Hayek's plosive Posté 17 février 2014 Signaler Posté 17 février 2014 Je crois que tu n'as juste aucune conscience du rapport quantitatif entre l'activité causée par les petits porteurs et l'activité causée par les investisseurs professionnels. Nous allons en rester là, je pense. Indeed. Tiens d'ailleurs, entre le retail, le private banking et les institutionnels, t'as une idée du breakdown?
Rincevent Posté 17 février 2014 Signaler Posté 17 février 2014 Indeed. Tiens d'ailleurs, entre le retail, le private banking et les institutionnels, t'as une idée du breakdown?Aucune idée. Mais je serais bien étonné que les particuliers représentent ne serait-ce qu'un ou deux pourcent du total dans la configuration la plus excessive possible (comme les USA de 1998-1999, où le seul endroit où l'on ne se refilait pas de tuyaux pour investir en Bourse était l'ascenseur de la Fed).
Rübezahl Posté 17 février 2014 Signaler Posté 17 février 2014 Aucune idée. Mais je serais bien étonné que les particuliers représentent ne serait-ce qu'un ou deux pourcent du total dans la configuration la plus excessive possible (comme les USA de 1998-1999, où le seul endroit où l'on ne se refilait pas de tuyaux pour investir en Bourse était l'ascenseur de la Fed). ok avec cette estimation, les privés, en direct, c'est moins que rien. Je me suis mal exprimé dans mon précédent post. Je n'ai jamais voulu dire qu'ils représentaient qq chose en direct. C'est plus que, historiquement, le début de la baisse des volumes coïncide effectivement avec le début de retrait des petits en direct. (et ce retrait, en direct, est probablement aussi corrélé à leur début de retrait des fonds de pension). Quand globalement les gens ont moins de fric (parce que l'économie va moins bien), ils en ont globalement moins pour jouer en direct et aussi globalement moins pour cotiser volontairement à des fonds. Les gros, les fonds de pension, ce ne sont jamais que l'agrégation des petits qui y cotisent volontairement ... ou qui n'y cotisent plus. Lors des derniers krach les petits se sont fait rincer en direct, mais les gros aussi, d'où des reversions radicalement changées et donc une attractivité moindre. Les fonds collectés par les fonds de pension sont en diminution , donc ils ont moins de fric à placer , donc les volumes baissent. C'est d'ailleurs par ces indicateurs indirects qu'on peut se faire une idée de la réalité de l'état de l'économie.
Rincevent Posté 17 février 2014 Signaler Posté 17 février 2014 Je ne crois pas qu'il y ait tant de décollecte, pour ce qui est des fonds de pension 401(k) par exemple. Mais des chiffres seraient préférables.
Cedonc Posté 17 février 2014 Signaler Posté 17 février 2014 Je crois que tu n'as juste aucune conscience du rapport quantitatif entre l'activité causée par les petits porteurs et l'activité causée par les investisseurs professionnels. Nous allons en rester là, je pense. Je pense qu'il serait préférable de parler de client pro investissant pour leur compte propre versus client retail. En effet, des clients pro peuvent investir pour des tiers (opcvm, assurance vie etc.) et donc in fine représenter les petits porteurs. @Hayek : aurais tu une extract bloom des volumes PME depuis le dispositif fiscal PEA-PME ?
