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Tout ce qui a été posté par Lancelot
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C'est faux parce que c'est un résultat qui n'est pas concevable en même temps qu'une de ses prémisses. La bottom-line, encore une fois, est bien ce qu'un humain est (par nature) capable ou pas de penser.
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Je n'ai pas parlé de "généralités de sa pensée" et je ne sais pas vraiment ce que ça veut vouloir dire. J'ai parlé de la faculté humaine à créer des modèles formels des objets du monde et de leurs relations, à laquelle un individu peut accéder en observant ladite capacité chez lui et en supposant qu'elle est généralisable aux autres humains parce qu'ils fonctionnent à peu près pareil sur ce point. Je suis capable de grouper des objets par deux. Il s'agit d'une opération mentale, pas d'une propriété de ces objets. Les mathématiques ne peuvent prétendre, comme n'importe quoi d'autre du point de vue humain, qu'à être objectives par rapport à la nature humaine. Ce qui s'étend potentiellement à des entités d'autres natures dans la mesure où elles ont un fonctionnement similaire. Je sens venir l'accusation du grand méchant scepticisme absolu Pourquoi aurait-il besoin d'autres psychologues qui ne travaillent pas sur le même sujet ? Un marteau est-il une main ? Si on n'avait pas de capacité à modéliser on ne pourrait pas modéliser notre capacité à modéliser. Mais notre capacité à modéliser n'est-elle pas nécessaire en premier lieu pour être capable de modéliser ? Désolé mais je maintiens que c'est complètement stérile. Pourquoi pas ? Si je dis que (a + b)² = a² + b² je fais une erreur. Cette erreur, comme les erreurs de perception, peut avoir pour cause une généralisation abusive d'un pattern si je connais déjà le résultat (a * b)² = a² * b². La plupart des erreurs dans mes copies de maths étaient dues à l'inattention (encore un gros champ d'étude en psychologie) quand j'oubliais un signe - quelque part ou ce genre de choses. Bref les erreurs en maths n'ont rien de spécial de ce point de vue. Si on dit "ceci est incohérent" on n'a pas besoin de référence extérieure puisqu'on compare une de nos pensées à une autre. En d'autres termes "je ne peux pas croire ceci et cela en même temps". C'est le cas pour toutes les perceptions multistables, dont le cube de Necker que j'ai posté.
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D'abord je ne conteste pas le réalisme externe. Ensuite la différence entre un océanographe et un mathématicien est que l'océanographe observe un objet qui existe dans le monde tandis que le mathématicien observe la faculté humaine à créer des modèles formels des objets du monde et de leurs relations. Il se situe à un niveau d'abstraction suffisamment haut pour ne plus traiter d'objets du monde en particulier mais de la manière dont n'importe quel objet peut être conçu. Bref il fait de la psychologie et son outil d'expérience est sa propre faculté en tant qu'elle est généralisable aux autres êtres humains. La logique repose sur le fait qu'un esprit existe pour raisonner. On peut s'amuser longtemps à faire des boucles comme ça. Dans tous les cas c'est un mauvais argument. Les psychologues seront ravis d'apprendre qu'ils n'ont pas le droit de s'intéresser à la pathologie mentale, aux illusions, aux biais, à l'imagerie mentale (s'imaginer quelque chose qui n'est pas là)... Pour prendre un cas "simple", une illusion d'optique peut arriver (entre autres) lorsque l'information est insuffisante pour comprendre ce qui est perçu. Parce que le cerveau a tendance à compléter les patterns : Ou à appliquer des biais (ici celui que la lumière vient d'en haut) : Parfois avec une seule et même figure il y a plusieurs interprétations potentielles concurrentes qu'on peut appréhender séquentiellement mais jamais en même temps (et oui on peut savoir si une personne perçoit l'une ou l'autre à un instant t à partir de son activité cérébrale) :
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Donc un processus psychologique ne peut pas aboutir à une erreur ? Par exemple les erreurs de perception ça n'existe pas ? Ou les erreurs de mémoire ?
