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  1. 5 points
    Ici, je souhaiterais élaborer un peu sur le « style de pensée » conservateur, histoire de mettre un peu d’ordre dans mes idées. Je parle de « style de pensée » comme le fait Oakeshott pour désigner une manière de raisonner et d’aborder la théorie partagée par des auteurs aussi différents que Montaigne, Hobbes, Machiavel, Clausewitz, Hume ou encore Sowell, Scruton, Aron, Buchanan et Hayek (ça fait large, je sais, mais wait for la suite). Pessimisme sur la nature humaine Il me semble que si les conservateurs reconnaissent en tant que tel le pluralisme politique, moral et religieux, c’est parce qu’ils s’inscrivent dans une même sensibilité pessimiste quant à la nature humaine, et donc à la possibilité de dépasser les conflits inhérents à une nature humaine qui marche un peu sur trois pattes (voir le post précédent). En d’autres termes et à gros traits, la permanence de la conflictualité des valeurs et la limitation des ressources informent le reste et limitent plus ou moins le progrès moral de l’Humanité. On retrouve par exemple cette idée chez Carl Schmitt, qui, dans sa Notion de politique (1932), dresse une généalogie de son propre ‘réalisme’ (Hobbes, Machiavel, Hegel) en notant un commun pessimisme anthropologique (issu de l’augustinisme théologique). La marque du péché originel dessine un homme imparfait, limité et belliqueux que les conventions, l’autorité ou encore les contraintes conventionnelles de la morale doivent polir pour vivre en société. Carl Schmitt donne ici une description intéressante de son réalisme politique, qui aboutit en relations internationales à une reconnaissance du caractère pluriel des Etats et des organisations internationales (pourquoi au sein des RI et pas des Etats eux-mêmes ? La réponse dans sa théorie de la constitution et le nomos de la terre). Thomas Sowell dans son livre A conflict of vision. Ideological Origins of Political Struggles (2007) présente aussi le pessimisme anthropologique, même s’il est moins marqué que chez Schmitt, comme un trait essentiel du conservatisme. L’ambition de Sowell dans cet essai est de présenter les « visions » (des « actes cognitifs préanalytiques ») qui sont à l’origine des clivages entre théories morales, économiques et politiques. Il existe selon lui un « vision sous contrainte » de la nature humaine, qui reconnaît les limitations morales de l’homme en général et son égoïsme en particulier, à laquelle répond une « vision sans contrainte » qui refuse de poser comme une constante de la nature humaine son caractère égocentrique (et donc capable d’être élevé ou perfectionné. Sowell pose d’un côté Adam Smith (aux côtés de Hobbes et Hayek par exemple) et de l’autre William Godwin (et Condorcet par exemple). Prudence first Plus intéressant encore pour notre propos sur le style de pensée conservateur, Thomas Sowell propose d’associer la vision sous contrainte à l’éthique des vertus d’Edmund Burke et d’Adam Smith : « Dans la vision sous contrainte, où les compromis (trade off) sont tout ce que nous pouvons espérer, la prudence l’un des devoirs les plus élevés. Edmund Burke l’appelait ‘la première de toutes les vertus’. ‘Rien n’est bon, disait Burke, mais en proportion et avec référence’, en résumé comme compromis. » Je note au passage que la propension des (libéraux) conservateurs à célébrer la prudence (le calcul, la rationalité, l’homo economicus) chez Adam Smith a été critiquée chez McCloskey (parce qu’ils ont tendance à oublier les autres vertus de la TSM et à minorer son caractère égalitariste en politique). Si pessimisme anthropologique il y a chez eux, il est beaucoup moins marqué que chez les non libéraux : Smith, Hume et Burke ne vont pas aussi loin que Mandeville ou Hobbes (c’est d’ailleurs ce qui me les rend à la fois plus sympathiques, et qu’ils me semblent plus ‘réalistes’ que les réalistes autoproclamés qui minorent le rôle de la morale, les capacités de coopération sociale humaines ou encore sous estiment son intelligence). Il y a d’autres traits caractéristiques de ce ‘conservatisme interne’ au libéralisme (son scepticisme prononcé et sa réflexion sur les sciences de l’homme qui mériteraient une étude). En théorie des relations internationales Ce style conservateur transparaît particulièrement en théorie des relations internationales, où l’école réaliste, qu’on oppose en général à l’école libérale ou internationaliste, lui donne une place de premier plan (la théorie des RI est un autre de mes dadas). Le pessimisme anthropologique, la compétition entre Etats pour l’appropriation des ressources, l’anarchie des Ri ou encore l’équilibre des puissances sont des thèmes communs à des auteurs qui sont politiquement assez éloignés les uns des autres (Aron, Schmitt, Morgenthau, Waltz, Carr, Niebuhr), si ce n’est dans le rejet de l’internationalisme, qui dégénère souvent en esprit de croisade (pour la démocratie ou pas, version néocon), dérègle le fonctionnement interne des Etats et tend à l’institution d’organismes internationaux incapables ou dont la légitimité est contestable (il y a tout une littérature sur le sujet). C’est un point de jonction par ailleurs entre conservateurs revendiqués et libertariens, qui s’entendent pour critiquer la guerre démocratique (même si la position libertarienne condamne toutes les guerres, alors que pour les réalistes, c’est l’interdiction de faire la guerre dans le droit international moderne, ou plutôt sa requalification comme opération de police ou intervention humanitaire qui aboutit à l’illimitation) et les différentes formes d’interventionnismes non strictement nécessaires (ce qui reste à définir, et ce qui peut varier selon les auteurs). @Johnnieboy : sur le conservatisme religieux : Tous les conservateurs ne sont pas croyants, et parmi les plus ‘conservateurs’ au sein de la constellation libérale, ce n’est pas non plus unanime (Hume, Smith). Chesterton, qui était réactionnaire, ne s’y était pas trompé. Il reprochait au whig Edmund Burke devenu idole des conservateurs d’être un moderne et d’avoir un air de famille avec le Darwinisme, ce qui est vrai, puisque le (libéral) conservatisme des Lumières écossaises appartient à la même sensibilité spontanéiste dans le domaine moral et épistémologique (il existe même un conservatisme darwinien pour tout dire). Mais là aussi, expliquer ça pourrait durer des posts, et je devrais plutôt foutre tout ça dans un livre ! Je pourrais encore continuer sur le kantisme et la morale du devoir progressiste, qui me semble bcp moins tolérante et bcp plus excluante que le pluralisme libéral (du moins dans sa version pathologique, parce qu'il y en a des biens quand même), mais je vais arrêter de vous emmerder avec mes walls of texts et me mettre son mon bouquin sérieusement. Ou sortir un article sur le sujet. Pour les courageux qui ont réussi a me lire, vos comms sont toujours bienvenus. Je suis preneur de toute remarque.
