tetatutelle Posté 19 février 2011 Signaler Posté 19 février 2011 Pour démarrer un beauté, je relaie cette info : conférence à Paris mercredi 23 février (c'est à dire la semaine prochaine !) sur "l'évolution historique des Droits de l'Homme" (1789 : "Droit naturel", 1948 : Droit plutôt "social") : http://www.facebook.com/sabine.herold#!…171635766215764 Perso je n'y serai pas car ayant déjà réservé pour le Café liberté traditionnel de Xavier Driancourt du 28 février je ne pourrais à l'évidence me "déplacer à nouveau" si peu de temps après !…… (Désolée de mettre encore un lien Facebook, cet évènement n'est annoncé "nulle part ailleurs. Rien à voir non plus avec "Sabine Herold", mais ça c'est "le fonctionnement de Facebook", j'étais juste avant sur la page de Sabine, cherchons pas à comprendre" !……).
Nicolas Azor Posté 19 février 2011 Signaler Posté 19 février 2011 En fouinant à travers les divers liens vers lesquels m'ont amené ton message, j'ai trouvé ce schéma que je trouve assez intéressant:
F. mas Posté 19 février 2011 Signaler Posté 19 février 2011 La "gauche libérale" est effectivement un vide, voire une énigme idéologique, du moins si on se rapporte à ce schéma : mettre Blair, Popper et Proudhon dans le même bateau, c'est sans doute très beau, mais on ne voit pas bien ce qu'il y a de commun. En parlant de Popper, je ne vois pas bien ce qui permet de le classer pus à gauche par exemple de Hayek. M'est d'avis qu'ils étaient sur la même longueur d'onde sur un tas de sujets.
Rincevent Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Le schéma est juste un Nolan relifté. Ce qui, en soi, est plutôt une bonne chose.
F. mas Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Par contre concernant "l'énigme idéologique", en tant que libérale de gauche convaincue je te réponds évidemment que tu as complètement tort : "historiquement" le libéralisme est "à gauche" puisque c'est précisément la doctrine "issue de la Révolution française", c'est à dire précisément celle des "physiocrates" qui siégeaient bel et bien à la "gauche" du roi (la droite représentant alors les "royalistes") ! Ce sont les marxistes qui par la suite "se sont appropriés le mot gauche", la droite prenant quant à elle un tournant "conservateur" et le libéralisme se trouvant tout simplement "évincé" ! La création de Gauche Libérale puis du Mouvement des Libéraux de Gauche n'a d'autre principal objectif que "ce rappel" auprès de l'échiquier politique et bien sûr de notre population ! Voyons voir, ai-je complètement tort ? Sur le diagramme proposé, pourrais-tu m'indiquer précisément qui refuse "la doctrine issue de la révolution française", si tenté qu'il y ait en une seule totalement univoque ?
neuneu2k Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Ma référence politique n'est pas, ne sera jamais l'héritage de la révolution française, il n'y avait pas que du mauvais dedans, loin de la, mais ce qui était bon s'est fait dans bien d'autres pays sans tout ce qui était mauvais. Non, la liberté, ce n'est pas forcément la liberté émancipatrice de la gauche, si la gauche n'a certainement pas le monopole du cœur, elle a encore moins le monopole de la liberté. D’ailleurs, les zones d’exclusion théoriques me semblent bien fallacieuses, je suis capable sans difficulté d’imaginer des doctrines pour les coins ‘impossibles’, il suffit de forcer un peu sur les différences ontologiques entre la droite et la gauche sur le sujet de la ‘liberté’, cette zone d’exclusion n’a de sens que pour une hypothétique (et fallacieusement neutre) définition médiane.
F. mas Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Mon propos n'est pas de faire du mauvais esprit ou de refuser l'idée même qu'il puisse y avoir un "libéralisme de gauche", mais j'ai du mal à en voir les contours. Je ne vois pas bien ce qui unit Proudhon et Tony Blair par exemple. Peut être faudrait-il s'aventurer plus du côté de l'anarchisme individualiste et du mutualisme (et du coup s'éloigner de la troisième voie de l'ami Tony) pour en déceler une. Ou pas. Je ne sais pas. Si on se place du point de vue de l'enseignement politique de la "doctrine issue de la révolution française", en un sens, Jean-Marie Le Pen, qui professe une sorte de national populisme d'inspiration hébertiste, a plus de raisons a postuler au titre de libéral que Hayek par exemple, dont l'hostilité à la révolution française est proverbiale. Ce diagramme est problématique.
