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PISA 2009


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Posté

Où l'on découvre qu'en trois ans, rien n'a changé au royaume Franchouille des Bisous Joyeux : l'enquête PISA 2009 vient de sortir et la France s'enfonce.

Je cite Contrepoints, le nivellement par le haut et votre lecture de référence :

http://www.contrepoints.org/2010/12/07/861…anghai-n%C2%B01

  Citation
Shanghai arrive en tête du classement PISA de l’OCDE sur les acquis des élèves de 15 ans en compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences, dans lequel l’Asie est bien placée.

La quatrième édition de cette enquête de l’OCDE a été réalisée auprès de 470.000 jeunes dans 65 pays, dont les 34 membres de l’OCDE. L’édition 2009 s’est davantage intéressée aux acquis des élèves dans le domaine de la compréhension de l’écrit, mais deux autres classements ont été réalisés en mathématiques et en sciences.

Je ne peux en conclusion que vous inciter à cliquer sur ce mien billet :

(badurl) http://www.wikio.fr/vote?url=http://h16free.com/2010/12/08/5985-et-pisa-suffit-a-la-fin (badurl)

RT : http://twitter.com/_h16/status/12418242215677952

Posté

A lire : http://ecoles.alternative-democratique.org/... pour avoir un aperçu de la réalité de l'Ecole finlandaise.

Tiens! Un pays au top de PISA depuis des années et pourtant… ça ne ressemble pas à l'enseignement réac que certains nous présentent comme notre unique espoir…

Si tu as le temps de fouiller un peu sur ce site, tu trouveras une réponse à ta pique sur les immigrés qui font baisser notre moyenne : les finlandais ont en effet trouvé des solutions pour aider à l'intégration dès le plus jeune âge, au lieu de montrer du doigt.

Et bravo pour ton article, j'ai bien rigolé. C'est aussi nuancé qu'un tract de SUD-Education… Excellent le passage sur les classes de CP qui seraient toutes devenues des petits zoos!

Posté

La page "Qui sommes nous" du site ecoles alternative-démocratique:

  Citation
Rémi Castérès, né en 1951, webmestre de ce site, instituteur retraité.

A vécu en URSS en 1972-73.

A habité et travaillé dans le quartier des Minguettes à Vénissieux pendant une dizaine d’années.

Maitre du cycle 3 et directeur de l’école de Saint-Didier-sous-Riverie de 1993 à 2007. A parcouru beaucoup d’écoles du Rhône en tant que maitre formateur.

Paul Robert, né en 1957, agrégé de lettres classiques, a enseigné à Bagdad, en Seine-St Denis et dans le Gard, en Centre culturel à des adultes, en collège, en lycée, en IUFM et à l’université .

Personnel de direction depuis 2000, actuellement principal de collège dans le Gard.

A effectué deux voyages d’études en Finlande en 2006 et 2009, dont il a tiré un livre : “La Finlande : un modèle éducatif pour la France ?”, ESF 2008 (deuxième édition en juin 2009), plusieurs articles et deux vidéos visibles sur ce site.

Paul Suh, né en 1975, professeur des écoles depuis 2004, enseigne en classe unique dans le Rhône (depuis 2008).

Bon, après m'être moqué un peu facilement, je vais quand même lire quelques posts, histoire de comprendre les mécanismes révolutionnaires que la Finlande met en pratique.

Posté

Si tu fouines encore sur ce site, tu liras que l'instit qui a vécu en URSS en est revenu apparemment plutôt effrayé. Lui y est allé, contrairement à beaucoup d'autres qui ont interprété ce qu'on leur a raconté.

D'après ce qu'il raconte de sa carrière, l'organisation hyper-hiérarchisée et monolithique qu'est l'EdNat lui a souvent fait penser à une espèce de mini Union Soviétique… Alors on ne va pas le faire passer pour une taupe coco.

Hé! Les gentils et les méchants, j'y crois pas trop. Si je viens causer avec vous ce n'est pas pour faire le troll mais parce qu'il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce que vous dites. J'essaie juste de discuter pour comprendre certaines des positions qui paraissent évidentes pour certains d'entre vous et qui me dérangent personnellement. Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

Posté
  Paul L a dit :
le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

:icon_up:

Posté
  Paul L a dit :
Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

Corrigeons aussi les inégalités physiques. Un testicule et un ovaire pour tout le monde.

