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VeloDeus

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  1. Ce qui est quand même terrifiant, c'est qu'aucun parti politique ne propose d'abolir ces lois.
  2. Il y a évidemment une confusion entre Parcoursup comme outil d'information (qui a le mérite de tout centraliser), et Parcoursup comme outil pour ligoter les formations quant à leurs critères d'admission (quotas, interdiction de réclamer certaines pièces etc), que le grand public ne voit pas. Un ancien responsable de formation m'avait dit "quand je parle avec les gens de Parcoursup, j'ai l'impression d'être en URSS".
  3. Et c'est d'autant pire que l'administration centrale souhaite faire de Parcoursup un "outil pour des politiques publiques"...
  4. Très simple : pour chaque candidat, le chef d'établissement est censé remplir une appréciation pour chaque "fiche Avenir", en fonction du voeu demandé (en général c'est délégué au directeur du lycée). Il sait donc exactement quel sont les voeux demandés par les élèves de Terminale.
  5. Voici les chiffres : sur les 240 places affichées (j'amalgame les filières MPSI et PCSI), entre 25 et 30 sont attribuées à l'avance à des candidats qui avaient de toute façon de très forte chances de les prendre.
  6. La différence avec Cahuzac me parait simple : personne n'est réellement lésé dans le cas qui nous concerne.
  7. On ne juge pas une admission sur dossier à l'aune d'un concours ou d'un tirage au sort. Dans un système sur dossier, tu dois prendre en compte la confiance que tu accordes aux données du dossier. Et cette confiance est logiquement variable (elle est par exemple la plus faible pour les dossiers venant de systèmes scolaires étrangers, où la signification des notes est très difficile à comprendre, et la plus forte pour le secondaire local). En l'occurrence, ici tout se passe comme si la prépa Stanislas accorde une confiance infinie à l'avis du lycée Stanislas (en mode binaire oui/non), et une confiance plus limitée aux autres lycées. Mais cela ne veut pas dire qu'elle favorise les élèves de son propre lycée, au contraire elle évite de rajouter un aléa stupidement. Après, que ce soit compliqué d'expliquer cela au péquin moyen, je veux bien. De toute façon, GO TESCIA!
  8. Ah, j'ai enfin pu faire des stats sur la promo de Terminale 2020 ! 49 élèves sont montés dans une prépa MPSI ou PCSI en interne. Sur ces 49, exactement 19 ont été classés en position d'être reçus à Polytechnique 2 ans plus tard (ils ont même eu le premier refusé dans une filière). Cela fait un taux de réussite de 38,7%. Dans le même temps, parmi les 5x48=240 élèves des classes concernés, exactement 47 ont intégré Polytechnique ou une Ecole Normale Supérieure (en fait, peut-être moins car il peut y avoir des redoublants parmi les 47, mais je vais faire comme si, et on va faire comme s'ils avaient tous fait leur sup à Stanislas, ce qui n'est pas sûr). Cela fait un taux de réussite global de 19,5%. Maintenant, le taux de réussite de la population des élèves de Stanislas MPSI/PCSI qui ne vient pas d'une Terminale de Stanislas tomberait, dans l'hypothèse haute, à 28/191=14,6%. Bref, sur les meilleures écoles le taux de réussite des élèves qui montent du lycée est deux fois et demi supérieur à ceux qui viennent de l'extérieur. Il faudrait bien sûr plusieurs années pour confirmer la chose. Sur cette base, il parait périlleux de tenir le discours que Stanislas favorise ses propres élèves pour l'admission dans ses classes préparatoires.
  9. Au-delà de Francesco, this : https://campus-transition.org C'est un ancien préfet de Ginette qui est responsable de ce machin.
  10. Je ne pense pas que ce soit la bonne grille d'analyse. L'Education Nationale est un des rares derniers bastions où il y a un nombre substantiel de paléosocialistes/woke parmi les hauts fonctionnaires. Mediapart ce sont des compagnons de route assez naturels pour eux. Et Stanislas les emmerde énormément car c'est un puissant ilot de résistance anti-woke (beaucoup plus que Ginette, où les jésuites surfent très facilement sur les idées à la mode).