  2. 5 points
    Résumé de l’épisode précédent : il est difficile de trouver la trace d’une tradition intellectuelle et politique conservatrice distincte en France, et le terme ‘conservateur’, s’il est utilisé dans le lexique politique au 19e pour désigner la Réaction, a pratiquement disparu le siècle suivant (après-guerre en tout cas). Ça ne fait qu’une vingtaine d’années qu’on l’utilise de nouveau : sans doute faut-il y voir aussi l’effacement des clivages liées à la révolution française justement et l’avènement de la « république du centre » (enfin qui est tout sauf apaisée contra Julliard, Furet, Rosanvallon, les lignes de fracture se sont recréées ailleurs) entendue ici comme lestée de sa conscience historique fondatrice. La plupart des tentatives actuelles me semble essentiellement du rebranding des vieilles droites française, et l’incapacité aujourd’hui de trouver un consensus sur sa signification réelle nous raconte l’histoire des fractures sociales et politiques profondes d’un pays qui est tout sauf un long fleuve tranquille dans lequel se coulerait naturellement l’Etat de droit, la démocratisation ou plus généralement ce que les néoinstitutionnalistes appellent le modèle économique aux institutions inclusives. ---- Deuxièmement, l’une des critiques philosophiques portées sur le pluralisme par le philosophe John Gray à l’endroit du libéralisme me semble intéressante. Dans un texte (publié dans un livre de 1989) qui a fait grand bruit au sein du milieu libéral, au point que James Buchanan se soit senti obligé de prendre la plume pour défendre le libéralisme classique (et que l’œuvre de philosophie politique d’Anthony de Jasay puisse être lue comme une réponse adressée à Gray), le philosophe qui fut l’un des jeunes intellectuels du thatchérisme (et un spécialiste de Popper, Hayek et Oakeshott entre autres) répudie son libéralisme politique pour embrasser une sorte de pensée post-pyrrhonienne à la limite du relativisme (plus tard, d’ailleurs, c’est même une position nihiliste qu’il adoptera. NB, le relativisme, le différentialisme ou encore l’identitarisme sont ama des pathologies assez souvent attachées au conservatisme sceptique). Pour Gray, le libéralisme, dont les fondements prétendent défendre la tolérance et le pluralisme, est politiquement l’inverse : il est une expression de l’intolérance parce qu’incapable de comprendre que différentes formes de régimes politiques peuvent contribuer au bien-être de l’individu. Il relève un certain nombre de faiblesses constitutives de la tradition libérale, en particulier le caractère indeterminé de ses principes fondateurs, son incohérence et son aveuglement aux conditions historiques de son émergence et de compréhension de sa propre identité. Il critique en particulier Hayek, Buchanan et David Gauthier (mes héros personnels, le salaud !), l’évolutionnisme, le contractualisme mais aussi les tentatives pour accommoder Aristote et le libéralisme moderne à la lumière de ce qu’en dit Alasdair McIntyre (qui a écrit un essai retentissant sur l’éthique des vertus quelques années avant). Mais concentrons-nous sur l’intolérance politique du libéralisme, voilà son argumentation : l’universalité politique du libéralisme est de l’ordre de la foi (politics of faith, clin d’œil à Oakeshott), à l’image de l’évangélisme chrétien : « aucun libéral [sans cesser d’être libéral] ne peut accepter que les pratiques libérales n'expriment et n'incarnent qu'une seule des nombreuses variétés souvent contradictoires et parfois incommensurables de l'épanouissement humain ». Par conséquent, pour le libéral, la société libérale n’est pas une option parmi plusieurs autres possibles, mais une obligation morale. Toutes les sociétés non libérales sont condamnées, toutes ensembles, ainsi que les vertus sur lesquelles elles peuvent éventuellement se fonder (il pense ici aux cités antiques ama). A cause de son zèle universaliste doctrinal, la pensée libérale a toujours pensé élever les pratiques libérales au rang de principes, et ensuite de chercher à les fonder en raison sur ces mêmes principes. En d’autres termes, plus que n’importe quelle idéologie occidentale, celle du libéralisme a cherché à se constituer en idéologie. Ce qui me fait dire à moi (plus à J Gray) qu’il existe une tendance naturelle des libéraux à accepter le pluralisme, la diversité des points de vue, des opinions, et des organisations sociales à une seule condition, que ces différentes formes de la vie sociale et politique puissent trouver une justification ou une traduction au sein de l’idéologie libérale elle-même. C’est un monisme au sens défini par John Kekes cité plus haut : pour les monistes, la tache essentielle de la morale est de créer des institutions, de formuler des principes et d’éduquer le peuple pour que les gens s’accordent le plus possible à un seul système de valeurs jugé raisonnable. Pour les libéraux monistes je pense, il faut que tous les individus s’accordent par exemple sur la notion de justice, entendue comme la protection de la propriété et de son transfert (éventuellement de la punition en cas de fraude), ce qui suppose aussi de défendre un certain nombre de préconditions culturelles favorables à la défense des obligations et à la formation du droit par ex. C’est un exemple, et vous pouvez penser à tous les théoriciens libéraux qui cherchent à refonder la moralité et la politique en fonction d’une théorie de la justice plus ou moins épaisse. Le monisme qu’on peut trouver au sein de la tradition libérale est un progressisme : l’idéal moral qu’il défend est l’avenir du monde et obsolétise toutes les formes anciennes ou différentes de moralité (on rejoint la critique de J. Gray), quand il ne réussit pas à les traduire dans son idiome particulier. A contrario, le pluraliste, qu’il soit libéral ou non, reconnaît avec fatalisme peut-être, que les conflits de valeurs et leur incommensurabilité (relative et absolue) est un fait indépassable. Il y aura toujours des conflits et des tensions parce que les ressources sont limitées, parce que les modes de vie sont différents et même certains totalement incompatibles entre eux et que ce pluriversum ne s’atténue qu’en convoquant des outils extérieurs à la raison seule, comme l’autorité de la tradition ou de l’histoire commune. Le libéral n’est pas un fantôme qui gravite au-dessus des phénomènes, mais est situé dans une histoire nationale, et dialogue -assez difficilement oui- avec d’autres traditions, et sauf à tomber dans l’autisme, pour se faire entendre et avancer ses idées, il fait des transactions (ah du pragmatisme !), et donc accepter le monde comme pluriel, ce qui me fait m’arrêter là pour l’instant : je reprendrai plus tard sur la tension interne au libéralisme entre pluralisme et rationalisme (ou alors que ce qui me semble être la différence essentielle entre le langage moral prog et cons, et expliquer la difficulté de penser de concert libéralisme et pluralisme, en tout cas plus que conservatisme et pluralisme wait for it là encore, il faut que je pose tout et on verra ensuite).
