Tramp Posté 25 juin 2012 Signaler Posté 25 juin 2012 Il y en a une qu'ils considèrent comme une énormité et cela me "choque" pas mal, je vous laisse deviner laquelle. http://www.charentelibre.fr/2012/06/23/bac-les-de-la-correction,1102038.php
Lancelot Posté 25 juin 2012 Signaler Posté 25 juin 2012 Ce serait plus en correspondance avec la réalité du travail et du niveau de l'élève que l'aléatoire d'une note à un moment précis, nul n'est à l'abri d'une panne. Après, il faut savoir que je n'aime pas le principe de contrôle continu dans l'absolu Nul n'est à l'abri de tomber sur un prof qui ne peut pas le (ou qu'il ne peut pas) supporter, ou sur un cours dans un créneau où il n'est pas libre, ou d'une raison X qui multiplie ses absences, ou de ne rien comprendre à un cours pendant les 3/4 de l'année puis d'avoir une révélation… Bref, j'aime les épreuves impersonnelles, objectives et ponctuelles (avec la possibilité de les repasser et/ou un rattrapage pour gérer les pannes). J'ai rien contre l'idée de revoir le fonctionnement des lycées, et des collèges, en prime ! Moi non plus, mais mieux vaut taper là où le minimum d'action aura le maximum d'effet, et si on modifie juste le bac le reste suivra tout seul (donc sans centralisation, double avantage). Le baccalauréat devrait être organisé par les universités et autres établissements du supérieur. En effet, il y a tout à fait moyen de privatiser ces épreuves (bac, brevet…) de manière relativement indolore.
Chitah Posté 25 juin 2012 Signaler Posté 25 juin 2012 J'imagine le même modèle d'épreuve que celui des concours d'ingénieur, avec des banques d'épreuves, des associations de plusieurs établissements, etc. Oui je sais ce que vous allez me dire, mais moi quand je vois un système qui marche bien, j'ai tendance à ne pas en chercher un autre et le déployer partout où cela a du sens.
Invité Posté 25 juin 2012 Signaler Posté 25 juin 2012 un peu comme tout le monde, quoi. Oui enfin, je mettrais un bémol pour les staliniens pratiquants quand même.
Gio Posté 26 juin 2012 Signaler Posté 26 juin 2012 «La meilleure façon de juger de l'utilité d'un travail se mesure aux résultats. Ainsi je pourrai juger de l'utilité de mes professeurs en fonction des résultats que j'obtiendrai au bacalauréat.» Haha !
Tremendo Posté 26 juin 2012 Signaler Posté 26 juin 2012 Comme c'est intéressant, merci bien! En vérité le bac existe (bachillerato), il se prépare en deux années mais c'est un contrôle continu. Mais par la suite, pour accéder aux universités publiques ou privées il y a la selectividad en Espagne qui est une épreuve écrite, et en fonction du résultat on peut choisir sa destination. Bon c'est public toussa, mais je trouve ça mieux déjà, mais bien évidemment… J'imagine le même modèle d'épreuve que celui des concours d'ingénieur, avec des banques d'épreuves, des associations de plusieurs établissements, etc. …Ce que tu proposes est encore mieux. De toute façon on débat sur la forme idéale que prendrait le bac, mais on pourrait très bien laisser chaque établissement mettre des tests à l'entrée et à la sortie, ou pas, et décider de la forme que prendraient ces tests. De même que décider arbitrairement que l'école primaire va de 6 à 10 ans, le collège de 11 à 14 ans et le lycée de 15 à 18 ans me parait tout autant arbitraire. C'est le problème de l'éducation nationale, c'est que le sujet de l'instruction est hautement politisé et tout le monde y va de son avis, un peu comme l'équipe de France de football.
Librekom Posté 26 juin 2012 Signaler Posté 26 juin 2012 Moi je suis définitivement contre le BAC. je suis favorable au choix de la méthode de sélection pour chaque établissment. Que ce soit à la têtte du client, au tour de poitrine des étudiantes, au plus offrant, au concour d'entrée ou à l'examen d'entrée. Si j'était chef d'établissement, je choisirais probablement un mix entre concour et examen d'entrée. (Genre, les 200 meilleurs qui ont atteint un score minimum de 70% à l'épreuve.
