Rincevent Posté 15 janvier 2007 Signaler Posté 15 janvier 2007 Moi je n'aime pas, et je ne suis pas le seul. Il y a 10 millions de Parisiens qui ne sont pas partis à New York… 2 millions de Parisiens sur 10 millions de Franciliens. Par ailleurs, il y a probablement 9 900 000 Franciliens qui n'ont jamais eu l'occasion de mettre les pieds à NYC.
A.B. Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Ça m'étonnerait qu'il lise liberaux.org, il a sa carte de l'UMP Tu connais l'individu en question?
Gallatin Posté 16 janvier 2007 Auteur Signaler Posté 16 janvier 2007 Tu connais l'individu en question? Pas personnellement, non. Mais je connais quelqu'un qui connaît quelqu'un qui le connaît. Et c'est fou ce qu'on laisse traîner comme informations sur internet, même quand on essaie de rester relativement discret.
Gallatin Posté 16 janvier 2007 Auteur Signaler Posté 16 janvier 2007 tout à fait, tout à fait, et j'ajouterais une contribution d'un autre bolchévique notable : Ludwig Von Mises dans The Theory of Money and Creditsection "The Consequences of an Increase in the Quantity of Money While the Demand for Money Remains Unchanged or Does Not Increase to the Same Extent" sur l'effet redistributif de la création monétaire. http://www.mises.org/books/Theory_Money_Cr…Sec2.aspx#_sec8 Je dois dire que cette discussion a pris un tour auquel je ne m'attendais pas. Mais même si j'acceptais votre théorie "facho-bolcho", si j'avais le job de ce trader et qu'on me payait autant que lui, je ne refuserais pas l'argent, et je ne démissionnerais pas. Est-ce que ça ferait de moi un lâche, un collabo ou un damné?
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 tout à fait, tout à fait, et j'ajouterais une contribution d'un autre bolchévique notable : Ludwig Von Mises dans The Theory of Money and Creditsection "The Consequences of an Increase in the Quantity of Money While the Demand for Money Remains Unchanged or Does Not Increase to the Same Extent" sur l'effet redistributif de la création monétaire. http://www.mises.org/books/Theory_Money_Cr…Sec2.aspx#_sec8 Je dois avoir un talent prophétique : j'avais prévu ce que tu allais répondre. Tout le monde sait bien ça, mais ça ne permet nullement d'arriver à tes conclusion.
alex6 Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Le privilège de création monétaire est accordé par l'Etat aux banquiers "privés".La BCE est une chose abominable du fait que c'est un monopole, mais cela ne dédouane pas les banquiers de leurs privilèges. C'est un non-sens cette phrase. C'est comme dire "l'éducation nationale existe mais ça ne dédouane pas les profs de leurs privilèges". C'est une erreur fondamentale des libéraux que de dénoncer les privilègiés en lieu et place de ce qui instaure et distribue les privilèges. La perte de crédibilité est totale. La fixation du taux d'intérêt par la BCE est un outil pour "contrôler" la masse monétaire, mais la bonne blague, M3 tourne à +8%/an.évidemment, tout cet excès de monnaie se retrouve en hausse de prix là où les banques dirigent leur argent créé, càd les marchés financiers, l'immobilier, les matières premières, principalement. Et pendant ce temps-là, le pouvoir d'achat des honnêtes citoyens baisse. Franchement, c'est ridicule comme procédé ce que tu fais Vincent. Qui est-ce qui oblige quiconque à déposer son argent à la banque? Si c'est tellement simple de gagner des fortunes ainsi devient banquier et arrête de te lamenter sur les privilèges. Ces privilèges sont à chercher dans l'interventionisme étatique, que les banquiers en profitent n'a rien de choquant, c'est le système qui est mauvais en lui-même. L'initiative de faire de l'inflation n'est pas dûe aux banques que je sache. Je trouve ça sidérant que des libéraux défendent de pareils privilèges.Pour le coup, vous faites dans le sublime keynésiano-mercantilisme. Là pour le coup tu te poses en maître à penser, j'apprécie moyennement Peux-tu m'expliquer ce que Keynes vient faire là-dedans? (je précise, Keynes en lui-même et dans le texte, pas une des nombreuses tendances néo-keynésiennes auxquelles ont peut faire dire ce que l'on veut)
Calembredaine Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Ce qui me gène dans le discours de Vincent, ce n'est pas sa position sur les privilèges des banques, je serais bien incapable d'avoir un avis sur la question, je n'y connais rien. Ce qui m'ennuie c'est sa volonté de discréditer (afin d'interdire?) les boni perçus sous prétexte de privilèges. Or les salariés qui ont perçu ces boni les ont mérité car ils ont fait gagner de l'argent à leur entreprise avec les outils et moyens à leur disposition, identiques à ceux des autres salariés. Vincent, tout en dénonçant un système de privilèges, ne s'attaque pas à la bonne cible. En tirant à boulets rouges sur les boni exceptionnels, il renforce et pérennise le système qu'il dénonce. C'est exactement comme ceux qui méprisent les fonctionnaires parce qu'il vivent avec de l'argent volé.
