Jump to content

Recommended Posts

Puisque personne n'en parle, j'en parle !

 

 

Il y a des perles dans le rapport de synthèse ( http://www.oecd.org/pisa/keyfindings/PISA-2012-results-france.pdf ) concernant la France :

 

En France, le climat de discipline est resté à peu près stable entre 2003 et 2012. Cependant,la France se classe parmi les pays de l’OCDE où la discipline est le moins respectée, et ceci même si la plupart des élèves en France bénéficient de classes disciplinées.

 

La France est le pays qui demande le moins de retour d’information de la part de ses élèves sur les leçons, les enseignants et les ressources, et où le tutorat pour les enseignants est le moins développé de tous les pays participants.

 

les élèves français prennent en général plus de plaisir que la moyenne des pays de l’OCDE dans l’apprentissage des mathématiques mais sont également parmi les plus anxieux. Ainsi, avec un niveau d'anxiété resté stable entre 2003 et 2012, la France compte toujours en 2012 parmi les pays de l’OCDE où le niveau d'anxiété est le plus élevé.

 

En France, par rapport à 2003, il y a un peu près autant d’élèves très performants, mais surtout beaucoup plus d’élèves en difficulté, ce qui sous-entend que le système s’est dégradé principalement par le bas ces 9 dernières années.

 

Dans certains pays, incluant la France, le milieu socio-économique dans lequel on vit explique encore plus fortement les performances obtenues lors de l'enquête PISA 2012.

 

La France se situe aussi au niveau de la moyenne des pays de l’OCDE avec 17 % de ses élèves ayant déclaré avoir séché au moins un cours lors des deux semaines précédant l’évaluation PISA (contre 18 %, en moyenne, dans les pays de l’OCDE). (WTF ?)

 

La France, avec seulement 47 % des élèves déclarant se sentir chez eux à l’école, affiche la proportion la plus basse de tous les pays et économies ayant participé au cycle PISA 2012.

 

La France compte parmi les pays où les élèves ont le moins confiance en eux concernant leurs compétences en mathématiques et font le moins preuve de persévérance pour résoudre des problèmes de mathématiques.

Link to comment

Pourquoi tant d'anxiété ? Parce que les enfants et leurs parents n'ont aucune liberté dans leur choix de formation. Moi même, je n'ai aucune honte à dire que mon expérience scolaire, du moins jusqu'à l'enseignement supérieur, a été frustrante et une source de perte de temps. (très clairement, il m'arrivait souvent en classe d'avoir l'envie de jeter mes cahiers par la fenêtre et m'enfuir de la salle, tandis que l'institution, c'est à dire professeur et responsable administratif, penserait que mon cas relève de la fainéantise ou je ne sais quelle autre fadaise)

 

Ce que l'école de masse arrive très bien à faire, étant donné le temps qu'elle accapare par les cours et les devoirs à la maison, c'est anéantir chez la plupart des élèves leur curiosité intellectuelle naturelle. Lorsque le livre devient un objet d'ennui, que l'enseignement de connaissance dont on ne voit pas l'utilité se fait sous la contrainte, et qu'ainsi le travail intellectuel soit perçu comme un labeur aride, il y a forcément un impact psychologique sur l'étudiant. Certains suivent le mouvement tête baissé, joue la carte de la résignation tandis que d'autres s'indignent ou font le minimum. Mais tous se voient privé de longues années de jeunesse qui pourraient être tellement mieux investies.

 

L'usage de la force par l'état à son impact social et économique : les répercussions de l'action gouvernementale sur les potentialités individuelles, et donc le bien être collectif, sont par conséquent lourdes. Combien de fois me suis je dit, au vu des échecs scolaires d'amis ou de connaissance que je fréquentais dans mes années de collégien et lycéen, à quel point leur destiné aurait été différente dans un système éducatif libre et concurrentiel.

 

Pas étonnant qu'il y est autant de jeunes pommés qui quittent le système sans la moindre qualification et que certains professeurs, comme JT Gatto, après des années de travail remarquable, démissionne de leur fonction tellement leur travail, tel qu'il s'exerce au sein du système éducatif actuel, et leur employeur les dégoutent.

 

Il ne faut pas non plus oublier les dépenses gouvernementales croissantes dans ce secteur pour des résultats de plus en plus médiocres. Si le niveau d'instruction d'une population était corrélé aux dépenses gouvernementales pour celle ci, on serait un pays de génie...

 

je ne l'ai pas encore vu mais cela pourrait intéresser :

 

http://www.youtube.com/watch?v=KfIN9J7Y9us

 

Le droit à l'éducation est un faux droit crée par le pouvoir afin de faire passer pour un privilège l'enfermement dans les écoles publiques de la bonne conscience citoyenne. La liberté de choisir quelle éducation on souhaite donner à ses enfants en est un.

