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Neomatix

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Tout ce qui a été posté par Neomatix

  1. Je n'ai jamais vraiment compris ces histoires de "creativity room". Là où je suis le plus créatif c'est avec une deadline critiquement proche et un subtile mélange caféine/alcool dans le sang. Des poufs ça me pousse plutôt à la glandouille et à regarder 15 vidéos de suite sur le fonctionnement d'un différentiel à glissement limité.
  2. (C'est en travaux, je ne considère pas ma réflexion comme aboutie donc il est possible que je raconte des conneries. Faudrait demander à F.mas, il a sûrement de meilleures idées que moi) Diviser le pouvoir politique et l'organiser pour le rendre inoffensif est une tâche extrêmement ardue. Il faut que les détenteurs de pouvoir ait une légitimité suffisante (par la crainte, par la délégation, par Dieu etc et bien souvent par un mélange de tout ça). Mais il faut aussi que cette légitimité trouve des obstacles sous la forme d'autres détenteurs de pouvoir ayant leur propre légitimité. A l'époque de l'Ancien Régime, le Roi tenait son pouvoir de Dieu par l'entremise des lois fondamentales du royaume (la coutume, les serments du sacre...), et son application était observée par la noblesse. Le pouvoir du Roi en provenance de Dieu était donc limité par le clergé (e.g. Ausculta, fili ou même le jugement des croyants). La coutume exerçait un contre-pouvoir conséquent puisqu'elle était désincarnée, bénéficiait d'une grande inertie et était observable par tous (et observée avec d'autant plus d'attention par ceux qui en bénéficiaient, i.e. les privilégiés, i.e. la noblesse). Ça avait bon nombre de défauts, rédhibitoires pour certains (faible liberté de religion, guerres de religion, injustices...) mais l'interventionnisme était relativement limité. Aujourd'hui, les gens délèguent leur pouvoir législatif à leurs représentants (l'AN). Ces derniers sont contrôlés, par l'intermédiaire des partis*, par l'exécutif. On a donc une concentration rarement vue de pouvoir entre les mains d'une poignée d'hommes (Macron et ses proxys directs). Quant aux contre-pouvoirs ils sont quasiment inexistants : les délégués locaux dépendent beaucoup des partis et n'ont presque aucun pouvoir propre, le Conseil Constitutionnel fait observer une Constitution très permissive et n'a jamais été qu'un obstacle mineur aux velléités des gouvernants, la religion n'est plus du tout en position de pouvoir et son influence est au mieux médiocre, quant à la population elle a très peu de moyens d'insurrection. Mais même si c'était le cas : la population ne veut pas d'une insurrection. Car chacun a l'impression d'avoir trop à perdre. Le privilège, loin d'être aboli, a été généralisé. Par conséquent chacun vit au dépend de tout le monde par l'intermédiaire de l'Etat. Sentiment d'autant plus renforcé que cette population considère que le pouvoir exercé par l'Etat vient directement d'eux, donc que toute décision de l'Etat vient d'eux, que les biens publics sont en réalité à eux, bref que l'"Etat, c'est eux". La démocratie n'a pas divisé le pouvoir en 45 millions de bulletins de vote, elle a poussé tous les individus à renoncer au peu de pouvoir qu'il leur restait en propre, tout en leur laissant l'illusion qu'ils en détiennent une part significative. Cette libération du pouvoir par la légitimation démocratique a permis une ampleur de son exercice sans précédent : la spoliation massive à hauteur de 57% du PIB, la conscription... Il y a aussi d'autres facteurs qui sont davantage liés aux "progrès" récents en matière de gouvernement, notamment les interventions subreptices qui provoquent moins l'indignation chez leur victime par leur caractère indirect (e.g. la TVA). Bref le pouvoir politique idéal est celui dont l'exercice est bien visible, qui dépend d'autres pouvoirs interdépendants aux buts distincts (presque antagonistes), et dont la légitimité dépend de principes observables par tous ceux qui font l'objet de ce pouvoir, et non d'une délégation de leur part. *et surtout aujourd'hui en France avec LREM
  3. C'est parce que c'est le fruit de DRH à la noix qui n'ont rien bité aux raisons de telles pratiques et qui s'excitent à les répliquer tel un neckbeard s'achetant un Fedora et un trench coat après avoir regardé Casablanca. Tu bosses dans quoi ?
  4. Quand on parle de quelque chose avec le suffixe -cratie, on parle de pouvoir politique. Celui-ci est détenu principalement par l'Etat. En anarcapie il serait très probablement détenu par les personnes les plus fortes (laquelle notion ne se confond pas avec les personnes les plus fortunées, mais inclut les personnes avec le plus d'influence envers les forts : leader militaire, capo di tutti capi...). Le pouvoir politique échappe donc a priori aux personnes fortunées au profit des personnes fortes. Si ces dernières ont intérêt à garder riches les riches, pour les racketter de manière optimale, ça ne donne pas pour autant du pouvoir aux riches. Le pouvoir politique est la capacité à fixer les règles, il est indépendant du consentement de ceux qui font l'objet de ces règles. H.S. Je pense qu'il y a une quantité incompressible de pouvoir sur Terre. Et que la seule possibilité réaliste de diminuer l'impact qu'a ce pouvoir est de l'organiser de telle manière à ce qu'il s'annule (checks & balances, notamment).
  5. Neomatix

    Les drônes-taxi.

