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Comment Attac Infiltre L'école


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Enquête : comment Attac infiltre l'école

Avec plus de 36 000 adhérents revendiqués dont un tiers de salariés de l'Education nationale, Attac trouve en effet dans les salles de professeurs des collèges et lycées un de ses terreaux les plus fertiles.

(…)

Un constat que partage Isabelle, jeune professeur de français dans un lycée professionnel parisien et sympathisante socialiste : «J'ai lu un jour des polycopiés sur l'histoire économique de l'Europe appartenant à une amie prof d'histoire et membre d'Attac, où il était question de libéralisme et de domination du Nord sur le Sud, un vrai tract de propagande», se souvient-elle. Dans ce genre de situation, «le silence est de mise au risque d'être traité de fasciste».

«Nous souhaitons oeuvrer à ce que les esprits conditionnés par près d'un quart de siècle de bourrage de crâne libéral recommencent à fonctionner librement."

:icon_up:

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Attac me fait de plus en plus penser à Don Quichotte. Si ce dernier voyait des moulins partout, Attac voit du libéralisme partout, y-compris dans des situations qui ne manqueront pas de nous faire sourire. Franchement vous aviez l'impression de subir un bourrage de crâne libéral au collège ou au lycée en France, ou les professeurs marxistes se taillent la part du lion :icon_up: (et ça c'est un fait avéré).

Notons leur confusion entre "entrepreneurs" et "libéralisme" comme s'il y avait une collusion parfaite entre ces 2 là (et omettre l'idéologie colberto-mercantiliste des rares professeurs de droite s'il y en a, les miettes pouvant être décernés à quelques libéraux courageux).

Maintenant qu'Attac infiltre ou non l'école, je ne suis pas sûr de voir la différence en terme d'endoctrinement socialiste avec les autres années !

PS : ouah 666 messages, c'est diabolique…les évangélisateurs d'Attac feraient bien d'exorciser le diabolibéral qui a pris le contrôle de mon corps !

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Voici un extrait du livre ATTAC Ou l'intoxication des personnes de bonne volonté par Jacques de Guenin, Chapitre 4 Comment on "bourre le crâne" de nos enfants dans l'enseignement secondaire :

Rappelons la perle que l'on trouve dans le manifeste d'ATTAC :

"Nous souhaitons œuvrer à ce que les esprits, conditionnés par près d'un quart de siècle de bourrage de crâne libéral, recommencent à fonctionner librement". Ou encore : "En France, compte tenu de la spécificité de son système éducatif - fondé sur l'école laïque et publique - c'est de l'intérieur même du secteur public que se mène l'offensive libérale, toujours en référence aux "valeurs de l'entreprise", ramenées aux seules valeurs… des employeurs."

L'enseignement du libéralisme en France dans le secondaire, s'il existait, ne pourrait provenir que des professeurs de philosophie, d'histoire et géographie, et d'économie. Dans leur immense majorité, ces professeurs sont de tendance personnelle socialiste, voire communiste, et non libérale. Quelques uns ont une certaine éthique et ils évitent de faire de la politique en classe. Ils respectent les programmes.

Les programmes et les manuels de philosophie, dans notre pays de vielle culture, dressent un large panorama de la pensée humaine, en survolant ses différentes composantes. Mais les professeurs engagés ne peuvent celer leur idéologie dans les séances de discussion. Ces séances ont pris beaucoup d'importance aujourd'hui. Elles sont le produit de cette idée saugrenue que l'on ne doit plus de nos jours transmettre des savoirs de celui qui sait à celui qui ne sait pas encore, mais laisser réinventer le fil à couper le beurre par les élèves grâce à la discussion.

Quant à l'histoire et la géographie, elles ont fait pendant plusieurs décennies l'apologie des régimes communistes avant la chute du mur de Berlin - et elles se sont trouvées fort embarrassées de ce qu'elles ont appris depuis. Mais pardonnons leur, c'est du passé.

