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Homeschooling, éducation & liberté


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Posté
  Le 27/02/2014 à 01:53, asthenik a dit :

La question de la compétence des parents est certainement le principal angle par lequel l'étatisme vient s'immiscer dans la question éducative.

Je vois un autre angle, celui par lequel une quantite non-negligeable d'enseignants n'ont strictement aucun interet pour enseigner. Du coup ils passent leur temps a faire de la discipline, avec succes ou non, pour contre-balancer leur incapacite a interesser les gamins.

Ces fausses-vocations entrainent tout un tas d'effets secondaires comme celui de tuer toute creativite et capacite a penser librement, a force de demotivation et de rabaissement des eleves.

 

Je me rends compte aujourd'hui a quel point tous les profs qui me traitaient d'incapables (surtout au college) etaient a la rue et ne seraient meme pas capables de faire un dixieme de ce que je suis capable de faire. J'ai en revanche une enorme reconnaissance pour les passionnes qui m'ont en partie pousse et motive, en laissant de cote mes points faibles pour les transformer en force. Je suis persuade que c'est bien l'etat qui fait tendre le niveau des enseignants vers la mediocrite.

Rien que pour ca, le home schooling vaut le coup d'etre considere comme une option tout a fait valable.

Posté
  Le 27/02/2014 à 02:14, alex6 a dit :

Je vois un autre angle, celui par lequel une quantite non-negligeable d'enseignants n'ont strictement aucun interet pour enseigner. Du coup ils passent leur temps a faire de la discipline, avec succes ou non, pour contre-balancer leur incapacite a interesser les gamins.

Ces fausses-vocations entrainent tout un tas d'effets secondaires comme celui de tuer toute creativite et capacite a penser librement, a force de demotivation et de rabaissement des eleves.

J'en parlais pas plus tard qu'hier avec une tante agrégée de biologie dans un collège tranquil de la banlieue bordelaise aisée : même quand on est un bon prof, compétent, motivé, qui aime son métier, qui essaye de remettre constamment en question sa pédagogie pour mieux intéresser les élèves, il est très difficile de capter leur attention. Les profs se sentent parfois devant les élèves comme une famille face à un parent atteint d'un Alzheimer, suspendus à des éclairs de lucidité ponctuant une longue atonie... Les enfants sont collectivement anesthésiés par la succession de cours à prendre, d'exercices, de directives à suivre, etc.

Même un bon cours ne saurait plus les sortir de leur léthargie. Il leur faut 15 minutes pour sortir leur trousse, ils ne sont pas méchants, ce sont de gentils zombies... En dehors de la salle de cours, les enfants retrouvent leur énergie, leurs envies, etc. C'est triste pour les professeurs qui s'épuisent à essayer de faire passer un chameau par le chas d'une aiguille, pour les élèves qui perdent beaucoup de temps inutilement et passent à côté de nombreuses opportunités en tout genre...

Comme facteur lourdement contributif, sortis de l'école, la télé, le sport, les jeux vidéos, etc. procurent des types de satisfactions dont l'intensité, la facilité, le caractère addictif, éclipsent les plaisirs scolaires. Aussi, déjà à notre époque, on entendait des enfants qui ne comprenaient pas la nécessité du calcul mental alors que les calculettes existaient. Aujourd'hui à l'ère d'Internet, avec un mobile dans la poche et Wikipedia au bout des doigts, à quoi bon les connaissances ? Tout leur semble vain. Il faut revoir toute la pédagogie, les outils qu'on utilise, les connaissances et les compétences qu'on veut enseigner, etc. Quelque chose de bien peut parfaitement en sortir, je doute cependant que l'école collective, qui plus est publique et déconnectée du monde réel, en accouche...

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Dans ma commune, on a eu une "enseignante" de CP absolument nulle,

mais dont la grande occupation était de tenter de s'occuper à toute force de l'alimentation des gamins.

 

Mais même ça elle en était incapable.

Résultat : les gamins avait un goûter (qui s'apparentait plutôt à un mini-repas (pizzas etc)) vers 10h30, 11h00.

Je laisse imaginer le résultat à la cantine à 12h00.

Les 3/4 des assiettes pleines direct à la poubelle.

... Il a quand même fallu aller au clash pour que ça s'arrête.

 

Posté
  Le 27/02/2014 à 06:59, Vincent Andrès a dit :

Dans ma commune, on a eu une "enseignante" de CP absolument nulle, mais dont la grande occupation était de tenter de s'occuper à toute force de l'alimentation des gamins.