PJE Posté 18 février 2014 Signaler Posté 18 février 2014 Il y a principalement deux phénomènes qui contribuent à tirer vers le bas les volumes sur les stocks markets, ils sont peut-être liés étroitement; tout d'abord la multiplication des trackers (ETFs) comme rappelé par PJE, qui permettent de diversifier ou simplifier les placements "à moindre coût" et aussi la croissance des volumes sur les marchés des futures. Une requête sur OCC par exemple permet de voir que ça se tasse doucement depuis 2011 mais globalement ça augmente sans discontinuer depuis les années 90 et 2000. Sur le CBOE Futures Exchange: http://www.cftc.gov/PressRoom/SpeechesTestimony/opagensler-39 Pour faire simple, j'ai rendu visite l'année dernière à un gros fournisseur de tracker sur le marché français avec qui je bosse (rouge et noir). Le trader chargé de prendre en compte mes ordres m'a expliqué qu'il le faisait en fonction des conditions de marché. Donc soit en passant directement par les marchés actions traditionnels soit en passant par des futurs et j'imagine à terme par des swaps si je conserve la position. Il réplique la position au cours de la séance et pas forcément à l'instant t. Son but est de minimiser le coût de réplication du sous-jacent. A contrario, j'ai rencontré un autre fabriquant de tracker ishare (un des plus gros au monde) et eux veulent à tout prix répliquer de manière physique les indices sous-jacents et passe donc par les marchés actions traditionnels. Parfois c'est galère (exemple msci émergent). Si vous voulez vous faire une idée des chiffres de la gestion d'actifs en France (numéro 1 en Europe), allez sur le site de l'AFG. http://www.afg.asso.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=4485&Itemid=310〈=fr
Hayek's plosive Posté 18 février 2014 Signaler Posté 18 février 2014 @Hayek : aurais tu une extract bloom des volumes PME depuis le dispositif fiscal PEA-PME ? T'es en train de me parler d'un truc franco-franchouillard que je sais pas ce que c'est. Stu veux j'ai le meme pour le CAC Small 90 mais la tendance des volumes est plutot a la hausse, si c'est ce que tu cherchais comme info.
Fadior Posté 18 février 2014 Signaler Posté 18 février 2014 A contrario, j'ai rencontré un autre fabriquant de tracker ishare (un des plus gros au monde) et eux veulent à tout prix répliquer de manière physique les indices sous-jacents et passe donc par les marchés actions traditionnels. Parfois c'est galère (exemple msci émergent). Tu as du remarquer que très souvent les trackers ne répliquent pas parfaitement le cours du sous-jacent et l'écart est toujours à l'avantage du fournisseur et donc au détriement de celui qui en achête. Un exemple avec JO sur le café et c'est pareil pour à peu près tous les trackers. Le pire c'est UNG sur le gaz nat, qui est en fait un ETN, avec toutes les particuarités de cette catégorie. Je crois que ça s'explique avec le contango mais je ne suis pas sûr, assez complexe à bien comprendre tout ça.
PJE Posté 18 février 2014 Signaler Posté 18 février 2014 Tu as du remarquer que très souvent les trackers ne répliquent pas parfaitement le cours du sous-jacent et l'écart est toujours à l'avantage du fournisseur et donc au détriement de celui qui en achête. Un exemple avec JO sur le café et c'est pareil pour à peu près tous les trackers. Le pire c'est UNG sur le gaz nat, qui est en fait un ETN, avec toutes les particuarités de cette catégorie. Je crois que ça s'explique avec le contango mais je ne suis pas sûr, assez complexe à bien comprendre tout ça. Ça dépend de la liquidité du sous-jacent à répliquer. Plus c'est liquide plus c'est facile. Les grands indices actions sont donc faciles à répliquer. Le spread entre le bid et l'ask donne une idée de la liquidité du tracker. Plus c'est faible, plus c'est liquide et donc plus c'est facile à déboucler à la vente comme à l'achat pour le gérant du tracker. Par exemple, les trackers sectorielles actions sont beaucoup moins liquides que les trackers indices actions. Le seul très liquide est celui sur les banques européennes et on voit bien que les futures sur cet indice sont les plus traités parmi les futures sectoriels. Il y a des trackers qui font mieux que leurs indices de réfence notamment grâce au prêt emprunt de titres. Concernant les matières premières, je suis une pipe donc je vais pas trop m'aventurer. Mais le coût de portage et de roll des futures doivent jouer.
henriparisien Posté 18 février 2014 Signaler Posté 18 février 2014 Tiens, puisqu'on parle des indices et des futures et qu'il y a des gens visiblement plus calé que moi ici. Il y a un truc que je n'arrive pas à m'expliquer sur les FOAT : l'échéance à 3 mois se négocie à 1,5 à 1,7 de plus que l'échéance à 6 mois (par exemple FOATH4 vs FOATM4). Je comprends bien qu'il y a un coupon, mais il est autour de 2,5 %par an, pas de 6%. Quelqu'un a une explication ?