  11. Eviter que l'élève ne rêve plus grand et que, recevant une proposition d'admission de Ginette, il décide de tenter la "grande aventure versaillaise" sur un coup de coeur. En tout cas c'était clairement la motivation lorsque la version 1.0 du système a été mise en place il y a longtemps : c'est comme cela que la précédente direction a fait décoller fortement les résultats de la prépa : on monte très fort les résultats du lycée, et on évite que les élèves ne partent ailleurs. Maintenant, je pense que cela n'a plus aucun intérêt réel. En effet, Ginette est réputé pour être excessivement frileuse dans le recrutement des élèves des grands lycées d'Ile-de-France. Sur l'autre point, trois éléments : (1) Le dossier initial de Mediapart ne peut avoir été fabriqué sur la base d'une enquête journalistique. Les témoignages sont beaucoup trop anciens. C'est clairement un dossier fabriqué au Ministère ou à l'Enseignement Catholique qui est arrivé entre leurs mains. (2) Le rapport qui fuite. (3) Des données personnelles Parcoursup qui fuitent. Tout cela pointe vers une source au sein même de l'IGESR (qui est à cheval sur l'Education Nationale et l'Enseignement Supérieur), probablement très haut placée. Les rapports passent dans très peu de mains (6-7 personnes maximum y ont accès, dont les 4 inspecteurs de la mission d'enquête, et la personne qui est chargée du classement des rapports). Pourquoi ? Au-delà de la volonté de se payer Stanislas (raisons idéologiques ?), il peut y avoir d'autres motivations. Je pense en particulier que cette dernière salve pourrait être une tentative pour faire passer l'anonymisation des lycées dans les dossiers Parcoursup, une vieille lune au Ministère de l'Enseignement Supérieur.
  12. Allez hop, encore une pièce dans la machine Décidément, une campagne très bien orchestrée... https://www.lefigaro.fr/actualite-france/stanislas-rappele-a-l-ordre-sur-un-contournement-des-regles-de-parcoursup-20240121 J'avais parlé de ce point du rapport dans l'un de mes messages. Pour ceux qui ne comprennent pas le sous-texte : il est visiblement proposé un deal aux élèves de Terminale de Stanislas (qui ont le niveau pour leur prépa, bien sûr). Si on estime que vous avez le niveau pour intégrer la filière truc, on vous propose de classer votre dossier dans une position où vous êtes certains d'être pris (le dessus de la pile), en échange de quoi vous renoncez à émettre tout autre voeu. Si le candidat préfère faire plusieurs voeux, il passe à la moulinette du traitement habituel des dossiers, sans garantie d'être admis. L'article parle d'une petite quarantaine de candidats ayant accepté le deal. D'après mes propres données (bulletin d'info de Stan), c'est environ 70 élèves du lycée Stanislas qui sont admis chaque année dans la prépa Stanislas. Ainsi, ceux parmi eux qui acceptent le deal représentent une grosse moitié d'entre eux. Rapporté à leur 8 classes de première année, cela fait environ 5 places préemptées par classe, pas de quoi obérer substantiellement les chances des autres candidats, d'autant plus que sur les 5 élèves mis en position préférentielle, il est aussi à parier qu'une bonne partie auraient été pris de toute manière. Bref, c'est formellement contradictoire avec les règles de Parcoursup, mais les élèves ne sont pas pris en otage. La direction va évidemment être surveillée sur cette pratique, qui est une version "soft" d'anciennes pratiques beaucoup plus contestables. Il y a fort à parier que la qualité du recrutement en CPGE à Stanislas ne souffrira pas d'une telle normalisation. Quant à reprocher à une prépa d'être particulièrement attentive à la qualité des dossiers venant du lycée rattaché, je pense que beaucoup (y compris dans l'enseignement public) auront intérêt à ne pas leur jeter la pierre...
  13. Mon expérience est que les lycées publics sont hyper-légalistes, donc en général si un enseignement idiot est au programme, ils le traitent avec le plus grand zèle. Cela étant, je suis assez convaincu que Stanislas fait un bien meilleur usage des deniers publics en utilisant ces heures pour faire des Maths que pour enseigner la SNT. Et sinon, une petite info croustillante : le redac' chef d'un journal plutôt classé à gauche a ses gosses... à Stanislas. Je ne donne pas plus d'indication que cela pour qu'on ne puisse pas identifier la personne. Bien entendu, cela ne sort pas car, contrairement au cas de la Ministre, c'est considéré comme relevant de la vie privée (et les journalistes s'épargnent entre eux). Mais l'hypocrisie de ce petit milieu est tout de même parfaitement savoureuse (ou consternante, selon ...).
