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Tout ce qui a été posté par PABerryer
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Bon malgré la pluie parisienne c'est une belle journée que ce 11 octobre. Tout d'abord en 1746 le Maréchal de Saxe remporte la bataille de Rocourt près de Liège. Les ennemis de la France laissent près de 10 000 morts sur le terrain mais il faut dire que les Autrichiens n'ont pas levé le petit doigts pour aider les anglo-hanovriens et les bataves. Si du fait de l'approche de l'hiver la victoire ne fut pas tout de suite exploité elle permis de virer l'ennemis de Liège. En 1591 naissait Guillaume Couillard (ne pas rire svp). Né en France il émigra à 23 ans au Québec. Il fut le 1er: - dont le mariage fut inscrit sur les registres paroissiaux de la colonie (26 août 1621) - le premier colon a avoir descendance en Nouvelle-France (10 tout de même) - le 27 avril 1627 le premier a utilisé la charrue en ce lieu - en 1654 le premier canadien à être anobli Sa descendance est toujours présente au Québec En 1885 naissait François Mauriac, remarquable écrivain français et Prix Nobel de Littérature en 1952. Enfin, il y a 50 ans, en 1962 s'ouvrait le IIème Concile Oecuménique du Vatican. Cela a été un des évènements majeurs de la deuxième moitié du XX° siècle. Ce Concile (réunion de tous les évêques) n'a pas été une rupture avec la Tradition (comme cela a trop souvent été écrit), mais une mise à jours (Aggionarmento). Ce concile a susciter une opposition de certains groupes dont la FSSPX. Malgré les efforts du Pape et de l'Église ces derniers ont persisté dans leur refus du Concile… Si vous vous intéressez à la production de Vatican II voilà les différents décisions du Concile: http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/index_fr.htm
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PABerryer a répondu à un sujet de Katanga dans Philosophie, éthique et histoire
Il y a un ouvrage fort intéressant sur les 100 jours de Waresquiel: Cent Jours : la tentation de l'impossible, mars-juillet 1815. Il montre bien à quel point ce fut une période étrange entre espoir et certitude que la fin de Napoléon serait inéluctable. -
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PABerryer a répondu à un sujet de Katanga dans Philosophie, éthique et histoire
Je veux bien mais bon pour les 100 jours cela fait tâche sur son CV. La plus part de ceux qui se sont ralliés à Napoléon sont l'armée et ses fanatiques. Les plus lucides sont restés chez eux ou ont rejoint Louis XVIII à Gand. On a d'ailleurs payé fort cher cette folie (occupation militaire, indemnité de 700 millions et retour aux frontières de 1789), quel dommage que Constant s'y soit autant perdu en rédigeant les Actes Additionnels aux Constitutions de l'Empire (rédaction qui à fort déplu au petit corse mais il n'a pas eu le temps de revenir dessus). -
Critique conservatrice du libéralisme
PABerryer a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Post fort intéressant mais du coup j'ai du mal à percevoir la pertinence de l'argument dans le présent sujet. -
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PABerryer a répondu à un sujet de Katanga dans Philosophie, éthique et histoire
Il y a des choses très intéressantes chez lui (en particulier sa théorie du pouvoir neutre) mais bon pour un libéral opposé à Bonaparte rallier ce dernier durant les Cents jours laisse à penser qu'il manquait de clairvoyance à son époque. -
Critique conservatrice du libéralisme
PABerryer a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
+1 J'aime cette concision mais je te supplie, mon cher Lucilio, de développer afin que je puisse saisir toutes les nuances de ce que tu viens de dire (où comment passer pour un fayot et un un ignorant en une phrase^^) -