Link to comment

C'est incompréhensible, avec ce système que le monde entier nous envie, nos pédagogues chevronnés du ministère, ces réformes festives pour transformer l'école en centre de loisirs et surtout avec toute cette richesse affleurant dans nos banlieues qui sont des mines d'or. Un sociologue va certainement nous expliquer que c'est une erreur de méthode et que le niveau monte, le fond du problème étant l'accroissement des inégalités et le manque de moyens.

Link to comment

Je vous demande de vous arrêter.

 

Si PISA donne de mauvais résultats à la France, ce n'est pas la faute de la France, mais la faute de PISA, qui s'est imposée uniquement grâce au lobbying de l'OCDE. D'ailleurs "PISA n'est pas une « omni-évaluation ». Elle s'arrête à la capacité à utiliser des savoirs… les compétences sociales n'y sont nulle part !"

 

http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/12/03/comment-pisa-est-devenu-la-norme-mondiale-de-l-evaluation-scolaire_3524386_1473688.html

 

:D

Link to comment

Les scores chinois ou affiliés ont quand même l'air proportionnellement bien abusés à partir du niveau 4. J'apprendrais qu'il y a une passation systématique de tests étrangement similaires à celui-ci dans leurs programmes que ça ne m'étonnerait pas. M'enfin ça reste toujours un indicateur sympa pour se situer par rapport au reste.

Link to comment

Les scores chinois ou affiliés ont quand même l'air proportionnellement bien abusés à partir du niveau 4. J'apprendrais qu'il y a une passation systématique de tests étrangement similaires à celui-ci dans leurs programmes que ça ne m'étonnerait pas. M'enfin ça reste toujours un indicateur sympa pour se situer par rapport au reste.

 

Je me suis dit la même chose.

Link to comment

Les scores chinois ou affiliés ont quand même l'air proportionnellement bien abusés à partir du niveau 4. J'apprendrais qu'il y a une passation systématique de tests étrangement similaires à celui-ci dans leurs programmes que ça ne m'étonnerait pas. M'enfin ça reste toujours un indicateur sympa pour se situer par rapport au reste.

A la fois les questions sont pas si difficiles.

C'est plutôt le 3% français de réussite a la question 6 que je ne m'explique pas, c'est 2 additions et une division ...

Que 31% des chinois a shanghai puisse y répondre c'est pas si étonnant, c'est même pas énorme en fait.

Il faut aussi voir que les élèves de shanghai sont sans doute bien au dessus de la moyenne chinoise.

Link to comment

L'élève moyen chinois est peut être meilleur que le français mais combien de génies sortent réellement de leurs écoles ?

 

L'étude se limite à Shangai et Hong Kong, en 2015 arrive la Chine, on va bien voir comment cela évolue, pas sûr que le reste de la Chine soit du même niveau.

Link to comment

Je vous demande de vous arrêter.

 

Si PISA donne de mauvais résultats à la France, ce n'est pas la faute de la France, mais la faute de PISA, qui s'est imposée uniquement grâce au lobbying de l'OCDE. D'ailleurs "PISA n'est pas une « omni-évaluation ». Elle s'arrête à la capacité à utiliser des savoirs… les compétences sociales n'y sont nulle part !"

 

http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/12/03/comment-pisa-est-devenu-la-norme-mondiale-de-l-evaluation-scolaire_3524386_1473688.html

 

:D

 

Lobbying, hégémonie, tout y est, cette réaction ne m'étonne pas, persévérons dans l'erreur.

Link to comment

 

haha

 

Participer à PISA a coûté 534 000 euros à la France en 2012 et, tous les ans, c'est à peu près le même montant en bas de la facture. A la cotisation de 283 000 euros pour participer au questionnaire central (sans les questionnaires élèves ou parents, facturés en plus), s'ajoutent au minimum 251 000 euros de dépenses occasionnées en France en salaires (trois temps-plein), impression des carnets des élèves (56 000 euros), corrections (160 journées de travail)… pour faire passer PISA à 4 300 adolescents.

Link to comment

Ce qui est fort dans l'article deu monde c'est que meme les "optimistes" font un constat assez terrifiant:\

 

On commence par: "Ce que je constate n'est pas une vraie baisse de niveau"

 

Mais en fait: " Des élèves de terminale ont du mal à comprendre un pourcentage, un chiffre."

" Les lycéens ont de vrais problèmes à comprendre les chiffres et butent sur la résolution de problèmes."

"Je me suis aperçu que le vrai problème était une question de compréhension et de lecture de l'énoncé, donc un problème de maitrise de langue."