F. mas Posté 26 juin 2012 Signaler Posté 26 juin 2012 Moi je suis définitivement contre le BAC. je suis favorable au choix de la méthode de sélection pour chaque établissment. +1
Nartreb Posté 26 juin 2012 Signaler Posté 26 juin 2012 plutôt contre cette fumisterie aussi, néanmoins j'accorde à cette "porte" certaines vertus symboliques qui relèvent du rite de passage, quoique les "jeunes d'aujourd'hui" restent immatures un certain nombre d'années après ce simulacre d'épreuve intellectuelle. En fait ma remarque était valable il y a quelques années. Je m'aperçois que je suis peut-être devenu un vieux con.
poney Posté 6 juillet 2012 Signaler Posté 6 juillet 2012 Un article délicieux sur Rue 89 http://www.rue89.com/2012/07/06/prof-au-jury-du-bac-comment-jai-cogite-pour-noter-vos-copies-233657 « Alors, on lui donne ? » Vous avez eu entre 10 et 10,1 de moyenne au bac ? Alors probablement, vous ne l’avez pas eu. Ce n’est pas grave, on vous a repêché. Pour un jeune prof comme moi, qui corrige le bac pour la première fois et qui a été convoqué aux jurys de délibération, voilà une des premières choses que je découvre. Une demi-découverte, pas la plus grande.Les coulisses du baccalauréat ne manquent pas de piquant. C’est déjà l’occasion de voir du pays. Après avoir surveillé le bac dans mon lycée, assisté à une « commission d’entente » dans un autre (réunis par discipline, les professeurs s’entendent sur le barème de notation), corrigé les copies à domicile, m’être rendu à une « commission d’harmonisation » (les mêmes professeurs harmonisent leurs notes et débattent des copies difficiles à évaluer), je me rends au « jury de délibération ». MAKING OF Que se passe-t-il dans les coulisses du jury du bac ? C’est ce que nous explique Mathieu Boghossian. Un pseudo : le jeune prof ne souhaite pas se faire repérer, d’autant qu’il a un dernier jury ce lundi. A noter que l’année dernière, Rue89 avait publié un témoignage d’un professeur de philosophie, remonté par « une parodie de délibération ». E. Br. Quatrième ville et ultime étape de la correction du bac. Hormis les oraux de rattrapage qui reproduisent cinq jours plus tard le même principe, le jury de délibération est la fin du parcours. Et l’occasion d’apprendre beaucoup de choses. On y discute les moyennes des candidats au bac, la veille de l’affichage public des résultats nationaux. Nous sommes jeudi 5 juillet. Mon premier jury est à 8h30. J’en ai deux et je suis un peu stressé. Objectif : traiter le cas de 70 candidats au bac en série technologique. Il est composé de : nous (les professeurs qui ont corrigé les candidats) ; le président du jury, un universitaire qui n’a pas corrigé de copies car il doit diriger les débats et donner un avis impartial. Il est un peu perdu : c’est aussi sa première fois ; cinq personnes de l’administration du lycée (principalement des CPE) qui expliquent au président du jury la procédure à suivre, mais ne participeront pas aux délibérations (ils l’assisteront et tamponneront les procès-verbaux). Un point en plus sur toutes les copies La procédure est très simple. Un par un et dans l’ordre, le président lit à haute voix le numéro du candidat (anonymat oblige) et donne sa moyenne : un score à trois chiffres qui n’évoque rien à personne car toutes les notes ont été additionnées et coefficientées… Le président paraît perdu. Moi aussi. Heureusement, l’administration a inscrit au tableau les tables de correspondances : tant de points pour avoir 8/20 (et être admissible à l’oral), tant pour avoir 10/20 (et obtenir le bac directement), et tant pour les mentions. Si l’élève est trop loin des scores indiqués, l’affaire est vite pliée. Le candidat est refusé, rattrapé, admis avec ou sans mention. Pour l’instant, le président de séance égrène des chiffres sans que personne n’ait de raison d’intervenir. J’ai l’impression de jouer au bingo. En voilà un à qui il manque six points pour avoir huit de moyenne. Au dessus-de dix ou quinze points à rattraper, ça ne sert à rien. Sinon, autant brader le bac. Surtout que les professeurs de biologie-physiopathologie sont remontés, furieux même : ils ont appris en venant ce matin que, sans les consulter ni les avertir, l’Inspecteur général d’académie de la discipline a décidé d’ajouter un point à toutes les copies. Motif invoqué : la moyenne de cette matière était trop faible, environ 6,5/20. Sachant que pour les élèves en question, il s’agit d’un coefficient sept, on leur a donc déjà fait cadeau de sept points chacun. Les professeurs concernés ont annoncé la couleur : on se permet d’augmenter leurs notes, eux n’en remonteront aucune aujourd’hui. Il ne faut pas pousser. Ils disent avoir la méchante impression de ne servir à rien. Les comptes d’apothicaires commencent « Alors ? Ces six points, on lui donne ? » demande le président, tout sourire d’être enfin tombé sur un cas intéressant. Les profs de biologie-physiopathologie rechignent. Ils rappellent qu’en réalité, il manque treize points, puisque sept ont déjà été offerts… Pour décider, la procédure veut que le président lise à haute voix les appréciations écrites dans le livret scolaire, sans donner aucune information sur