  3. 4 points
    Je suggérais qu’un certain conservatisme était mieux équipé qu’un certain libéralisme politique en matière de respect du pluralisme idéologique, moral et social, que ce certain conservatisme n’était pas une exception au sein des diverses formes de conservatisme, mais un tropisme assez répandu. Je suggérais aussi que cette forme de conservatisme chevauchait le frontière libéralisme/non libéralisme, bien qu’il me semble que celui interne à la tradition libérale (oui, interne, comme courant interne) soit à la fois préférable et cumulant à la fois les avantages du conservatisme et du libéralisme classique. C’est une réflexion qui me trotte dans la tête depuis un certain temps, et faire quelques posts me permet aussi de mettre mes idées au clair sur le sujet. C’est aussi une réflexion personnelle que je vous soumets, qui n’engage que moi et moi seul. Premièrement, je ne vois pas de conservatisme politique moderne en France aussi complet historiquement et sociologiquement que dans le monde anglo-américain, ceci pour une raison historique assez peu abordée ici, à savoir que nous sommes le pays de la révolution française, pas celui du whiggisme (qui est paradoxalement l’un des pères du conservatisme moderne anglo-américain). Elle instaure une rupture politique radicale dans le pays, obligeant d’abord à se positionner pour ou contre le nouveau régime et marginalisant toutes les positions modérées entre les deux grandes traditions politiques classiquement libérale et réactionnaire (le socialisme n’émergera vraiment que plus tard au 19e siècle). La troisième force qui émerge à la suite de la révolution française, le bonapartisme (ou césarisme), est une autre tradition illibérale qui fonctionne sur la volonté de rassembler le peuple par-delà les clivages. Du fait de la polarisation issue de la révolution, l’organisation symbolique du débat public depuis les débuts de la république s’est faite jusqu’à une date récente autour du clivage droite gauche, avec une asymétrie assez favorable idéologiquement -pas sociologiquement- en faveur de la gauche, ou du moins du parti républicain et progressiste, au détriment d’une droite catholique et réactionnaire certes puissante, mais dont la légitimité politique n’est pas institutionnelle. Ainsi, un certain nombre de thèmes associés à la contre-révolution (le fédéralisme, la décentralisation, la subsidiarité) ont été largement marginalisé pour ne pas dire discrédité, et cela malgré les écrits héroïques et extraordinaires de certains libéraux (Constant, de Stael) qui regardaient un peu le modèle anglais et son idéologie de l’ancienne constitution avec envie. En France, il n’y a pas de continuité historique entre l’Ancien régime et la révolution, et les classes les plus susceptibles d’être politiquement ‘conservatrices’ ont été tenu à l’écart de la politique et du débat public, entrainant à la fois sa radicalisation et son caractère ‘révolutionnaire’ ou au moins ‘rupturiste’. Il n’y a qu’à voir comment se fait la réception d’Edmund Burke en France, et plus largement sur le continent : les contre-révolutionnaires s’en emparent pour n’en retenir qu’une charge violente contre la révolution et ses principes abstraits. On ignore le Burke whig, intellectuellement proche d’Adam Smith et David Hume, défenseur du droit des Anglais et des libertés américaines, pour forger partout en armer la ‘rhétorique réactionnaire’ partout en Europe face à la révolution et son émissaire à cheval Bonaparte. On marie Burke avec de Bonald, de Maistre, Veuillot et D. Cortès pour condamner l’effacement de la société d’ordre, de la souveraineté politique et de la légitimité théocratique des temps anciens. La polarisation idéologique postrévolutionnaire n’est pas la seule en cause dans la marginalisation du conservatisme en France (ce jusqu’à une date récente, en gros deux bonnes décennies) : si les révolutionnaires associent le fédéralisme, la subsidiarité, la liberté des provinces et le pays à la Réaction, cette dernière n’est pas non plus unanime ou totalement honnête dans leur défense. Entre l’Ancien régime et la révolution, il y a aussi le poids du centralisme capétien et de l’instrumentalisation de l’Eglise pour l’unifier, qui rend difficile de penser en termes de pluralisme religieux mais aussi institutionnel. La réaction en France se situe plus du côté de Jean Bodin que d’Althusius, de Loiseau que de François Hotman. Comme l’avait très bien vu G de Stael, le monarchisme contre-révolutionnaire a toujours eu tendance à idéaliser la monarchie et à minorer les tensions internes, les résistances des pays, des provinces, des corporations et des juridictions locales pour présenter un tableau alliant harmonieusement le Trône et l’Autel. Résultat, l’espace accordé au conservatisme en France est réduit, et se limite à quelques intellectuels -certains assez brillants- mais marginaux comparés à nos voisins anglos. Le deuxième point va suivre sur un texte de J Gray (wait for it)
  4. 3 points
    A beautiful contrarian truth - During WWII, the Navy tried to determine where they needed to armor their aircraft to ensure they came back home. They ran an analysis of where planes had been shot up, and came up with this. Obviously the places that needed to be up-armored are the wingtips, the central body, and the elevators. That’s where the planes were all getting shot up. Abraham Wald, a statistician, disagreed. He thought they should better armor the nose area, engines, and mid-body. Which was crazy, of course. That’s not where the planes were getting shot. Except Mr. Wald realized what the others didn’t. The planes were getting shot there too, but they weren’t making it home. What the Navy thought it had done was analyze where aircraft were suffering the most damage. What they had actually done was analyze where aircraft could suffer the most damage without catastrophic failure. All of the places that weren’t hit? Those planes had been shot there and crashed. They weren’t looking at the whole sample set, only the survivors.
  5. 2 points
    Si les lois en vigueur sont un piège à con pot de glu qui empêche de s'en libérer (et Attali déclare ouvertement que c'est délibérément fait exprès), alors il faut sortir en dénonçant unilatéralement les traités, sans "négociations". Je pense d'ailleurs que le RU (ce pays si intelligent, si machiavélien, si pragmatique) l'aurait fait si la classe politique n'était pas si imprégnée d'europhiles qui ont fait traîner le processus. L'UPR se revendique du gaullisme. Quitte à être gaulliste autant l'être jusqu'au bout:
  6. 2 points
    Résumé de l’épisode précédent : il existe au sein de la tradition libérale une tendance moniste aveugle au fait du pluralisme (mais qui peut très bien en défendre la contrefaçon, par exemple via certaines théories du multiculturalisme. Je pense en particulier à celles qui cherchent à encapsuler toutes les valeurs, tous les modes de vie et toutes les traditions sous les catégories génériques et neutralisantes de ‘minorités’, ‘diversité’, ‘droits collectifs’, etc.). Ce monisme marche de concert avec l’idée de progrès moral qu’il s’agit d’incarner en un système de justice unique applicable à tous. Inversement, en reconnaissant le caractère inévitable de la conflictualité, de la diversité des valeurs et de l’incommensurabilité des conceptions de la vie bonne, les pluralistes (libéraux et conservateurs), sont moins enclins à l’idéologie et donc à l’intolérance (pas de panique, je vais encore nuancer mon propos par la suite). -- Troisièmement, le libéralisme n’est pas unique, il est même terriblement multiple : son lexique s’est forgé au fil du temps en réaction aux guerres de religions et avec la formation des Etats modernes, en opposition aux droits de la couronne pour ceux des parlements, il subit une crise qui le coupe en deux à la fin du 19e siècle (et qui manque de le faire disparaître) et suscite plusieurs vagues de théorisations pour en conserver l’esprit (Mises en particulier). Parmi les manières d’interpréter l’esprit du libéralisme, Jacob Levy propose d’en retenir deux traits, qui sont aussi deux traditions qui se sont forgées au fil des siècles : l’une qui tend à protéger les individus des pouvoirs locaux, l’autre à faire des groupes le résultat des choix libres et des protecteurs contre le pouvoir de l’Etat. D’un côté, la tendance ‘rationaliste’ (au sens wébérien) va chercher à éliminer les corps intermédiaires pour établir un marché unique, éventuellement avec l’aide de l’Etat central, de l’autre, celle ‘pluraliste’ va chercher à protéger les communautés, pour empêcher l’extension dudit état central. Ici, le pluralisme qui est évoqué n’est pas celui de Kekes, Gray ou Berlin, mais cherche à évoquer le contraste entre rationalisation étatique d’un côté et autogouvernement d’une pluralité de groupes sociaux non étatiques. D’un côté Voltaire, de l’autre Montesquieu (ou Tocqueville si on préfère). Ces deux traditions politiques du libéralisme, pour J Levy, sont en tension permanente (et c’est tant mieux, c’est le point d’équilibre qui permet d’éviter la sortie de route !). Cette tension peut expliquer parfois les incompréhensions, les oppositions ou les divergences parfois profondes que les uns et les autres sur ce que doit être la structure de la liberté. Couplée à ce que je disais précédemment sur l’opposition entre pluralisme et monisme moral, cette nouvelle distinction entre pluralisme et rationalisme politique commence à dessiner deux grandes tendances libérales qu’on pourrait qualifier d’un côté de Tocquevillienne, l’autre de Physiocratique. Dans les deux cas, plus elles se radicalisent, plus elles sortent du scope libéral : le pluralisme devient conservateur politiquement et relativiste moralement, le rationalisme despotique politiquement et progressiste moralement. Le pluralisme libéral de Levy affaiblit aussi la charge de J. Gray contre le libéralisme en général. Loin d’être d’un seul bloc de mecs intolérants et aveugles aux différences/à l’altérité, il montre qu’au contraire, son lexique philosophique s’est enrichi d’une expérience politique pluraliste, expérience pluraliste défendue en Grande-Bretagne au moins jusqu’au 19e siècle par le whiggisme… et après par le conservatisme moderne (surtout anglais, mais aussi américain en partie), les deux gravitant dans ce qu’on appelle communément l’idéologie de l’ancienne constitution (défendue en France par Constant et de Stael, à la suite de Montesquieu). Mon prochain post sera plus de l’ordre de l’expérience personnelle (après promis, je retourne à l’état de torpeur habituel), et plus sur le clivage progressisme/conservatisme, qu’il soit au sein ou en dehors de la constellation libérale. En morale, les conservateurs sont plutôt hobbesiens, les progressistes kantiens, peut parfois expliquer le ‘pragmatisme’ des uns comme l’aspect inquisitorial des autres.