  14. C'est possible et même probable. Normalement le rapport final contient des conclusions. C'est ainsi qu'il y a la dissonance bizarre actuelle : (1) La direction du lycée assure que les conclusions du rapport qu'elle a reçu indique bien qu'à la suite de la mission les accusations initiales des articles de Mediapart (autoritarisme, ambiance toxique, homophobe et misogyne) sont infirmées. Qu'en outre les accusations portaient visiblement sur des temps anciens (avant 2015), et que la mission n'a même recueilli aucun témoignage sur des faits datant de cette époque. (2) Or ces conclusions ne figurent pas dans ce rapport, bien qu'une lecture dépassionnée d'un observateur neutre doit logiquement aboutir aux mêmes conclusion. Puisque Mediapart est bien informé (je soupçonne que leur dossier initial leur a été fourni clef en main par une source au Ministère, tout comme ce rapport), il est capable de produire le rapport définitif, non ? Encore une manipulation...
  15. Nouvel argument en vue pour les écoles privées : l'uniforme est quand même vachement plus sympa que celui de l'école publique 😄 https://www.lefigaro.fr/actualite-france/voila-a-quoi-va-ressembler-l-uniforme-scolaire-concocte-par-l-executif-20240119
  16. Merci, on peut avoir un débat. Je vais commencer par quelques généralités, et ensuite discuter du détail. Je n'ai pas dit qu'il n'y a rien dans le rapport. En revanche il n'y a rien qui mérite qu'on fasse un scandale. C'est absurde de tomber sur la direction actuelle vu tout le chemin qui a été parcouru (c'est d'ailleurs ce qu'il faut comprendre de l'intervention récente de Louis Manaranche sur France Info hier). D'abord il faut immédiatement cesser d'imaginer que l'IGESR ait la moindre complaisance envers Stanislas. La Haute Administration de l'Education Nationale est franc-mac au dernier degré : Stanislas, ce sont leurs ennemis intimes. Notamment, Stanislas les irrite au plus haut point car au lieu d'appliquer la réforme du lycée de manière stupide, ils ont reconstitué des formes de séries (choix très limité de jeux de spécialités pour faire des parcours cohérents), pour le bien des élèves (et des professeurs, qui sont ravis de ne pas avoir un emploi du temps déglingué). Et non, ce rapport n'a pas été enterré : il a été transmis aux parties prenantes. Les conclusions, mesurées, n'appellent aucunement à une remise en cause du contrat d'association, elles demandent au lycée une mise en conformité sur certains points, et des progrès sur d'autres. Hormis sur un point précis (l'histoire de l'élève exclue), la mission reconnaît implicitement que la direction du lycée a été coopérative. C'est une situation normale : on repère des anomalies, et comme la partie adverse montre une forme de bonne foi et de volonté de coopérer on recommande des ajustements. La deuxième phase normale, c'est qu'une deuxième visite, quelques mois plus tard, demande comment les recommandations ont été mises en oeuvre. Et c'est seulement si le lycée faisait preuve de mauvaise volonté que le Ministère aurait une approche plus musclée. Maintenant, les détails : (1) les propos très choquants sont essentiellement attribués à un seul intervenant. Parent d'élève, remercié dès que la remontée a été faite à la direction du lycée. Ensuite, il y a des propos beaucoup plus softs tenus par une intervenante dans le cadre de conférences d'éducation à la vie affective, mais il est indiqué que le lycée a cessé de faire appel à elle à partir de 2022 à la suite de plaintes de parents et d'élèves. Je n'appelle pas cela un climat général, désolé. Il y a deux ans, un autre lycée catholique d'Ile-de-France a viré l'un de ses aumôniers pour des propos moins trashs mais dépassant quand même les bornes, après plainte des élèves : dans ce cas-là, ce n'était absolument pas représentatif du discours général tenu dans le lycée. (2) Oui, l'affaire de l'élève renvoyée est significative. Mais elle est très floue dans le rapport, qui est largement frustrant. Attention de ne pas prendre la version de l'élève pour argent comptant (ni non plus celle de la direction). (3) Sur le sexisme, tout le passage du rapport sur la distinction G/F dans le lycée donne plus d'informations sur la tournure idéologique des auteurs que sur un éventuel mal-être chez les élèves qui résulterait de cette situation. Oui, le lycée, dans ses activités extra-scolaires, développe une pédagogie qui considère que le développement psychologique d'une jeune fille n'est pas équivalent à celui d'un jeune garçon. Le problème, c'est qu'on joue sur les mots : normalement le sexisme consiste à brimer l'un des sexes par principe. Le rapport n'arrive pas à mettre cela en évidence. Le reste, ce sont des trucs qui agacent suprêmement l'Education Nationale, dont certains sont effectivement illégaux. Il est positif que l'établissement se prenne un gros coup de règle sur les doigts à ce propos, je pense notamment à leurs pratiques consistant à accorder une place réservée en CPGE en l'échange de l'engagement de l'élève à ne formuler qu'un seul voeu Parcoursup.
