Ben Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Je m'étonne : aucun sujet sur le préféré des français qui vient de nous quitter. Comme on pouvait s'en douter, aprés l'annonce de sa disparition ce fut la course à la récupératiion politique. Chaque camp y allant de son éloge pour montrer "à quel point on l'aimait tous" et bien sûr au passage pour faire un petit coup d'auto-promo. La gauche voulant s'attribuer la suite de son combat et la droite s'auto-congratulant de faire passer la loi de droit opposable au logement. Bref que des analyses visant à ingérer tout cela dans l'Etat. En tant que libéral je remarque surtout que les associations ont été beaucoup plus efficace que l'état dans l'aide au SDF: une piste à suivre ?
Invité jabial Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Franchement, l'Abbé Pierre, bof. Après, chacun son opinion. Mais autant j'adhère à JPII ou Mère Thérésa sans réserve, autant l'Abbé Pierre…
DoM P Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Franchement, l'Abbé Pierre, bof. Après, chacun son opinion. Mais autant j'adhère à JPII ou Mère Thérésa sans réserve, autant l'Abbé Pierre… Se méfier de l'image de mère Thérésa. Largement usurpée. Nombreux sont les indiens ne pouvant la voir en peinture, notamment à cause de son intégrisme, et pas seulement religieux. (Voir par exemple http://prolib.net/enfer/210.006.mere_theresa.htm) Correction URL (jabial) Quant à l'abbé Pierre, je trouve ses buts avoués nobles, ses méthodes largement contre productives, ses résultats mitigés (et pour cause). Mais JPII, là, chapeau bas! Un grand homme qui, pour le coup, a vraiment laissé sa marque dans l'histoire.
melodius Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Merci pour le fatras de conneries gaucho-progressistes sur Mère Thérésa, glâné je suppose suite à une visite sur bolchevique.org. Les "nombreux Indiens qui ne peuvent pas la voir en peinture" sont soit ceux qui laissent leurs concitoyens crever dans la rue, soit ceux qui ne supportent pas qu'il y ait une quelconque activité chrétienne en Inde. Sinon, pour l'abbé Pierre, je trouve qu'il a bien commencé (action axée sur l'auto-suffisance) et plutôt mal terminé (bruyantes demandes sur la bourse publique).
Invité jabial Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Merci pour le fatras de conneries gaucho-progressistes sur Mère Thérésa, glâné je suppose suite à une visite sur bolchevique.org. Les "nombreux Indiens qui ne peuvent pas la voir en peinture" sont soit ceux qui laissent leurs concitoyens crever dans la rue, soit ceux qui ne supportent pas qu'il y ait une quelconque activité chrétienne en Inde. Je ne sais rien donc je ne parle pas. Sinon, pour l'abbé Pierre, je trouve qu'il a bien commencé (action axée sur l'auto-suffisance) et plutôt mal terminé (bruyantes demandes sur la bourse publique). Oui.
h16 Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Sinon, pour l'abbé Pierre, je trouve qu'il a bien commencé (action axée sur l'auto-suffisance) et plutôt mal terminé (bruyantes demandes sur la bourse publique). Même opinion. Il est un bon représentant de l'adage "l'enfer est pavé de bonnes intentions" : partant d'une action individuelle remarquable et très charitable (bravo), il en est devenu à demander une intervention massive des pouvoirs publics qui a culminé avec les Enfants de Don Corleone, intervention qui se soldera par le droit opposable au logement, opposable comme "non, vous n'aurez pas plus de logements". Le nombre de SDF va encore augmenter…
alex6 Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Le nombre de SDF va encore augmenter… Pas grave, ce sera la faute du libéralisme. Pour l'abbé, je rejoins les commentaires postés, sur la fin il était passé du côté obscur de la force. Son combat a aussi été récupéré par tous les gauchos qui se sont servis de sa légitimité pour demander toujours plus d'état. La désagréable impression d'un combat d'une vie pour rien ou pour en arriver à une situation pire que l'initiale, comme quoi Dom Quichotte n'était pas si mal choisi…
Dardanus Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 La désagréable impression d'un combat d'une vie pour rien ou pour en arriver à une situation pire que l'initiale, comme quoi Dom Quichotte n'était pas si mal choisi… Il se battait contre les moulins avant mais plus après ?
