout, je donne mon avis. J'avoue la contradiction ici. Affrontement quand même. Non pas du tout. J'essaie de vous montrer quelques aspects délétères du capitalisme. Plutôt d'accord. A petite échelle c'est réalisable. Euh non, aucun rapport avec la justice.
  20. 1. Parce que les bien meubles sont meubles justement. La plupart d'entre eux n'empêchent pas chacun de travailler dans des conditions égales. 2. Pourquoi, si le travail légitime la propriété, l'ouvrier ne devient-il pas propriétaire du champ ou de l'usine où il travaille ? A cause de l'occupation primitive. Et j'ai dit que le fait ne justifiait pas le droit.
  21. La tolérance, c'est pas un principe libéral ?
  22. Ai-je à un moment parlé de propriété collective ? Ou d'abolir la propriété ? Je parle de possession individuelle, de propriété restreinte.
  23. Wow je ne remets pas en question tout le droit de propriété justement ! J'en critique une partie seulement et le reste je l'appelle possession. Oui, droit de propriété presque total sur les biens meubles : mais pas de droit d'usure. Il en est de même des fruits de son travail.
  24. Je parle d'égalité des conditions. Pour que le mérite soit justifié. D'où ma conception de l'égalité des propriétés foncières en tant qu'instrument de production oui. Mais les biens mobiliers ne sont pas sujets à cette égalité. Je suis conscient de vivre aux dépends des autres et je l'assume, car je considère que la société n'est actuellement pas une association, que je subis son joug. J'ai des biens bien sûr, comme tout le monde. Je ne viens pas troller ici pour dévoiler ma vie privée non plus. Parce que le droit de propriété n'est pas justifié : pourquoi mérite-t-on d'être propriétaire ? Parce qu'on était là avant ? Parce qu'on a travaillé dur ? Le fait d'être là avant ne justifie rien : le fait ne justifie pas le droit comme je l'ai dit. Aussi, quand on travaille on ne peut pas accéder à la propriété. Pourquoi ? Parce que rien ne la justifie avant. On achète un faux droit.
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