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Johnathan R. Razorback

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Tout ce qui a été posté par Johnathan R. Razorback

  1. La SDF pro-lepéniste avec laquelle Mélenchon débattait dans son dernier passage à l'émission politique de Fr 2 revenait constamment sur le fait que les migrants de Calais, eux, avaient des Smartphones. Je soupçonne donc que ce n'était pas son cas. On parlait dans un autre fil de la peur du déclassement qui poussent certains à voter FN (tenir les pauvres immigrés à distance), dans le cas de cette dame, j'ai l'impression qu'on avait quelque chose du genre: je suis toujours aussi pauvre, mais eux sont plus riches que moi (et "on" -bénévoles, Etat- les aide), donc je suis invisibilisée et plus pauvre (pas en valeur absolue mais relativement, sur une échelle sociale de la misère où le nombre de barreaux augmente, et mes chances d'y remonter diminuent).
  2. Et bien pour une fois tant mieux, c'est une débilité machiste. Et à ce qu'il semble Korwin-Mikke est un monarchiste nazillon : https://fr.wikipedia.org/wiki/Janusz_Korwin-Mikke
  3. Merci, c'est très intéressant, on voit des profils divers et des disparités régionales, c'est du vrai travail de journalistes, ça fait plaisir de voir que la qualité existe encore. Tu parles de crise identitaire, je ne sais pas si le libéralisme, dans ses formes principales en tout cas, est à même d'apporter une réponse à ce type de problème. Et d'ailleurs Macron, si tenu son libéralisme soit-il, va typiquement avoir cette difficulté en face de lui: difficulté à investir la dimension symbolique du politique, difficulté à proposer une identification collective positive et efficace. Alors qu'en face MLP se débrouille bien sur ce terrain, son message étant en gros "je vais vous éviter l'islamisation" (c'est-à-dire la paupérisation, selon la logique du racisme qu'à bien saisie Clouscard. Le signifiant c'est musulman, le signifié c'est paupérisé).
  4. Ce qui me fait penser que je dois encore lire Le nouveau totalitarisme, de Roland Huntford. Une société prête à combattre pour défendre son modèle social-collectiviste que le monde la France lui envie, et le soustraire aux vilains communistes inspirateurs dudit modèle vilains russes homophobes pas Charlie.
  5. C'est quoi la morale de l'histoire ? Les filles cherchent de beaux gosses qui les méprisent ?
  6. Un petit billet pour essayer de déterminer la valeur historique et politique de la Présidence qui s'achève: http://oratio-obscura.blogspot.fr/2017/03/presidence-hollande-lheure-du-bilan.html
  7. Je ne pense pas du tout que ce soit le but, c'est trop machiavélique pour la plupart, et trop contraire à leurs sentiments profonds ("barrage au fascisme", etc.). En revanche c'est certainement l'effet indirect de la ligne du front de gauche en 2017, qui avait essayé de mobiliser sur le thème "Front contre Front", en espérant attirer l'attention sur lui, mais en en offrant de facto au FN.
  8. En parlant d'allumés, je viens de finir de feuilleter l'anti-Œdipe de Deleuze et Guattari, et le moins qu'on puisse dire c'est que la tentative de G. Koenig de réinterpréter le deleuzisme comme un libertarianisme qui s'ignore (lecture que font aussi des marxistes comme Bensaïd ou Isabelle Garo) est... n'imp ?: « Il n’y a jamais eu, sauf dans l’idéologie, de capitalisme humain, libéral, paternel, etc. Le capitalisme se définit par une crauté sans commune mesure avec le système primitif de la crauté, une terreur sans commune mesure avec le régime despotique de la terreur. » -Gilles Deleuze et Félix Guattari, L'anti-Œdipe (Capitalisme et schizofrénie I), Les Éditions de Minuit, coll. Critique, 1972, 494 pages, p.448.
  9. Admettons que Macron désire sincèrement faire passer des réformes relativement libérales (je rappelle qu'il se définit comme solidariste donc faut pas trop en demander de base, malheureusement). Dans ce cas, et compte tenu que pour se faire élire il ne faut pas qu'il fasse trop peur à gauche, il ne va certainement pas tenir une position "seul contre tous" en disant que le gouvernement passera en force à la Manuel Valls. Il dit qu'il laissera les partenaires sociaux négociés, ça n'exclut pas qu'à la suite d'un échec des négociations, il revienne en disant "ils sont incapables de se mettre d'accord, le gouvernement doit trancher et réformer conformément au mandat qui m'a été donné". Bien sûr en restant dans le flou avant l'élection, il s'expose à des mobilisations massives s'il cherche à prendre les syndicats à revers. Mais bon, sa position n'est pas nécessairement extravagante. Je préférais que Macron prenne une position clairement libérale mais il faudrait qu'il soit prêt à attendre que l'opinion vote pour un tel programme. Ce qui n'est manifestement pas le cas.