  7. 2 points
    Ah, la question du pluralisme (social, moral, politique), mon dada en un certain sens. En général, dans la tradition libérale, on ramène ça Isaiah Berlin https://www.jstor.org/stable/pdf/23355715.pdf?seq=1#page_scan_tab_contents En s'empressant de préciser qu'il s'agit d'une tradition minoritaire au sein de la constellation libérale (tradition minoritaire à laquelle j'appartiens en gros). Je ne suis pas d'accord avec ceux qui disent que c'est une trad minoritaire. Quand on creuse un peu, c'est même le contraire qui apparaît : De Hobbes à Rawls en passant par les pères de la république américaine (le fédéraliste n°51), c'est le fait du pluralisme moral et idéologique qui oblige à sortir de la tradition intellectuelle du souverain bien pour celle de la justice procédurale, cet ensemble de règles formelles qui permet d'en coordonner le fonctionnement. La question qui demeure en suspens est de savoir si la constatation du fait du pluralisme doit apparaître telle quelle dans la représentation institutionnelle, ou sous quelles espèces (protection des droits individuels, droits indiv ou collectifs). Classiquement, dans un régime attaché à protéger les libertés négatives, il n'y a pas de reconnaissance de droits collectifs aux minorités (sinon à la plus petite d'entre elle, l'individu). Il y a principe de tolérance de pluralisme raisonnable, cad compatible avec un état de droit protecteur des libertés individuels, cad couplé à un monisme institutionnel (fondé sur une conception minimale commune de la justice). Edit : j'oubliais que la traduction du pluralisme social, moral en institutions est aussi l'une des deux grosses tradition politiques du libéralisme via Montesquieu et Tocqueville. Comment ai-je pu oublier ça. Mais quel nigaud. C'est quand même Zi elephant ine se roume. https://global.oup.com/academic/product/rationalism-pluralism-and-freedom-9780198717140?cc=fr&lang=en& Tout ça pour placer habilement mon produit, un philosophe libéral-conservateur injustement méconnu que je vous invite à lire, John Kekes (il faut par contre fusiller celui qui a conçu la couverture) qui donne à la question du pluralisme une épaisseur qui mérite d'être étudiée https://www.amazon.com/Morality-Pluralism-John-Kekes/dp/0691044740
  8. 1 point
    Il me semble qu'une collection de questions sur l'immigration ne précise qu'insuffisamment ce qui est en jeu. Il convient d'abord de se demander où se trouve exactement le débat, c'est-à-dire de problématiser. On peut également se demander pourquoi l'expression camusienne a eu un tel succès, ce qui nous amènera peu ou prou à la même problématique. Le succès immense de l'expression (rares sont les livres que personne ne lit mais dont le titre est connu aux quatre coins du globe), tient à deux choses : son aspect visuel, le mot "remplacement", et son aspect emphatique, le mot "grand". Le premier est assez simple à comprendre ; on ancre l'idée dans l'expérience personnelle et partagée par beaucoup : je connais cette place, avant on y croisait tel et tel ; maintenant, ils n'y sont plus, ils ont été remplacés. Le mot "grand", quant à lui, n'est pas qu'un élément de dramatisation, comme le pense @Fagotto. C'est un mot qui cherche à donner à ce phénomène migratoire visible une dimension historique. On dit : Grandes Invasions, Grande Guerre, Grandes Découvertes, Grand Échange (colombien). Le mot "grand" établit le "remplacement" comme un phénomène historique. En fait, la question qu'on pose, en des termes plus neutres, est la suivante : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? Au delà des arguties chiffrées, ça revient aussi à se demander ce qu'est un évènement. Et je crois bien que c'est la bonne question, parce que c'est là que le cœur du débat se joue. J'ai très rarement vu entamer des débats techniques sur tel ou tel argument drépanocytaire (*) ou des prénoms (**), mais bien des arguments qui s'articulent autour de cette notion d'évènement. En fait, l'opposition cherche à refuser le statut d'évènement via deux catégories d'arguments, qui se confondent souvent un peu : l'argument de la continuité, au sens où les migrations auraient toujours existé, auraient toujours été comparables, et où, dans la version la plus extrémiste, chacun est issu de migrant ; l'argument du dernier homme (et de la fin de l'Histoire) qui nie la notion d'évènement. L'Histoire est terminée ; ainsi, ce qui se passe aujourd'hui n'est que la marche naturelle et nécessaire du progrès. Je pense que cette question : les migrations Sud-Nord du XXème/XXIème siècle sont-elles un évènement ? a un véritable intérêt dans le débat, dans la mesure où elle ne cherche pas à définir des catégories bien/mal, et où elle n'est pas directement politique. Elle englobe chacune des questions précédentes, parce ce qu'on veut savoir, au fond, c'est à quel point ces migrations modifient la marche du monde. (*) J'ai cru comprendre, de la part de gens qui disent habituellement des choses intelligentes et honnêtes, que les questions méthodologiques étaient trop nombreuses pour avoir confiance en ces chiffres, mais n'ai pas plus exploré. (**) Comme je disais il y a trois jours, l'étude de Fourquet me fait remettre en question mon opinion initialement assez négative.
