Esperluette Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Nos sous financent cette chose et vont probablement financer les législations et taxes citoyennes pour améliorer notre bien-être à l'insu de notre plein gré. Tournée de champomy pour tout le monde ! PLANETE - L'institut a produit de nouvelles statistiques pour sortir de la suprématie du PIB… L’argent ne fait pas le bonheur. A la suite des travaux de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi et du rapport rendu à Nicolas Sarkozy l’année dernière, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et le Service de l’observation et des statistiques ont annoncé l’apparition de nouvelles données «offrant un éclairage nouveau sur l’économie». Leur objectif: intégrer le développement durable et le bien-être aux statistiques économiques. Un indicateur de bien-être synthétisant de multiples données La Stratégie nationale de développement durable impose de nouveaux indicateurs pour mesurer les progrès accomplis. Ainsi, l’empreinte carbone des produits consommés en France (qu’ils soient produits localement ou à l’étranger), mais aussi la répartition des revenus dans la société, les sorties précoces du système scolaire, le nombre de femmes au Gouvernement, le taux d’emploi des seniors et d’autres indices seront publiés et présentés chaque année au Parlement. Ces données seront complétées et développées dans les différentes études de l’Insee. En novembre, un rapport sur les conditions de vie des Français permettra de travailler sur des indicateurs de conditions de logement, d’endettement, de santé, d’éducation, etc. Avec au bout du compte la création d’un «indicateur de bien-être synthétisant les différentes dimensions», selon l’Insee. Le «Bonheur national brut» Depuis plusieurs années, les économistes et les statisticiens planchent sur la création d’indices complémentaires au PIB, qui présente de nombreuses limites. Par exemple, en faisant travailler ambulanciers, pompiers, carrossiers, vendeurs de voitures, etc, un accident de voiture fait augmenter le PIB, mais pas nécessairement le bien-être… Le rapport rendu par les économistes Jospeh Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi a permis d’identifier les limites du PIB comme indicateur de performance économique et de progrès social, et d’imaginer de nouvelles mesures du bien-être et du développement durable, prenant en compte les dimensions économiques, sociales et écologiques. Pour peut-être un jour arriver à une mesure du «Bonheur national brut», comme le fait le Bhoutan depuis 1972. Audrey Chauvet http://www.20minutes.fr/article/605539/pla…e-mission-insee
MrJones Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Ainsi, l’empreinte carbone des produits consommés en France (qu’ils soient produits localement ou à l’étranger), mais aussi la répartition des revenus dans la société Égalitarisme écolo. Je vais vomir.
Chitah Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 L’argent ne fait pas le bonheur. A la suite des travaux de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi et du rapport rendu à Nicolas Sarkozy l’année dernière, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et le Service de l’observation et des statistiques ont annoncé l’apparition de nouvelles données «offrant un éclairage nouveau sur l’économie». Leur objectif: intégrer le développement durable et le bien-être aux statistiques économiques. Qu'est-ce que Sen est allé se fourvoyer dans une connerie pareille… Le «Bonheur national brut»Depuis plusieurs années, les économistes et les statisticiens planchent sur la création d’indices complémentaires au PIB, qui présente de nombreuses limites. Par exemple, en faisant travailler ambulanciers, pompiers, carrossiers, vendeurs de voitures, etc, un accident de voiture fait augmenter le PIB, mais pas nécessairement le bien-être… Mon dieu. Toujours le CQVCQNVP. Mais c'est quand même pas croyable.