 

Mais même ça elle en était incapable.

Toute analogie avec la manière de fonctionner d'un politicien élu est totalement fortuite :mrgreen:

Posté
  Le 27/02/2014 à 03:10, asthenik a dit :

Comme facteur lourdement contributif, sortis de l'école, la télé, le sport, les jeux vidéos, etc. procurent des types de satisfactions dont l'intensité, la facilité, le caractère addictif, éclipsent les plaisirs scolaires. Aussi, déjà à notre époque, on entendait des enfants qui ne comprenaient pas la nécessité du calcul mental alors que les calculettes existaient. Aujourd'hui à l'ère d'Internet, avec un mobile dans la poche et Wikipedia au bout des doigts, à quoi bon les connaissances ? Tout leur semble vain. Il faut revoir toute la pédagogie, les outils qu'on utilise, les connaissances et les compétences qu'on veut enseigner, etc. Quelque chose de bien peut parfaitement en sortir, je doute cependant que l'école collective, qui plus est publique et déconnectée du monde réel, en accouche...

Ceci devrait t'intéresser : http://internetactu.blog.lemonde.fr/2013/10/25/lecole-inversee-ou-comment-la-technologie-produit-sa-disparition/

Posté

Merci pour ce lien, Chitah, il vient parfaitement alimenter un futur billet que je ponds sur les MOOC.

Posté

Il y a la vidéo de Sal Khan aussi à ce sujet, ils ont fait la même expérience d'école inversée aussi quelque part en Californie je crois. Là aussi succès.

Bref encore une fois les visionnaires de libération ne sont en fait que de vulgaires réactionnaires.

Posté
  Le 27/02/2014 à 10:20, Chitah a dit :

Je n'ai pas l'expérience des enfants mais sur les adultes le cours magistral ne sert absolument à rien.

Je ne suis donc pas étonné.

Que chacun lise le cours tranquillemement comme ça l'arrange et soit ensuite guidé dans des travaux dirigés. (Ou découvre le cours à ce moment là, peu importe.)

Posté

C'est comme ça que ça se passe à mon école : lectures préparatoires à faire à la maison et ensuite cours de 3h plus ou moins obligatoire pour discuter des points importants.

Posté
  Le 27/02/2014 à 13:26, h16 a dit :

Merci pour ce lien, Chitah, il vient parfaitement alimenter un futur billet que je ponds sur les MOOC.

Je l'ai envoyé à Finkie aussi, il a kiffé grave.

  • 3 weeks later...
  • 3 months later...
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Système réducatif au bord de la rupture !

 

  Citation

C’est un véritable coup de tonnerre que ce sondage IFOP réalisé pour SOS Éducation sur le moral des professeurs du secondaire… Ils n’en peuvent plus ! Plus de la moitié (54%) dit d'ailleurs être ou avoir été en situation d’épuisement professionnel (burnout).

68% disent songer à changer de métier !

L’effondrement de l’autorité, la violence sont désormais endémiques : dans l’enseignement public, plus de 40% des professeurs estiment que leur hiérarchie ne les soutient pas ! 40% disent se faire insulter, presque 10% agresser !

15% des enseignants ne se sentent pas en sécurité dans leur établissement (en Ile-de-France, on monte à 21%) ! Plus d’un tiers estime ne pas être respecté par les parents d’élèves !

Au final, le bilan est sans appel : alors que les 2/3 des Français se disent prêts à encourager leur enfant s’il souhaite devenir enseignant, chez les professeurs, une majorité déclare le contraire. C’est surtout le cas des professeurs agrégés, plus sensibles à l’effondrement des exigences académiques, et des enseignants du public, dont les conditions de travail sont généralement plus dégradées que dans le privé.

Quand l’Éducation nationale se donnera-t-elle enfin les moyens de restaurer l’autorité et la dignité du métier d’enseignant ? Voilà notre appel du 18 juin !

 

 

 

Posté

Et y en a pour envoyer leurs enfants là-dedans. Si la DDASS c'était pas encore pire, je les dénoncerais.

Posté

Il faut voir le bon côté des choses, cette nouvelle constitue une incroyable opportunité pour les systèmes alternatifs qui vont se développer, lentement mais suremment :)

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Quand l’Éducation nationale se donnera-t-elle enfin les moyens de restaurer l’autorité et la dignité du métier d’enseignant ?