alex6 Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 C'est exactement comme ceux qui méprisent les fonctionnaires parce qu'il vivent avec de l'argent volé. Oui, et en plus on se retrouve avec un procès sur le dos comme soi-disant soutien de ce système. Faut vraiment ne jamais lire ce qui s'écrit ici pour pouvoir se permettre une telle critique!
xara Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Ce qui me gène dans le discours de Vincent, ce n'est pas sa position sur les privilèges des banques, je serais bien incapable d'avoir un avis sur la question, je n'y connais rien.Ce qui m'ennuie c'est sa volonté de discréditer (afin d'interdire?) les boni perçus sous prétexte de privilèges. Or les salariés qui ont perçu ces boni les ont mérité car ils ont fait gagner de l'argent à leur entreprise avec les outils et moyens à leur disposition, identiques à ceux des autres salariés. Vincent, tout en dénonçant un système de privilèges, ne s'attaque pas à la bonne cible. En tirant à boulets rouges sur les boni exceptionnels, il renforce et pérennise le système qu'il dénonce. C'est exactement comme ceux qui méprisent les fonctionnaires parce qu'il vivent avec de l'argent volé. OK, mépriser ou non les fonctionnaires en question et le faire savoir, suppose des réponses à des questions morales et stratégiques délicates. Dans une économie mixte, dans cette zone grise, quelles pratiques peuvent-elles être considérées comme plus ou moins acceptables. Après tout, on peut peut-être considérer que beaucoup de ceux qui sont actifs dans cette sorte de guerre civile latente ne sont pas à l'initiative de la bataille. Mais à supposer qu'il faille donc rester prudent avant de dénoncer des fonctionnaires, tu conviendras peut-être qu'on pourrait au moins se passer de les féliciter de vivre de l'argent volé. Or ici, ce à quoi réagit Vincent est de cet ordre.
xara Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Oui, et en plus on se retrouve avec un procès sur le dos comme soi-disant soutien de ce système. Faut vraiment ne jamais lire ce qui s'écrit ici pour pouvoir se permettre une telle critique! Sauf que si quelqu'un s'était mis à féliciter des fonctionnaires pour je ne sais quelle prime "bien méritée", on lui serait sûrement tombé dessus parce qu'il "soutiendrait le système", et je ne crois pas qu'on aurait eu tort (de considérer que c'est un soutien au système).
xara Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Je dois dire que cette discussion a pris un tour auquel je ne m'attendais pas.Mais même si j'acceptais votre théorie "facho-bolcho", si j'avais le job de ce trader et qu'on me payait autant que lui, je ne refuserais pas l'argent, et je ne démissionnerais pas. Est-ce que ça ferait de moi un lâche, un collabo ou un damné? Peut-être, peut-être pas, mais ça ne ferait surement pas de toi un héro si ce bonus a particulièrement quelque chose à voir les privilèges bancaires.
