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  1. Past hour
  2. La première vague qu'on surf convenablement c'est... pfiouuuuuuuuuuu, quel souvenir 😍
  3. C'est essentiel si on veut comprendre qu'Antigone, par exemple, ne représente pas le bien (a fortiori pas la Résistance). C'est d'ailleurs encore plus facile dans la version d'Anouilh parce qu'Antigone a un côté gamine boudeuse qu'elle n'a pas chez Sophocle. "Des contradictions qui ne sont jamais dépassées (c’est cela le tragique)." -Moisés De Lemos Martins, « Médias et mélancolie – le tragique, le baroque et le grotesque », Sociétés, 2011/1 (n°111), p. 17-25. "Le tragique originel consiste en ceci que (...) les deux côtés de l'opposition, chacun pris pour soi, ont une justification tandis que par ailleurs ils ne sont en mesure de faire valoir la vraie teneur positive de leur fin et de leur caractère que comme négation et lésion de l'autre puissance, laquelle est tout aussi justifiée de son côté." -Hegel, Esthétique, Aubier, t.III, p.493. « Les forces qui s’affrontent dans la tragédie sont également légitimes et également armées en raison. Dans le mélodrame ou le drame, l’une est seulement légitime. Autrement dit, la tragédie est ambiguë, le drame simpliste. » -Albert Camus, en 1955, lors d’une conférence. "Le conflit d’Antigone et de Créon assure deux choix politiques, également légitimes, que nous pouvons comprendre (cœur et esprit à la fois). Qui n’a pas choisi à un moment ou un autre, un de ces deux camps ? Raison d’État ou fidélité à soi (aux siens). Quel que soit le camp choisi, il est tragique, car il entraîne une catastrophe…" -Barbara Michel, « La tragédie et l’action politique », La Réserve [En ligne], La Réserve, Archives Barbara Michel (I), mis à jour le 163: 23/11/2015, URL : http://ouvroir-litt-arts.u-grenoble3.fr:8080/revues/reserve//revues/reserve/202-la-tragedie-et-l-action-politique. Évidemment (chez Anouilh) la dimension tragique de l'œuvre est d'autant plus facile à voir que l'on regarde les choses du point de vue de Créon. Ce qui en fait le vrai héros de la pièce. Le fait que certains libéraux prennent Antigone comme symbole (collectif éponyme, etc.) est donc assez naïf voire gênant. Je compte écrire là-dessus.
  4. Avec l'extraterritorialité du droit US, cela ne change pas grand chose non ? Dès que le dollar sera impliqué le DOJ va leur tomber dessus.
  5. que vient faire Aristote là ? je comprends pas c'est grave cette différence ?
  6. Le maire du village d'Oka, Pascal Quévillon, est interviewé par Radio-X de Québec sur la nouvelle controverse à Oka et ce n'est pas les mêmes discours que les médias donnent. https://radiox.com/contenu/maire-doka-les-médias-ont-rapporté-des-fake-news
  7. En même temps une tragédie antique c'est daté. Pour des modernes, je veux dire (comme Anouilh). Aristote c'est cool mais bon...
  8. Vous vous rendez quand même compte qu'il n'y a pas de lien entre ceci: « Ecoutons ce que dit Anouilh : « L’Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l’ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre » Et cette interprétation: "Si l’on en croit cette déclaration de l’auteur, le personnage d’Antigone est l’allégorie de la Résistance s’opposant aux lois édictées par Créon / Pétain." ?? La "résonnance de la tragédie", ça ne veut pas dire que tel personnage représente tel mouvement politique historique, a fortiori avec une opinion manifeste sur le bien-fondé de sa cause. Si c'était le cas, ça ne serait pas une tragédie mais un drame.
  9. Il y a bien longtemps, quelques lurettes, que j'ai lu la pièce d'Anouilh, donc bien incapable de tenir une analyse du texte. Par contre, mais je sais pas ce que ça vaut, voici ce que j'ai trouvé sur un blog, pour alimenter votre "discussion" : « Ecoutons ce que dit Anouilh : « L’Antigone de Sophocle, lue et relue, et que je connaissais par cœur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l’ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre » Si l’on en croit cette déclaration de l’auteur,le personnage d’Antigone est l’allégorie de la Résistance s’opposant aux lois édictées par Créon / Pétain, qu’elle juge iniques. Elle refuse la facilité et préfère se rebeller, ne voulant pas céder à une prétendue fatalité… Créon pour sa part, revendique de faire un « sale boulot » parce que c’est son rôle et qu’il faut bien que quelqu’un le fasse. Anouilh s’inspire du geste de Paul Collette, un résistant français qui avait tiré sur Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy, le 27 août 1941. Jean Anouilh, en écrivant cette pièce de théâtre, trouve ainsi le moyen de dénoncer la passivité de certains français face aux lois dictées par les nazis. Antigone symbolise alors la résistance qui s’obstine malgré les dangers encourus et les risques pris. »
  10. Le rapport est que (compte tenu de cette anecdote) peut-être qu'il n'aurait pas présenté l'obéissance aveugle à la Loi de la cité comme un devoir filial compte tenu des bienfaits qu'elle a pu procurer à un moment. Aristote non plus ne pensait visiblement pas qu'il faut laisser la cité égarée liquider les philosophes. Ce n'est pas un hasard si les penseurs les plus despotiques de la tradition politique occidentale (Hobbes, Joseph de Maistre, Maurras) adoraient Platon.
  11. 1): Donc aucun rapport avec Pétain. 2): Tu fais comme si la pièce était un drame, alors que c'est une tragédie. 3): L'article montre bien qu'on a plaqué a posteriori des interprétations historicisantes de la pièce, alors que pour son auteur ce n'était pas le sujet. Donc Antigone n'est pas une dénonciation voilée de Vichy / la Collaboration, ou whatever.
  12. Today
  13. Manque de chance pour Socrate, ce n'est pas lui qui a écrit les dialogues où il apparaît.
  14. youhouuuu @F. mas je vois que tu as programmé mon œuvre...
  15. J'ai laissé en gras les passages sur lesquels je suis pas inspirée, désolée
  16. Peut-être y a-t-il d'autres raisons qui poussent Socrate à tenir une thèse différente devant ses juges et devant son ami Criton (qui n'est pas vraiment un philosophe) ? D'ailleurs, ces deux positions ne s'appliquent peut-être pas aux mêmes personnes, n'ont peut-être pas les mêmes buts (questions à creuser) ? Bref, peut-être mieux vaut-il ne pas conclure trop vite quant aux conclusions de ce dialogue. Edit : d'ailleurs, n'est-ce pas Socrate qui s'oppose aux ordres du régime des Trente en refusant d'aller arrêter Léon de Salamine ?
  17. Nathalie Lawson (she does mais pas beaucoup et des trucs bizarres)
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