Nirvana Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Nos sous financent cette chose et vont probablement financer les législations et taxes citoyennes pour améliorer notre bien-être à l'insu de notre plein gré. Tournée de champomy pour tout le monde ! PLANETE - L'institut a produit de nouvelles statistiques pour sortir de la suprématie du PIB… L’argent ne fait pas le bonheur. A la suite des travaux de la commission Stiglitz-Sen-Fitoussi et du rapport rendu à Nicolas Sarkozy l’année dernière, l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) et le Service de l’observation et des statistiques ont annoncé l’apparition de nouvelles données «offrant un éclairage nouveau sur l’économie». Leur objectif: intégrer le développement durable et le bien-être aux statistiques économiques. Un indicateur de bien-être synthétisant de multiples données La Stratégie nationale de développement durable impose de nouveaux indicateurs pour mesurer les progrès accomplis. Ainsi, l’empreinte carbone des produits consommés en France (qu’ils soient produits localement ou à l’étranger), mais aussi la répartition des revenus dans la société, les sorties précoces du système scolaire, le nombre de femmes au Gouvernement, le taux d’emploi des seniors et d’autres indices seront publiés et présentés chaque année au Parlement. Ces données seront complétées et développées dans les différentes études de l’Insee. En novembre, un rapport sur les conditions de vie des Français permettra de travailler sur des indicateurs de conditions de logement, d’endettement, de santé, d’éducation, etc. Avec au bout du compte la création d’un «indicateur de bien-être synthétisant les différentes dimensions», selon l’Insee. Le «Bonheur national brut» Depuis plusieurs années, les économistes et les statisticiens planchent sur la création d’indices complémentaires au PIB, qui présente de nombreuses limites. Par exemple, en faisant travailler ambulanciers, pompiers, carrossiers, vendeurs de voitures, etc, un accident de voiture fait augmenter le PIB, mais pas nécessairement le bien-être… Le rapport rendu par les économistes Jospeh Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi a permis d’identifier les limites du PIB comme indicateur de performance économique et de progrès social, et d’imaginer de nouvelles mesures du bien-être et du développement durable, prenant en compte les dimensions économiques, sociales et écologiques. Pour peut-être un jour arriver à une mesure du «Bonheur national brut», comme le fait le Bhoutan depuis 1972. Audrey Chauvet http://www.20minutes.fr/article/605539/pla…e-mission-insee C'est vraiment triste quand toute nouvelle mesure proposée en France vous semble digne de l'Union Soviétique alors que les gens ordinaires s'en fichent. C'est comme une déformation professionnelle ou je ne sais quoi.
Tremendo Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 apparition de nouvelles données «offrant un éclairage nouveau sur l’économie». Leur objectif: intégrer le développement durable et le bien-être aux statistiques économiques.Un indicateur de bien-être synthétisant de multiples données La Stratégie nationale de développement durable impose de nouveaux indicateurs pour mesurer les progrès accomplis. Ainsi, l’empreinte carbone des produits consommés en France (qu’ils soient produits localement ou à l’étranger), mais aussi la répartition des revenus dans la société, les sorties précoces du système scolaire, le nombre de femmes au Gouvernement, le taux d’emploi des seniors et d’autres indices seront publiés et présentés chaque année au Parlement. …Avec au bout du compte la création d’un «indicateur de bien-être synthétisant les différentes dimensions», selon l’Insee. Le «Bonheur national brut» Le rapport rendu par les économistes Jospeh Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi a permis d’identifier les limites du PIB comme indicateur de performance économique et de progrès social, et d’imaginer de nouvelles mesures du bien-être et du développement durable, prenant en compte les dimensions économiques, sociales et écologiques. Pour peut-être un jour arriver à une mesure du «Bonheur national brut», comme le fait le Bhoutan depuis 1972. Égalitarisme écolo.Je vais vomir. Je t'accompagne. On nage vraiment en plein délire, c'est désormais officiel, Sarkozy vient de créer l'alteréconomie progressiste et éco-joyeuse avec des indicateurs vraiment super originaux confectionnés que par des gens bien de notre service public que tout le monde nous envie. Truquer la réalité socio-économique avec des indicateurs qui ressemblent à rien au mépris d'indicateurs qui ont fait leur preuve, je crois bien que seuls les pays communistes ont fait cela dans le passé.
Apollon Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Ayant discuté avec des partisans des nouveaux indicateurs, je témoigne qu'il ne s'agit là que d'alter-compréhension bien bas du front. Je connais ainsi le PID (produit intérieur doux parce que le PIB c'est pour les brutes sans doute…). Ce que ses partisans sont incapables de comprendre - entre autres choses - c'est qu'ils veulent remplacer le PIB, imparfait mais objectif, par des indicateurs nécessairement subjectifs.