Largo Winch Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Sauf que si quelqu'un s'était mis à féliciter des fonctionnaires pour je ne sais quelle prime "bien méritée", on lui serait sûrement tombé dessus parce qu'il "soutiendrait le système", et je ne crois pas qu'on aurait eu tort (de considérer que c'est un soutien au système). Non, la question d'une optimisation des dépenses publiques est une question de gestion, indépendante de la question libérale de réduction des dépenses publiques. Ce que tu écris là reviens à dire, par exemple : ne nous posons pas la question de savoir si les profs enseignent correctement, ce serait soutenir le système EN.
vincponcet Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Ce qui me gène dans le discours de Vincent, ce n'est pas sa position sur les privilèges des banques, je serais bien incapable d'avoir un avis sur la question, je n'y connais rien.Ce qui m'ennuie c'est sa volonté de discréditer (afin d'interdire?) les boni perçus sous prétexte de privilèges. Or les salariés qui ont perçu ces boni les ont mérité car ils ont fait gagner de l'argent à leur entreprise avec les outils et moyens à leur disposition, identiques à ceux des autres salariés. Vincent, tout en dénonçant un système de privilèges, ne s'attaque pas à la bonne cible. En tirant à boulets rouges sur les boni exceptionnels, il renforce et pérennise le système qu'il dénonce. C'est exactement comme ceux qui méprisent les fonctionnaires parce qu'il vivent avec de l'argent volé. ma volonté n'est pas d'interdire les bonus, mais au moins de ne pas s'en féliciter et surtout d'expliquer que les montants en question ne résultent pas forcément du marché libre. si je reprend ton analyse, pourquoi je ne vous vois pas vous félicité quand la CGT reçoit de l'argent par le CE d'EDF ? Après tout, ils ne font que vivre dans un système. C'est de la faute de l'Etat si cela est possible. La CGT ne fait qu'en profiter, ya rien de mal. Ce sont même des héros. Dans l'absolu libéral, un syndicat ou une banque, ce n'est pas une activité criminelle. Mais le pb est que nous ne sommes pas en marché libre. moi, je ne comprends pas pourquoi je lis tant de libéraux qui dénoncent les syndicats parce qu'ils auraient des privilèges, mais rarement les entreprises quand elles vivent de privilèges. Deux poids, deux mesures ?
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 si je reprend ton analyse, pourquoi je ne vous vois pas vous félicité quand la CGT reçoit de l'argent par le CE d'EDF ?Après tout, ils ne font que vivre dans un système. C'est de la faute de l'Etat si cela est possible. La CGT ne fait qu'en profiter, ya rien de mal. Ce sont même des héros. Foutaises comme d'habitude. L'argent de la CGT est clairement volé aux actionnaires d'EFT. A qui est volé l'argent de cet employé?
vincponcet Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Foutaises comme d'habitude. L'argent de la CGT est clairement volé aux actionnaires d'EFT. A qui est volé l'argent de cet employé? L'argent du CE d'EDF n'est pas volé aux actionnaires. Par statut, 1% du chiffre d'affaire va dans les caisses du CE. Cela figure même sur la facture EDF. Ensuite, le CE passe des contrats avec qui il souhaite. et cela va dans les caisses de la CGT. avant d'insulter les gens, essaye d'être plus sûr de quoi tu parles, mais même, je ne vois pas l'intérêt d'insulter les gens, même ceux avec qui je ne suis pas d'accord.
alex6 Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Sauf que si quelqu'un s'était mis à féliciter des fonctionnaires pour je ne sais quelle prime "bien méritée", on lui serait sûrement tombé dessus parce qu'il "soutiendrait le système", et je ne crois pas qu'on aurait eu tort (de considérer que c'est un soutien au système). Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer en quoi le secteur bancaire peut être considèré comme étant un organe public au même titre que l'EN ou la police? Dans ce procès tout sens de la mesure est perdu et la diatribe initiale de Vincent perd toute sa valeur. ma volonté n'est pas d'interdire les bonus, mais au moins de ne pas s'en féliciter et surtout d'expliquer que les montants en question ne résultent pas forcément du marché libre. Je me rend compte que je ne comprends rien à ce que tu dis. Tu parles d'équivalence sur un marché libre alors que le secteur bancaire et la monnaie plus généralement sont de manière évidente "non-libre". Si ton but est de nous le redémontrer, je suis désolé de t'annoncer que tu enfonces des portes ouvertes. si je reprend ton analyse, pourquoi je ne vous vois pas vous félicité quand la CGT reçoit de l'argent par le CE d'EDF ?Après tout, ils ne font que vivre dans un système. C'est de la faute de l'Etat si cela est possible. La CGT ne fait qu'en profiter, ya rien de mal. Ce sont même des héros. Tu mélanges tout. Comment peux-tu comparer le syndicalisme en France avec le secteur bancaire en espérant conserver un minimum de crédibilité? Tu sais mieux que moi que ça n'a strictement rien à voir et ce même sur le principe. moi, je ne comprends pas pourquoi je lis tant de libéraux qui dénoncent les syndicats parce qu'ils auraient des privilèges, mais rarement les entreprises quand elles vivent de privilèges. Deux poids, deux mesures ? Tu devrais mieux lire les écrits par ici, les priviléges des sociétés y sont dénonçés de la même manière. Notre problème vient du fait que tu as une définition du mot privilége qui diverge de la notre, en tout cas de la mienne. Quand Airbus va vendre des avions en Chine avec l'aide de l'état c'est un privilège à dénoncer, quand elf s'approprie le monopole du pétrole au Congo sous couvert des relations diplomatiques France-Congo c'est un privilége qu'il faut dénoncer. Ce que tu appelles le privilège bancaire ne se situe pas au même niveau, les banques n'étant pas décisionnaires.