Rincevent Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Ce diagramme est problématique. Ce n'est pas le diagramme qui est problématique, c'est l'idée fort étrange d'y faire figurer aussi bien des penseurs que des politiciens, qui par nature ne peuvent être jugés sur les mêmes critères.
Chitah Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 Ce n'est pas le diagramme qui est problématique, c'est l'idée fort étrange d'y faire figurer aussi bien des penseurs que des politiciens, qui par nature ne peuvent être jugés sur les mêmes critères. Absolument. Et à ce titre, je propose un exercice simple, essayer de placer Jacques Chirac sur ce schéma.
(V) Posté 20 février 2011 Signaler Posté 20 février 2011 je propose un exercice simple, essayer de placer Jacques Chirac sur ce schéma. Il y est.
neuneu2k Posté 21 février 2011 Signaler Posté 21 février 2011 Les uns et les autres ne pouvons que plaider en faveur d'une société libérale dans laquelle "chaque conception de la liberté aura pleinement sa place" ! "Le sectarisme est de fait antilibéral" ! Le libéralisme ne peut être que "tolérant". Et être tolérant et bien ça signifie "tout tolérer", ce qui est émancipateur autant que ce qui ne l'est pas !Par conséquent le libéral de gauche "pour sa part plaidera toujours en faveur de l'émancipation" ! Il "dénoncera certains comportements d'ordre relationnel" (une personne usant de la force pour empêcher l'émancipation d'une autre) et incitera à en adopter d'autres mais "sans jamais en recourir à la force pour imposer l'inverse" (ce qui ne serait d'ailleurs pas forcément montrer le bon exemple……) ! Avec nous (les libéraux de gauche) les femmes musulmanes resteront toujours "libres" de se laisser voiler contre leur gré ! Mais elles ne voileront jamais les nôtres et "ne nous feront jamais dire qu'elles ont raison de se laisser faire" ! Voilà qui est très clair : nous ne sommes pas des "intégristes émancipateurs" En effet, et présenté comme ça, il y a en effet compatibilité, si seulement c’était aussi évident pour tout le monde… PS : attention a la forme, essaye de faire des plus petits paragraphes et de limiter les gras et autres italiques…
free jazz Posté 21 février 2011 Signaler Posté 21 février 2011 D’ailleurs, les zones d’exclusion théoriques me semblent bien fallacieuses, je suis capable sans difficulté d’imaginer des doctrines pour les coins ‘impossibles’, il suffit de forcer un peu sur les différences ontologiques entre la droite et la gauche sur le sujet de la ‘liberté’, cette zone d’exclusion n’a de sens que pour une hypothétique (et fallacieusement neutre) définition médiane. Moi aussi j'ai tiqué sur cette zone d'exclusion théorique. J'y verrais bien figurer le Rothbard de la maturité et la bande à Rockwell. On a l'impression que le graph est construit pour coller à la représentation de ses promoteurs, ce qui n'est pas anormal, mais il convient d'apercevoir son orientation.
Lancelot Posté 21 février 2011 Signaler Posté 21 février 2011 Alors à ma connaissance aucun libéral de gauche n'a jamais considéré le gaullisme comme du libéralisme. Quant à Rousseau, j'ai bien vaguement déjà vu qu'une petite minorité de libéraux le considère soit-disant libéral… pour ma part je ne suis pas d'accord Certes, je ne faisais que lire le graphique (et m'en étonner).
F. mas Posté 21 février 2011 Signaler Posté 21 février 2011 Merci pour ces précisions. A titre personnel, j'ai une vraie aversion pour Tony Blair et son mentor Anthony Giddens, alors qu'au contraire, l'anarchisme individualisme ne me déplaît pas trop : la ligne de fracture entre les deux positions, qui me semble plus signifiante encore que le clivage droite-gauche, porte évidemment sur le rôle de l'Etat. On voit mal ce qu'un courant cherchant à le supprimer purement et simplement aurait à dire à un autre qui en fait un instrument thérapeutique. Ceci étant dit, je vois un rapprochement à faire en matière de principes : les deux cherchent à faire valoir à leur façon une exigence d'égalité, que ce soit de traitement ou de revenus.
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.