En 1789 Talleyrand propose la nationalisation du clergé… qui fut par la suite votée. Cette décision me trouble fortement. À mon sens elle vient contredire la thèse de 1789 => libéral et 1793 => dictatorial. Comment expliquer en effet que moins de 3 mois après le vote de la DDHC qui proclame l'inviolabilité de la propriété privée l'on procède à cette immense spoliation? La révolution fut un bloc et les quelques lueurs libérales furent bientôt souffler par la marche de l'Histoire. Bon passons à un registre plus gai. En 1656 naissait Nicolas de Larguillière. Grand peintre aujourd'hui quelque peu méconnu il fit surtout des portraits Mais pas que En 1684 c'était Antoine Watteau, maître du rococo EN 1813 naissait Verdi, fameux compositeur italien du XIX° siècle dont les opéras et les musiques enchantent encore nos oreilles décadentes. Avant de vous en faire écouter un peu saviez vous que son nom fut très populaire parmi les nationalistes italien qui criaient Viva Verdi! Verdi étant alors l'acronyme de Victor Emmanuel Rei di Italia ! http://www.youtube.com/watch?v=InzHriyzU4E
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S'ils étaient d'origines juives cela s'explique mais cela ne diminue en rien le mérite de Pie XII http://www.youtube.com/watch?v=B7oNGtr8QFQ Pour ceux qui en doute oui je sui fan
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Lustiger n'ai pas pu être Pape (dommage, j'aurais voulu le voir accuser d'antisémitisme) http://www.youtube.com/watch?v=vC7M0b7sS4M
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http://www.youtube.com/watch?v=yYcT2ftVr58 Pierre était juif, ça ne compte pas^^ http://www.youtube.com/watch?v=vC7M0b7sS4M http://www.youtube.com/watch?v=B7oNGtr8QFQ Pour ceux qui en doute oui je sui fan
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Bon aujourd'hui c'est tout de même un peu plus riche. Pour commencer c'est en 768 que Charlemagne et son frère Carloman sont couronnés rois des Francs. En 1238 Valence tombe devant la Reconquista Youpee. Pour les amateurs de potins historiques sachez que le 9 octobre 1683 est une des date possible du mariage secret entre Louis XIV et Madame de Maintenon, le père La Chaise officiant. Au registre des naissances naissait en 1757 Charles Philippe de France Comte d'Artois plus connu sous le nom de Charles X. Outre le fait qu'il soit le Roi ayant accédé au Trône à l'âge le plus avancé (68 ans) et mort à l'âge le plus tardif (79 ans) je voudrai en quelque ligne rétablir la réputation de ce Roi dont on a trop mal dit. Il n'était pas certes un grand politique mais, contrairement à ce que l'on dit, n'était pas pour rétablir l'Ancien Régime. Il avait juré de défendre la Charte de 1814 et n'a jamais renié cet engagement. Il a ainsi conservé Villèle au ministère (centre droit), puis nommé Martignac (plus libéral) qui fut justement renversé par la gauche de l'époque (un de leur ténors de l'époque parle d'une immense sottise). Je tiens à signaler que les fameuse ordonnances étaient parfaitement constitutionnel. Le vrai conflit qu'il y avait était entre une lecture littérale (Charles X) et une lecture évolutive (la gauche). C'est d'avoir trop voulu appliquer la Charte que Charles X est tombé, non par violation de celle-ci. Enfin je tiens à rappeler que jusqu'au dernier moment la plus part des députés (même ceux de la dernière chambre) ne voulaient ni de changement de régime ou de dynastie et encore moins de violence. Si un référendum avait été fait il est certains que Charles X l'eut emporté. On ne peut réécrire l'Histoire, mais il est injuste de