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 L'argent du CE d'EDF n'est pas volé aux actionnaires. Par statut, 1% du chiffre d'affaire va dans les caisses du CE. Cela figure même sur la facture EDF. Mais EDF a le monopole de l'électricité aux particuliers. Les véritables propriétaires d'EDF, ce sont les français. Et ils sont bel et bien volés.
Sous-Commandant Marco Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 […]Comment peux-tu comparer le syndicalisme en France avec le secteur bancaire en espérant conserver un minimum de crédibilité? Tu sais mieux que moi que ça n'a strictement rien à voir et ce même sur le principe. La comparaison banque - syndicat me semble pourtant correcte. Dans les deux cas, il s'agit d'activités humaines légitimes qui sont détournées au profit de quelques uns avec la complicité de l'état.
Sous-Commandant Marco Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Mais EDF a le monopole de l'électricité aux particuliers. Les véritables propriétaires d'EDF, ce sont les français. Et ils sont bel et bien volés. Oui, mais la création monétaire est du même tonneau, puisqu'elle consiste à faire baisser la valeur des unités monétaires déjà en possession des gens au profit des émetteurs de ces nouvelles unités monétaires, au premier rang desquels figurent les banques.
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Oui, mais la création monétaire est du même tonneau, puisqu'elle consiste à faire baisser la valeur des unités monétaires déjà en possession des gens au profit des émetteurs de ces nouvelles unités monétaires, au premier rang desquels figurent les banques. Oui mais les activités de bourse ne proviennent pas de la création monétaire. Et quand l'autre là déclare que l'effet de levier est du crédit… Va falloir qu'il révise ses classiques.
Sous-Commandant Marco Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Oui mais les activités de bourse ne proviennent pas de la création monétaire. Et quand l'autre là déclare que l'effet de levier est du crédit… Va falloir qu'il révise ses classiques. Un cégétiste te ferait remarquer que son activité de vendeur de muguet ou d'animateur dans un camp de vacances du CE d'EDF n'est pas non plus du vol.