Nick de Cusa Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Merci pour le fatras de conneries gaucho-progressistes sur Mère Thérésa, glâné je suppose suite à une visite sur bolchevique.org. Les "nombreux Indiens qui ne peuvent pas la voir en peinture" sont soit ceux qui laissent leurs concitoyens crever dans la rue, soit ceux qui ne supportent pas qu'il y ait une quelconque activité chrétienne en Inde. Elle aurait dit, "Dans la vie on ne peut pas faire des grandes choses. Tout ce qu'on peut faire, c'est des petites choses avec un grand amour." J'aime beaucoup ça. Si c'est d'elle, chapeau.
Invité jabial Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Il se battait contre les moulins avant
Harald Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Sinon, pour l'abbé Pierre, je trouve qu'il a bien commencé (action axée sur l'auto-suffisance) et plutôt mal terminé (bruyantes demandes sur la bourse publique). Son action en tant que député reste néanmoins très discutable. Il avait refusé de voter la loi du 9 février 1949 qui amnistiait les mineurs collaborateurs. En revanche il avait approuvé le décret du 16 juillet 1947 établissant la réversibilité sur l’enfant de la culpabilité des parents. Il y a eu du Fouquier-Tinville chez cet homme.
Rincevent Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 […] Pour l'abbé, je rejoins les commentaires postés, sur la fin il était passé du côté obscur de la force. […] A partir de 1996 et de son soutien à Garaudy, ça ne faisait plus aucun doute.
melodius Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Je ne me demandais pas qui allait parler de Garaudy.
Apollon Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Une citation entendue sur France 2 que je me suis empressée de retrouver: La politique ça consiste uniquement à savoir à qui on va prendre du fric et à qui on va le donner. Pas mal ! Mais je ne suis pas sur que ce soit seulement une critique…
Ronnie Hayek Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Une citation entendue sur France 2 que je me suis empressée de retrouver:La politique ça consiste uniquement à savoir à qui on va prendre du fric et à qui on va le donner. Pas mal ! Mais je ne suis pas sur que ce soit seulement une critique… C'est Philippe Val qui a sorti ça, avec un accent on ne peut plus approbateur - évidemment.
Libérus Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 De toutes façons il a un clone en la personne d'Augustin Legrand, dont la ressemblance physique avec l'Abbé Pierre en 1954 est frappante. Si l'on tient compte du fait qu'Augustin commence sa carrière humanitaire 10 ans avant l'abbé et que son espérance de vie sera de dix ans supérieure à la sienne, alors on peut pronostiquer qu'à l'été 2077 , Augustin lancera un appel pathétique pour les sans-abris victimes du réchauffement climatique.
Sous-Commandant Marco Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 C'est Philippe Val qui a sorti ça, avec un accent on ne peut plus approbateur - évidemment. C'est effectivement une confession aussi candide que "l'état, c'est le monopole de la force" des étatistes les plus lucides.
Apollon Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 C'est Philippe Val qui a sorti ça, avec un accent on ne peut plus approbateur - évidemment. Peux-tu préciser stp. La citation est duquel des deux, et quand PV l'aurait-il reprise ? C'est effectivement une confession aussi candide que "l'état, c'est le monopole de la force" des étatistes les plus lucides. Il y a quand même une dimension critique.
Ronnie Hayek Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Peux-tu préciser stp. La citation est duquel des deux, et quand PV l'aurait-il reprise ?Il y a quand même une dimension critique. Eh bien, de Val lui-même, tiens. Et, je le répète, il l'a prononcée avec enthousiasme.
Sous-Commandant Marco Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 […] Il y a quand même une dimension critique. Elle est aussi présente dans le "monopole de la force". Car qui nous abreuve de "le libéralisme, c'est la loi du plus fort" et tout ça?
xxc Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 En revanche il avait approuvé le décret du 16 juillet 1947 établissant la réversibilité sur l’enfant de la culpabilité des parents. J'avoue ne pas comprendre. Ça signifie quoi ?