vouloir la trop noircir. En 1958 mourrait un des plus grand et des plus controversé des Papes du XX° siècle : Pie XII. Alors je voudrai rendre hommage à ce grand Pape qui a du affronter la 2nd Guerre Mondiale depuis Rome avec une caserne de SS à 10 minutes du Vatican. C'est moins évident qu'il n'y a pas la Manche et la RAF ou l'armée rouge pour être protégé (ça c'est pour ceux qui disent qu'il ne s'est pas assez exprimé car il l'a fait et Hitler furieux a envisagé de le faire déporter…). Pour un Pape antisémite il a quand même été le 1er Pape à assister à un repas du shabbat dans sa jeunesse. Il a été le plus proche collaborateur de Pie XI et participé à l'élaboration de Mit Brender Sorge, l'encyclique condamnant le nazisme, doctrine qu'il connaissait bien pour avoir longtemps été nonce apostolique en Allemagne. S'il avait tant collaboré il faudrait m'expliquer: - que Castel Gondolfo a servi de refuge et que la chambre du Pape a été transformée en nursery (des enfants y sont nés d'ailleurs) - la conversion du Grand Rabbin de Rome et de sa femme après la guerre avec comme prénoms de baptême Eugenio et Eugenia (comme le Pape) - le congrès juif mondial a offert 20 000 dollards au Vatican en remerciement des efforts de sauvetage faits durant la guerre - en 1955 un orchestre juif a joué en remerciement devant le Pape - à sa mort l'hommage de Golda Meïr "Pendant la décennie de terreur nazie, quand notre peuple a subi un martyre terrible, la voix du pape s’est élevée pour condamner les persécuteurs… Nous pleurons un grand serviteur de la paix ». Je rappel que c'est celle qui a fait traquer et exécuter les terroristes de Septembre Noir… On estime le nombre de juifs sauvés du fait de l'action de l'Église et du Pape à entre 150 000 et 800 000 juifs… La légende noir est né après une pièce controversé de Rolf Hochhuth, auteur notoirement communiste, à une époque de lutte entre l'Église et l'URSS… Il existe une association juive, Pave The Way, qui milite pour qu'il soit reconnu Juste Parmi les Nations. http://www.ptwf.org/ Son procès en vu de la béatification est en cours, il a été déclaré Vénérable (ce qui est la dernière étape) mais on pense que le processus ne reprendra qu'après l'ouverture complète des archives de son pontificat. Pour finir il a initié un dialogue avec le monde scientifique (encourageant les recherches après l'élaboration de la théorie du big bang) et son oeuvre théologique prépare le mouvement de Vatican 2. En 1974 mourrait Oskar Schindler que tout le monde connait. Cet industriel allemand a racheté près de 1100 juifs pour les soustraire à la Solution Finale. Il a été reconnu Juste Parmi les Nations de son vivant. En 1978 mourrait Jacques Brel…
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Bon bean rien d'intéressant aujourd'hui sauf si vous êtes bonapartiste ou fans de che guevrarra
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PABerryer a répondu à un sujet de Katanga dans Philosophie, éthique et histoire
Constant : «Que le pouvoir se borne à être juste, nous nous occupons d'être heureux ». -
Du libéralisme (ou pas ?) en Angleterre
PABerryer a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Europe et international
Excellente la vidéo -
Lit cet article pour commencer, c'est un bon début: http://www.contrepoints.org/2011/05/07/24180-le-surprenant-pouvoir-des-agences-de-notation
