Steve Austin Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 C'est à la portée de toute personne qui n'a pas d'autre choix. Concernant sur ce que tu dis sur le "mépris" des gauchistes, je ne sais pas si le paternalisme de droite est plus respectueux … le type qui te dit que tu y es à ta place est un crétin. <{POST_SNAPBACK}> Il me semble que tu confonds la "droite" et les libéraux. Les paternalistes de droite, comme tu les appelles, sont les meilleurs amis des "syndicalistes" français. Au MEDEF, ils étaient pas tous contre les 35 heures : ceux qui ont négocié la suppression des pauses et l'augmentation des cadences… le tout sur fonds publics… Le fait d'être ouvrier n'est pas considéré comme "honteux" dans tous les pays, va en Allemagne, tu verras.
Jojo Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Il me semble que tu confonds la "droite" et les libéraux. <{POST_SNAPBACK}> Je pense que j'ai parfois aussi de bonne raisons de confondre.
Chitah Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Je pense que j'ai parfois aussi de bonne raisons de confondre. <{POST_SNAPBACK}> Et parfois non, donc? Un cadre intellectuel d'analyse aussi flou te convient?
Invité jabial Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Tu as déjà bossé à l'usine Jabial ? Tu crois réellement que l'on peut aimer longtemps y travailler et ainsi ne pas "mépriser" ce boulot ? <{POST_SNAPBACK}> Tu as déja travaillé tout court?
Jojo Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Tu as déja travaillé tout court? <{POST_SNAPBACK}> Bah, ça fait 23 ans que je travaille, dont pas mal d'usine.
Chitah Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Bah, ça fait 23 ans que je travaille, dont pas mal d'usine. <{POST_SNAPBACK}> Tu as l'air d'avor une vision très négative du métier en usine, tu pourrais nous raconter en deux trois points quelles sont été ces expériences? Pour ma part, mon père a travaillé en usine toute sa vie, en faisant dans la fonderie de métaux notamment, et même si je sais que c'est dur, certains ont l'air d'y trouver son compte. Lui aime bien les machines, si possible énormes, quand j'etais petit et que j'allais à la laverie de voitures, il m'expliquait en gros ce que c'etait, et comment ca marchait.
ibinico Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Aaah, la propagande du komintern… Certains auront la patience de te faire un cours d'histoire, pas moi. Je ris et je passe. <{POST_SNAPBACK}> Donc les syndicats ne sont pour rien à la limitation des heures de travail, à la suppression du travail des enfants, des congés payés, etc… ? Et la fête du travail ? Ca viendrait d'une envie de fêter l'usine ?
Sous-Commandant Marco Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Donc les syndicats ne sont pour rien à la limitation des heures de travail, à la suppression du travail des enfants, des congés payés, etc… ?Et la fête du travail ? Ca viendrait d'une envie de fêter l'usine ? <{POST_SNAPBACK}> Dire "ce n'est pas grâce aux syndicats que les conditions de vie des ouvriers se sont améliorées" ne signifie pas que les syndicats n'y sont pour rien. Pas 100% ne signifie pas 0%. Pour obtenir quelque chose de positif, il faut: 1. que cette chose soit possible, 2. la demander. Il ne sert à rien de demander quelque chose qui n'est pas possible. Inversement, il est rare d'obtenir quelque chose de positif sans le demander. Généralement, quand on ne demande rien, on a plutôt tendance à obtenir des choses négatives. Ce qui a rendu possible "l'amélioration des conditions de vie des ouvriers" (pourquoi seulement les ouvriers? Les informaticiens vivaient aussi très mal au 19ème siècle, il paraît), c'est avant tout l'augmentation de la productivité, qui résulte de l'application du progrès scientifique et technique dans les entreprises (innovation). Tout ceci est possible grâce à la liberté économique. Les "syndicats" français qui font courir le bruit que l'augmentation de la productivité crée du chômage ne rendent pas service à leurs adhérents. Une fois que des progrès étaient possibles, les syndicats ont permis de les obtenir tant il est vrai que l'on obtient plus facilement quelque chose quand on est plusieurs que quand on est tout seul.
