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Hollande plus socialiste encore que Sarkozy


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L'accélération des faillites d'entreprise n'est pas totalement surprenant. On devrait comparer avec les autres pays mais le fait est que la concurrence est bien plus intense que dans les années 80 et donc que le processus de destruction créatrice bien plus rapide.

Je ne crois pas que la concurrence soit plus intense (du moins en France) ... au contraire, plein de besoins ne trouvent pas d'offre pour se caser en face.

Ce qui est plus intense, c'est le harcèlement bureaucratique et administratif. C'est lui le facteur n°1 commun à tous les décès et non-création (ce qu'on ne voit pas) d'entreprises.

 

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Tout de même la révolution internet a permis énormément de création d'entreprises à la place de certaines qui étaient devenues obsolètes, la remarque de Tramp me parait plutôt correcte au premier abord.

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Je ne crois pas que la concurrence soit plus intense (du moins en France) ... au contraire, plein de besoins ne trouvent pas d'offre pour se caser en face.

Ce qui est plus intense, c'est le harcèlement bureaucratique et administratif. C'est lui le facteur n°1 commun à tous les décès et non-création (ce qu'on ne voit pas) d'entreprises.

 

 

Le marché unique à 27 et l'internet, ça compte pas pour du beurre.

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Le marché unique à 27 et l'internet, ça compte pas pour du beurre.

oui oui, absolument.

 

Mais, si on veut analyser bien, il faut un peu segmenter l'analyse.

 

Il y a de la concurrence, féroce, là où il y a de belles perspectives de gains. Clientèle large, mise de fond faible, etc.

 

En parallèle, on peut pas ne pas noter que pour pas mal de besoins, il y a carrément peu (voire plus du tout) d'offre en face, juste parce que l'état a réussi à mettre des conditions d'exercice tellement pourries que quasi plus personne ne veut s'y coller. Alors même que, vu qu'il y a satisfaction d'un besoin en échange de monnaie, il devrait être possible à un prestataire de gagner sa vie avec.

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Je vois que le premier commentaire est malveillant, ne laisse pas passer ça : 

"Tiens, voici un article sur Contrepoints qui semble faire la.promotion d’un contrôle étatique !"

 

Les charges patronales n'ont pas à être baissées parce que l'État n'a pas à décider des salaires du privé.

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Le présentateur météo ne prétend pas utiliser nos sous pour amener le beau temps.

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Comme d'habitude, je suis le seul qui a un discours absolument subversif, un truc de dingue, inimaginable en France : je regarde les actions de Hollande objectivement. Tous les autres français voient leur jugement s'obscurcir dè lors qu'il s'agit de juger de l'action du président : ce serait un mélange entre Beria et Göring niveau répression, niveau économie ce serait un mix entre une limace et Thomas Piketty, en matière de savoir-être c'est un Gaston Lagaffe permanent, etc.

J'existe, et je m'en félicite.

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Bah, je ne crois pas qu'on ait été beaucoup plus indulgent envers Sarkozy, si je me souviens bien.

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Le présentateur météo ne prétend pas utiliser nos sous pour amener le beau temps.

Et alors, je ne comprends pas la remarque? Il y a des limites à la métaphore quand même.

 

Et surtout, je réponds à ta question dans l'article, avant même que tu te sois posé la question!

 

 

 

Le pire étant que se focaliser sur ce fameux objectif d’inversion de la courbe du chômage fait que l’on rate complètement le vrai sujet : il existe en la matière deux choses bien plus graves à reprocher à François Hollande.

Le premier reproche a trait à la posture politique du Président : nous avons démontré ci-dessus qu’il enfume le peuple français, le reste de la classe politique, les journalistes, soit pratiquement tout le monde. Dans quelques mois si le chômage baisse, il se félicitera de cela comme il pourrait se féliciter qu’il fasse beau en août 2014. Que je sache, François Hollande n’a pas le pouvoir de contrôler la météo, et la question posée ici est grave : exerce-t-il réellement un contrôle sur les politiques publiques dont il parle ? N’est-il pas en réalité impuissant ?

Le second reproche que l’on pourrait faire : l’un des rares pouvoirs de François Hollande sur le service public de l’emploi est de changer totalement les règles du jeu, la manière de fonctionner de celui-ci, notamment en clarifiant les responsabilités et en mettant fin au capharnaüm absolument épouvantable dans ce domaine (à ce titre, voir l’excellent livre de Bertrand Martinot sur le sujet) : tous les acteurs publics (conseils généraux, mairies, Pôle emploi, etc.) font tout à la fois (formation, retour à l’emploi, etc.) sans aucune concertation, sans aucune évaluation, et surtout sans aucune stratégie globale.

C’est donc à un nettoyage des écuries d’Augias que doit se consacrer François Hollande, certainement pas au commentaire mensuel des chiffres de l’emploi sur lesquels il n’a qu’une prise très indirecte. Il tarde à le faire car cela demanderait un courage exceptionnel que de se lancer dans une telle entreprise étant donné qu’il aurait face à lui tous les conservatismes de France : syndicats, élus locaux, etc. C’est sur ce sujet-là qu’il faut mettre la pression sur l’exécutif, certainement pas sur des petites anecdotes comme les chiffres du chômage.