Reste l'économie, si on peut qualifier ainsi ce qui s'enseigne sous ce titre dans les classes de seconde, première et terminale des sections dites "économiques et sociales" et qui est assez différent de ce qui s'enseigne sous le même vocable dans les autres pays civilisés de la planète (sans doute pour protéger nos enfants des risques de la mondialisation). Dans cette discipline, les professeurs utilisent trois sources :

- Les programmes

- Les manuels

- La revue Alternatives Economiques, très présente dans les salles de professeurs et les bibliothèques - aux frais du contribuable. Cette revue offre aux enseignants des numéros hors série qui constituent des préparations de cours, d'ailleurs très bien faites. Une aubaine pour ceux qui n'ont pas d'idées préconçues et manquent de temps ou de motivation pour faire eux-mêmes des recherches approfondies. Les professeurs ont en outre droit à un abonnement gratuit s'ils font abonner un nombre suffisant d'élèves, une tentation puisque les élèves achètent toujours les manuels et autres documentations scolaires recommandés par le professeur.

Chacune de ces trois sources est viscéralement hostile à l'entreprise privée et fait très grand cas de l'intervention de l'Etat dans le domaine économique, sans jamais en mentionner les échecs flagrants. Elles sont donc profondément antilibérales, au point dans certains cas de travestir grossièrement la réalité. Donnons quelques exemples :

Les programmes :

En voici quelques extraits :

- on insistera aussi sur l'importance des flux de capitaux en provenance des pays développés à économie de marché et sur les formes de domination qui peuvent en résulter.

- on notera que libre échange et protectionnisme peuvent coexister.

- dans la rubrique "le processus du changement social", on se complait sur les notions de "lien social et exclusion"," changements et conflits"," la transformation des forces productives et les conflits sociaux".

- dans la rubrique "notions que les élèves doivent acquérir", on peut relever "conscience collective", "groupe social", "pauvreté", "marginalité", "social", "déviance", ou encore "classes sociales", "rapports sociaux", "lutte des classes", "aliénation".

- dans la rubrique "indications complémentaires", on trouve "en partant de l'analyse par Marx des formations sociales, on étudiera le rôle attribué au déterminisme technique et économique et aux conflits de classe dans le changement social", ou encore "on montrera la diversité des conflits et leur mode de régulation dans les sociétés modernes"; "on pourra s'interroger sur l'interdépendance entre changement social et conflit, sur le lien entre l'intensité des conflits et leur institutionnalisation, sur l'action collective et les formes qu'elle peut prendre aujourd'hui. Des exemples pourront être pris tant dans le monde du travail que dans la société en général (conflits liés aux relations d'autorité, à l'âge, à l'identité culturelle)."

- une autre rubrique est intitulée "crise, régulation, et dynamique du développement". Une grande place est accordée à "la théorie de la régulation", une théorie néomarxiste, qui n'est plus guère enseignée positivement qu'en France aujourd'hui.

Ainsi la plupart de nos enfants sortiront-ils de ces trois ans sans savoir calculer la valeur actuelle d'un flux financier ou un coût marginal, ni comparer deux investissements, ni comprendre les mécanismes décrits par la loi de Say ou la théorie des rendements décroissants, ni savoir pourquoi les droits de douane profitent au producteur et sont défavorables aux plus pauvres, mais ils seront tout à fait préparés à combattre cette terrible lutte des classes qu'ils ne rencontreront jamais.

Les manuels.

Que ce soit le Nathan, l'ABC Bréal, la Découverte, le Bordas, le Hatier, ou le Hachette Education, tous ces manuels

- sont écrits à peu près exclusivement par des auteurs marxistes, keynésiens, ou néomarxistes (l'école de la régulation), jamais par des auteurs libéraux, y compris lorsqu'il s'agit de décrire les courants libéraux de l'économie.