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On date du 7 octobre le début de la Guerre de Cent ans (qui dura, comme chacun sait 116 ans). En 1337 Édouard III envoi un archevêque au Roi de France Philippe VI pour lui déclarer la guerre. Trois mouvements ont conduit à cela: - la Guyenne: territoire français mais dont le duc est le Roi d'Angleterre. Ce dernier doit dont prêter hommage au Roi de France dont il est le vassal…. On imagine aisément les tensions et les froissement d'égo que cela peut entraîner. - L'Écosse: l'Angleterre essaye de conquérir le pays depuis longtemps et les écossais se sont alliés aux français: c'est la Auld Alliance de 1295 (du fait de Philippe Le Bel donc). Elle durera jusqu'en 1701 et l'Acte d'Union. Les Écossais la célèbrent encore. Bref les français aident les écossais contre les anglais. - La Flandre: terre française mais économiquement liée à l'Angleterre qui fourni la laine nécessaire aux métiers à tisser. Le mariage du Roi d'Angleterre avec Philippa de Hainaut ravive les tensions… Le cumul conduit au déclenchement de la guerre qui, après des hauts et des bas, conduira à la victoire de la France et l'expulsion des anglais du continent. En 1571 une coalition d'États et de villes européennes emportent la fameuse bataille navale de Lépante. Malgré une infériorité numérique ils infligent une rouste mémorable à l'Empire Ottoman qui aura du mal à s'en remettre. Ce jour est désormais le Jour du Rosaire dans l'Église Catholique en mémoire de cette victoire qui exclue les Turcs de la Méditerranée occidentale. Il est à noter que la France n'y a pas participé du fait de son alliance avec la Sublime Porte. Enfin Miguel de Cervantès y perdit sa main gauche et reçu dès lors le surnom de Manchot de Lépante. On parle souvent de l'émigration protestante suite à la révocation de l'Édit de Nantes. Ce que l'on sait moins c'est l'émigration continue aux XVII° et XVIII° siècle d'irlandais, écossais et anglais catholiques fuyant la répression protestante dans les îles anglo-normandes. Ainsi naissait à Calais en 1772 Jean-François O'Mahony. Il servit dans le régimaent Irlandais de Dillon qui se couvrit de gloire à Fontenoy. Il émigre en 1791 et sert dans l'armée des Prince. Il rentre en France en 1794 et continu sa carrière. Royaliste il fut mit à l'écart de l'armée pour avoir voulu soulever son bataillon en faveur des Bourbons. La Restauration le couvre d'honneur et il meurt en 1842. En 1849 mourrait un des piliers de la littérature américaine: Edgar Allan Poe. On le considère comme le père du roman policier et du roman fantastique. Voici un lien où vous trouverez quelques une de ses oeuvres, allez y cela vaut le détour. http://www.gutenberg.org/files/20790/20790-h/20790-h.htm
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Vous devriez remercier Philippe Le Bel, à une époque ou les théories économiques sur la monnaie n'existaient pas, d'avoir prouver par empirisme la foirade totale des manipulations monétaires. Ce n'est pas lui qu'il faut blâmer mais ceux qui aujourd'hui n'ont toujours rien compris à la chose. Il n'y a pas de pêché ou de crime si l'on ne peut savoir que c'en est un Je n'aime pas distribuer ce genre de points mais si tu relis ce que j'ai écrit plus haut c'est évidement à un État réduit aux fonctions régaliennes que je pense pas à l'espèce de monstre actuel qui n'est même pas capable de les assurer correctement…
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Frondes & jacqueries
PABerryer a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Indeed j'ai effectivement tout mélangé sur ce coup là. Je demande pardon à l'auguste assemblée -
Le Roi a du transférer toutes les propriétés du Temple aux Hospitaliers il n'a donc pas profité de la suppression de l'Ordre. Le risque est celui d'une guerre civile avec l'Ordre s'opposant au Roi. Au vu de ce qui s'est passé en France durant les guerres de religions le risques n'était pas absurde. Ensuite pourquoi prendre un tel risque sans une excellente raison?