 

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C'est juste foutrement agaçant.

Le pays coule, et on a droit à des batailles sur le mode "Céçuiquidiquÿé".

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Je le mets ici :

 

Est-ce que mensualiser l'impôt sur le revenu permettrait d'offrir une année au contribuable sans coût pour l'État ?

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Je sais pas si ça a déjà été posté...
 
Vous avez lu la critique de Guy Sorman par...François Hollande ? (En 1985)
 

Guy Sorman ressemble à ces producteurs de cinéma qui, après un premier succès commercial, n’ont d’autre souci que de refaire le même film. Ainsi, après avoir sans doute longtemps hésité entre “Le Retour des conservateurs” et “Le Fils des libéraux”, il a intitulé son livre : “L’Etat minimum”, jugeant préférable de faire neuf sur un sujet vieux comme le monde.

Cela commence avec les mêmes acteurs : Reagan, réduit désormais au second rôle (dur de tenir dans ce métier), Hayek, jeune premier malgré ses quatre-vingt ans passés, et Frédéric Bastiat, cet Humphrey Bogart de l’économie trop tôt disparu.

Mais les deux héros du scénario, eux, sont tout nouveaux. Il s’agit de Benjamin Constant et de Germaine de Staël ! Ce couple torride a tout inventé. Et nous ne le savions pas. Le libéralisme, ce n’est ni Friedman ni Thatcher. Ce sont eux, deux bons Français qui ont toujours su s’opposer à l’oppression et à la dictature, même si l’un d’entre eux “collabora” pendant près de “100 jours” avec Napoléon. Nul n’est parfait.

Bref, Sorman nous conte une histoire à dormir debout. D’abord, son apologie du libéralisme français est un mélo de série B. Les images pieuses – 1789 est une révolution libérale qu’“une interprétation marxiste, soubassement de la littérature scolaire, s’est employée à nier” – cohabitent avec les erreurs historiques, car croire comme Sorman que c’est la tradition libérale française qui permet d’expliquer pourquoi notre pays a résisté au fascisme avant-guerre, c’est non seulement ignorer le rôle du mouvement ouvrier durant cette période, mais c’est surtout ne pas voir comment le courant libéral français s’est laissé peu à peu séduire, lui aussi, dans sa haine du collectivisme, par le vertige du totalitarisme, puis par Vichy. Enfin, lorsqu’il nie l’œuvre de l’Etat dans la croissance française depuis 1945 et en attribue le mérite exclusif à l’histoire personnelle des entrepreneurs, on a beau être moderne, on a du mal à gober ce raccourci, même si c’est du cinéma !

Le clou de l’ouvrage n’est pourtant pas là, mais dans les développements économiques. Pour Sorman, la crise, comme l’école pour Sheila, est finie. Et l’heure de sa sortie dépendra du moment où s’appliqueront les principes libéraux. L’inflation disparaîtra par enchantement le jour où la Banque de France, comme avant 1936, sera rendue au “privé”. L’impôt sera accepté lorsqu’il épargnera les riches mais subsistera pour les autres. La Sécurité sociale sera libérée quand nous pourrons nous assurer nous-mêmes à des compagnies privées. Enfin le chômage s’évanouira dès que les salaires baisseront suffisamment (Hoover en 1930 s’évertuait déjà à le rappeler mais Roosevelt ne voulait rien entendre).

C’est donc ça le libéralisme :

  • le mirage américain, alors que l’économie française est bien plus ouverte et exportatrice que celle d’outre-Atlantique ;
  • la suppression du Smic, alors que l’OCDE conclut, dans son dernier rapport consacré à la France, qu’une hausse du salaire minimal n’a pratiquement pas d’effet perceptible sur le marché du travail des jeunes ;
  • la déréglementation, alors que, partout où l’on a entrepris cette politique, on s’inquiète de ses conséquences sur la sécurité des consommateurs.

Mais que dire de l’épilogue ! Guy Sorman, contempteur à l’ordinaire des normes, des règles et des lois, ne nous propose rien de mieux que d’introduire dans notre Constitution une déclaration des droits économiques du citoyen afin de “mettre notre sécurité économique à l’abri des emportements partisans et des folies idéologiques”, c’est-à-dire carrément d’empêcher toute alternance à gauche. Belle leçon de démocratie ! Surtout lorsqu’il prend la peine de préciser que la gauche ne peut être libérale. Voilà, c’est clair ! Le programme des libéraux, c’est la Constitution et la propriété, c’est-à-dire, comme le souffle notre vieux Constant à notre jeune Sorman, la sécurité de l’épargne, du revenu et des patrimoines. Belle utopie. Que d’émotion !

Ce spectacle, pâle plagiat des péplums libéraux du XIXe siècle, n’est même pas un court-métrage, c’est une publicité datée. Bref, une réclame.

 

http://rue89.nouvelobs.com/rue89-politique/2012/07/31/un-melo-de-serie-b-quand-hollande-se-payait-guy-sorman-234268

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Impossible d'afficher l'article chez moi.

/mauvaise foi

Si seulement il avait la même verve dans ses discours présidentiels que dans ce texte !

/mauvaise foi

Invité
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