Sous-Commandant Marco Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Il me semble que tu confonds la "droite" et les libéraux. […] <{POST_SNAPBACK}> C'est un péché véniel, il y a beaucoup d'hommes de droite qui sont libéraux quand il s'agit de faire baisser les impôts et socialistes quand il s'agit de toucher les aides. Le retournement rapide de veste, c'est une qualité nécessaire pour tout homme politique.
Freeman Posté 6 mars 2005 Auteur Signaler Posté 6 mars 2005 Quand une usine ferme, les salariés sont les premiers à se plaindre. Ils aiment leur boulot, ils ne veulent pas perdre leur travail. C'est incroyable d'ailleurs à quel point ils peuvent l'aimer. Alors dire qu'ils le méprisent, c'est des conneries.
Salatomatonion Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 C'est à la portée de toute personne qui n'a pas d'autre choix. Concernant sur ce que tu dis sur le "mépris" des gauchistes, je ne sais pas si le paternalisme de droite est plus respectueux. Je connais bien l'usine et les emplois de subalternes en général… le paternaternaliste qui te parle en petit nègre et sous entend qu'il faut de tout pour faire un monde… donc des gens aussi crétins et indispensables et compétants que moi pour faire les boulots de merde… c'est peut être moins démagogique, mais pas tellement respectueux. On va à l'usine quand on a pas le choix… le type qui te dit que tu y es à ta place est un crétin. <{POST_SNAPBACK}> Les ouvriers qualifiés qui ont construit pendant longtemps les bagnoles dans lesquelles tu as souvent roulé apprécieront. Si ta vie à l'usine te donne de l'aigreur au point de vouloir la transférer à tout le monde ouvrier tu devrais plutôt t"interroger sur TA vie professionnelle, TES possibilités, TES choix et leur validité. Mais on t'a peut-être enchaîné à la machine ? Ce qui est bien plus terrible que le paternalisme patronal dont tu parles c'est ce discours misérabiliste que tu tiens et le fatalisme dans lequel tu enfermes les ouvriers en leur serinant qu'ils sont les rois des cons parce qu'ils bossent à l'usine.
Dilbert Posté 6 mars 2005 Signaler Posté 6 mars 2005 Ce qui est bien plus terrible que le paternalisme patronal dont tu parles c'est ce discours misérabiliste que tu tiens et le fatalisme dans lequel tu enfermes les ouvriers en leur serinant qu'ils sont les rois des cons parce qu'ils bossent à l'usine. <{POST_SNAPBACK}> A une époque (reculée certes), chez nous les (anciens) (pauvres) paysans, c'est celui qui ne partait pas à la ville travailler en usine qui était le roi des cons (en plus d'être le roi des ploucs).
Invité Aurel Posté 7 mars 2005 Signaler Posté 7 mars 2005 Ne perdez pas de vue que le probleme est le syndicalisme "a la française"!dans plein de pays autour de nous, les syndicats ont été d'accord pour réformer le pays, voire pour réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires! Il faut dire que, peut etre, ces syndicats etrangers ne défendent pas que les fonctionnaires, ce qui est le vrai probleme des syndicats français. A part ca, d'accord pour leur réduire leurs subventions et autres "emplois détachés", d'accord pour supprimer la notion de syndicat "représentatif de plein droit", et accessoirement, ils pourraient aussi publier leurs comptes, ca ne leur ferait pas de mal! <{POST_SNAPBACK}> Le mouvement syndicaliste est né, au cours de la seconde moitié du 19eme siècle, dans un esprit fortement anti-démocratique. Le suffrage universel, opposé à la notion de « classe», fut perçu à l’origine comme un processus bourgeois socialement mutilant par sa dimension individualiste. Aujourd’hui encore, les grandes confédérations syndicales acceptent difficilement le processus de substitution de processus démocratiques (élections des élus, referendums) au principe organique de représentation. L’unité sociologique (classe sociale, masse homogène) continue à primer, dans leur esprit, sur la diversité démocratique et libérale (le suffrage universel et le libre choix du marché). Dans les années 1870, le climat social se tend. La Commune sanglante, le durcissement des grèves et le développement de la propagande révolutionnaire poussent Napoléon III à octroyer le droit de grèves aux travailleurs comme soupape