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Dans la mesure où je ne sais pas si les gars qu'il critique ont la même position que moi (et c'était le sens de ma remarque plus haut sur les étiquettes dans les discussions avec des philosophes) par défaut ça m'en touche une sans faire bouger l'autre. Qu'est-ce que c'est ce grand méchant scepticisme absolu et en quoi est-il impliqué par ce que je dis ? C'est une branche des mathématiques. Ou le tronc, en tous cas quelque chose du genre.
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Non, ça raconte quoi ?
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Le grand classique du "sois original !" "non, pas comme ça !".
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Sujet sur l'argent, aucun économiste comme référence. Seems legit.
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Les gens sont sans doute capables de croire n'importe quoi mais ce n'est pas la question, et une fois de plus Peirce le dit mieux que moi :
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Faut qu'on se mette d'accord aussi, quand je dis "un humain" ce n'est pas Bébert au café du coin c'est une personne dont on suppose (1) qu'elle a une compréhension suffisante de ce qui se passe et (2) qu'elle est de bonne foi. C'est une forme d'objectivité qui dépend de la nature humaine mais pas d'un humain en particulier. La comparaison avec droit positif/droit naturel est donc pertinente. Parce que sinon le même raisonnement peut s'appliquer sur les sciences expérimentales : si un gars foire son protocole et récupère des résultats absurdes ça n'invalide pas le protocole.
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Ça m'embête de mettre des noms sur mes positions, surtout quand je parle avec des philosophes, parce qu'à tous les coups les noms sont associés à d'autres trucs que je ne pense pas/connais pas et la conversation va se focaliser sur ces trucs... Mais j'ai pensé à un nouvel angle d'attaque pour peut-être éclaircir mon point de vue. Comme disait mon prof de maths de terminale, "la mathématique est une théorie cohérente". Comment sait-on qu'on a fait une erreur en mathématique ? Quand on arrive à une contradiction, à un résultat qui n'est pas concevable en même temps qu'une de ses prémisses. La bottom-line des maths c'est donc ce qu'un humain est capable ou pas de penser.
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Les mathématiques sont une branche de la psychologie. Discuss.
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Dès lors qu'on adopte au moins une part de conséquentialisme et de réalisme moral (en supposant qu'on puisse avoir le premier sans le second) on accepte qu'un choix moral puisse être correct ou incorrect selon ses effets. Même sur les questions les plus abstraites, par exemple l'existence de Dieu, je peux faire du William James et dire qu'au minimum les différentes croyances sur ce sujet ont pour effet de me rendre plus ou moins satisfait, vertueux etc. et qu'en l'absence d'autre raison concrète ce sont des critères suffisants pour faire mon choix. Pas dans le texte non donc je ne peux pas commenter.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Lancelot a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Oui c'est l'autre volet plus explicitement moral à côté de la déconstruction qui se veut plus ou moins wertfrei : la critique de la pensée en terme de normal/anormal comme une oppression envers ceux qui se retrouvent en dehors de la norme. C'est comme ça qu'on se retrouve avec des expressions comme "cis-gender", "neurotypical" ou "differently abled" qui sont une subversion du vocabulaire de la pathologie (là dessus on peut lire Canguilhem ou Foucault pour les plus vulgaires). Et donc on en vient à voir le fait d'être dans la norme comme un privilège si ça vous rappelle quelque chose... À côté de ça un second argument moral est celui des aménagements, et je paraphrase un de mes profs de fac d'il y a bientôt 10 ans : "La notion de handicap n'existe que par rapport à un environnement. Si demain tous les escaliers étaient remplacés par des rampes d'accès alors les personnes qui sont aujourd'hui considérées comme handicapées parce qu'elles ne peuvent pas les monter perdraient ce handicap sans aucun effet significatif pour les autres". Bien sûr en généralisant ça donne les histoires d'inclusivité. -