  9. 1 point
    Je ne fais pas l'autruche. Je pense que ces femmes devraient pouvoir décider le plus librement possible la manière dont elles se vêtissent. Ça implique que l'État ne décide pas à leur place si oui ou non elles peuvent couvrir leurs cheveux. Ce qu'il faut changer, c'est le jugement des hommes à l'encontre d'une femme qui déciderait de ne pas porter le voile. Je ne crois pas que l'État puisse modifier l'opinion ou le degré de tolérance des imbéciles par magie. Je compte sur l'activisme, l'entraide, la sororité, l'éducation, etc. Je paris sur les solutions qui ont fait leurs preuves et qui ont permis aux femmes de se libérer jusqu'à aujourd'hui. Je prône le libre choix pour toutes les femmes et j'arrive même à concevoir qu'elles ne sont pas toutes les mêmes, qu'elles n'ont pas toutes les mêmes envies, qu'elles ne sont pas toutes confrontées aux mêmes problèmes, aux mêmes pressions, etc. Une femme qui porte le voile ne réduit pas la liberté d'une femme qui n'en porte pas. Ou alors, il va falloir nous expliquer comment.
  10. 1 point
    La pression sociale n'est pas une oppression politique. Elle peut être extrêmement désagréable au quotidien mais tu dois alors te souvenir que tu utilises toi aussi de l'influence sociale tous les jours de ta vie pour promouvoir les choses ou comportements que tu juges positifs. Donc les réactionnaires religieux ont droit à la même liberté que toi. Si ces femmes sont réellement menacées et forcées de se voiler, c'est un problème de sécurité (et on peut tout à fait soutenir que la répartition de la police n'est pas adéquate sur le territoire et/ou qu'il faudrait plus d'agents de police pour assurer à tous les citoyens une égale sécurité). Sinon, c'est de la pression sociale, peut-être condamnable pour des raisons éthiques spécifiques lorsqu'elle s'exerce au service de certaines idées, mais politiquement tolérable. Les femmes qui n'en peuvent plus n'ont qu'à monter des collectifs de protestation, ou quitter le quartier. Si elles ne sont pas menacées, elles ont toujours d'autres choix possibles que se voiler. Mais dans tout choix il y a un prix à payer.
  11. 1 point
    Pourquoi ça ? Si ton objectif est de lutter contre l'islam, effectivement tu n'as aucun intérêt à dénoncer les amalgames ou l'islamophobie. Par contre, si tu veux que les gens continuent de vivre en bonne intelligence, c'est plus que nécessaire. Des musulmans luttent déjà contre l'islamisme ou la radicalisation de leurs congénères. Les amalgames occultent totalement cette réalité, on fait peser des soupçons sur des gens qui n'ont rien à se reprocher et sont tout autant opposés au terrorisme. L'islamophobie participe à ce phénomène en diffusant l'idée que l'islam est par essence un danger et qu'il faut le contenir ou même l'éradiquer. Je ne vois pas comment on pourrait justifier d'un point de vue libéral une restriction des libertés de tous les musulmans. Je viens de parcourir le thread et il y a plusieurs réponses argumentées et intéressantes qui trainent également sur twitter (notamment sur les données, l'aspect subjectif de la perception, etc.). Il me semble que l'aspect conspirationniste s'articule autour de deux idées : - les politiques sont coupables et complices - les immigrants viennent sciemment s'installer en France pour chasser les français de certains territoires Je ne suis pas sûr que la plupart des gens qui reconnaissent la théorie du grand remplacement comme quelque chose de valide, contestent vraiment ces deux points. Ce qui me fait dire ça, c'est que le "constat" du grand remplacement s'accompagne généralement d'une critique du vivre-ensemble, du politiquement correct, etc. Le changement de population n'est pas perçu comme neutre, il s'agit d'un phénomène négatif et qui ferait donc l'objet d'un tabou : c'est un mal dont il ne faut pas parler car les politiques ne veulent pas voir la réalité en face, ou voir leur impuissance ou leur indifférence dévoilées (au choix suivant les interlocuteurs*). L'argument du vocabulaire me parait assez limité quand même. L'idée qu'il y a des nouveaux arrivants n'est pas nouvelle, que la population change non plus. L'expression "grand remplacement" ne vient pas seule, il y a tout un discours autour (et des colporteurs qui ont des objectifs bien précis). Les gens ne se résignent pas simplement à utiliser des termes faute de mieux, ils ont aussi trouvé un concept qui colle avec leur vision des choses. En l'occurrence, ils ne font pas seulement une distinction entre les individus suivant leur origine ou leur culture, il y a également un jugement de valeurs. Pour eux, les nouveaux arrivants ont un mode différent ET néfaste. Le "remplacement", c'est aussi la perte de quelque chose qu'on déplore (sa culture, sa tranquillité, son voisinage, etc.), pas un changement tolérée et bien vu. Sur le fait qu'on ne parlait pas de ce sujet avant : je n'y crois pas du tout ! L'immigration, le mode de vie des étrangers, le "bruit et l'odeur", etc. ce ne sont pas du tout des sujets nouveaux. D'autant que la xénophobie n'a pas besoin de faits pour se développer : il y a une très large part de fantasme** qui est alimentée entre autres par des discours d'extrême droite qui ne datent pas d'hier. * Et là je n'évoque pas les théories conspirationnistes pur-jus autour du complot mondialiste et de la destruction des peuples. Et pas besoin d'aller dans les "recoins sombres de l'internet", on les trouve facilement sur twitter / facebook chez une partie de l'extrême droite. ** Le mot peur revient constamment pour souligner aussi que même si on démontrait par A + B qu'il n'y a pas de changement, il s'agit d'une vision irrationnelle et incontrôlé de la situation. On a le droit au même refrain avec le "sentiment d'insécurité" ou le monde qui va soit disant de mal en pis. Je ne sais plus s'il y a un topic sur le voile sur ce forum, mais je suis sur que tout ça a déjà été débattu 1000 fois ici, donc je n'ai pas très envie de recommencer une énième fois. On peut trouve plein d'exemples de comportements qui relèvent d'une vision misogyne de la femme. Si personne n'est forcé de les adopter, tu ne peux pas contraindre les gens à les abandonner. Je suis féministe : je considère que les femmes doivent être capable de choisir ce qui est bon pour elles, je n'irais pas décider à leur place, je les invite juste à réfléchir à la manière dont la société les influence (et je les soutiens lorsqu'elles veulent changer les choses). Si tu reconnais à l'État la légitimité de dévoiler les femmes car elles n'ont pas choisi librement selon toi, alors tu t'exposes à ce que l'État contrôle d'autres aspects de la vie des femmes. Je passe les autres arguments, parce que vraiment pas de motivation à me répéter ici. Exposer ses convictions religieuses, cela fait parti de la liberté d'expression il me semble. Cela te dérange car tu as un problème avec l'islam. Je t'aurais bien invitée à discuter avec des femmes voilées mais...