Link to comment

haha

 

Participer à PISA a coûté 534 000 euros à la France en 2012 et, tous les ans, c'est à peu près le même montant en bas de la facture. A la cotisation de 283 000 euros pour participer au questionnaire central (sans les questionnaires élèves ou parents, facturés en plus), s'ajoutent au minimum 251 000 euros de dépenses occasionnées en France en salaires (trois temps-plein), impression des carnets des élèves (56 000 euros), corrections (160 journées de travail)… pour faire passer PISA à 4 300 adolescents.

 

Bon, c'est vrai que la facture est salée pour participer à un test, m'enfin comparé au budget de l'éducation nationale, les subventions à la presse comme lemonde ou encore toutes les activités festives et joyeuses coûtant plusieurs millions d'euros, c'est vraiment du foutage de gueule de la part de ce journal que de pointer cela.

Link to comment

A la fois les questions sont pas si difficiles.

Encore heureux que les questions nous semblent faciles, nous n'avons pas le même niveau que des collégiens :mrgreen:

Mais pour avoir donné pas mal de cours particuliers je peux témoigner que pour un élève lambda, la plus grande difficulté ce n'est pas tant faire les calculs que comprendre par quel bout il doit commencer. Et pour ça la manière dont est posé l'énoncé joue énormément. D'ailleurs on peut demander à n'importe quel prof : dès qu'on sort des exercices-type révisés en classe les notes chutent instantanément, même si les compétences demandées sont exactement les mêmes en théorie.

Maintenant imaginons que la formulation des énoncés du test Pisa soit, comme par hasard, celle à laquelle sont habitués les petits chinois. Il est évident qu'ils auront un avantage sans pour autant qu'on puisse conclure qu'ils sont meilleurs en maths.

 

Il faut aussi voir que les élèves de shanghai sont sans doute bien au dessus de la moyenne chinoise.

Sans doute aussi.
Link to comment

Faut voir aussi comment ils les rédigent, ces énoncés. Je regarde de temps en temps les exos de Maths de ma soeur, qui est en 3ème, je peux vous assurer que ce n'est pas rédigé en français.

Entre la recherche de langage "pédagogique" et le jargon propre à la matière, c'est parfois difficile de savoir où ils veulent en venir.

Je ne dis pas que les élèves comprendraient l'énoncé s' il était en français, vu leurs lacunes pour comprendre une question d'explication de texte, j'en doute fort (j'ai vu passer des copies de français de 5ème dans un très bon collège, c'est catastrophique).

Mais je dis que les rédacteurs de programmes et de manuels scolaires sont complètement à l'ouest.

Link to comment

Le figaro s'interroge sur les raisons de la supériorité des élèves asiatiques dans le classement. Est mentionné le biais de sélection, le sociologue de service trouve plein de raisons culturelles. Certaines sont vraissemblales, comme l'enfant unique, l'homogénéité culturelle, le confucianisme, les méthodes à l'ancienne basées sur les fondamentaux, l'organisation des écoles asiatiques pour transformer ce test en véritable examen, où mystérieusement les mauvais éléments sont absents. Mais le point amusant est que la seule cause jamais envisagée c'est la différence de QI.

 

http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/03/01003-20131203ARTFIG00536--shanghai-ces-enfants-uniques-surperformants.php

 

http://www.lefigaro.fr/international/2013/12/03/01003-20131203ARTFIG00583-pourquoi-les-ecoliers-asiatiques-reussissent-mieux-que-les-autres.php

 

A part ça évidemment le Monde et la presse gouvernementale multiplient les contre-feux pour ne surtout pas évoquer la faillite du mammouth et des réformes imbéciles de Peillon.

Link to comment

Comment se fait il que les pays ayant, d'après des statistiques internationales sur l'éducation tel PISA, les meilleurs système d'éducation (Finlande, Corée, Suisse, etc) ne soient pas très représentées dans l'octroi des prix Nobel ?

Parce que ce sont des pays absolument minuscules?

Link to comment

Parce que ce sont des pays absolument minuscules?

 

Et alors ?

Cela ne les empêche pas de se doter des meilleurs conditions d'enseignement et de recherche possible pour générer des idées originales ou discuter de celles déjà existantes. On parle quand même de pays développés.

 

Link to comment

Comment se fait il que les pays ayant, d'après des statistiques internationales sur l'éducation tel PISA, les meilleurs système d'éducation (Finlande, Corée, Suisse, etc) ne soient pas très représentées dans l'octroi des prix Nobel ?

 

Parce que les meilleurs éléments finlandais, coréens et suisses intègrent des labos de recherches américains.

Link to comment

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now
×
×
  • Create New...