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Il est temps pour moi de vous relater les journée des 5 et 6 octobre 1789 de triste mémoire. Je vous ai déjà narré l'épisode du banquet des gardes où une cocarde tricolore aurait été piétinée. Début octobre Louis XVI n'a toujours pas ratifié certains décrets constitutionnels ainsi que la DDHC. En bon empiriste il se méfie des déclarations grandiloquentes et vides. Il ne faut pas oublier qu'il est spécialiste du système politique anglais (il est parfaitement bilingue) et perçoit donc bien le gouffre qui sépare les déclarations anglaises du texte que l'on veut le voir ratifier. Il ne faut oublier que dans le même temps on discute de la nationalisation des biens du clergés. Les agitateurs parisens décident alors de relancer la révolution. Profitant du prétexte du banquet ils organisent une marche sur Versailles pour faire plier le Roi. Le mot d'ordre est le pain car un début de disette se fait sentir (plus ou moins réelles selon les témoignages de l'époque dont La Fayette). Santerre rameute les ouvriers du faubourg Saint Antoine, les prostituées du Palais Royal, travestit certains hommes et fait piller l'Hôtel de Ville pour récupérer des armes. Le cortège, une fois arrivée à Versailles, occupe l'Hôtel des Menus Plaisirs où siège l'Assemblée. Force les députés à l'accompagner. Une délégation est reçue, soumet les exigences dont celle, nouvelle, du retour du Roi à Paris. Louis XVI accepte de ratifier mais demande à réfléchir pour le transfert. Le lendemain matin, c'est l'émeute. Le château est indéfendable et pillé. Marie-Antoinette manque de peu de se faire lyncher et se sont les gardes du corps qui sont abominablement massacrés par la foule. La Fayette arrive en retard (Le Général Morphée) et sauve in extremis la famille royale qui est emmenée en otage à Paris. La Fayette n'ayant pas pu ou voulu empêcher l'émeute de réussir. Je laisse le dernier mot à Edmund Burke et son analyse lucide: "Un homme est dégradé en effet, quand il est flatté* de cette sorte. Des gouttes anodines d'oubli, ainsi composées , sont parfaitement combinées pour maintenir une insomnie cuisante et pour nourrir le vivant ulcère d'un souvenir déchirant. Administrer ainsi des potions d'amnistie, saupoudrées avec tous les ingrédiens du dédain et du mépris, c'est présenter à ses lèvres, au lieu du baume des esprits affligés, la coupe amère des misères humaines, remplie jusqu'au bord , et le forcer à la boire jusqu'à la lie. Le roi de France, contraint par des motifs aussi puissans que ceux qui ont été si délicatement exprimés dans le compliment de la nouvelle année, fera vraisemblablement ses efforts pour oublier tous ces événemens et le compliment lui-même; mais l'histoire, qui tient un compte durable de toutes nos actions, et qui exerce sa censure imposante sur les démarches de tous les souverains, quels qu'ils soient, n'oubliera jamais ni ces événemens, ni l'époque de ces raffinemens généreux parmi les hommes. Il sera gravé dans l'histoire que, dans la matinée du 6 octobre 1781}, le roi et la reine de France, après un jour de confusion, d'alarmes, d'épouvante et de meurtres, sous la garantie d'une sécurité qui leur avait été promise, s'étaient retirés dans leurs appartemens pour accorder à la nature quelques heures d'un repos troublé et douloureux. La voix du garde-du corps, qui était à la porte de la reine , interrompit en sursaut son sommeil; il lui cria de se sauver, que c'était la dernière preuve de fidélité qu'il pût lui donner qu'on arrivait à lui, qu'il allait périret à l'inslant il fut massacré. Une bande de scélérats et d'assassins, tout couverts de son sang, se précipitèrent dans la chambre de la reine, et frappèrent de mille coups de baïonnettes et de poignards le lit, d où cette reine, persécutée, n'eut que le temps de fuir, presque nue, par des dégagemens qui leur étaient inconnus , pour chercher un asile aux pieds d'un roi et d'un époux, dont la propre vie n'était pas plus assurée. Ce roi, cette reine, leurs jeunes enfans (qui jadis auraient été l'orgueil et l'espérance d'un peuple généreux), furent forcésd'abandonner le palais, naguère le plus magnifique , maintenant dégoûtant de sang, souillé par le meurtre, et jonché de membres et de cadavres mutilés -, de là, ils furent conduits dans la capitale de leur royaume. Dans le carnage confus, et sanstnotifs, desgentilshommes qui composaient la garde du roi, on en avait choisi deux ( 1) pour être décapités au milieu de la cour de ce palais, avec toutes les formes d'une exécution juridique : leurs têies, portées sur des piques, servirent de guides; elles ouvrirent, elles dirigèrent la marche, tandis que le roi et sa famille la terminaient en captifs qu'on traînait lentement au milieu des hurlemens horribles, des cris perçans, des