  12. 1 point
    J'y ai pas mal réfléchi dans la journée du fait du thread de Géraldine Woessner sur twitter. Le concept de grand remplacement en tant que tel n'est pas conspirationniste, car la plupart des gens ne l'entendent pas comme ça. C'est quand Renaud Camus commence à parler de remplacisme qu'il tombe dans le conspirationnisme, et si un concept précède l'autre, le second me semble presque inconnu (personne n'a lu le livre de Renaud Camus, non ?). Quand les gens disent "grand remplacement", de quoi parlent-t-ils ? D'un ensemble d'impressions qui les pousse à se demander si l'Occident n'est pas face à une vague migratoire qu'on aurait pas vu depuis mille ans (*). Et ces phénomènes migratoires modernes, les gens n'ont aucun autre mot que "grand remplacement" pour les désigner, alors ils utilisent ce que le monde intellectuel leur fournit. L'absence d'un mot concurrent sur le marché des idées fait que ce sera ce mot qui gagnera, et qui définira le discours, parce que, bien qu'imprécis et exagéré, la formule est forte, et seule. Si il n'y a pas de mot concurrent, c'est justement parce que "avant", ça ne discutait pas vraiment. Il est très pratique pour certains de refuser de nommer les choses, pour faire penser qu'elles n'existent pas, ou qu'elles n'ont aucune spécificité. Mais quand la réalité devient trop forte, quand les provinciaux prennent le RER B (**), quand ils se baladent dans tel quartier et qu'ils voient qu'un pourcentage matériel de la population française est issue de l'immigration, quels mots peuvent-t-ils mettre sur la réalité ? "Diversité" ? La possibilité de discuter plus largement, elle me semble assez récente, et encore : c'est le bouquin de Stephen Smith, le bouquin de Fourquet (***). Enfin, tout ça pour dire que si tu comptes mener une bataille des idées sans nommer les choses ça va être dur. Mais je suppose que tu en es conscient toi-même, parce que quand tu utilises "islamophobie", qui est connoté intellectuellement, tu choisis d'utiliser le mot qui convient à ton idéologie, et pas son concurrent, qui appuie plus sur l'individualité des victimes/cibles qui est "anti-musulman". (*) Il faut aller dans des recoins sombres de l'internet pour trouver le discours conspirationniste comme quoi ce serait voulu par je-sais-plus-quel-européiste-des-années-30. (**) Petit moment d'humour noir, mais si le CDG Express avait été mis en activité en 2017, il n'y aurait peut-être pas eu Christchurch _o_. (***) Bon, d'ailleurs, je suis toujours sur le cul de voir qu'il trouve des chiffres équivalents à ceux de fdesouche que je pensais, il y a un ou deux ans, être pleins de biais méthodologiques. Je n'ai pas plus creusé, mais le mec qui y va de sa crédibilité professionnelle là-dessus, ça m'interroge un peu :/.
  13. 1 point
    Google doc de coordination pour les traductions: https://docs.google.com/spreadsheet/ccc?key=0AghBwvkIquj6dHVkM0VYYW9YNVBfNGdMUXYzMFVxTGc&hl=en_US
  14. 1 point
    Si tout se passe bien, on devrait aussi avoir le support des emojis standards dans pas longtemps.
  15. 1 point
    On a eu une ration de BLM ce matin, on pourrait avoir une ration d'éolienne royale un autre. Cependant, cette conne a déjà bien trop d'exposition dans la presse. C'est parce que des journalistes idiots lui propulsent leur gros micro mou sous le groin que cette abrutie s'étale ainsi dans les journaux. Il faut oublier ces gens, c'est réellement le meilleur service qu'on peut rendre à la France, à son peuple, et c'est en plus la plus terrible des tortures chinoises infligées à ces êtres imbus d'eux-mêmes qui ne souffrent rien tant que l'indifférence à leur existence.
  16. 1 point
    Les débats de classification peuvent parfois être intéressants entre spécialistes sur liborg (et encore), mais quand il s'agit de produire une image et un slogan, bref de faire de l'action politique, c'est totalement à côté de la plaque. Je rappelle qu'on vit dans un environnement médiatique où tout ce qui est à droit de Hamon est considéré comme ultra-libéral. Alors critiquer le mème de Nigel parce que le positionnement de Thatcher entre conservatisme et libéral-conservatisme est sujet à polémique, ça me fait penser à une disputatio au sujet du sexe des anges à Constantinople en 1453. C'est une image destinée à circuler sur les réseaux sociaux, pas un article peer-reviewed !
  17. 1 point
    "Les idées politiques de Hume s'ajustent singulièrement à celles de Voltaire: scepticisme, conformisme, tendance à favoriser le développement du pouvoir absolu." (p.22) "La tendance de Hume à faire intervenir l'Etat dans les relations économiques a été justement notée par Espinas, Histoire des doctrines économiques." (note 1 p.24) -Henry Michel, L'idée de l'Etat: essai critique sur les théories sociales et politique en France depuis la Révolution, Paris, Librairie Hachette et Cie, 1896, 666 pages. Edit: Ayn Rand te dirait que la délégitimation de la raison (scepticisme épistémologique et moral de Hume) entraîne des conséquences politiques prévisibles: "Reason is the most selfish human faculty: it has to be used in and by a man's own mind, and its producted -truth- makes him inflexible, intransigent, impervious to the power of any pack or any ruler. Deprived of the ability to reason, man becomes a docile, pliant, impotent chunck of clay, to be shaped into any subhuman form and used for any purpose by anyone who wants to bother. There has never been a philosophy, a theory or a doctrine that attacked (or "limited") reason, which did not also preach submission to the power of some authority." (Ayn Rand, Return of the Primitive: The Anti-Industrial Revolution, Meridian, 1999 (1971 pour la première édition états-unienne), 290 pages, p.84-85)
  18. 1 point
    Quand on voit ce qu'ont fait les bolcheviks au nom de l' "accroissement des forces productives" et de la "rationalisation internationale de la production*", on pourrait appeler le même phénomène gouvernementalité léniniste ou bureaucratique. Si les foucaldiens (Laval & Dardot, etc.) avaient bien voulu bosser l'histoire des idées, ils verraient que ce genre de phénomène n'a absolument rien de libéral. Le productivisme (et idem des politiques écologistes de pénuries décroissance) ne peut pas être libéral parce que le libéralisme se caractérise justement par le fait qu'il n'assigne pas à la société en tant que telle des buts à atteindre. * "Trotsky lui-même a justifié la conquête de la Géorgie par l'armée rouge en disant que l'intérêt économique de la Russie exigeait une « coordination de la production mondiale », en d'autres termes, la possession des sources pétrolifères du Caucase." -Henri de Man, Au-delà du Marxisme (1926).