Fadior Posté 19 février 2014 Signaler Posté 19 février 2014 Ça dépend de la liquidité du sous-jacent à répliquer. Plus c'est liquide plus c'est facile. Les grands indices actions sont donc faciles à répliquer. Le spread entre le bid et l'ask donne une idée de la liquidité du tracker. Plus c'est faible, plus c'est liquide et donc plus c'est facile à déboucler à la vente comme à l'achat pour le gérant du tracker. [...] Il y a des trackers qui font mieux que leurs indices de réfence notamment grâce au prêt emprunt de titres. L'argent se dirige surtout là où c'est liquide. Ca me fait penser à cet indicateur de sentiment qui compare les volumes échangés sur les 500 stocks du S&P et ceux du tracker SPY qui est extrêmement liquide. Lorsque l'écart devient important ça signifie que le marché est proche d'un turning point; soit les volumes du trackers sont largement supérieur à ceux des stocks et alors le risque est extrême, pour cette raison les investisseurs sont placés sur le tracker qui offre la garantie de pouvoir fermer les positions à moindre frais (spread serré) et, inversement, lorsque le volume des stocks est supérieur ça signifie que le risque est considéré comme faible et on peut acheter au détail. Moyenné sur 5 jours, on est en ce moment à -0.15 (comprendre -15%, en faveur des stocks donc), juste avant que ça tombe (mi janvier) on était à -0.4 et dans le creux de début janvier +0.5. Pour les trackers qui font mieux que leur indice j'ai l'impression que c'est le cas du SPY. Si on compare avec JO l'évolution du $SPX:SPY est inverse et ça baisse, signe que le tracker augmente plus en période de hausse et baisse moins en période de baisse.
Hayek's plosive Posté 19 février 2014 Signaler Posté 19 février 2014 Soros Doubles His Bet That Stocks Are Going Down
Fadior Posté 19 février 2014 Signaler Posté 19 février 2014 Le lien renvoie vers une page de login mais le titre à l'air intéressant Je connaissais pas ce site.
Ael Posté 20 février 2014 Signaler Posté 20 février 2014 Tiens, puisqu'on parle des indices et des futures et qu'il y a des gens visiblement plus calé que moi ici. Il y a un truc que je n'arrive pas à m'expliquer sur les FOAT : l'échéance à 3 mois se négocie à 1,5 à 1,7 de plus que l'échéance à 6 mois (par exemple FOATH4 vs FOATM4). Je comprends bien qu'il y a un coupon, mais il est autour de 2,5 %par an, pas de 6%. Quelqu'un a une explication ? Les futures sur oblig portent en général sur une obligation fictive à rendement 6%. Il y a un panier d'oblig livrables, chacune avec un facteur de conversion faisant le lien avec le 6% de l'oblig fictive. pour plus de détails: http://fr.scribd.com/doc/19605846/Eurex-Interest-Rate-Derivatives-Fixed-Income-Trading-Strategies
Hayek's plosive Posté 20 février 2014 Signaler Posté 20 février 2014 Soros Doubles His Bet That Stocks Are Going Down Le lien renvoie vers une page de login mais le titre à l'air intéressant Je connaissais pas ce site. La c'est bon. http://blogs.wsj.com/moneybeat/2014/02/18/george-soros-doubles-down-on-bearish-bet/
Fadior Posté 20 février 2014 Signaler Posté 20 février 2014 Merci The value of that position jumped to $1.3 billion, up from $470 million Dis donc il doit falloir un sacré sang froid pour tenir des positions pareil. Le portefeuille de folie
Noob Posté 20 février 2014 Signaler Posté 20 février 2014 Soros c'est des méga couilles en acier trempé oui.
henriparisien Posté 20 février 2014 Signaler Posté 20 février 2014 Les futures sur oblig portent en général sur une obligation fictive à rendement 6%. Il y a un panier d'oblig livrables, chacune avec un facteur de conversion faisant le lien avec le 6% de l'oblig fictive. pour plus de détails: http://fr.scribd.com/doc/19605846/Eurex-Interest-Rate-Derivatives-Fixed-Income-Trading-Strategies Merci pour l'info. Et pour le lien, je vais lire tout ça. Soros c'est des méga couilles en acier trempé oui. Depuis quelques temps, il y a des obligations d'indiquer les positions de ventes à découvert. La position de Soros porte sur 11 % de ces fonds en gestion. Il peut s'agir d'une simple couverture plus.