Posté
  Paul L a dit :
Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

Quelles inégalités posent problème ?

Jusqu'à quel point peut-on pousser le raisonnement des inégalités par naissance ou d'ailleurs par d'autres facteurs ?

"Egal" signifie-t-il "identique" ?

En quoi l'Etat s'en occuperait-il mieux, par la coercition, que des acteurs privés par la concurrence ?

Posté
  Paul L a dit :
Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

-> Plutôt que de contre-argumenter, je t'invite plutôt à regarder le système français : l'État met tout en œuvre pour que les personnes qu'on décrit comme étant moins chanceuses à la naissance bénéficient d'allocations, d'aides ciblées etc… Pourtant notre système ressort comme étant inégalitaire selon l'étude PISA.

Posté
  Paul L a dit :
A lire : http://ecoles.alternative-democratique.org/… pour avoir un aperçu de la réalité de l'Ecole finlandaise.

Interessant. Par exemple le temoignage d'un prof francais en finlande:

  Citation
j’ai eu l’impression d’arriver dans une entreprise privée où le directeur des ressources humaines présentait aux enseignants les règles de fonctionnement et les objectifs à l’année qui s’imposent. Ce mode de d’organisation ne me dérange pas en soi, en revanche, il est explicitement rappelé que les parents sont considérés comme des clients. Ce genre de propos ne manquerait pas de créer un tollé en France où beaucoup de professeurs luttent contre le consumérisme scolaire.
  Citation
À propos de rémunération et de dynamisme, les Finlandais ont franchi un cap difficile à imaginer dans le contexte actuel en France, le salaire au mérite pour les fonctionnaires [2]. Pour un professeur de collège et de lycée de mon école, il entre dans la catégorie 6 des fonctionnaires soit :

- un salaire fixe de 2 529 € brut ;

- une part au mérite allant de 2 à 48% du salaire fixe.

Mais le reste du site sur les methodes pedagogiques est tres interessants aussi, j'ai l'impression que c'est un peu inspire de montessori.

Posté
  Paul L a dit :
A lire : http://ecoles.alternative-democratique.org/… pour avoir un aperçu de la réalité de l'Ecole finlandaise.

Tiens! Un pays au top de PISA depuis des années et pourtant… ça ne ressemble pas à l'enseignement réac que certains nous présentent comme notre unique espoir…

Si tu as le temps de fouiller un peu sur ce site, tu trouveras une réponse à ta pique sur les immigrés qui font baisser notre moyenne : les finlandais ont en effet trouvé des solutions pour aider à l'intégration dès le plus jeune âge, au lieu de montrer du doigt.

Et bravo pour ton article, j'ai bien rigolé. C'est aussi nuancé qu'un tract de SUD-Education… Excellent le passage sur les classes de CP qui seraient toutes devenues des petits zoos!

Va falloir être un tout petit peu plus complet que ça pour m'impressionner.

  jubal a dit :
Interessant. Par exemple le temoignage d'un prof francais en finlande:

Eh oui.

Mais ça ne doit pas cadrer tellement avec l'esprit EdNat. Alors, chut.

  Paul L a dit :
Hé! Les gentils et les méchants, j'y crois pas trop. Si je viens causer avec vous ce n'est pas pour faire le troll

Ah.

Nous voilà rassurés.

  Paul L a dit :
mais parce qu'il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce que vous dites.

Trop aimable. Et pas suffisant pour un sous.

  Paul L a dit :
J'essaie juste de discuter pour comprendre certaines des positions qui paraissent évidentes pour certains d'entre vous et qui me dérangent personnellement. Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

Pas malgré. Avec.

Posté
  Lucilio a dit :
Apollon, un commentaire ?

Arrosé d'un carménère sinon rien.

  Paul L a dit :
Hé! Les gentils et les méchants, j'y crois pas trop. Si je viens causer avec vous ce n'est pas pour faire le troll mais parce qu'il y a beaucoup de choses intéressantes dans ce que vous dites. J'essaie juste de discuter pour comprendre certaines des positions qui paraissent évidentes pour certains d'entre vous et qui me dérangent personnellement. Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

ok

  Lancelot a dit :
:icon_up:
  Rincevent a dit :
Corrigeons aussi les inégalités physiques. Un testicule et un ovaire pour tout le monde.