danses frénétiques, «les propos infâmes et de toutes les horreurs inexprimables des furies de l'enfer, sous la forme des femmes les plus viles. Après avoir été abreuvés goutte à goutte "d'une amertume plus cruelle que la mort, avoir en-, duré une lente torture pendant un trajet de douze milles, qui a duré plus de six heures, ils ont été confiés à la garde de ces mêmes soldats qui les avaient amenés au milieu d'un tel triomphe, et confinés dans un des anciens palais de Paris, converti aujourd'hui en bastille pour les rois. Est-ce là un triomphe à consacrer sur les autels, à éterniser par de solennelles actions de grâces, et que l'on doive offrir à la source divine de toute humanité par des prières ferventes et par des éjaculations enthousiastes? Ces orgies thébaines et thraciennes, représentées en France, et applaudies seulement au club de Old Jewry, ont allumé dans très-peu d'esprits de ce royaume le feu de ce prophétique enthousiasme; quoiqu'un saint apôtre, qui peut-être a des révélations émanées de lui seul, et qui a si long-temps surmontétontes les basses superstitions de Ia sensibilité, soit porté à penser qu'il est pieux et convenable de les comparer avec l'entrée du prince de la paix dans le monde , proclamée dans le temple saint par un sage vénérable, et annoncée quelque temps auparavant d'une manière encore plus majestueuse, par., la voix des anges, à la paisible innocence des bergers. . . .. « J'aurais cru que dix mille épées bondiraient hors de leurs fourreaux pour venger [la Reine] ne fût-ce que d'un regard qui aurait pu l'insulter. – Mais l'âge de la chevalerie est passé. Celui des sophistes, des économistes et des calculateurs lui a succédé; et la gloire de l'Europe est éteinte à jamais [car] c'est ce principe qui a donné son caractère à l'Europe moderne. C'est par lui que l'Europe, sous toutes les formes de gouvernement qu'elle a connues, se distingue à son avantage des États asiatiques et peut-être même de tous ceux qui florissaient dans les périodes les plus brillantes de l'Antiquité. […] C'est l'esprit de chevalerie qui est parvenu, sans recourir à la force et sans rencontrer de résistance, à dompter la frénésie de l'orgueil et du pouvoir, à contraindre les souverains à se courber sous le joug bienfaisant de l'estime sociale, à plier l'autorité rigide aux règles de l'élégance et à imposer au despotisme, vainqueur de toute loi, l'empire des bonnes manières. » « Jamais, jamais plus nous ne reverrons cette généreuse loyauté envers le rang et envers le sexe, cette soumisson fière, cette digne obéissance, et cette subordination du coeur qui, jusque dans la servitude, conservait vivant l'esprit d'une liberté haute et grave. On ne connaîtra plus cette grâce spontanée de l'existence, cette générosité du cœur qui assurait librement la défense des peuples, tout ce qui nourrissait les sentiments virils et l'amour des entreprises héroïques. – Elle est perdue à jamais, cette délicatesse des principes, cette chasteté de l'honneur où la moindre tache brûlait comme une blessure, qui inspirait le courage tout en atténuant la cruauté, et qui ennoblissait tout ce qu'elle touchait, au point d'ôter au vice la moitié de son odieux en lui faisant perdre toute sa grossièreté. » « Mais à présent, on va nous changer tout cela. Toutes les plaisantes fictions qui allégeaient l'autorité et assouplissaient l'obéissance, qui assuraient l'harmonie des différents aspects de la vie, et qui faisaient régner dans la vie politique, par une assimilation insensible, les mêmes sentiments qui embellissent et adoucissent la vie privée, toutes ces douces illusions vont se dissiper sous l'assaut irrésistible des lumières et de la raison. Tous les voiles de la décence vont être brutalement arrachés. Toutes les idées surajoutées par notre imagination morale, qui nous viennent du coeur mais que l'entendement ratifie parce qu'elles sont nécessaires pour voiler les défauts et la nudité de notre tremblante nature et pour l'élever à nos propres yeux à la dignité – toutes ces vieilles idées vont être mises au rebut comme on se défait d'une mode ridicule, absurde et désuète. »</p>
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Je pense que la suppression de l'ordre était une nécessité. Imagine que lors d'un conflit cet ordre avait décidé de prendre parti pour l'adversaire de la France. imagines tu la catastrophe que cela pouvait représenter? On peut certes déplorer les méthodes employées mais je suis persuader que Philippe IV a fort bien pesé sa décision de supprimer l'ordre. Au vu des risques encourus, s'il a décidé de le faire c'est que vraiment c'était la seule chose à faire dans l'intérêt du pays. Les choses sont trop loin et les documents parcellaires pour pouvoir juger de façon impartiales les hommes et leurs décisions.