de sécurité. La légalisation des associations ouvrières semble permettre une canalisation plus contrôlable et plus constructive des revendications et des protestations. La sphère du social, espace de structuration artificielle et collective des rapports sociaux, est née. Pourtant, la crainte de conflits violents persiste malgré l’instauration de représentations démocratiques à coté de ce espace social structuré. A l’opposé de l’approche communautaire du syndicalisme européen qui connaît un grand succès, notre syndicalisme n’abandonne pas son engagement révolutionnaire et reste ultra minoritaire. Adhérer à un syndicat français signifie incorporer pour militer. La Charte d’Amiens, en 1905, fixe clairement cette orientation activiste : « La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ». Plus loin : « Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique, les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en oeuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. […] Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme ; il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. » Le ton est donné. Il ne changera plus. Pourtant, le législateur lui confie progressivement des pouvoirs croissants, d’abord à l’intérieur des entreprises, mais aussi, après la seconde guerre mondiale, au sein de la sphère de l’Etat. En s’institutionnalisant et en radicalisant les rapports sociaux dans une perspective de lutte des classes, le syndicalisme continue à s’éloigner davantage des préoccupations concrètes et élémentaires des salariés. Lors de la naissance de l'Etat Providence dans l'après-guerre, le syndicalisme est bien entendu partie prenante de cette collectivisation des rapports économiques et sociaux. On lui assure la main mise sur la sécurité sociale, l’entrée au nouveau Conseil Économique et Social, dans les conseils d’administration des entreprises nationalisées et à la Commission au Plan. Pire, le décret du 31 mars 1966 instaure une oligopole en fixant une présomption irréfragable de représentativité pour cinq confédérations nationales et pas une de plus. Dorénavant, elles seules disposent du droit de représenter les salariés au niveau national. Pour renforcer leur pouvoir, les sections syndicales d’entreprise, créées dans la foulée en 1968, sont confiées aux délégués syndicaux, non pas élus mais nommés par ces confédérations (qui viennent s'ajouter aux délégués élus, apparus en 1936, et aux CE nés en 1945). Ainsi les syndicats peuvent-ils engager, par la seule signature de leur délégué nommé, et sans autre condition préalable, l'ensemble des salariés d'une entreprise ou d'une branche professionnelle sur des questions fondamentales touchant à leur vie. Pourtant, les négociations collectives ont progressivement quitté la sphère de l’entreprise pour être signées au niveau des branches, notion déjà confuse, à l’échelle interprofessionnelle ou bien enfin directement avec les ministres. Ces « partenaires sociaux » officiels exercent dés lors une pression croissante sur un monde politique fragilisé qui espère trouver un surcroît de légitimité en négociant avec eux. Mais en définissant au coup par coup le critère de représentativité et en s’appuyant davantage sur cette légitimité sociale factice, le pouvoir politique se retrouve confronté à l’antagonisme initial qui oppose démocratisme et syndicalisme. Bref, anti-démocratisme, institutionnalisation oligopolistique (principe d'irrefragabilité, financements quasi exclusivement publics, rôle de plus en plus éloigné de la défense directe des intérêts de salariés individuels et de plus en plus proche du pouvoir administratif et politique), anti-capitalisme primaire et organisation opaque de type mafieux sont les principales caractéristiques de ces parasites de la vie sociale et économique.
Antoninov Posté 7 mars 2005 Signaler Posté 7 mars 2005 wow. tiens ça me fait penser que lorsque les patrons s'organisent entre eux, c'est une entente illicite ou un cartel et quand les syndicats s'organisent entre eux, c'est la solidarité des travailleurs face à l'oppression capitaliste. EDIT: l'expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale. syndicalistes aujourd'hui, patrons demain!