Vous surinterprétez.

  h16 a dit :
Pas malgré. Avec.

Voilà. +1

Posté

Dans l'interview d'Eric Charbonnier, sur le site de l'immonde, une chose m'avait frappé : il expliquait en gros qu'importer les méthodes publiques des autres pays était le must, mais lorsqu'on lui a posé la question de l'appel aux cours privés (cours qui sont apparemment très appréciés dans les pays tenant le haut du pavé), il a répondu par la négative disant que leur modèle n'était pas exportable. Public : bien. Privé : mal.

Ce n'est pourtant pas ce qui ressort des parents français qui, après avoir mis leurs marmots dans des établissements publics, se tourne vers le privé. Bizarre.

Posté
  Paul L a dit :
Je pense en particulier à ce que je lis sur ce forum concernant le problème des inégalités liées à la naissance et les moyens de construire une société stable malgré elles.

C'est quoi le probleme des inegalites ?

Posté
  jubal a dit :
C'est quoi le probleme des inegalites ?

C'est un peu évident, non ?

Invité jabial
Posté
  Arn0 a dit :
C'est un peu évident, non ?

Non.

La pauvreté (la faim, la maladie, dormir dehors, …) c'est terrible.

Les inégalités en soi on s'en fout.

Posté
  jabial a dit :
Non.

La pauvreté (la faim, la maladie, dormir dehors, …) c'est terrible.

Les inégalités en soi on s'en fout.

Toujours le même déni de réalité. On se compare toujours aux autres et de facto les inégalités créent des tensions qui ont été et sont un problème majeur de tout régime non despotique (il suffit de voir l'évolution de Rome par exemple, ou tout simplement des régimes occidentaux modernes). Et il y a une riche tradition libérale sur le sujet (évidement pas du "libéralisme par les nuls").

Posté
  Taishar a dit :
Ce n'est pourtant pas ce qui ressort des parents français qui, après avoir mis leurs marmots dans des établissements publics, se tourne vers le privé. Bizarre.

Sans oublier ces officines privées de cours à domicile où tout plein de profs viennent de l'EdNat, mis à disposition par le ministère de tutelle. Profs qui ne travaillent pas bénévolement, cela va de soi.

Posté
  Arn0 a dit :
Toujours le même déni de réalité. On se compare toujours aux autres et de facto les inégalités créent des tensions qui ont été et sont un problème majeur de tout régime non despotique (il suffit de voir l'évolution de Rome par exemple, ou tout simplement des régimes occidentaux modernes). Et il y a une riche tradition libérale sur le sujet (évidement pas du "libéralisme par les nuls").

Reste que les inégalités sont nécessaires et utiles, et elles n'ont pas être anéanties. Le problème qu'elles posent est celui de la cohésion sociale, étant rappelé que la société n'a de sens que parce que les hommes sont inégaux et doivent se spécialiser - ie se rendre encore plus inégaux - pour échanger avec leur prochain ce dont ils ont besoin.

En fait le problème n'est pas les inégalités en soi mais la dissolution des liens sociaux, des institutions, des légitimités qui les rendent acceptables et les permettent. Avec la modernité, s'effondrent les anciennes croyances et se libère la passion de l'égalité avec ses bons côtés - l'abolition des privilèges - et ses mauvais.

Posté
  Arn0 a dit :
Toujours le même déni de réalité. On se compare toujours aux autres et de facto les inégalités ont été et sont un problème majeur de tout régime non despotique (il suffit de voir l'évolution de Rome par exemple, ou tout simplement des régimes occidentaux modernes). Et il y a une riche tradition libérale sur le sujet (évidement pas du "libéralisme par les nuls").

+1

Rome est un bon exemple.

On ne peut pas dire "les inégalités on s'en fout" et "nous n'aiderons pas les pauvres, qu'ils se démerdent" dans une système démocratique à suffrage universel. Sinon on n'est jamais élu.

Mais peut-être certains ici sont contre le suffrage universel?

  jubal a dit :
Interessant. Par exemple le temoignage d'un prof francais en finlande:

Salaire au mérite, objectifs explicités… ouais, ça me va. Je suis aussi pour que les directeurs d'école choisissent leurs adjoints, pour pouvoir enfin travailler en équipe sans compter sur la chance de tomber sur la bonne école, les bons collègues.