Kevinz Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Par exemple, en faisant travailler ambulanciers, pompiers, carrossiers, vendeurs de voitures, etc, un accident de voiture fait augmenter le PIB, mais pas nécessairement le bien-être… Oh ! Casser de la voiture c'est top pour l'économie MAIS ce n'est pas toujours amusant. Il n'y était pas ce mais avant.. Pour des stars keynésiennes c'est biieeeen je trouve, bravo ! :')
Dinsdale Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Oh !Casser de la voiture c'est top pour l'économie MAIS ce n'est pas toujours amusant. Il n'y était pas ce mais avant.. Pour des stars keynésiennes c'est biieeeen je trouve, bravo ! :') Ha oui, parce que pour ces brillants économistes, se faire soigner quand on est malade ou blessé, pouvoir faire réparer sa voiture, cela nuit au bien-être. Donc pour accroître notre bonheur, laissons les malades et les accidentés souffrir et crever.
Lancelot Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 l’empreinte carbone des produits consommés en France (qu’ils soient produits localement ou à l’étranger), mais aussi la répartition des revenus dans la société, les sorties précoces du système scolaire, le nombre de femmes au Gouvernement, le taux d’emploi des seniors Mais absolument tout est à jeter et à détruire au lance flammes là-dedans
Rincevent Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Mais absolument tout est à jeter et à détruire au lance flammes là-dedans En une image comme en cent :
Esperluette Posté 6 octobre 2010 Auteur Signaler Posté 6 octobre 2010 Allez, pour rire, qui nous pond une proposition de questionnaire ecofestif citoyen pour mesurer le bonheur ? Attention : ne pas évoquer la criminalité locale, l'endettement, le taux d'imposition ou autres thèmes non-bisounoursiens !
Yul Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Si jamais un jour je deviens député, et que je sais qu'on va me présenter de tels indices à l'hémicycle, je viens avec une corbeille de fruits pourris. Evidemment, les nouveaux indicateurs sont biaisés: il fallait certes remplacer le PIB (comme l'orthographe) car il commençait de manière un peu insistante, depuis juste trois-quatre décennies, à dire que la social-démocratie pue sévèrement du bec. Si la chose était possible, je trouverais couillu de faire un véritable indicateur du bonheur dans un pays comme la France: même les Don Corleone du syndicalisme, qui tiennent le pays, sont d'insupportables pleureuses. Personne n'est content. Les grands bénéficiaires de la socdem détestent leur métier, méprisent leur vie, ont horreur du monde moderne. Et les autres en chient. Cela dit, ça ne veut pas dire que les nouveaux indices stiglitzo-sarkoziens n'aient pas d'intérêt, bien au contraire. Vu qu'ils prennent en compte des mesures comme l'empreinte carbone, je peux affirmer que ces indices fourniront une mesure précise de la fumisterie en France, et même que l'on pourra les corréler, inversement, avec le dynamisme économique et le degré de liberté dans la société. Et franchement, un indice incluant de manière aussi exhaustive toutes les conneries étato-boboïdesques, pour mesurer l'écroulement du pays plus précisément que le PIB, preuve supplémentaire du paradoxal génie français, c'est comme le téléphone portable: une fois qu'on l'a, on se demande comment on faisait avant.
VeloDeus Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Qu'est-ce que Sen est allé se fourvoyer dans une connerie pareille… Gâtisme ?
ernest Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Qu'est-ce que Sen est allé se fourvoyer dans une connerie pareille… Sen a crée l'IDH. C'était déjà tout un programme. Bien arbitraire comme il faut. Et ça marche du tonnerre chez les macroéconomistes.
Chitah Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Sen a crée l'IDH. C'était déjà tout un programme. Bien arbitraire comme il faut. Et ça marche du tonnerre chez les macroéconomistes. Oui je sais bien, mais là c'est quand même le cran d'après je trouve…. Carrément compter le nombres de gonzesses au gouvernement, nan mais j'te jure….
free jazz Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 En même temps les libéraux ne sont pas innocents dans cette affaire. Ce sont ces messieurs utilitaristes anglais qui, à la suite de Smith, Ricardo, Mill, Bentham et Spencer ont assigné comme seul but à l'économie la maximisation du bonheur social.
ernest Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 En même temps les libéraux ne sont pas innocents dans cette affaire. Ce sont ces messieurs utilitaristes anglais qui, à la suite de Smith, Ricardo, Mill, Bentham et Spencer ont assigné comme seul but à l'économie la maximisation du bonheur social. +1 Pour être exhaustif, rajoutons Walras et Pareto pour le coté formalisation mathématique-mécaniste de l'utilité. Et remontons jusqu'aux matérialistes français du XVIIIe, Helvetius & Co.