- présentent les thèses libérales soit de façon carrément hostile, soit avec dérision

Certains vont jusqu'à illustrer les textes de caricatures grossièrement hostiles aux "patrons" (c'est-à-dire à ceux qui entreprennent, ce qui permet tout de même aux autres de vivre) : par exemple, chez Hatier, le thème de la flexibilité montre un salarié traité comme de la pâte à modeler. Le Bordas et la Découverte font appel à Plantu, un sympathique et talentueux caricaturiste, mais qui n'a manifestement jamais mis les pieds dans une usine, sans ça il saurait que les patrons n'ont pas de haut-de-forme, de cigare, ou de chaîne de montre et que les ouvriers n'ont pas de bleus rapiécés. C'est par ce genre d'archétype que "Le Monde", l'employeur de Plantu, perpétue chez ses lecteurs une image complètement fausse de l'entreprise…mais qui ne saurait s'appliquer, n'est-ce pas, à l'entreprise "Le Monde".

On trouve de nombreux autres exemples du bourrage de crâne antilibéral des manuels d'économie dans une étude fouillée du professeur Serge Schweitzer, de l'université d'Aix-Marseille. Cette étude a été publiée dans le numéro de novembre 1996 de la revue Liberté Economique et Progrès Social.

La revue Alternatives Economiques

Cette revue sur papier glacé, agréablement illustrée, adopte un ton modéré propre à plaire aux professeurs. De nombreuses statistiques font sérieux. Cette revue cherche manifestement à se donner une apparence d'objectivité. Mais les statistiques sont souvent partielles et biaisées1, et il faut être très fort et très tenace pour le déceler. Derrière cette apparente objectivité se cache en réalité une idéologie marxisante, anti-libérale et pour faire bon poids, antiaméricaine.

Voici par exemple des extraits d'un article (Entre utopie et contre-pouvoirs) tiré du numéro hors série n° 45 bis de septembre 2000 (destiné à préparer les élèves à l'épreuve d'économie d'entreprise!) :

Historiquement, l'entreprise est donc d'abord un lieu d'enfermement. De même qu'on enferme les fous à l'âge classique, le capitalisme se développe d'abord en enfermant des hommes, des femmes et des enfants au fond de la mine et dans les ateliers de l'industrie naissante. Le travailleur est privé de tout droit, sinon celui d'obéir aux injonctions patronales. Le rassemblement réalisé au sein de la manufacture est d'abord un moyen de contrôle, afin d'allonger la durée du travail et d'éviter toute flânerie ouvrière . Ce péché originel du capitalisme, qu'on retrouve aujourd'hui dans bien des pays dits émergents , là où le salariat s'étend en cassant les modes d'organisation anciens, a longtemps fait du salariat une des formes les plus achevées de l'exploitation du travail humain, au même titre que le servage ou l'esclavage.

Cet héritage, qui justifiera la dénonciation par la tradition marxiste du caractère formel des libertés démocratiques, est cohérent avec une vision libérale des relations sociales : le travailleur n est-il pas libre de nouer ou non le contrat qui le lie a son employeur ? Sauf que l'artisan ruiné ou le métayer chassé de sa terre par son propriétaire n'a guère le choix. Il ne lui reste qu'à vendre sa peau et être tanné, pour paraphraser la célèbre formule de Marx. (…)

(…) Le capitalisme ce n'est pas seulement la dépossession du travailleur de la propriété des moyens de production, c'est aussi la dépossession de tout contrôle sur l'organisation de son travail, du fait de la parcellisation des tâches. (…)

(…) A la dictature du contremaître dans la grande entreprise fordiste dominant son marché s'est substituée la double dictature du client et de l'actionnaire : le manager est plus que jamais l'agent d'une logique qui le dépasse. (…)

(…) Face a cette nouvelle donne, il faut aujourd'hui construire des droits qui ne sont plus seulement liés à l'entreprise, mais attachés à la personne : droit a la qualification, droit à la santé, droit à des conditions de vie décentes. Il faut aussi rebâtir un cadre général qui permette d'encadrer le fonctionnement du capitalisme mondialisé. Car si l'Etat, poussé par le mouvement social, a pu contribuer a instiller de la démocratie dans l'entreprise en construisant un cadre législatif ou en encourageant le dialogue entre partenaires sociaux, il peine aujourd'hui à imposer sa volonté aux entreprises transnationales.

C'est pas beau, ça?