l’identité du candidat ou sur son établissement d’origine. C’est dans ce livret (qu’aucun candidat ne peut consulter avant le bac) qu’on trouve parfois le fameux : « Doit faire ses preuves à l’examen ». Dans ce cas-là, le jury fera rarement de cadeau à l’élève en difficulté. Mais lorsque les avis sont meilleurs (assez favorable, favorable, très favorable), on ira lire les moyennes et les appréciations dans chaque discipline. Si l’élève semble relativement travailleur et assidu, et s’il a eu au bac des notes inférieures à son niveau habituel, le jury se montre indulgent. Commencent les comptes d’apothicaires. Celui-là à eu 10/20 de moyenne générale cette année, et 7/20 avec moi. Je suis prof de philosophie, je dis : « Moi je peux lui rajouter un point à sa copie, coefficient deux, ça fait déjà deux points. » Je suis une matière faible… Un autre correcteur, avec un peu plus de coefficient, se propose de lui donner un autre point. A plusieurs, on parvient à l’envoyer au rattrapage. De toute manière, peu de chances qu’il s’en sorte à l’oral. ça lui fait trop de points à rattraper. « On croit rêver » Le jeu de bingo reprend. De temps en temps, on est réveillé de sa torpeur par un candidat qui a réussi l’exploit d’avoir pile-poil dix de moyenne. Comme s’il venait d’exécuter à la perfection un triple saut périlleux les yeux bandés. Certains en revanche échouent de peu. Ceux qui ne sont qu’à deux doigts d’être admis directement finiront peut-être dans le contingent des 10,1… Pour eux, d’abord, la même procédure se répète, et la lecture des appréciations et des moyennes donne lieu à un débat parfois morne, parfois houleux. Quelqu’un se rend compte qu’un prof, assis tout près du président, a décidé sans consulter les autres de donner sept points à un candidat pour qu’il ait 10/20. Il l’a dit à voix basse et derrière nous n’avions pas entendu. Près de moi, la prof qui avait corrigé la copie se formalise mais, pour ne pas faire traîner les discussions, accepte de ne pas revenir en arrière. C’est qu’il reste un paquet de candidats à traiter. Je lui glisse : « Celui-là aura eu le bac sur un malentendu. » S’il savait. Cinq minutes plus tard, un prof d’histoire propose de remonter sa propre note de trois points d’un coup. La copie passera de 7/20 à 10/20 ! « Avec le peu de points qui lui manquent, il vaut mieux qui l’ait directement plutôt que de venir à l’oral lundi. La journée sera surchargée, et il récupérera ses points de toute façon. » Certains sont scandalisés : « Attends ! Est-ce qu’on est là pour ménager notre journée de lundi ou pour faire des évaluations pédagogiques ? On croit rêver. » Le prof d’histoire s’emporte : « On se bat contre des moulins à vent, là. On sait très bien que le problème vient en réalité de beaucoup plus loin, qu’il est le résultat de la diminution progressive des exigences. » Un vagin à la place du cœur Je découvre aujourd’hui tout l’enchevêtrement des enjeux pédagogiques et politiques qui pèsent sur la délibération finale : les débats sur le niveau de cette année et sur le niveau général, la question de l’évolution des programmes scolaires, les controverses sur le rattrapage, la plus ou moins grande sévérité des appréciations sur les livrets scolaires suivant les établissements, la cohérence des décisions prises par le jury, l’interventionnisme de certains inspecteurs… Pourtant, aucun prof ne paraît blasé. Au contraire, chacun participe quand un cas litigieux se présente, sans pourtant se départir de l’air un peu amer de celui qui participe à la grande braderie du bac, dont le niveau général, dit-on, baisse sans cesse. Une prof de biologie me dit qu’elle a honte d’avoir dû mettre 7/20 à un candidat qui, sur un schéma, a placé le vagin à la place du cœur. Mais les barèmes sont les barèmes. Au premier jury, il y aura à peine quelques mentions, et aucune mention Très bien. Idem au second jury de la journée. Il paraît, de toute manière (et c’est une vieille rengaine), que le bac ne vaut plus rien.
Bisounours Posté 6 juillet 2012 Signaler Posté 6 juillet 2012 Quelle vaste fumisterie ! Cela confirme ce que je pensais, le bac est une grosse bouse qui coûte de l'argent et n'a plus aucune valeur, un comble ! Quand on voit ensuite le gaspillage qui continue en 1ère année de faculté, tous ces jeunes qui y ont échoué sans avoir aucun projet…
Chitah Posté 6 juillet 2012 Signaler Posté 6 juillet 2012 "Boghossian" http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Boghossian
Librekom Posté 6 juillet 2012 Signaler Posté 6 juillet 2012 http://fr.wikipedia….lain_Boghossian Et c'est un beau gosse ? Je viens de vérifier et non, pas vraiment
Lancelot Posté 6 juillet 2012 Signaler Posté 6 juillet 2012 Cela confirme ce que je pensais, le bac est une grosse bouse qui coûte de l'argent et n'a plus aucune valeur, un comble ! Il a une valeur : il filtre très exactement les moins bons selon les quotas qu'il se donne (autant dire que pour ne pas l'avoir il faut être très au fond du panier). Maintenant, si on supprimait ces quotas (tant de pourcents d'une classe d'âge etc.), ça pourrait avoir des effets…intéressants.
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