Sam Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Peu de temps après sa sortie, l'un des rédacteurs du rapport a été invité chez Taddei. Ils avaient envoyé au casse-pipe l'un des rares sans-Nobel. Je dis "casse-pipe" parce qu'il semblait avoir un mal fou à expliquer l'intérêt de la démarche. Les questions étaient pourtant simple, de type "à quoi ça sert et comment ça marche ?" mais il répondait à côté, se répétait, visiblement embarrassé. On aurait dit Lordon. En gros son message était : "on a viré les indicateurs arithmétiques et on en propose d'autres qui ont de jolis noms qui ne signifient rien nous pour z'ots, économistes-matheux. Il appartient maintenant à la sociologie, à l'anthropologie, à la société (!), etc… de définir le bonheur, et de trouver les moyens de le mesurer." Comme lui, les autres invités ne semblaient pas du tout convaincus par le projet. J'ai eu l'impression qu'il avait honte de n'avoir rien de concret à dire au sujet d'un rapport de 300 pages, rédigé par des sommités. En tout cas, personne sur le plateau n'a évoqué le potentiel totalitaire des conclusions de ce rapport, pas plus que sur le web où après plusieurs recherches je n'ai trouvé que des éloges ou des critiques molles. Que faire avec ça : (4.3.3, p236, 3è§)L’indice U constitue un moyen de fusionner les mesures objectives et subjectives de la manière dont les individus passent et ressentent le temps. Cet indice mesure la part de temps durant laquelle le sentiment dominant d’un individu est négatif (Kahneman et Krueger, 2006). Parmi les sentiments positifs, on peut citer le bonheur et le plaisir, et parmi les négatifs, la sensation d’être frustré, déprimé, harcelé, en colère, inquiet ou critiqué. Plus précisément, en utilisant la Méthode de reconstruction de la journée, dans laquelle les personnes interrogées décrivent des épisodes particuliers de leur vécu quotidien, un épisode est classé comme déplaisant si le sentiment le plus intense rapporté pour cet épisode est négatif, c’est-à-dire si la notation maximale concernant l’un des affects négatifs est strictement supérieure à la notation maximale de tous les affects positifs. ?Le tout avec des graphiques parlants : (Si je comprends bien, quand on estime les dommages du CO2, ces "estimations" entrainent des "effets" qui se mesurent en "épargne nette ajustée en pourcentage du RNB"… what) On a donc 6 Nobels d'économie qui, à la demande d'un chef d'État, ont pondu un rapport dont dont la plupart des pages ressemblent à ça. C'est inquiétant.
François Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 CITATION(kevinz @ 6 Oct 10, 19:45) * Oh ! Casser de la voiture c'est top pour l'économie MAIS ce n'est pas toujours amusant. Il n'y était pas ce mais avant.. Pour des stars keynésiennes c'est biieeeen je trouve, bravo ! :') Ha oui, parce que pour ces brillants économistes, se faire soigner quand on est malade ou blessé, pouvoir faire réparer sa voiture, cela nuit au bien-être. Donc pour accroître notre bonheur, laissons les malades et les accidentés souffrir et crever. Désolé, mais je trouve une certaine incohérence à cette volée de bois vert par des intervenants se réclamant de Bastiat (le coup de la vitre cassée, ce n'est pas de lui?) P.S. Dinsdale, ne prenez pas cela spécialement pour vous, mais je vous ai cité en tant qu'exemple
Yul Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 cet extrait du rapport me fait furieusement penser à la manière dont le GIEC a bidonné les mesures de température.