Qu'en est-il en réalité de l'entreprise, et par conséquent que devrions nous apprendre à nos enfants à son sujet?

Une entreprise, c'est une libre association de personnes qui produisent des biens et des services que les gens apprécient suffisamment pour les acheter. C'est ce qui la distingue de l'Etat, lequel nous fournit des services que nous sommes forcés de payer sans toujours les apprécier.

Contrairement aux Etats, les entreprises ne survivent que dans la mesure ou elles satisfont leur clientèle, et comme les goûts et les produits changent constamment sous l'effet du progrès et de la concurrence, elles sont soumises à un effort constant d'adaptation. Les chantres du Tout-Etat répandent le sophisme de la puissance des grandes entreprises, sous le prétexte que certaines ont un chiffre d'affaire qui dépasse le PNB de petits Etats. C'est du vent. Lorsque dans les années 80, les japonais ont réussi à faire des voitures moins chères et de meilleure qualité, la Général Motors, alors la première entreprise du monde, ou PSA, l'un des plus grands constructeurs automobiles européens, ont tout simplement failli disparaître. IBM, considérée comme invulnérable il y a vingt ans, a failli plonger il y a quelques années sous la concurrence des ordinateurs portables. Beaucoup plongent effectivement. Au premier semestre 2002, nous avons vu la faillite de deux entreprises aussi importantes que Holzman en Allemagne, et Marconi en Angleterre. Au total, en 2002, 300 000 entreprises ont fait faillite dans le monde. Chaque année, le magazine l'Expansion donne le classement des plus grandes entreprises mondiales. Il faut voir comme il évolue au cours des ans. Il n'est pas rare de voir des entreprises prospères disparaître complètement du classement en quelques années.

Dans "Le Monde" du 27 août 2002, M. Tartakowski, alors secrétaire général d'ATTAC, expliquait doctement que l'une des principales fonctions du marché "celle qui consiste à financer les entreprises, s'est retournée en son contraire, les asséchant au profit exclusif de l'actionnaire".  D'après la propagande d'ATTAC, les actionnaires forcent les entreprises à faire des profits scandaleux au détriment des salariés afin de pouvoir se les attribuer. Il faut croire qu'ils n'y arrivent guère, car dans le même numéro, le Monde donnait l'information suivante : en un an, d'avril 2001 à mars 2002, le nombre de défaillances d'entreprises s'est élevé à 38 823, soit une hausse de 12,2 % par rapport aux douze mois précédents. C'est dommage que M. Tartakowski n'ait pas donné son entretien un jour plus tard!

Le nombre d'entreprises françaises ayant fait faillite en 2002 se monte à environ 45 000. Parmi elles 11 avaient un chiffre d'affaires supérieur à 100 millions d'euros!

Une entreprise ne peut être efficace que si les travailleurs s'y sentent bien. La préoccupation majeure de tout bon manager, est de faire en sorte que ce soit le cas. C'est très difficile, car chacun de nous croit volontiers que ses mérites ne sont jamais suffisamment reconnus, et les syndicats nous encouragent à le penser. Dans l'entreprise privée, on y parvient pourtant, puisqu'il n'y a que 5% de syndiqués, et il n'est pas rare de voir les syndicalistes eux-mêmes demander discrètement une place dans l'entreprise pour leurs enfants. Dans la fonction publique, les patrons ont une carrière assurée, et ils s'intéressent moins à leurs subordonnés. D'où un mécontentement larvé, un taux de syndicalisation plus fort, et des grèves à répétition, dont la clientèle et le pays pâtissent.

Bien entendu, il y a des mauvais chefs d'entreprise, comme il y a de mauvais enseignants, c'est-à-dire en très petit nombre. Pour citer un récent article de Pascal Salin :

"N'est-il pas, en effet, extraordinaire que les faillites, les falsifications comptables ou les erreurs stratégiques soient si rares, alors qu'il existe dans le monde des millions d'entreprises, des milliers de grandes entreprises ? N'est-il pas remarquable qu'il soit possible de faire fonctionner et de faire évoluer de grands ensembles qui regroupent des dizaines de milliers de salariés et qui mettent en oeuvre des processus de production constamment renouvelés dans un grand nombre de pays ? C'est bien cela le miracle du capitalisme et les quelques ratés qui surviennent nécessairement ne devraient pas remettre en cause son caractère novateur et productif.