  10. Réponse: on ne peut pas. Entre la droite depuis Chirac (premier ministre en 1986) et le Mitterrand d'après le tournant de la rigueur (1983), les partis de gouvernement ont convergé sur une gestion relativement identique de l'Etat-providence, dans un cadre européen et otanien, et un abandon des ambitions planificatrices de la période d'après-guerre (ce statu quo post-dirigiste -placardisation du Commissariat au Plan- étant rebaptisée néolibéralisme par les extrêmes [gauche] voulant faire peur). Si Macron passe (hypothèse qui me sidère mais devient moins improbable au fil des jours), on assistera à la fusion des descendants de la droite centriste et giscardienne et de la "deuxième gauche" rocardienne dans une coalition du centre, très 3ème république (ou "Marais" lors de la Révolution française). La tripartition du jeu politique sera à son apogée, avec un découpage FN - Nouveau centre - recomposition de la gauche avec les débris du PS + Mélenchon, les communistes, voire les Verts.
  11. Il a aussi adapté au théâtre Les Possédés. Je pense que le thème de l'absurde doit un peu mieux se prêter à la fiction ; je n'ai pas aimé Le mythe de Sisyphe. Mais pas beaucoup plus L'Étranger.
  12. Non. Sauf celle qui stipule qu'un piéton ne peut traverser qu'au feu vert, mais guère plus. Non, nous sommes pas "tous coupables".
  13. Par encore lu Dostoïevski mais: « Dostoïevski est la seule personne qui m'ait appris quelque chose en psychologie. » -Nietzsche.
  14. 1): Qu'est-ce qui prouve que la Justice française fait autre chose que son travail ? 2): Je pourrais commencer à me défendre de ton accusation quand tu aura préciser ce que tu entends par "inquisition" (étant donné qu'il est peu probable que tu te réfères au phénomène médiéval connu sous le même nom, laquelle était, soit dit en passant, plutôt plus objective et juste dans ses procédures que la justice seigneuriale, au moins dans certaines zones de son action) ; 3): Ce que tu dis est faux, il n'y a pas un tiers de députés soupçonnés d'avoir recourus à un système d'emplois fictif (et c'est ça qui est illégal et reproché à Fillon par les juges, pas que ça soit ses proches les hypothétiques bénéficiaires -ça c'est un facteur aggravant aux yeux de l'opinion publique).
  15. Oui, car les électeurs sont assez grands pour considérer un homme comme innocent jusqu'à preuve du contraire. S'ils ne le font pas, ce sera de toute façon à eux de supporter les conséquences. S'il y a vraiment dans le pays un mouvement d'adhésion à la personne et/ou au projet de Fillon, ce n'est pas une mise en examen qui l'empêchera d'être élu. Du reste aucun individu ni aucune institution n'est infaillible, peut-être que le dossier est vide au point qu'un juge compétent et/ou non politisé n'aurait pas dû ouvrir d'enquête, nous ne pouvons pas le savoir, il faut accepter la part d'imperfection (encore que le terme soit inadapté) de l'être humain. Je me demande d'ailleurs si certains seraient aussi chatouilleux sur ce sujet s'il avait concerné un politicien moins "libéral" que Fillon.
  16. Déjà, c'est la justice qui est l'objet de l'attention médiatique (qui plutôt que d'animer le débat politique sur le fond ou d'informer ils se contentent de commenter ad nauseaum les lents développements judiciaires, ce qui est bien évidemment plus facile matériellement parlant et moins exigeant sur le plan intellectuel), non pas les média qui seraient l'instrument de la Justice (même si des réseaux existent, comme partout). Ensuite je ne vois pas en quoi c'est un problème. Oui, la justice a un effet sur le processus politique, tout comme en aurait une vague de grèves "spontanées" si elle survenait dans la période électorale (ou n'importe quel autre événement). Comment peut-on dire que c'est un "problème" ? C'est le monde à l'envers: le problème, c'est qu'un individu ayant peut-être violé la loi au profit de son entourage familial devienne chef de l'Etat ! Et non pas que la justice cherche à savoir si la rumeurs est avérée ou pas ! Je suis désolé mais je ne vois pas ce que veulent dire ces ruminations, à moins qu'on veuille dire: "mon dieu, l'enquête des juges risque d'influencer les électeurs, il faut donc qu'il n'y est pas d'enquête, votons une loi pour interdire les enquêtes judicaires visant les politiques pendant les campagnes électorales". Ce serait insensé mais au moins la rumination serait cohérente avec une proposition politique. Là on est (pas forcément chez toi en particulier) dans la simple expression de sa contrariété, c'est assez pauvre.