  19. 1 point
    Tiens, un philosophe libéral français que Wikiberal ne connaît pas: https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Ruyer#L’Éloge_de_la_société_de_consommation https://www.persee.fr/doc/homso_0018-4306_1970_num_16_1_1310
  20. 1 point
    TLDR : Y a t-il un affaiblissement des classes moyennes (sorties plus nombreuses par le bas, objectifs de vie plus difficiles à atteindre) ? Cet affaiblissement est-t-il une conséquence de la dernière vague de mondialisation ? Que proposer qui satisfasse lesdites classes moyennes ? ______ Bonjour, Un sujet que je voulais lancer depuis longtemps sur l'état des classes moyennes occidentales. Tout d'abord, le périmètre du sujet nécessite quelques définitions, dans la mesure. J'entends donc par "occidental" tout ce qui est relatif aux pays qui relevaient, en 1949, d'une démocratie libérale (USA, Europe de l'Ouest avant tout donc). Les classes moyennes ensuite ; le problème principal est que, la plupart du temps, elles sont définies par des quantiles de la distribution de revenus. Je n'aime pas trop cette définition dans la mesure où, quand on l'utilise per se, on ne fait à mon avis rien d'autre que de calculer une nouvelle métrique d'inégalités (avec le Gini, la pauvreté, etc...). Je préfère une définition un peu plus littéraire, que je sors du chapeau : "Font partie des classes moyennes ceux qui, vivant principalement de leur travail, peuvent accumuler un capital qui leur servira à acheter leur résidence principale et à se constituer une retraite. En conséquence, leurs enfants hériteront de la résidence principale." In fine, je pense que cette définition recoupe à peu près aux définitions du Pew Research center construites sur la distribution des revenus : http://www.pewresearch.org/fact-tank/2018/09/06/the-american-middle-class-is-stable-in-size-but-losing-ground-financially-to-upper-income-families/ ou http://www.pewresearch.org/fact-tank/2017/04/24/7-key-findings-on-the-state-of-the-middle-class-in-western-europe/ Les mouvements politiques à l’œuvre en occident me semblent souvent la conséquence, en partie, d'un affaiblissement et d'une déprime des classes moyennes occidentales. En effet, les objectifs qui la décrivent sont l'objectif d'une vie. Voir leur réalisation menacée (pour soi ou ses enfants) sera forcément perçu comme un déclassement social. Symétriquement, être empêché d'en sortir par le haut (en constituant un capital en une rente suffisante pour être héritée), est considéré comme une injustice. De manière générale, ces deux perceptions entraînent différents positionnements politiques selon sa situation personnelle : Les strates supérieures de la classe moyenne, souvent indépendantes, et conscientes du poids financier de l'Etat, vont avoir une approche anti-taxes car elles leur interdisent la montée en classe ; Les strates urbaines et éduquées, intégrées dans la mondialisation, confrontées à une certaine forme de précarisation du travail, au prix délirant du foncier dans les grandes mégalopoles (qui interdit l'accession à la propriété), mais également en contact direct avec les riches vont avoir tendance à se porter sur des idées très à gauche (Ocasio-Cortez, Mélenchon) ; Les strates les plus pauvres, qui ont parfois pu accéder à la propriété en périphérie, se trouvent menacée par le déclassement social du fait du manque de travail (voire ont été déclassées) et répondent par le populisme (France péripérique, The Hillibily's Elegy) ; Finalement, et peut-être assez spécifique à la France, il existe des classes moyennes protégées par leur statut, principalement les fonctionnaires et qui cherchent avant tout à conserver le statut qui permet la réalisation de leurs objectifs. La première question que je poserais est ainsi de savoir si il y a effectivement un affaiblissement des classes moyennes, vu comme : des sorties plus nombreuses par le bas ; une plus grande difficulté à satisfaire ses objectifs de propriété. Une fois cet élément établi, il me semble que cet affaiblissement ne peut être que la conséquence de la modification du moyen principal des classes moyennes, c'est-à-dire le travail. A l'âge d'or de la classe moyenne occidentale, l'économie mondiale se jouait principalement entre quelques 500m d'européens et américains, le reste du monde étant plus ou moins bloqué entre le moyen-âge et le communisme. La dernière vague de mondialisation a vu ce travail s'ouvrir à quelques milliards de chinois, indiens,... La classe moyenne occidentale a ainsi été marginalisée tandis que les classes supérieures occidentales profitaient massivement des gains d'efficacité liés à cet ouverture (cf. Elephant Curve https://www.economist.com/finance-and-economics/2016/09/17/shooting-an-elephant - d'ailleurs, Branko Milanovic passe bientôt à Paris - faudrait que je lise son bouquin parce que je suppose que plein de questions que je me pose ici y sont quantifiées). La deuxième question est donc : cet affaiblissement est-t-il une conséquence de la dernière vague de mondialisation ? Afin d'éviter l'effondrement des démocraties occidentales dans le populisme, il est nécessaire d'apporter des réponses politiques à cette crise des classes moyennes, qui est le pendant matérialiste de l'insécurité culturelle. D'où ma dernière question : que proposer ?
  21. 1 point
    Répondre à une question que personne ne se pose avec l'argent des autres.
  22. 1 point
    - Quand un salarié touche 1 183 € (SMIC) sur son compte courant, sur les 1 654 € que débourse son employeur : o 8 % partent en cotisations patronales. o 20,5 % partent en cotisations salariales et CSG. o 0 % partent en IR. - Quand un salarié touche 10 000 € sur son compte courant, sur les 27 011 € que débourse son employeur : o 29,5 % partent en cotisations patronales. o 14 % partent en cotisations salariales et CSG. o 19 % partent en IR. Au SMIC, on touche 71,5 % de ce que débourse son employeur. À 10 000 €, on ne touche que 37 % de ce que notre vil patron a bien voulu payer pour nous. La courbe rouge représente le ratio entre la hausse du coût pour l’employeur et la hausse dont bénéficie le salarié (hausses en % et hors IR). Ainsi, au SMIC si le salaire augmente de 1 %, le coût pour l’employeur augmente de 1,6 %. On peut aussi voir ce phénomène de l’autre sens, ainsi quand un employeur fait l’effort d’investir 100 € de plus dans un salarié, celui-ci n’en bénéficie qu’à hauteur de 40 %. Ainsi, le taux de prélèvement marginal jusqu’à 1 800 € est supérieur à 50 % ! Entre 1 183 € et 1 900 €, on voit le ratio diminuer pour rejoindre un coefficient de 1. Il s’agit de la déduction Fillon sur les cotisations patronales qui décroit et s’éteint à 1,6 SMIC brute. Belle illustration de la trappe à bas salaire. Le salaire médian se situant aux alentours de 1 800 €, la moitié des salariés français est donc soumise à un taux marginal de cotisations supérieur à 50 % sur le super brute. Y a-t-il un lien entre la fin de la réduction Fillon à 1 800 € et le niveau du salaire médian ? La mise en place de la prime d’activité compense en partie le phénomène du taux de prélèvement marginal puisqu’elle s’applique jusqu’à 1,5 SMIC mais vient renforcer l’effet pervers de trappe à bas salaire. En plus de la gestion du prélèvement à la source par les entreprises, la prise en compte probable de la prime d’activité par les employeurs lors d’une négociation brouille un peu plus le rôle de chacun (jusqu’à 550 € de prime d’activité pour une personne célibataire). On voit un pic au niveau des 3 000 €. Le seuil est à 3 804 € brute (2,5 SMIC) – ou 2 615 € net – donc impactant la tranche net 2 500 € – 3 000 €. Cela correspond à un seuil de cotisation patronale maladie qui passe de 7 % à 13 %. Plus précisément, il s’agit de la pérennisation du CICE. En effet, avant le 1er janvier 2019, le taux était de 13 % et à la suite de la transformation du CICE en baisse de charges pérennes, le taux passe à 7 % mais seulement pour les rémunérations inférieures à 2,5 SMIC. En augmentant son salarié d’un euro (de 3 803 € à 3804 € brute), le patron se prend 230 € de hausse de cotisation. À voir dans quelques temps si ce magnifique effet de seuil se matérialise par une belle marche dans la distribution des rémunérations. Hormis ce seuil et la réduction Fillon, une augmentation de 1 % du coût pour l’employeur se traduit par une hausse de 1 % du salaire net (toujours hors IR) du salarié. Ce seuil de 3 804 € brute est aussi le niveau où le super net (donc cette fois-ci IR pris en compte) représente moins de 50 % de ce qu’a payé l’employeur. À partir de là, chaque nouvel euro négocié bénéficiera plus à l’état qu’à vous-même. La meilleure situation revient à bénéficier d’une augmentation entre 1 800 € et 3 000 € net hors IR. À ces niveaux-là, on bénéficie plein pot de l’augmentation i.e. tranche où vous bénéficiez le plus de ce que l’employeur vous accorde en sus. On a un système de rémunération qui favorise les bas salaires mais avec un seuil d’entré haut (SMIC). On se retrouve avec un système favorisant les secteurs économiques à faible VA mais avec en parallèle une forte pression sur les salariés pour rester compétitifs. Le système est progressif dans son ensemble (désolé je n'ai pas fait de zoom sur les 0,000 000 6 % les plus riches soit nos 40 milliardaires français). On passe d'un taux super net de plus de 70 % pour le SMIC à 37 % pour les gros salaires. La prime d'activité, la CAF, l'IFI viennent probablement renforcer ce mécanisme. Les chiffres ont été obtenus grâce à Pole Emploi. Ils sont bruts et ne tiennent pas compte de toutes les subtilités pouvant faire varier le taux des cotisations ou l’impôts sur le revenu.