Par contre, attention à ne pas faire n'importe quoi. On peut mesurer précisément l'évolution des ventes de boîtes de conserves, c'est plus délicat avec les apprentissages des mômes.

  Théo31 a dit :
Sans oublier ces officines privées de cours à domicile où tout plein de profs viennent de l'EdNat, mis à disposition par le ministère de tutelle. Profs qui ne travaillent pas bénévolement, cela va de soi.

Jamais entendu parler. Ca n'existe pas dans le primaire en tout cas.

Posté
  Paul L a dit :
Mais peut-être certains ici sont contre le suffrage universel?

ça dépend : soit ils ont lu leur Hayek, soit ils posent bêtement.

Invité jabial
Posté
  Arn0 a dit :
Toujours le même déni de réalité. On se compare toujours aux autres et de facto les inégalités créent des tensions qui ont été et sont un problème majeur de tout régime non despotique (il suffit de voir l'évolution de Rome par exemple, ou tout simplement des régimes occidentaux modernes). Et il y a une riche tradition libérale sur le sujet (évidement pas du "libéralisme par les nuls").

Au lieu d'employer des termes comme déni de réalité et de présenter ta vision du monde comme une évidence, tu pourrais par exemple tenter d'argumenter. La jalousie n'est pas une fatalité. Tout le monde se compare avec son voisin, mais il existe deux réactions diamétralement opposées à l'inégalité, avec toute une palette entre les deux. Les tensions sociales ne sont pas fonction des inégalités mais du sentiment d'injustice, ce qui est très différent. C'est une question culturelle, pas économique, et le fait que certains libéraux considèrent les inégalités comme un mal n'en fait pas pour autant une composante du libéralisme. Ils sont simplement des hommes de leur culture et de leur époque.

  Paul L a dit :
Rome est un bon exemple.

Rome de quelle époque ?

  Citation
On ne peut pas dire "les inégalités on s'en fout" et "nous n'aiderons pas les pauvres, qu'ils se démerdent"

Les deux propositions sont totalement différentes, et l'expression de la seconde est tendancieuse.

De fait, les pauvres s'en sortent mieux dans un régime libéral.

  Citation
dans une système démocratique à suffrage universel. Sinon on n'est jamais élu.

Mais peut-être certains ici sont contre le suffrage universel?

Certains ici ne sont pas démocrates du tout.

  Citation
Par contre, attention à ne pas faire n'importe quoi. On peut mesurer précisément l'évolution des ventes de boîtes de conserves, c'est plus délicat avec les apprentissages des mômes.

Ça c'est certain mais il y a une marge entre ça et dire qu'on ne peut rien mesurer du tout. On vit dans un monde imparfait ; mieux vaut une mesure imparfaite que l'absence de mesure.

Posté
  Apollon a dit :
Reste que les inégalités sont nécessaires et utiles, et elles n'ont pas être anéanties. Le problème qu'elles posent est celui de la cohésion sociale, étant rappelé que la société n'a de sens que parce que les hommes sont inégaux et doivent se spécialiser - ie se rendre encore plus inégaux - pour échanger avec leur prochain ce dont ils ont besoin.

Je suis d'accord : je ne défends évidemment pas une politique publique de lutte contre les inégalités. Mais de là à jouer les faux naïfs en se demandant "quels est donc le problème?" c'est franchement passer pour des zozos.

Posté
  jabial a dit :
Les tensions sociales ne sont pas fonction des inégalités mais du sentiment d'injustice, ce qui est très différent. C'est une question culturelle, pas économique, et le fait que certains libéraux considèrent les inégalités comme un mal n'en fait pas pour autant une composante du libéralisme. Ils sont simplement des hommes de leur culture et de leur époque.

Pas con. Peux-tu me conseiller des auteurs qui développent cet argument et l'illustrent par des exemples historiques?

Posté
  Arn0 a dit :
Je suis d'accord : je ne défends évidemment pas une politique publique de lutte contre les inégalités. Mais de là à jouer les faux naïfs en se demandant "quels est donc le problème?" c'est franchement passer pour des zozos.