  17. Pour Averroès, je suis convaincu que les histoires de cours de religion sont, pour ceux qui ont cette école dans le collimateur, de purs prétextes. Attention, le post suivant est long. Disclaimer : je ne connais pas l'établissement de l'intérieur mais j'ai beaucoup de relations qui le connaissent de près, des amis et proches qui ont ou ont eu des enfants scolarisés là-bas. Parmi ceux-ci, des amis athées, et des amis catholiques "classiques" mais qu'on ne peut absolument pas qualifier de "tradis" (ils se situent volontiers dans la démocratie chrétienne). Tous me disent que l'hystérie développée par les médias ne correspond en rien à ce qui se passe dans l'établissement. Ils ne se sentent absolument pas captifs du système Stanislas, et au moindre problème ils les sortiraient du lycée (à Paris, il y a l'embarras du choix dans l'enseignement privé). D'abord, il faut mettre les choses dans leur contexte. On a parlé, en amont de cette enquête des choses du type suivant : (1) des agressions sur élèves ; (2) une ambiance toxique ; (3) un climat d'homophobie généralisé ; (4) une misogynie généralisée ; (5) une culture du viol. Donc, déjà il faut constater que rien dans ce rapport ne vient valider la moindre de ces accusations. La mission d'inspection a-t-elle trouvé des élèves se plaignant de maltraitance physique ? NON La mission d'inspection a-t-elle trouvé des élèves se plaignant d'agression sexuelle ? NON La mission d'inspection a-t-elle relevé un climat toxique, une loi du silence etc... ? NON La mission d'inspection a-t-elle reçu des témoignages d'élèves homosexuels et témoignant de leur mal-être dans l'établissement ? NON Pour les filles, ah oui elles ont du mal à trouver une place pour jouer au foot dans la cour. OUAH.... C'est spécifique à Stanislas, au fait ? Culture du viol ? Bon, là c'est du délire intégral : l'établissement a un discours très fort sur la chasteté, le respect de l'autre etc. Non, en revanche demander aux filles (comme au garçons du reste) de porter des tenues strictes cela relèverait de la culture du viol. Ben voyons... C'est juste la théorie woke débile expliquant qu'enseigner une morale sexuelle chrétienne classique produit des violeurs en puissance. Le décalage avec les accusations initiales est somme toute simple. A l'origine, les faits rapportés dans les articles de presse sont antérieurs à 2015, l'arrivée du directeur actuel (qui n'est pas n'importe qui : ancien directeur chez les jésuites à Reims puis Franklin, puis directeur diocésain de l'enseignement catholique de Paris pendant près de dix ans ; c'est quelqu'un qui a la réputation d'être sec, il est clairement classé à droite mais ce n'est pas du tout un extrémiste "tradi"). La mission, elle, examine l'établissement en 2023, soit 8 ans plus tard. Entretemps, disons qu'il y a eu pas mal de ménage de fait, et on voit à plusieurs endroits du rapport que les choses tournent dans le sens d'une moindre crispation de l'établissement, la mise en place de mesures très concrètes pour prévenir les dérapages (notamment enregistrer systématiquement les interventions des conférenciers). En cela, le directeur actuel a parfaitement raison dans son communiqué récent : la première conclusion qu'on devrait tirer de ce rapport c'est que les accusations initiales sont réfutées. Maintenant, observez la méthode Médiapart (notamment regardez leur vidéo) : que nous présentent-ils ? Un enregistrement d'un conférencier datant de .... 2011 ! Soit 4 ans avant le départ du directeur précédent. Et bien sûr on explique qu'il a continué d'intervenir de nombreuses années ensuite. Combien d'années ? Le journaliste est extrêmement évasif, il nous dit plusieurs années... Pourquoi ne dit-il pas quelque chose de précis ? Bref, on relie la sortie du rapport avec des éléments qui ne sont pas dedans et qui ne correspondent plus à la réalité de l'établissement. Attention, ce rapport n'est pas vide. Mais si on passe en revue les reproches réels, je maintiens que rien ne justifie qu'on fasse un scandale, et il était tout à fait approprié que ce rapport soit classé et qu'on passe à autre chose. En revanche, pour l'actuelle Ministre cela reste un énorme caillou dans sa chaussure car lorsqu'elle a scolarisé ses enfants à Stanislas c'était sous l'ancienne direction et elle le faisait en pleine connaissance de cause.