J'appelle ça une hypothèse plutôt qu'une entourloupe. Après on ne fait pas forcément exprès de formuler des hypothèses. Peut-être qu'à la base un philosophe dit X, mais X implique Y qui implique Z qui relève d'un tout autre domaine et se trouve être vérifiable. Houla non mais faut pas me lancer sur l'épistémologie des maths parce qu'on n'est pas rendus
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Images pas cool, justice sociale & steaks saignants
Lancelot a répondu à un sujet de Lancelot dans La Taverne
Voilà, c'était un peu le boss final des SJW durant le GamerGate. Ça lui a permis de se faire largement connaître (rappelons quand même qu'elle a fait un discours à l'ONU ) et ces derniers temps elle bosse comme "consultante" derrière la scène. -
Série L : J'aurais pris Est-il possible d’échapper au temps ? juste pour le principe de placer "le temps t'accule". Hegel dit de la merde mais ce n'est pas vraiment une surprise. Série ES : J'aurais hésité entre le texte de Leibniz qui est vraiment intéressant et "Le travail divise-t-il les hommes ?" qui a un gros potentiel de troll en partant sur les bienfaits de la division du travail. Série S : Le texte de Freud n'est pas déconnant mais c'est juste de l'épistémologie bateau, pas grand chose à manger dessus. J'aurais sans doute pris le truc sur la culture par dépit pour pouvoir taper sur des gens.
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Images pas cool, justice sociale & steaks saignants
Lancelot a répondu à un sujet de Lancelot dans La Taverne
Mais ne vous inquiétez pas, l'inquisition veille au grain : -
Je préfère les philosophes qui mettent la main dans le cambouis, au moins on peut discuter. Après tout la science c'est un peu la philosophe naturelle (je viens peut-être de trigger quelqu'un en disant ça désolé ) et une philosophie sans aucune réfutabilité (donc aucun rapport avec le réel quelque part) n'a pas grand intérêt de mon point de vue à part peut-être comme œuvre de fiction.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Lancelot a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
@NoName et @Mégille vous soulignez ce qui est à mon sens un problème chez les déconstructionnistes de manière générale : la croyance que, sous prétexte qu'on a trouvé une exception ou un cas marginal où un modèle ne s'applique pas parfaitement, alors ce modèle perd toute pertinence. -
Ce n'est pas même pas forcément exactement ça. Par exemple on peut dire que le cerveau est effectivement le "centre de contrôle" du corps mais que l'activité cérébrale elle-même n'est pas spontanée mais générée par l'âme. En gros le corps est une voiture, le cerveau est le poste de pilotage et l'âme est le conducteur. Avec par exemple une étude en IRMf on peut regarder le volant tourner et l'effet sur l'orientation des roues mais ça ne veut pas dire qu'il tourne tout seul.
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Guerre civile culture, IDW, SJW & co
Lancelot a répondu à un sujet de 0100011 dans Politique, droit et questions de société
Il faut distinguer au moins deux mouvements dans la déconstruction. L'origine est, d'après ce que je comprends, à chercher du côté de l'anthropologie. L'observation d'autres cultures a mis en évidence des différences possibles dans ce qui est considéré comme masculin ou féminin ou même l'existence potentielle de catégories à part. Homme et femme n'étant donc pas des concepts invariables et universels, "le genre" peut être considéré en tant que sujet d'étude. Le second temps se passe cette fois-ci du côté de la biologie, et plus particulièrement diverses conditions typiquement génétiques qui rendent le sexe d'un individu donné ambigu. Dans ce cas une décision est prise par la société (représentée par exemple par un médecin) qui assigne un sexe à l'enfant avec des conséquences plus ou moins heureuses. C'est ce qui permet la fameuse conclusion "biological sex is a social construct". -
Inversement il y a toujours des dualistes hardcore qui acceptent la corrélation entre activité cérébrale et mémoire, perception, action... mais qui ne l'acceptent pas comme preuve de l'origine matérielle de la pensée. Comme quoi en philosophie on peut toujours s'amuser.
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Descartes c'est surfait