 

10-Simple-Things-You-Can-Do-To-Earn-More

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Posté
  Le 20/06/2014 à 14:58, Fadior a dit :

euh, quel rapport ?

 

Je ne vois pas quel miracle va faire apparaître des alternatives à l'école quasi-obligatoire.

Posté

Ca va se manifester par des initiatives de parents et de profs excédés qui se prendrons en mains.

Posté

Avec quels moyens ? Les profs fonctionnaires et l'argent des baisses d'impôts ? Les parents sont très heureux de l'école garderie et de ne pas avoir à prendre de responsabilités pour leurs enfants.

Posté

Regarde les chiifres de l'éducation à domicile et des écoles hors-contrat, ça doit faire +30% ou +50% tous les ans si je dis pas de bétise. Certains parents peuvent mettre encore la main à la poche, pour les autres il faut s'attendre à voir se développer des écoles illégales. Un genre de marché noir de l'éducation.

Posté
  Le 20/06/2014 à 15:01, the_student a dit :

Quand l’Éducation nationale se donnera-t-elle enfin les moyens de restaurer l’autorité et la dignité du métier d’enseignant ?

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Euh... s'il y a un truc qu'on ne peut pas reprocher aux profs dans le public, c'est leur salaire.

Tout le reste (vacances, avantages, sécurité de l'emploi, etc.), ok, mais si il y a une revendication du corps enseignant qui est justifiée, c'est les hausses de salaires

Posté
  Le 20/06/2014 à 15:22, Tramp a dit :

Les parents sont très heureux de l'école garderie et de ne pas avoir à prendre de responsabilités pour leurs enfants.

 

Combien le sont vraiment ?

 

Donne demain l'opportunité de rendre leurs impots aux parents et ouvre l'école à la concurrence je paris sur un exode sérieux des élèves.

Posté

Bien sur mais aujourd'hui, ils n'ont pas envie de l'imaginer.

Posté

Je dirais que la plupart d'entre eux n'en ont même pas l'idée. L'étatisme du biberon au cercueil empêche les gens de se dire que l'éducation sans Etat ça existe.

Posté

En France, on en est au point où rien de nouveau ne peut être imaginé être fait par quelqu'un d'autre que l'Etat.

  • 1 month later...
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interdit en Allemagne en 1938.

 

  Citation

 

Families are fleeing to the UK from Germany to escape a law introduced by Hitler that could lead to their children being taken into care if educated at home.

 

On sent bien l'insoutenable légereté de la pensée socialiste.

 

Bon, the Guardian pourrait aussi dire des conneries, il aurait été interdit en Prusse des 1871, et Hitler aurait simplement renforcé le dispositif.

 

  Citation

 

"While it is true that the Third Reich passed such laws in 1938 (and added criminal penalties), they were only an extension of education laws that have been around since 1871. (Prussia was also the first country in the world to require state certification of teachers, and was offering free, compulsory elementary education as early as the 18th century.) In 1919, the Weimar Republic re-introduced compulsory school attendance (allgemeine Schulpflicht). When the Federal Republic of Germany was created in 1949, the compulsory attendance idea made its way into Article 7 of the Grundgesetz (constitution). In September 2006, the European Court of Human Rights upheld the German ban on homeschooling, in a religious-freedom case that began in 2003. The European court argued that parents can’t use religion to justify homeschooling in Germany. (Under German law, parents can decide whether or not their offspring will receive the religious instruction offered in German schools.)"

 

https://uk.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100419004543AAL8vER

 

On sent bien aussi la pensée fascisante qui consiste a considérer qu'une famille voulant faire du home schooling est forcément déviante idéologiquement. Alors que ca peut etre pour d'autres raisons, comme par exemple une santé fragile de l'enfant, comme ce commentaire sur reddit:

 

  Citation

 

I'm seeing a lot of hate on homeschoolers, just remember that the ones that show up in the news are the worst of us. I had a great experience. I went to my local community college at 16, and started with Calc 1. If it wasn't for a medical issue that put me behind a year, I would have graduated at 21 with a BS in Mechanical Engineering. I had many opportunities to socialize, and not just with people in my same age/grade.

However, that is all just anecdote. I think it is very important that the government not have a monopoly on teaching the children. It is vital to democracy that the government be kept in check by a informed voting populace. If the government is training the children what to value and believe, than it can easily become totalitarian.

 

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