vincponcet Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Est-ce que quelqu'un pourrait m'expliquer en quoi le secteur bancaire peut être considèré comme étant un organe public au même titre que l'EN ou la police? L'outil de travail de base est étatique, et agit comme une subvention à celui qui l'utilise. c'est comme si les banques étaient ultra-subventionnées. Je me rend compte que je ne comprends rien à ce que tu dis. Tu parles d'équivalence sur un marché libre alors que le secteur bancaire et la monnaie plus généralement sont de manière évidente "non-libre".Si ton but est de nous le redémontrer, je suis désolé de t'annoncer que tu enfonces des portes ouvertes. Tu mélanges tout. On n'a pas l'air de se comprendre. Oui, la monnaie n'est pas libre actuellement, là dessus, tout le monde est d'accord. Ce que je dis c'est qu'institutionnellement, actuellement, ce sont les banques qui créent la monnaie, il est donc logique de dire qu'elles en tirent un profit qui ne résulte pas du marché libre. Alors, bien sûr, on peut tout réduire à l'Etat pour expliquer les violences. Mais ce serait considérer l'Etat comme un truc magique qui vit indépendamment des individus. Toute l'histoire de la monnaie et de la banque montre comment les intérêts des banques et de l'Etat ont toujours été liés. Comment par exemple, l'Etat pourrait payer ses dettes actuelles sans la création monétaire ? Et les banques sont bien contentes d'avoir le pouvoir de création monétaire pour faire des placements avec de l'argent qu'elles créent à partir de rien. C'est comme les chefs syndicalistes, ils obtiennent leur pouvoir de l'Etat, mais les Hommes de l'Etat aussi sont bien contents d'avoir des gens qui tiennent les salariés. Il y a collusion, c'est évident. Les bénéficiaires de privilèges sont parfois passif dans l'obtention d'un privilège, parfois non. Or, plus une catégorie de personnes gagne énormément d'un privilège, plus il y a de chances que cette catégorie est partie prenante active dans la violence. évidemment, l'employé de banque n'y comprend rien à ces histoires, mais les directeurs de trésorerie des banques ont bien compris qu'ils ont un privilège et qu'ils ne pourraient pas jouir de leurs effets de levier actuel si ils devaient investir que sur leurs actifs et de l'épargne réelle. par exemple, je lisais le rapport financier de citigroup, http://www.citigroup.com/citigroup/fin/data/k05c.pdf j'aimerais bien comprendre comment avec 1,5 milliards d'actifs(p.94) dont 600 millions issus des dépôts (p.29/94), ils arrivent à avoir un risque de 53 milliards de dollars(p.76). Comment peuvent-ils avoir des positions pour 35 fois ce qu'ils "ont" (et encore, car on ne peut pas forcément dire que les dépôts leur appartiennent). Et quand on regarde leur capital de réserve par rapport aux risques, il est de 100 millions (p.29)!! 100 millions pour couvrir 53 milliards ? Mais il vient d'où tout ce fric placé et qui n'apparait nul part ailleurs dans leurs comptes ? On peut certes s'endetter pour investir, mais dans ce cas, la dette apparait au passif, or là, les montants n'y sont pas. Il doit forcément s'agir d'argent créé par la banque. Comment peux-tu comparer le syndicalisme en France avec le secteur bancaire en espérant conserver un minimum de crédibilité? Tu sais mieux que moi que ça n'a strictement rien à voir et ce même sur le principe.Tu devrais mieux lire les écrits par ici, les priviléges des sociétés y sont dénonçés de la même manière. Notre problème vient du fait que tu as une définition du mot privilége qui diverge de la notre, en tout cas de la mienne. Quand Airbus va vendre des avions en Chine avec l'aide de l'état c'est un privilège à dénoncer, quand elf s'approprie le monopole du pétrole au Congo sous couvert des relations diplomatiques France-Congo c'est un privilége qu'il faut dénoncer. Ce que tu appelles le privilège bancaire ne se situe pas au même niveau, les banques n'étant pas décisionnaires. Et elf est décisionnaire ? Airbus est décisionnaire ? nous sommes justement dans le truchement Etat-big business. Dire qui décide n'est pas si évident.
vincponcet Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Oui mais les activités de bourse ne proviennent pas de la création monétaire. Et quand l'autre là déclare que l'effet de levier est du crédit… Va falloir qu'il révise ses classiques. http://en.wikipedia.org/wiki/Leverage_(finance) Financial leverage takes the form of a loan or other borrowings, the proceeds of which are reinvested with the intent to earn a greater rate of return than the cost of interest. et la suite de l'article, parle du leverage implicite dans les produits dérivés, qui sont en forte hausse dans l'activité financière. Produits, qui sont créées par les banques en prenant leverage sur les fonds de la banque, qui pour majeur viennent de la création monétaire. J'en ai parlé la semaine dernière avec un type qui travaille dans la construction de produits dérivés dans une grande banque. je t'aime bien, mais dire sans arrêt que je lis des trucs de simplet ou que je dois réviser mes classiques, tout en ne donnant jamais aucun argument, c'est vraiment désagréable.
A.B. Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 http://en.wikipedia.org/wiki/Leverage_(finance)je t'aime bien, mais dire sans arrêt que je lis des trucs de simplet ou que je dois réviser mes classiques, tout en ne donnant jamais aucun argument, c'est vraiment désagréable. Et si… oh… si tu lisais ce que j'ai dit sur les contrats derives qui permettent d'avoir des positions forward sans credit ?