Hayek's plosive Posté 21 février 2014 Signaler Posté 21 février 2014 La position de Soros porte sur 11 % de ces fonds en gestion. Il peut s'agir d'une simple couverture plus. Yep. Ca lui permet a peine d'etre market neutral. M'enfin faut pas oublier qu'il a pas eu peur de faire sauter la Banque d'Angleterre.
Rübezahl Posté 21 février 2014 Signaler Posté 21 février 2014 Faut pas non plus oublier qu'entre les positions réelles et les positions affichées, il peut juste y avoir 180°.
PJE Posté 21 février 2014 Signaler Posté 21 février 2014 Soros c'est des méga couilles en acier trempé oui. Yep. Ca lui permet a peine d'etre market neutral. M'enfin faut pas oublier qu'il a pas eu peur de faire sauter la Banque d'Angleterre. +1 Ce mec est une légende, un des meilleurs.
Hayek's plosive Posté 21 février 2014 Signaler Posté 21 février 2014 Faut pas non plus oublier qu'entre les positions réelles et les positions affichées, il peut juste y avoir 180°. Ouais, window dressing, toussa, mais lui il s'en fout, il a viré tous les investisseurs extérieurs, il gere plus que son pognon.
glandon Posté 28 février 2014 Signaler Posté 28 février 2014 Chypriotes essayant d'accéder aux DAB de leurs banques pour retirer du liquide.
Cugieran Posté 1 mars 2014 Signaler Posté 1 mars 2014 C'est obligatoirement un fake : ils n'ont plus rien sur leur compte vue la branlée mémorable que se prend leur économie
Neuron Posté 1 mars 2014 Signaler Posté 1 mars 2014 Avec le nombre de DAB, c'est un fake. Il suffit d'attendre qu'ils se vident et de ne pas les remplir plutôt que de faire des cordons de police. Surtout quand tu voix qui compose en foule.
h16 Posté 1 mars 2014 Signaler Posté 1 mars 2014 Chypriotes essayant d'accéder aux DAB de leurs banques pour retirer du liquide. Espèce de petit pignouf merdeux. "La police se confronte aux manifestants opposés aux privatisations, dans les rues de Nicosie. Crédits photo : ANDREAS MANOLIS/Reuters" http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/02/28/20002-20140228ARTFIG00145-crise-politique-a-chypre-au-bord-de-la-faillite.php
Tramp Posté 11 mars 2014 Signaler Posté 11 mars 2014 Ça commence à faire quelques années qu'il n'y a pas eu de crise.
Rincevent Posté 11 mars 2014 Signaler Posté 11 mars 2014 Tous les 7 ans, plus ou moins, et un peu plus souvent à l'automne. 2015 pourrait bien décoiffer.
Chitah Posté 12 mars 2014 Signaler Posté 12 mars 2014 Il me semble que la maturité moyenne de la dette française est de 7 ou 8 ans. Beaucoup de dette a été créé par Sarkoko en 2008 (sauvetage des banques, toussa toussa), elle arrivera à maturité courant 2015 ou 2016.
henriparisien Posté 12 mars 2014 Signaler Posté 12 mars 2014 Elle est roulée, et toujours à 7 ans fin janvier 2014. http://www.aft.gouv.fr/rubriques/encours-detaille-de-la-dette-negociable_159.html Sur la prochaine crise, je ne la vois pas venir de l'europe : on rentre dans un cycle déflationniste sans trop de soubresaut. Les japonais y sont resté 20 ans. Par contre, coté Japon justement... Une dette à 240 % du PIB, un déficit à 8%... Et peut-être même dès juin 2014.
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