"C'est à tort, en effet, que l'on compare le capitalisme existant à une situation purement

idéale où n'existerait jamais d'erreur de gestion, jamais de dissimulation comptable, jamais de faillite, jamais de licenciements, jamais de baisse de valeur des actifs. Car l'erreur est humaine, elle est nécessairement présente dans toute organisation sociale et elle est bien souvent un élément essentiel de tout processus d'apprentissage. Ne poursuivons donc pas la chimère d'un monde idéal sans problème, mais demandons-nous plutôt quel est le système qui donne le plus de chances à tous de poursuivre efficacement leurs propres objectifs. La réponse est simple : c'est le capitalisme, car il repose ­ plus que tout autre ­ sur la discipline de la responsabilité individuelle, parce que l'erreur y est sanctionnée et parce qu'il incite à la création de connaissances (éventuellement à partir des leçons tirées des erreurs)"

"Parmi toutes les facettes de l'affaire Enron, il en est une qui est particulièrement surprenante, à savoir la disparition rapide d'Andersen qui avait certifié les comptes d'Enron. Cette firme avait acquis une solide réputation dans les années trente en dénonçant les falsifications comptables d'une grande entreprise américaine. Le respect rigoureux de son code de déontologie a donc longtemps constitué son fonds de commerce. Il a suffi que quelques uns de ses milliers d'employés aient, semble-t-il, cautionné les manipulations comptables d' Enron pour que la firme disparaisse à l'échelle du monde! Il y a là un des plus extraordinaires exemples de l'auto-régulation - on serait tenté de dire de l'autorégulation morale - du capitalisme. Quel contraste avec le monde administratif et politique, où les mêmes hommes pratiquent de manière continue, et sans jamais en être sanctionnés, la corruption, le pillage des biens d'autrui et la distribution de privilèges indus.

(Le Figaro, 19 juillet 2002).

Le drame de l'enseignement de l'économie dans le secondaire, c'est qu'aucune des personnes qui font les programmes et les manuels, ou qui écrivent dans la revue  "Alternatives Economiques" n'ont travaillé dans l'entreprise. Cela leur permet de dire n'importe quoi à son sujet.

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Sur le site d'ATTAC, en ce qui concerne leur comité scientifique, voilà ce qu'ils écrivent :

Le Conseil scientifique, sur demande du Conseil d’administration ou de sa propre initiative, propose des travaux relevant des domaines de lutte de l’association. Il organise ces travaux à travers des groupes de travail thématiques et de séances plénières (mensuelles). Il peut faire appel, sous sa responsabilité, à toute compétence extérieure qu’il juge utile. Il attache la plus grande importance à la rigueur de ses travaux.

Les membres du Conseil, nommés par le Conseil d’administration, sont choisis en fonction d’une double qualité :

une expertise reconnue dans un ou plusieurs domaines

leur engagement militant, passant bien entendu par leur appartenance à Attac.

Secrétariat du Conseil scientifique : cs@attac.org

Adresse net : http://www.france.attac.org/r39

C'est à dire que les membres du conseil "scientifique" doivent avoir une expertise connue dans un certain domaine (je me demande bien lequel : le sophisme ?) mais en même temps être en accord avec les dogmes d'ATTAC.

Ce sont des scientifiques engagés. En clair, ils font fi de ce qui pourrait mettre en pièce leurs arguments.

Cela ne vous fait pas penser à un certain duo Staline-Lyssenko ?