Oui mais je serais d'accord avec Jabial pour exposer une cause culturelle au problème plutôt que les inégalités per se cf mon message.

  jubal a dit :
Un probleme majeur de tout regime ca m'etonne un peu, je veux bien que tu developpes.

Un probleme dans les regimes occidentaux modernes, et en particulier en france, je veux bien. Mais la encore je ne suis pas sur de comprendre, ce probleme se traduit par quoi concretement ? La jalousie par exemple ?

Pas la jalousie : l'envie. Dont pour l'anecdote on remarquera que le démon correspondant à ce vice est le Léviathan.

Invité jabial
Posté
  Paul L a dit :
Pas con. Peux-tu me conseiller des auteurs qui développent cet argument et l'illustrent par des exemples historiques?

Je n'ai pas d'auteur en tête mais il suffit de regarder en largeur (géographie) et en profondeur (histoire).

Dans le cadre d'une culture traditionnelle valorisant l'émulation, on retrouve immédiatement de très fortes inégalités qui sont acceptées et même considérées comme normales. Il est frappant de voir que dans le cas du Japon par exemple, ces inégalités ne se situent pas au niveau économique, mais directement au niveau du pouvoir. Cette décorrélation entre l'économique et le social s'observe dans toutes les sociétés qui ont une structure d'autorité forte. Ainsi, un officiel d'un certain niveau est considéré comme ayant un rang social supérieur à un patron d'entreprise. On peut rapprocher cela avec la haute administration française.

Plus loin de nous, on pourra prendre l'exemple des régions qui se sont soulevées, lors de la Révolution Française, pour défendre l'ordre ancien qui les condamnait pourtant à un rang social inférieur. Ce n'est donc même pas la mobilité sociale, comme on pourrait le croire, qui est en question : les gens supportent très bien les inégalités, elles sont même structurantes ; ce qu'ils ne supportent pas, ce sont les inégalités dont ils ne comprennent pas la raison.

  Paul L a dit :
La République au moment des réformes agraires (Gracchus et cie)

C'est donc un très mauvais exemple puisque Rome n'a fait que distribuer des terres conquises par la force aux anciens soldats qui avaient participé à ces conquêtes. Ceci n'a strictement rien à voir avec une réforme agraire comme on l'entend au sens moderne. De fait, les légitimes propriétaires de ces terres n'étaient pas les soudards qui les avaient conquises mais bien les occupants précédents.

Le fait pour un capitaine de pirates de distribuer à ses hommes une part du butin ne relève pas de la générosité mais de la prudence.

Posté
  jabial a dit :
(…)les gens supportent très bien les inégalités, elles sont même structurantes ; ce qu'ils ne supportent pas, ce sont les inégalités dont ils ne comprennent pas la raison.

Le fait pour un capitaine de pirates de distribuer à ses hommes une part du butin ne relève pas de la générosité mais de la prudence.

Ce que tu dis à été mieux analysé par Tocqueville : les inégalités apparaissent d'autant plus insupportables qu'elles sont "faibles".

Après, il y a la thèse de Jouvenel (j'ai aussi lu ça sous la plume de Pareto et Olson) sur le Pouvoir qui aurait toujours tendance à plutôt bien traiter ses esclaves (ou "contribuables") pour assurer sa pérennité. Mais c'est plutôt faux si l'on constate le nombre de civilisations (ou de régimes politiques) qui se sont effondrées à cause de l'appât du gain, de la folie destructrice ou de l'irréalisme des gouvernements. Donc le renard a effectivement intérêt à bien nourrir les poules du poulailler… mais une fois au commande le renard va préférer poursuivre ses destructions sans penser au lendemain.

Posté
  Paul L a dit :
Pas con. Peux-tu me conseiller des auteurs qui développent cet argument et l'illustrent par des exemples historiques?

Sans aller aussi loin que le Japon ou la Vendée de 1789 ; tu as ce phénomène en France en 2010 : Les riches qui sont pointé du doigts, ce sont les patrons du CAC (réseau de pouvoir, cooptage etc), pas les chanteurs, pas les footballeur (encore que depuis la dernière coupe du monde…) et surtout pas les propriétaires ou héritiers des grosses boites (type famille Mulliez). Et pourtant, des 4, c'est sans doute les patrons du CAC qui sont les plus à plaindre.

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