free jazz Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 +1 Pour être exhaustif, rajoutons Walras et Pareto pour le coté formalisation mathématique-mécaniste de l'utilité. Et remontons jusqu'aux matérialistes français du XVIIIe, Helvetius & Co. Je n'impliquerais pas l'optimum de Pareto dans l'acte d'accusation, car il n'a pas vocation à mesurer un état de bonheur global de la société, mais à mesurer le bien être d'un individu par rapport à un autre. De nombreux états possibles de la société sont des optima de Pareto. La notion d'optimum de Pareto ne permet pas de les comparer entre eux : il est nécessaire de faire appel à d'autres critères.Pour cette raison, une situation d’optimalité « au sens de Pareto » n’est pas nécessairement une situation socialement "juste". Pour prendre un exemple extrême, une société où toutes les richesses appartiennent à un seul homme est un optimum de Pareto, car transférer une partie de ses richesses à d’autres personnes réduirait le bien-être d’au moins un individu. Par ailleurs, dans cette même situation, s’il devient possible de faire des changements qui augmenteraient le stock total de richesses de la société sans retirer de capital à cet homme, alors la situation n'est plus Pareto-optimale. Il convient donc d’employer une terminologie rigoureuse et de parler d'état efficace « au sens de Pareto ». (…) Critère de Pareto et critère utilitariste En cela, la notion d'optimum de Pareto est à distinguer du critère utilitariste de comparaison des états possibles de la société. Celui-ci, aussi appelé principe du plus grand bonheur, prend en effet en considération le bonheur global de la société, conçu comme l'agrégation des bien-être de tous les individus, et déclare qu'un état de la société est moralement préférable à un autre si son bonheur global est plus grand que le bonheur global dans le second état de société. http://fr.wikipedia.org/wiki/Optimum_de_Pareto D'autre part les contemporains lui reprochent surtout de fournir un solide argument contre la redistribution, comme le montre cette notice d'alternatives économiques qui précise que l'analyse de l'optimalité part d'une critique du calcul eudémoniste. Néanmoins, en grattant bien, son analyse inclut une loi économique qui est, en réalité, plus sociologique qu’économique. Celle de la constance de la répartition des revenus, traduite souvent par l’expression « 80/20 », bien qu’il ne l’ait évidemment pas formulée ainsi : 80 % des revenus vont aux 20 % les plus riches. Telle est la distribution des talents dans une société, prétend Pareto, et, à la longue, la distribution des revenus suit celle des talents, dans une société marchande (Hayek dirait ouverte).Mais Pareto est devenu immortel grâce à son analyse de l’optimum économique. Les plaisirs des uns et les peines des autres ne peuvent être comparés, comme le prétendait Bentham, car les échelles d’utilité (Pareto utilise le terme d’« ophélimité ») de chacun ne sont pas comparables. Donc l’optimum est atteint lorsque l’utilité de personne ne peut augmenter sans diminuer l’utilité d’au moins une autre personne. Ce qui revient à dire que, si l’échange volontaire peut aboutir à l’optimum, la redistribution ne peut y parvenir : le bonheur de ceux qui reçoivent ne peut compenser la perte de ceux qui payent. Pareto était sûr, avec un tel raisonnement, d’être bien en cour chez les nantis.
Kevinz Posté 6 octobre 2010 Signaler Posté 6 octobre 2010 Désolé, mais je trouve une certaine incohérence à cette volée de bois vert par des intervenants se réclamant de Bastiat (le coup de la vitre cassée, ce n'est pas de lui?) Plaît-il ?
François Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 Plaît-il ? Simplement, je ne vois pas de différence de fond entre: Son objet est de combattre le sophisme économique du même nom, selon lequel le bris d'une vitre se ferait au bénéfice de l'intérêt général, en ce qu'elle donne du travail au vitrier et provoque ainsi une réaction en chaîne vertueuse et Par exemple, en faisant travailler ambulanciers, pompiers, carrossiers, vendeurs de voitures, etc, un accident de voiture fait augmenter le PIB, mais pas nécessairement le bien-être
POE Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 Il y a plusieurs différences. Bastiat statue sur l'effet global d'un accident sur l'industrie, sur l'économie. Tandisque la remise en cause du PIB se fait sur l'absence de relation au bien être de certains biens ou services. Il faut noter par ailleurs que l'affirmation que les services intervenant lors d'un accident ne font pas augmenter le bien être est une erreur. Il est évident que l'action des pompiers, des ambulances, des carrossiers permet de diminuer la peine de ceux qui en sont victimes directement, et améliore le bien être de ceux qui les entourent en faisant en sorte que la vie reprenne son cours habituel…
Tremendo Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 Evidemment, les nouveaux indicateurs sont biaisés: il fallait certes remplacer le PIB (comme l'orthographe) car il commençait de manière un peu insistante, depuis juste trois-quatre décennies, à dire que la social-démocratie pue sévèrement du bec. Tout à fait, le niveau de PIB/habitant est souvent corrélé avec le niveau de liberté économique, c'en était assez pour les alteréconomistes et autres redistributionnistes. Il fallait remplacer les indicateurs qui ne plaisent pas et les remplacer par des indicateurs tripatouillés qui ne veulent rien dire afin de démontrer que tout va bien vous pouvez me réélire. Le PIB a des défauts, m'enfin il s'est imposé naturellement partout c'est qu'il y a une raison. De plus l'indicateur machin qu'ils vont créer ne viendra jamais le remplacer, et pour cause, les deux ne mesurent pas la même chose. Si la chose était possible, je trouverais couillu de faire un véritable indicateur du bonheur dans un pays comme la France: même les Don Corleone du syndicalisme, qui tiennent le pays, sont d'insupportables pleureuses. Personne n'est content. Les grands bénéficiaires de la socdem détestent leur métier, méprisent leur vie, ont horreur du monde moderne. Et les autres en chient. C'est assez drôle d'ailleurs car qu'est-ce qui dit que la France sera bien placée dans cet indicateur? Existent déjà des indicateurs sur la confiance des ménages dans l'économie et dans le futur, et les français en Europe sont régulièrement parmi les plus mal placés.
François Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 Il y a plusieurs différences.Bastiat statue sur l'effet global d'un accident sur l'industrie, sur l'économie. Tandisque la remise en cause du PIB se fait sur l'absence de relation au bien être de certains biens ou services. Je parlais de similitude de fond et je maintiens que la remise en cause du PIB, avec un autre vocabulaire, est la même dans les deux cas. Cela étant, le terme de "bien être" lorsqu'on cherche à définir un indicateur acceptable par tous est une ânerie à simple visée "politique". Il faut noter par ailleurs que l'affirmation que les services intervenant lors d'un accident ne font pas augmenter le bien être est une erreur. Il est évident que l'action des pompiers, des ambulances, des carrossiers permet de diminuer la peine de ceux qui en sont victimes directement, et améliore le bien être de ceux qui les entourent en faisant en sorte que la vie reprenne son cours habituel… L'action du vitrier me permet de ne pas me les geler et de permettre à ma vie de reprendre son cours habituel.
Chitah Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 Simplement, je ne vois pas de différence de fond entre: Il en existe une de taille : ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Si effectivement l'accident déclenche toute une série de conséquences positives dans l'économie, en donnant du taf aux ambulanciers, pompiers, etc., il se solde également par la destruction d'un ou plusieurs véhicules, l'endommagement d'une route, etc. Si jamais le conducteur s'en sort vivant, il devra se racheter une voiture. De même si à son domicile on lui casse une vitre : OK, cela donnera du travail au vitrier (donc augmentation du PIB de ce point de vue-là), mais les 200€ consacrés au remplacement de la vitre auraient eu une autre destination, achat de livres, de nourriture, épargne, etc. Et ça on ne le compte pas. En fait, c'est la même chose que "la prime à la casse" dans le domaine automobile : elle permet de réorienter artificiellement de l'argent vers ce secteur industriel, mais cela ne se traduit par aucune création de valeur. La raison fondamentale derrière tout cela : l'Etat, dans sa comptabilité nationale, ne considère que les flux, pas les stocks. En d'autres termes, là où une entreprise, pour connaître sa situation économique réelle, a besoin du compte de résultat ET du bilan, l'Etat lui ne considère que le compte de résultat. Et ça change absolument tout.
neuneu2k Posté 7 octobre 2010 Signaler Posté 7 octobre 2010 La raison fondamentale derrière tout cela : l'Etat, dans sa comptabilité nationale, ne considère que les flux, pas les stocks. En d'autres termes, là où une entreprise, pour connaître sa situation économique réelle, a besoin du compte de résultat ET du bilan, l'Etat lui ne considère que le compte de résultat. Et ça change absolument tout. Paf, tu es devenu Hoppéen, bienvenu au club.
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