Invité Aurel Posté 10 mars 2005 Signaler Posté 10 mars 2005 Je sors d'une conférence avec Camdessus. Si je partage son constat, je trouve ses préconisations timides et purement utilitaristes, jamais éthiques (c'est son job, certes). Un intervenant lui a demandé ce qu'il pensait de nos hommes politiques, mous et sans courage, qui ne pensent qu'à renouveler leur mandat sans effrayer le public. Il a rajouté, au cours de sa question, le fait que la classe politique, âgée, ne représentait pas la jeune génération. Camdessus a répondu qu'en plus, les hommes politiques étaient majoritairement des fonctionnaires. mais ensuite, il a parlé de noble mission, de travail digne et de personnalités courageuses. Il a évoqué le fait que beaucoup de jeunes (il devait penser à Baroin, à Coppé, à Gaymard) arrivaient sur le "marché polituque". Bref, du consensuel. Là j'ai pris le micro et demandé ce qu'il pensait du fait syndical en France. En reprenant de manière synthétique l'illégitimité de ces "partenaires sociaux" qui ont deserté le terrain de l'entreprise par déconnection des réalités des salariés, et ont pris un pouvoir très excessif et injustifié au niveau national. Sa réponse a été assez négative : "il ne faut pas critiquer ainsi les syndicats qui sont tout à fait légitimes : ils sont élus". J'avais du mal m'exprimer sur ce point. Justement, le syndicalisme ne relève pas d'un processus démocratique en France (monopole de la représentativité, forte abstention et adhésion ultra faible : nous subissons un hold up permanent). Bref, le tabou n'est pas prêt de disparaître dans la tête de ces hauts fonctionnaires, même brillants. Bref, une certaine déception dans les mesures et dans les méthodes suggérées.
LaFéeC Posté 10 mars 2005 Signaler Posté 10 mars 2005 Tu as déjà bossé à l'usine Jabial ? Tu crois réellement que l'on peut aimer longtemps y travailler et ainsi ne pas "mépriser" ce boulot ? Je méprise le boulot, mais pas les gens… contrairement au discours qui veut que l'on aille à l'usine de bon coeur. <{POST_SNAPBACK}> Mon beau père bosse dans une usine depuis 8 ans maintenant, iol a les capacités pour créer sa propre boite, il ne veut pas, son ancienne boite lui avait proposé une augmentation pour qu'il reste il est pourtant parti. Un ami choisi de bosser à l'usine en intérim parce que ça paye mieux, il a aussi pleins d'offress en CDI pour d'autres job, il les refuse. Tous les ouvriers ne sont pas de pauvres crétins ui n'ont d'autre choix que l'usine, nombreux sont ceux qui choisissent, entre plusieurs solutions déjà. Un peu comme la prostitution, pas le choix, trop faible etc.. mais là je suis hors sujet.
phanou Posté 20 juin 2005 Signaler Posté 20 juin 2005 Justement, le syndicalisme ne relève pas d'un processus démocratique en France (monopole de la représentativité, forte abstention et adhésion ultra faible : nous subissons un hold up permanent) Je pense que le faible taux d'adhésion vient de deux causes : 1) Les syndicats sont fortement politisés, et majoritairement aux extremes. Pour un employé UMP c'est difficile d'aller dans un syndicat communiste, par exemple. 2) La peur d'être mal vu par le patron, mais en fait c'est la même raison qu'au dessus, vu que les communistes sont contre le capital… Est-ce qu'une solution pragmatique ne serait pas de creer des syndicats plus repressentatif des salariés : - Des cotisations faibles et non proportionnelles (c'est 1% de salaire net à la CGT, je trouve ça énorme), voir symbolique, du style 15 Euros / an. - L'organisation de referendums accessibles à tous les salariés (et non pas que aux syndiqués) - Que les représentant syndicaux s'engage à ne pas être extremiste (gauche ou droite) - Que le syndicat n'ai pas d'avis propre, mais se contente de faire entendre la voix de l'ensemble des salariés Il me semble qu'un tel syndicat serait nettement plus representatif et donc beaucoup mieux accepter pour les patrons. On pourrait alors vraiment parler de "partenaires sociaux"
Calembredaine Posté 20 juin 2005 Signaler Posté 20 juin 2005 Est-ce qu'une solution pragmatique ne serait pas de creer des syndicats plus repressentatif des salariés :- Des cotisations faibles et non proportionnelles (c'est 1% de salaire net à la CGT, je trouve ça énorme), voir symbolique, du style 15 Euros / an. - L'organisation de referendums accessibles à tous les salariés (et non pas que aux syndiqués) - Que les représentant syndicaux s'engage à ne pas être extremiste (gauche ou droite) - Que le syndicat n'ai pas d'avis propre, mais se contente de faire entendre la voix de l'ensemble des salariés Il me semble qu'un tel syndicat serait nettement plus representatif et donc beaucoup mieux accepter pour les patrons. On pourrait alors vraiment parler de "partenaires sociaux" <{POST_SNAPBACK}> Je ne sais pas si c'est pragmatique mais ce qui est sûr, c'est que cela n'a rien de libéral.Une solution viable serait tout simplement la liberté de créer son syndicat. Rien d'autre. Aux syndicats créés d'essayer de regrouper un maximum d'adhérents afin d'être suffisamment représentatifs pour peser sur les décisions. Aux syndicats également de fixer une éventuelle cotisation. S'il y a liberté d'association (syndicale), la politisation des syndicats n'a aucune importance puisqu'elle résulterait du choix des adhérents. Enfin, les syndicats devrait avoir le choix de représenter qui ils veulent. Tous les problèmes évoqués viennent de l'impossibilité de créer un syndicat et d'être reconnu comme "représentatif" par l'administration.