  17. Je ne le nie bien sûr pas (on se bat pour des nuances là) ; ce que je veux dire c'est que même s'il était avéré que la justice est inhabituellement motivée à s'occuper de Fillon parce que composée de magistrats plutôt à gauche et/ou subissant des pressions d'un gouvernement de gauche, ce ne serait aucunement une preuve que l'accusé est victime d'un procès politique (au sens où ses droits seraient bafoués, où il serait condamné injustement, etc.). Or il a pas mal de gens, non sur Liborg mais dans les média ou chez les sympathisants de droite, qui ne voient pas la différence, à commencer par l'intéressé qui clame être victime d'un "coup d'Etat", "assassinat politique," etc. Je veux bien que l'on profite de la circonstance pour réclamer une meilleure indépendance/neutralité de la Justice mais la priorité devrait néanmoins être de défendre l'institution contre l'hystérisation née du climat de campagne. Si on défend pas l'institution, il ne faudra pas venir pleurer que la classe politique est intouchable, comme semblent le penser (à tort) certains ici.
  18. La Justice est indépendante jusqu'à preuve du contraire, tout comme Fillon doit être présumé innocent. Les petites phrases du genre "ce serait un coup de Hollande que ça ne m'étonnerait pas" donne peut-être l'air fin de celui qui en sait plus que les autres, mais ça reste du domaine de l'opinion.
  19. Qu'elle est ouverte à des traditions culturelles étrangères. Hypothétiquement, si ton exemple se répand durablement dans la société et perdure dans le temps au point que le souvenir de son origine étrangère s'estompe, on pourra arriver à un point d'assimilation où "manger chez soi du riz avec des baguettes" sera considéré comme un trait typique de la culture française (parce que "nos ancêtres faisaient déjà comme ça"). Mais uniquement si l'entité "la France" a encore un sens dans une telle configuration.
  20. La natalité va chuter parce que les congés payés seront réduit à deux semaines, pendant que les manuels scolaires se mettront à dire que la colonisation c'était pas si mal ?
  21. Merci à FabriceM pour avoir ouvert le fil. Si Macron ne passe pas le premier tour, je ne pense pas que son mouvement conservera une grande crédibilité (il pourrait même disparaître vite). Dans ses conditions, combien d'élus de l'aile droite du PS prendront le risque d'essayer d'être réélus sous l'étiquette "En Marche" plutôt que PS ? Sans doute peu. Par conséquent les effectifs des formations du centre ne vont probablement guère varier. Le PS va perdre beaucoup de monde, mais sans disparaître. Le groupe Gauche démocrate et républicaine va probablement disparaître à l'Assemblée, vu que les divisions du Font de Gauche vont revenir au premier-plan (les candidats communistes vont être concurrencés par des candidats mélenchonistes), conduisant éventuellement à la disparition des députés PCF à l'Assemblée (joli manière de fêter le centenaire de la Révolution d'Octobre). Enfin, si d'aventure MLP était élue, elle n'aurait sans doute pas la majorité absolue, elle serait obligée de composer avec la droite classique, édulcorant ainsi son programme et décevant probablement ses électeurs. A moyen terme ça pourrait conduire à un léger déclin du vote FN dans le pays (l'expérience du pouvoir décevant souvent les électeurs, comme les électeurs de Hollande en 2012 peuvent en témoigner).
  22. Tu dis ça à cause de Poney qui appelle à voter Mélenchon ? C'était une blague hein.
  23. Tu vois dire une justice politique ou politisée. Parce que je ne vois pas ce que les classes sociales viennent faire dans l'histoire...
  24. Apparemment Sarkozy a enterré le "recours Juppé". L'anti-chiraquisme est toujours là (Sarko et Fillon ayant préféré Balladur à Chirac en 1995).
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