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Il y a une règle qu'il ne faut jamais perdre à l'esprit, ici, en France : plus c'est nul, plus c'est con, mieux ça marche. Maintenant que la propagande de masse est avérée, que l'on remodèle donc sur la réalité les textes de loi, en enlevant le passage qui stipule la neutralité de point de vue. Autant remplacer le drapeau français par le drapeau soviétique sur les lycées, autant montrer explicitement que l'enseignement délivré est néo-bolchévique, au moins les choses seront claires et les parents avertis. J'avais posté il y a déjà quelques mois des extraits de cours d'éco scannés ainsi que des extraits de notre bouquin, une véritable horreur. J'avais oublié le livre d'histoire-géo qui n'était malheureusement pas mieux.

Concernant Alternatives-Economiques, tout le monde connait à présent la petite histoire, la distribution de ce magazine est automatique et quasiment gratuite au lycée en échange de services rendus.

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Concernant Alternatives-Economiques, tout le monde connait à présent la petite histoire, la distribution de ce magazine est automatique et quasiment gratuite au lycée en échange de services rendus.

Sur ce point, je ne vois pas où est le problème. La direction d'alter eco fait son boulot et essaye d'élargir son lectorat. Il n'y a rien de choquant là-dedans. Le vrai problème est plutôt qu'il n'y a aucune revue économique d'orientation libérale destinée aux étudiants et aux lycéens. Comme d'habitude, la faiblesse du libéralisme est qu'il ne sait pas se faire entendre…

Maintenant, il est incontestable que l'enseignement délivré aux lycéens, notamment en économie est idéologiquement orienté et que les programmes et les manuels sont déplorables (quasiment aucun contenu théorique ; pas étonnant que les étudiants tombent de haut quand ils se retrouvent en fac d'éco où c'est exactement l'excès inverse : plein de théorie néoc et donc de maths et auncun contenu empirique), c'est d'ailleurs ce qui me dissuade d'entrer dans l'enseignement secondaire.

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Sur ce point, je ne vois pas où est le problème. La direction d'alter eco fait son boulot et essaye d'élargir son lectorat. Il n'y a rien de choquant là-dedans. Le vrai problème est plutôt qu'il n'y a aucune revue économique d'orientation libérale destinée aux étudiants et aux lycéens. Comme d'habitude, la faiblesse du libéralisme est qu'il ne sait pas se faire entendre…

En fait le problème est effectivement plutôt du côté de l'EN pour le coup, Alter-Eco ayant juste profité d'une occasion qui leur était favorable. Ce que je ne trouve pas normal, c'est que les profs (qui font ce qu'on leur demande) distribuent en classe ce manuel au début de l'année, certains vont jusqu'à obliger les élèves n'étant abonnés à aucune autre revue à lire Alter-Eco. Le jeu serait équitable si l'on proposait d'autres magazines (de gauche soc-dem, de droite, libéral), même sans avantages sur les prix. Pour ce qui est du libéralisme en particulier, il est vrai qu'il n'existe pas de magazines libéraux à proprement parler, mais ça c'est un autre problème.

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En fait le problème est effectivement plutôt du côté de l'EN pour le coup, Alter-Eco ayant juste profité d'une occasion qui leur était favorable. Ce que je ne trouve pas normal, c'est que les profs (qui font ce qu'on leur demande) distribuent en classe ce manuel au début de l'année, certains vont jusqu'à obliger les élèves n'étant abonnés à aucune autre revue à lire Alter-Eco. Le jeu serait équitable si l'on proposait d'autres magazines (de gauche soc-dem, de droite, libéral), même sans avantages sur les prix. Pour ce qui est du libéralisme en particulier, il est vrai qu'il n'existe pas de magazines libéraux à proprement parler, mais ça c'est un autre problème.

C'est clair que certains profs profitent de leur position pour faire de la propagande, bien aidé en cela par l'EN. Le plus grave dans l'histoire, c'est qu'un prof d'éco qui prendrait le risque de fournir à ses élèves de terminale un enseignement "original" (cad qui présente réellement tous les points de vue et incitant ces élèves à considérer sérieusement les thèses libérales) aurait de fortes chances d'envoyer ces derniers au casse pipe le jour du bac. Tout incite les profs d'éco à développer un discours convenu… c'est vraiment déplorable.