phanou Posté 20 juin 2005 Signaler Posté 20 juin 2005 Euh je ne voulais pas dire "il faut que les syndicats soient comme ça"… pas du tout. Je ne veux pas interdir ou changer les status de la CGT et autres, juste je pense que si un syndicat se créait avec les critères ci-dessus il serait plus representatif, c'est tout. Tous les problèmes évoqués viennent de l'impossibilité de créer un syndicat Créer un syndicat n'a rien de difficile, créer une confédération l'est encore moins (juridiquement parlant) et d'être reconnu comme "représentatif" par l'administration. Pour l'instant, mais est-ce important ? Après tout le gouvernement reçoit bien UNSA ou Sud, qui ne sont pas sur la liste des "représentatifs"
Invité cirrus45 Posté 21 juin 2005 Signaler Posté 21 juin 2005 En fait au premier tour des élections syndicales seuls les syndicats "représentatifs" peuvent se présenter. Cette façon de procéder est anti-démocratique au possible, que dirions nous si depuis la libération seuls la SFIO LE PC et le MRP pouvaient se présenter au premier tour des élections politiques. nous trouvons ici un condensé de L'EXCEPTION FRANCAISE que certains hommes politiques Européens peu charitables nomment LE DELIRIUM FRANCAIS!!!.. la France est le seul pays du monde hors Cuba et Corée du Nord ou les fonctionnaires ont un statut communiste en béton voir en or massif signé par Mauice THOREZ Secrètaire général du PCF et copié servilement sur le statut des fonctionnaires Russes à la Libération. Le plus amusant c'est que POUTINE vient de le supprimer aux Russes et que les journalistes radios ont expliques aux Français que c'était un statut scandaleux à l'abri duquel l'administration Russe s'opposait efficacement aux réformes entreprises par le gouvernement Russe…. c'est pas notre grande et généreuse Administraion Francaise que le monde entier nous envie qui ferait ainsi de l'obstruction aux réformes Les "Partenaires sociaux" c'est à dire essentiellement la CGT communiste FO et SUD entre les mains des trotskystes sont en fait des SYNDICATS DE FONCTIONNAIRES puisque 60 % de leurs membres sont des fonctionnaires, au moins 20 % de plus sont para-fonctionnaires ou anciennement nationalisés banques assurances pétrole etc. On sait que 6% au plus des salariés du secteur privé cotisent à un syndicat et parmi eux les sociétés d'économie mixte comme les autoroutes…… Quand ils défilent il est clair que 90 % des bataillons appartiennent en fait à la Puissance Publique ou à ses obligés. Comme en plus 90% des Politiciens Français sont fonctionnaires il est clair que la secteur privé qui founi l'argent est soigneusement tenu à l'écart des décisions. Donnons enfin le mot de la fin à Marc Blondel ancien secrétaire général de FO qui à répondu à un journaliste qui lui parlait de "l'interêt général" qu'il n'étati pas là pour défendre l'interêt général mais bien l'intêret de ses mandants. Parler dans ces conditions de partenaires sociaux c'est de la novlangue.