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Performant dans les domaines qui lui sont propres s'entend. Un État restreint efficace dans les domaines régaliens. Toute évolution est nécessairement lente, se fait par à coup. On ne peut pas dire un tel n'a pas fait quelque chose parfaitement conforme au modèle libéral idéal donc c'est un nuisible. Il faut regarder l'évolution, juger si ce qu'il à fait à apporter un mieux ou non, préparer l'avenir, améliorer les choses. Là le jugement peut être beaucoup plus juste et de ce point de vu là le règne de Philippe Le Bel a été remarquable.
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Techniquement Philippe Le Bel n'a pas détruit de contre pouvoirs interne au Royaume (il en a même préparé un avec les États Généraux). Cela dit il faut bien avoir un État un minimum moderne et performant non?
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Justement j'ai étudié le personnage et j'en ai tiré une analyse différente. Il a certes eu une légende noire à son encontre mais il faut faire attention aux clichés. L'odre du temple était une menace car militaire et très puissant économiquement. Il détenait de larges propriétés dans le royaume et ne relevait que du Pape. L'ordre était devenu inutile depuis la perte des États d'Orient. Alors que les Hospitaliers restaient là bas (Chypres), le Temple était rentré en Europe. Ce n'était qu'une question de temps avant que se pose la question de la pertinence de son maintient. Sa chute était en ce sens inéluctable. Je sais que le point commun de nous libéraux est de se méfier de l'État. Cependant, à partir du moment où l'on en admet la nécessité de son existence on ne peut s'empêcher d'admirer ce Roi qui, au milieu d'une situation économique plus que délicate, su faire évoluer la vieille Curia Regis médiévale en une première forme d'État au sens moderne du terme. Après tout si on veut que l'État soit à même d'assurer ses fonctions régaliennes autant qu'il soit capable de le faire au mieux. Enfin dans sa lutte contre le Pape il a permit à la distinction entre temporel et spirituel de reprendre de la consistance. Suite à la disparition des caroligiens l'Europe est rentré dans une phase assez instable. Pour y remédier la Papauté à arguer que si la distinction existait, la supériorité du spirituel faisait en plus que le Pape avait un véritable pouvoir de contrôle et de nomination sur les Rois. Bref un vrai pouvoir supranational temporel. Le Pape à battu l'Empereur, avec l'aide des Rois de France il faut dire, puis c'est fait avoir par Philippe Le Bel. Tant mieux, in fine, pour le Christianisme!
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Frondes & jacqueries
PABerryer a répondu à un sujet de free jazz dans Philosophie, éthique et histoire
Il est bien plus facile de faire des hommes des choses sans consistances si on les prives de leur identités. Or l'Histoire est la premier fondement de cette identité, qu'elle soit individuelle ou collective. Dans 1984 Orwell le montre très bien avec son héro chargé d'adapter l'Histoire à la ligne officielle et son incapacité à savoir ce qu'il y avant l'Ère Ford.