Maintenant, il faut voir aussi que rien n'empêche un élève un peu motivé de lire autre chose (ou en plus) que alter éco : Les Echos ou Problèmes Economiques sont par exemple plus "neutres", Problèmes Economiques ayant en plus l'avantage de proposer des articles universitaires. Et puis, je pense qu'il faut minorer l'impact de la "propagande" : un étudiant que l'économie intéresse vraiment ira naturellement voir un peu partout pour se faire sa propre idée (en tout cas, ça a été mon cas). Ceux que ça n'intéressent pas, eh bien ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre et ils auront souvent oubliés pas mal de choses…

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Et puis, je pense qu'il faut minorer l'impact de la "propagande" : un étudiant que l'économie intéresse vraiment ira naturellement voir un peu partout pour se faire sa propre idée (en tout cas, ça a été mon cas). Ceux que ça n'intéressent pas, eh bien ça rentre par une oreille et ça ressort par l'autre et ils auront souvent oubliés pas mal de choses…

C'est vrai, surtout lorsque l'on voit à quoi se résume l'enseignement des sciences économiques et sociales au lycée. On reste soit au niveau des pâquerettes, soit on manipule des concepts et des idées que l'on ne maîtrise pas (à moins de s'être intéressé à l'éco et d'avoir appris avec autre chose que les cours et le livre) et quasi-impossibilité d'écrire des choses intelligentes ("pas assez concrêt" soit-disant).

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Voici un extrait du livre ATTAC Ou l'intoxication des personnes de bonne volonté par Jacques de Guenin, Chapitre 4 Comment on "bourre le crâne" de nos enfants dans l'enseignement secondaire :

Je peux témoigner et attester pour avoir été, cette année, victime non consentante de cet embrigadement de masse,de ce fléau,qui ravage actuellement la section ES. Les thèses libérales sont quasiment toujours abordées de manières sarcastiques et sont toujours dénigrés de manière infame.Evidemment les contre-arguments libéraux qui permettrait de casser les contre-arguments marxiste and cie aux arguments libéraux de base ne sont jamais évoqués et pire encore lorsqu'une personne a l'intelligence d'en apporter un il s'attire les foudres du professeur bien entendu vendu à la cause socialiste voir communiste. Ne sont étudiés en profondeur que les arguments allant à l'encontre des libéraux ainsi que les auteurs keynésiens, marxistes,…etc. Bien entendu je n'ai pas été dupe de cette mascarade mais craint que ce fléau parvient à touché bon nombre de lycéens qui ne réfléchissent pas par eux meme mais qui se contente d'approuver perpétuellement les affabulations des professeurs. Il faudrait vraiment pouvoir faire quelque chose!

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Pour compléter et confirmer ce que viens de dire von Hayek, sur une douzaine d'auteurs étudiés en spécialité au cours de l'année, seuls trois sont libéraux, et encore, l'aspect libéral de leur pensée n'est même pas étudié. D'un côté Smith avec la division du travail, de l'autre Tocqueville sur la société démocratique, et enfin le proto-marxiste Ricardo avec le libre-échange (que l'on ne rate pas de démonter à coup de Généreux et de Fitoussi à la fin du chapitre…). Par contre, la pensée keynésienne et marxiste est vue et revue sous tous les angles. Franchement, lorsque l'on est en terminale ES, vaut mieux éviter d'être libéral et cardiaque. Le seul libéral que l'on a vu (deux textes où la pensée d'Hayek est citée par… Denis Clerc, merci l'objectivité) est Hayek, ultra-ultra-libéral selon la prof, qui ne voyait pas de libéral plus extrémiste que lui.

Autre exemple : alors que l'on a étudié en détail la théorie de la valeur-travail, on ne l'a jamais réfutée, pire, on n'a jamais vu, je dis bien vu, la théorie de la valeur-utilité. Si je m'intéresse passablement à l'économie, la seule conclusion que je peux en tirer est que la lutte des classes est fondée.

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La tu abuse quand même !