  18. Marlenus, Attal n'a absolument pas "mis sous le tapis" ce rapport. Il n'y a visiblement rien qui mérite des procédures disciplinaires (encore moins le retrait du contrat d'association), et les préconisations de l'IGESR ne vont pas dans ce sens. Et, au seul vu de la table des matières, on peut difficilement accuser l'IGESR de complaisance dans ce dossier. Le Ministre n'avait logiquement pas à rendre ce rapport public. D'autant plus que ce qui est reproché à Stanislas dans le rapport est très éloigné des accusations initiales (dont il ne reste visiblement rien).
  19. D'autant plus qu'avec l'évolution récente d'Affelnet (la procédure d'affectation des collégiens en lycée) il y a fort à parier que Stanislas caracole bientôt seul en tête. Mais à l'époque des faits il n'en était pas question.
  20. Le plus dingue, c'est qu'elle n'ait pas prévu une ligne de défense avant d'accepter le poste. Le niveau d'amateurisme est stratosphérique. Ou alors ils croient qu'on peut raconter n'importe quoi, et que cela passe toujours.
  21. Il faut comprendre que les gens qui lui font le reproche de mettre ses gamins dans le privé professent ouvertement que s'ils étaient au pouvoir le monopole de l'enseignement public serait *total* avec zéro liberté de choix. La seule position cohérente pour affronter ces gens, c'est simplement de dire qu'on est en désaccord profond sur les valeurs, et certainement pas d'accepter leur pétition de principe. En l'occurrence, la bonne réponse à la question était : "je considère la liberté scolaire, notamment le choix de l'école pour mes enfants, comme un droit fondamental. J'ai exercé ce droit, et les raisons de ma préférence ne vous regardent pas". Malheureusement, on a un gouvernement avec zéro culture philosophique et zéro ancrage sur un système de valeurs clair et cohérent.
  22. Ah, elles disent qu'il faut aussi un bonus pour les hommes dans les filières colonisées par les femmes. Je me permets de citer une toute petite partie de l'article :
  23. Hilarant : chantre de la diversité, ce Haut Conseil est exclusivement composé de ... femmes ! https://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/a-propos-du-hce/secretariat-general/
  24. https://www.aefinfo.fr/depeche/702139-femmes-et-numerique-le-haut-conseil-a-l-egalite-recommande-de-creer-un-systeme-de-bonification-dans-parcoursup Bon, l'article est un derrière un paywall. J'ai la version complète, c'est du niveau du titre. Ce Haut Conseil mériterait d'être dissous à l'acide chlo. Je vois que Milei clone ses chiens, mais là il faudrait vraiment cloner Milei et en importer une copie en France...
  25. C'est la seule statistique publique : le nombre total d'élèves suivant la spécialité Mathématiques en Terminale. Il y en avait 150.000 environ. Ce qui me semble plus pertinent est de comparer les 30.000 élèves ayant au moins 19 au nombre de places en CPGE + formations très sélectives universitaires ou en école d'ingé. 16500 places environ en CPGE scientifiques et technologiques toutes voies confondues hors agro (y compris les PTSI et les TSI). Je crois que les prépas Agro c'est 3000 places environ. Petite anecdote : des recruteurs de prépas de la rive gauche parisienne m'ont indiqué que la note médiane de leurs candidats à une MPSI/PCSI à l'épreuve terminale de spécialité du bac est ... 20. Donc, dans ces classes où seuls les meilleurs 10% des candidats sont admis, plus de la moitié des candidats a la note maximale au bac.
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