    Mais pourquoi veux-tu qu'un côté entier tombe en panne d'un coup ? À moins d'un tir de roquette j'ai du mal à voir une explication.
  6. Ce que tu décris repose toujours sur le consentement de la personne, ce n'est donc pas du pouvoir.
  7. C'est pas faux comme affiche : l'UE s'immisçant dans la charité privée en distribuant du pognon public, c'est difficilement libéral.
  8. Kratos c'est le pouvoir. Ceux qui réussissent sur un marché libre ont des thunes, pas du pouvoir. Ce dernier est détenu par l'Etat, les médias, les consommateurs etc.
  9. En interne c'est carrément une obligation légale. Sinon c'est un licenciement sans CRS et ça te coûte une blinde.
  10. Parce que la boîte de placement va peut-être refuser de traiter avec les salariés : Parce que le marché est plus limité : les ex-salariés vont peut-être allouer différemment leurs indemnités et faire appel moins souvent au service (préférence pour le court-terme et asymétrie d'information : ils préfèrent toucher l'assurance chômage pendant une certaine période avant de commencer à chercher, sans considérer les dommages que ça cause à leur CV...) Parce que le but est de placer le mec pendant son préavis, donc bien avant qu'il touche les thunes (et qu'il y a un risque associé avec la détention d'une créance sur un chômeur). Parce qu'on peut imaginer des contreparties que seul l'ex-employeur peut fournir, comme un genre de fast-track pour le recrutement de types placés par la boîte Parce que le coût du licenciement pour l'entreprise diminue, donc ont lieu des licenciements qui n'auraient pas lieu d'être autrement (ouais, faudra pas inclure ça sur la plaquette à destination de popol). Même à coût pécuniaire équivalent, ce n'est pas neutre pour l'entreprise : elle préfère éliminer le risque juridique, ceteris paribus. On peut sûrement trouver d'autres raisons.
  11. Neomatix

    Les drônes-taxi.

    Si tu as 18 moteurs tu as 18 variateurs en général. Il y a probablement plusieurs batteries, lesquelles sont managées par un unité centrale, pas reliées directement à un groupe de moteurs par batterie. Et il y a probablement un mode de sauvegarde qui pose l'appareil automatiquement en cas de défaut de l'ordinateur de bord. Ce n'est pas parfaitement safe, mais ça l'est suffisamment.
  12. Une section dans CP ? Décodons les déconneurs ? Le Monde des imprécisions ? La farandole des fariboles ? Contrepoints Contre les Calembredaines ? Sans contrefaçon c'est complètement con ?
  13. Ça me donne des idées de business ça. On pourra même faire une série TV qu'on vendra à Discovery Channel et RMC Découverte. Blague à part je me demande à quel point ce serait légal et rentable de proposer un service de placement pour salariés. Au lieu de payer l'indemnité de licenciement/rupture conventionnelle, l'ex-employeur en paie une fraction à l'entreprise qui s'occupe de retrouver du boulot au salarié en échange d'une démission propre, nette et sans indemnité. C'est plusieurs milliers d'euros par salarié, plus un risque juridique, évités, ça devrait pouvoir être rentable. On pourrait même demander une participation à Paul Hamplois.
  14. What the fuck ? Tu as un lien vers l'article ? (et l'adresse de son auteur)
  15. Il y a plein de beurre en Suisse. Je vous propose un deal : beurre contre viande de bœuf, échange au kilo, à parité.
  16. Le plus beau métier du monde.
  17. Ah ouais, Creil, l'enclave du 9-3 en Picardie. J'y ai passé mon permis, c'est déprimant (et la voirie est le fruit d'un démiurge dégénéré). La station d'avant c'est Chantilly-Gouvieux, c'est autrement plus joli.
  18. Ah non mais en public je suis très affable et bon public pour les communicants. Faut pas déconner, le but ultime d'une carrière c'est de bullshiter tout le monde pour $2000 de l'heure, que ce soit en tant que conférencier, consultant ou communicant.
  19. Tu peux être original et ne pas ressembler aux Deschiens. Il y en a combien qui ont, même en banque, un costume croisé ou un trois-pièces ? (même si ça ne se fait pas d'en porter en étant junior, ce qui est chiant). La pub c'est encore autre chose, ce sont des agences spécialisées (e.g. BBDO). Le marketing est bien souvent fait en interne. Un mec qui présente en jean ça pue l'arnaque, le wannabe jeune et dynamique. Genre le consultant qui va te balancer qu'il a adopté une "approche stochastique" aux problèmes de l'entreprise alors qu'il est le seul mec dans la pièce à ne pas savoir ce que ça veut dire (true story).
  20. Pourquoi, t'es dans le marketing ? Le marketing c'est théoriquement des mecs qui analysent le marché, produisent des cahiers des charges, mettent le produit sur le marché et analysent comment il se vend. En pratique ce sont des chefs de produits chez Mondelez qui se pignolent le salsifis devant Psychologies Magazine. C'est une question de plus petit dénominateur : certaines personnes ne prendront pas autant au sérieux un mec qui se pointe en RDV pro en jean.
  21. Je veux dire un métier où il t'arrive de rencontrer des clients ou des responsables pour leur raconter autre chose que du bullshit pseudo-subtil.
  22. Si t'es écrivain, présentateur, communicant, ou au marketing ouais, ça peut le faire. Si tu fais un vrai métier, moins.
  23. Bon, on en est rendus à Philippe Lavil, je crois qu'on peut fermer le fil.
  24. C'est sacrément différent : ils ne gênent pas en s'installant n'importe où, ne dérangent personne, proposent un deal explicit avec une contrepartie honnête (et pas du chantage émotionnel)...
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