Non pas tant que ça. Marx a effectivement repris et systématisé pas mal d'éléments de la pensée de Ricardo (notamment la valeur travail). Maintenant, Ricardo a surtout été à l'origine de la tradition ricardienne britanique du 19ème siècle qui va de Senior à John Neville Keynes en passant par John Stuart Mill, cad le courant classique du 19è, plutôt libéral, dominant à l'époque et seulement détroné par les marginalistes. C'est ça qui est intéressant chez Ricardo : beaucoup de monde a repris son système de pensée, des (néo)marxistes (Marx, Sraffa) aux classiques libéraux (John Stuart Mill).

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Pour compléter et confirmer ce que viens de dire von Hayek, sur une douzaine d'auteurs étudiés en spécialité au cours de l'année, seuls trois sont libéraux, et encore, l'aspect libéral de leur pensée n'est même pas étudié. D'un côté Smith avec la division du travail, de l'autre Tocqueville sur la société démocratique, et enfin le proto-marxiste Ricardo avec le libre-échange (que l'on ne rate pas de démonter à coup de Généreux et de Fitoussi à la fin du chapitre…). Par contre, la pensée keynésienne et marxiste est vue et revue sous tous les angles. Franchement, lorsque l'on est en terminale ES, vaut mieux éviter d'être libéral et cardiaque. Le seul libéral que l'on a vu (deux textes où la pensée d'Hayek est citée par… Denis Clerc, merci l'objectivité) est Hayek, ultra-ultra-libéral selon la prof, qui ne voyait pas de libéral plus extrémiste que lui.

Autre exemple : alors que l'on a étudié en détail la théorie de la valeur-travail, on ne l'a jamais réfutée, pire, on n'a jamais vu, je dis bien vu, la théorie de la valeur-utilité. Si je m'intéresse passablement à l'économie, la seule conclusion que je peux en tirer est que la lutte des classes est fondée.

Exactement c'est malheureux mais c'est comme ça. A croire que les cours sont vraimenbt construit afin de nous rendre tous "gauchiste" ou au moins à la solde de l'Etat

  • 2 weeks later...
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Remarquez bien qu'il y a *aucun* élément qui cherche à prouver qu'ATTAC n'infiltre pas l'EN.

Bien au contraire, ils avouent même explicitement qu'ils cherchent à tout prix à éradiquer toute forme de "marchandisation" : ils sont "respectueux de l’autonomie pédagogique des maîtres" mais interdisent toute utilisation par l'un d'entre eux d'un jeu permettant de comprendre le fonctionnement de l'entreprise, par exemple, ou souhaitent empêcher tout partenariat public-privé. Bonjour l'autonomie !

Autre détail amusant : ils empêchent l'expression de toute idée contradictoire au sein de l'EN, en revanche, quand l'institut de l'entreprise organise un congrès d'informations, ils exigent que celui-ci revête un caractère contradictoire !

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Encore du foutage de gueule, comme l'ensemble de leurs articles. La privatisation de l'EN est vraiment une mesure à prendre d'urgence.

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Encore du foutage de gueule, comme l'ensemble de leurs articles.  La privatisation de l'EN est vraiment une mesure à prendre d'urgence.

Oui le gouvernement serait bien inspiré de prendre exemple sur la Nouvelle-Zélande. Mais à mon humble avis se n'est pas pres d'arriver. :icon_up:

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36 000 adhérents pour attac, plus de 130 000 pour contribuables associés..

Il n'y a pas de journal libéral dans les CDI parce que personne ne voudrait le diffuser.

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Le discours d'Attac est surtout plus sexy pour des djeunz un peu rebelle dans l'âme (contre les capitalistes infâmes ?), tandis que "contribuables associés" parle mieux à des…contribuables, par définition des gens qui vivent de leur travail…donc plus âgés.

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Ben être libertarien ou anarcap c'est pas un peu être rebelle ? Peut-être est-ce être un peu trop rebelle d'ailleurs.

En gros : "Etre rebelle ouais OK mais bon mais pas profiter des aides d'état, ça non, man" :icon_up:

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Ce pays se vautre dans la médiocrité.

Et pendant ce temps là, 300 000 français s'expatrient chaque année (surtout les jeunes diplômés ) !

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