Apollon Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Eh bien, de Val lui-même, tiens. Et, je le répète, il l'a prononcée avec enthousiasme. ah mais je ne doute pas qu'il l'a prononcé avec enthousiasme mais il a du dire une version différente puisque je ne la retrouve pas.
Ronnie Hayek Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 ah mais je ne doute pas qu'il l'a prononcé avec enthousiasme mais il a du dire une version différente puisque je ne la retrouve pas. Oui, il n'a pas dit "fric", mais je n'ai pas noté la phrase exacte.
Harald Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 J'avoue ne pas comprendre. Ça signifie quoi ? Que les gamins qui ont eu des parents collabos ont eu à le payer toute leur vie. C'est grâce à ce décret qu'entre autre il leur était impossible d'entrer dans la gendarmerie par exemple et autres mesures vexatoires du même ordre. On établissait en quelque sorte une responsabilité collective au niveau familial. Super!
Rincevent Posté 23 janvier 2007 Signaler Posté 23 janvier 2007 Je ne me demandais pas qui allait parler de Garaudy. Il fallait bien que quelqu'un s'en charge… Que les gamins qui ont eu des parents collabos ont eu à le payer toute leur vie. C'est grâce à ce décret qu'entre autre il leur était impossible d'entrer dans la gendarmerie par exemple et autres mesures vexatoires du même ordre. On établissait en quelque sorte une responsabilité collective au niveau familial. Super! Toute loi ayant ses effets pervers, on ne s'étonnera pas de voir nombre d'enfants de collabo glorifier l'action de leur père (et de maires vantant la bravoure de certains de leurs anciens administrés) durant la Seconde Guerre Mondiale, le plus souvent au mépris des faits. Quand on légifère sur l'Histoire, elle se venge toujours.
Invité Arn0 Posté 24 janvier 2007 Signaler Posté 24 janvier 2007 Il fallait bien que quelqu'un s'en charge… Toute loi ayant ses effets pervers, on ne s'étonnera pas de voir nombre d'enfants de collabo glorifier l'action de leur père (et de maires vantant la bravoure de certains de leurs anciens administrés) durant la Seconde Guerre Mondiale, le plus souvent au mépris des faits. Quand on légifère sur l'Histoire, elle se venge toujours. Défendre les actes de sa famille est un comportement naturel qui n'a besoin de nul effets pervers.
Rincevent Posté 24 janvier 2007 Signaler Posté 24 janvier 2007 Défendre les actes de sa famille est un comportement naturel qui n'a besoin de nul effets pervers. Qu'on prenne comme argument les circonstances ("les temps étaient durs, qu'est-ce que vous auriez fait à sa place, c'est facile de dire ça aujourd'hui…"), je comprend parfaitement. Que l'on prenne, par exemple, le chef de la Police du nord-est parisien durant l'occupation allemande pour un modèle de justice au point de nommer une rue en son honneur (cas réel), ou que l'on prenne un haut fonctionnaire de la Préfectorale durant la même période pour un "Juste", comme on dit (là aussi, cas réel), alors que tout indique le contraire, c'est quelque chose qui me dégoute profondément. On peut être loyal envers sa famille, mais on doit être au minimum honnête.
Invité jabial Posté 24 janvier 2007 Signaler Posté 24 janvier 2007 Que les gamins qui ont eu des parents collabos ont eu à le payer toute leur vie. C'est grâce à ce décret qu'entre autre il leur était impossible d'entrer dans la gendarmerie par exemple et autres mesures vexatoires du même ordre. On établissait en quelque sorte une responsabilité collective au niveau familial. Super! Effectivement C'est même pas légal ce genre de loi, comment ça a pu passer?
Rincevent Posté 24 janvier 2007 Signaler Posté 24 janvier 2007 […] comment ça a pu passer? Très simple. C'était un décret, et c'était en 1947.
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