christo Posté 9 juillet 2005 Signaler Posté 9 juillet 2005 ok, alors, on fait la même chose avec les entreprises, plus aucune subventions aux entreprises, les entrepreneurs doivent se responsabiliser et apprendre a ne pas compter sur l argent du contribuable, aprés tout s il veut entreprendre, qu il assume seul les risques, l etat n a a verser ni un sou aux syndicats, ni aux entreprises ce ne sera alors que justice
LaFéeC Posté 9 juillet 2005 Signaler Posté 9 juillet 2005 créer un syndicat "représentatif" cad qui a le droit de signer les accords est impossible.
christo Posté 9 juillet 2005 Signaler Posté 9 juillet 2005 créer un syndicat "représentatif" cad qui a le droit de signer les accords est impossible c'est juste et scandaleux !
Invité jabial Posté 10 juillet 2005 Signaler Posté 10 juillet 2005 ok, alors, on fait la même chose avec les entreprises, plus aucune subventions aux entreprises, les entrepreneurs doivent se responsabiliser et apprendre a ne pas compter sur l argent du contribuable, aprés tout s il veut entreprendre, qu il assume seul les risques, l etat n a a verser ni un sou aux syndicats, ni aux entreprisesce ne sera alors que justice <{POST_SNAPBACK}> Tout à fait.
Pierre-Ernest Posté 3 août 2005 Signaler Posté 3 août 2005 Le problème des syndicats en France c'est : - qu'ils recrutent surtout chez les fonctionnaires et les sociétés nationalisées - qu'ils ont le monopole de la représentativité (déjà dit). - qu'ils fonctionnent à un niveau national, ce qui leur donne finalement un rôle déjà rempli par les partis politiques. Comme il y a un conflit d'intérêt évident entre, par exemple, les mineurs de Lorraine, les ouvriers de la chimie à Toulouse et les enseignants de Bretagne, leur action est, en fait, théoriquement impossible. Un secrétaire national de la CGT issu de la SNCF ne peut évidemment pas représenter un employé d'une société cliente de la SNCF, ou, mieux encore, un chauffeur de camion. Tout ces points expliquent facilement leur très faible représentativité réelle, et la fragilité des accords qui peuvent être passés. Le droit de grève n'est pas reconnu explicitement par la déclaration des droits de l'homme de 1789. Il s'exerce "dans le cadre de la loi", ce qui signifie qu'il peut très bien être réduit, voire supprimé pour certaines professions. Le droit de grève ne devrait pas être accordé aux fonctionnaires, car les fonctionnaires doivent exécuter (théoriquement, bien sûr) ce que le "peuple souverain" leur demande. Il n'y a pas égalité entre les fonctionnaires et leur employeur (le peuple souverain). D'ailleurs, la grève était illégale en Union Soviétique. Donc : - Oui aux syndicats, mais par branche d'intérêt. - Pas de syndicat chez les fonctionnaires - Pas de syndicat au niveau national. - Pas de discussion tri ou multipartite. Les syndicats, s'ils sont plusieurs, devraient d'abord désigner un représentant unique et souverain pour les discussions (idem pour les employeurs). - Pas de tierce partie (Etat, administration locale) dans les discussions. - Tous les conflits devraient obligatoirement se terminer par un accord écrit, et signé par les 2 partenaires (le syndicat et l'employeur). La non-application de l'accord devrait faire l'objet d'une procédure exercée par une justice spécialisée, du type prudhommes, décidant souverainement. (J'ai bien conscience que mon programme aura du mal à passer en France sans une révolution…)
von Hayek Posté 3 août 2005 Signaler Posté 3 août 2005 ok, alors, on fait la même chose avec les entreprises, plus aucune subventions aux entreprises, les entrepreneurs doivent se responsabiliser et apprendre a ne pas compter sur l argent du contribuable, aprés tout s il veut entreprendre, qu il assume seul les risques, l etat n a a verser ni un sou aux syndicats, ni aux entreprises ce ne sera alors que justice <{POST_SNAPBACK}> Entièrement d'accord l'Etat reste en dehors pour les deux camps voilà une vrai égalité qui permet également la liberté
Messages recommandés
Archivé
Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.