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Et si… oh… si tu lisais ce que j'ai dit sur les contrats derives qui permettent d'avoir des positions forward sans credit ? Mais non, inutile d'en parler avec des gens qui savent : il y a Wikipedia! EDIT : Wikipedia l'explique en plus. Rhalala. A titre personnel je fais du levier tous les jours et je n'ai pas emprunté un centime.
vincponcet Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Mais non, inutile d'en parler avec des gens qui savent : il y a Wikipedia! EDIT : Wikipedia l'explique en plus. Rhalala. A titre personnel je fais du levier tous les jours et je n'ai pas emprunté un centime. ok, encore des états d'âme et aucun argument. explique au lieu de te foutre de la gueule des gens.
Invité jabial Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 ok, encore des états d'âme et aucun argument.explique au lieu de te foutre de la gueule des gens. Tu n'es pas obligé d'emprunter de l'argent, tu peux emprunter des titres, déja. Ensuite, il y a les contrats forward. Dans les deux cas, je peux le faire et je n'ai pas de pouvoir de création monétaire.
Sous-Commandant Marco Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 […]A titre personnel je fais du levier tous les jours et je n'ai pas emprunté un centime. Tu crois que tu n'as pas emprunté. Attends un peu de voir ce qui se passerait si tu perdais tout l'argent de ton levier. C'est un peu comme le découvert autorisé: si tu ne le couvres jamais, ta banque finira par te demander de rembourser ce prêt non-existent.
alex6 Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Ce que je dis c'est qu'institutionnellement, actuellement, ce sont les banques qui créent la monnaie, il est donc logique de dire qu'elles en tirent un profit qui ne résulte pas du marché libre. Mais sur un marché libre, qui est-ce qui créerait, idéalement, la monnaie? Ici le problème vient du fait que ce soit l'état qui crée actuellement de la monnaie via les banques. C'est pour cela que je ne suis pas d'accord pour mettre syndicat et banques sur le même plan, conceptuellement c'est une erreur. Sur un marché libre, je doute très fortement que les banques ne soient pas capables de gagner encore plus d'argent qu'aujourd'hui car elles seraient décisionnaires, ce qui comporte bien sûr son corollaire à savoir le risque de se planter. Je trouve étrange que tu stigmatises ce "pouvoir" de création monétaire qui n'en est un qu'aujourd'hui parceque l'état impose un système inflationiste. Ce pouvoir devient totalement salvateur sur un marché libre et l'enrichissement des banques dans l'absolu n'a rien d'une exploitation, chacun est libre de réaliser ces opérations boursières lui-même, le confort et la non-prise de risque se payent. Toute l'histoire de la monnaie et de la banque montre comment les intérêts des banques et de l'Etat ont toujours été liés.Comment par exemple, l'Etat pourrait payer ses dettes actuelles sans la création monétaire ? Et les banques sont bien contentes d'avoir le pouvoir de création monétaire pour faire des placements avec de l'argent qu'elles créent à partir de rien. S'il te plait, inutile de répèter ce que tout le monde ici sait sur les rapports état/banque, ça n'est pas le propos. Dis-moi plutôt si tu penses que ces mêmes banques sont contentes de voir leurs fonds perdre de la valeur à cause de l'inflation? Il me semble qu'une grande part de l'argent ne travaille pas "tout le temps" et notamment la réserve, liquidité qui est conservée pour les remboursements clients. Pour les banques comme pour les clients c'est une perte sèche dont tout le monde se passerait. Et elf est décisionnaire ? Airbus est décisionnaire ? nous sommes justement dans le truchement Etat-big business.Dire qui décide n'est pas si évident. La différence est de taille car pour les banques, et que celles-ci le veuillent ou non, l'état d'inflation est imposé. Airbus n'a en théorie aucun besoin d'un soutien politique pour vendre, c'est de la vente sur le dos des autres secteurs industriels qui est décidé par voie de facilité par les industriels en personne.
A.B. Posté 16 janvier 2007 Signaler Posté 16 janvier 2007 Tu crois que tu n'as pas emprunté. Attends un peu de voir ce qui se passerait si tu perdais tout l'argent de ton levier. Avant cela tu as un appel de marge, si tu ne remplis pas a temps, tes titres sont vendus.
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