  23. 1 point
    Elle reconduit une confusion typiquement conservatrice (d'origine platonicienne) entre liberté et vertu ("si je suis l'esclave de mes désirs chaotiques, je ne suis pas libre"). Alors que la liberté n'est ni la mesure, ni la tempérance, ni la vertu, ni la sagesse, etc. La liberté est l'état dans lequel je suis lorsque mes droits naturels individuels sont respectés. On peut ensuite soutenir que la liberté ne peut pas être maintenue durablement sans certaines vertus, sans l'acceptation de devoirs qui la fonde, etc., je serais d'accord ; mais ça ne change pas que la liberté n'est pas la même chose que la vertu. Une fois que cette confusion perfectionniste est opérée, on peut justifier une politique paternaliste et liberticide puisqu'en empêchant l'individu de mal consommer, en réprimant ses vices, etc., on le rend "libre" ... c'est une conception positive de la liberté. On la retrouve d'ailleurs à gauche du spectre politique.
  24. 1 point
    La question portait donc sur la responsabilité de la gauche SJW dans la radicalisation de la droite (ou, pourquoi l'alt-right est fille, ou nièce, de la ctrl-left). J'y vois plusieurs raisons concomitantes (il y en a sans doute d'autres, mais je ne prétends pas à l'exhaustivité). Comme je le disais, la droite est principalement composée d'exclus de la gauche et de réactions envers la gauche ; en l'occurrence, l'alt-right n'est pour l'essentiel pas composée d'exclus (ça, c'est plutôt l'IDW), mais est fondamentalement une réaction à certain nombre d'éléments prônés par la ctrl-left. D'abord, le fait que les SJW aient été élevés dans et prônent le culte de la différence et l'agressivité envers ceux qui critiquent les groupes officiellement protégés (en gros, les outgroups traditionnels deviennent l'ingroup des SJW), ça énerve, parce que c'est fatigant d'être traité de fasciste à toutes les sauces (et là intervient la deuxième raison, le labeling). On peut aussi mentionner le puritanisme prosélyte des SJW qui a par exemple amené au Gamerate, par lequel une importante partie de cette génération (qui se réfugiait dans les jeux vidéo comme stratégie d'escapism) a été rattrapée par le militantisme de certains, a été sommée de prendre position sur le sujet... et a souvent pris une position anti-SJW par réaction directe à leur intrusion dans leur sphère ouatée. Et puis comme quatrième explication, il ne faut jamais oublier que, parmi les cinq ou six sentiments humains élémentaires, le sentiment de base des mouvements fascistes, davantage encore que la colère, c'est le dégoût (hat tip à Peterson) ; plus les SJW prônaient la "beauté alternative" (cheveux WTF, modifications corporelles), plus ils militaient non pas pour la tolérance mais pour l'acceptation de l'homosexualité (ça me chagrine de dire ça, mais voir deux hommes qui s'embrassent, ça choquera et ça dégoûtera toujours un sacré paquet de gens) et de la transsexualité (et là, Peterson a pas mal à dire), ou la promotion de tout autre truc délibérément choquant (on se souvient de Xochi Mochi, la fameuse drag queen qui lit des histoires aux enfants dans la Michelle Obama Library de Long Beach), et plus en réaction les gens se trouvent dégoûtés, et donc à même d'entendre un discours politique "adapté" à leur dégoût. Enfin, je reviens à la tactique du salami évoquée plus haut : une fois que tu as une politique identitaire pour les Noirs, pour les Latinos, pour les gays, pour les femmes, pour les trans, pour les Asiatiques, pour tel, tel ou tel groupe "minoritaire" (et la ctrl-left adore trouver un tas de nouveaux groupes minoritaires, comme en témoigne l'allongement potentiellement infini de l'acronyme LGBT et de la liste des genres par exemple), à la fin, le bloc de salami restant, celui des hommes blancs/européens hétéros et de culture occidentale se trouve lui-même en position de minorité, et même par certains aspects de minorité oppressée (la violence du discours sur la "masculinité toxique" ou sur les "white men" est invraisemblable). Au fur et à mesure où ce bloc prend conscience d'être minoritaire, il tend à définir son identité de la même manière que les autres minorités (d'où la revendication d'être "blanc", étiquette pourtant oubliée depuis des décennies par la plupart des gens concernés), et à réclamer une politique identitaire adaptée à sa propre identité. E que s'appellorio l'alt-right. Ajoute à ça une responsabilité indirecte (à savoir que, comme je le disais, les progressistes de la Silicon Valley ont mis en place les réseaux antisociaux nécessaires pour que 1- les malpensants finissent par se rendre compte qu'ils ne sont pas seuls à penser mal, 2- ces mêmes malpensants en arrivent à échanger des matériaux idéologiques d'horizons divers, depuis Hoppe jusqu'aux masculinistes en passant par les white nats ou encore les oeuvres de KMD, oeuvrant ainsi mutuellement à leur enrichissement culturel, 3- le miracle du village mondial rapproche les SJW de tout le monde, favorisant l'émergence du sentiment de dégoût et donc de la réaction, 4- l'anonymat des Interwebs permet un certain niveau de déresponsabilisation, coucou 4chan). Pour le dire comme Niall Ferguson, loin d'aboutir à l'idéal naïf d'égalité et d'intercompréhension mutuelle, l'organisation des sociétés en réseaux a toujours mené à la polarisation.
  25. 1 point
    https://www.tmlewin.co.uk/shirts/non-iron-shirts/ https://www.ctshirts.com/fr/chemises-homme/sans-repassage/ Des dizaines d'heures par an économisées, you're welcome.
  26. 1 point
    On ne devrait pas s'étonner que libéraux classiques et libertariens défendent des mêmes principes de libertés individuelles, ici la liberté de migrer. Je profite de ton message et des suivants pour proposer une tentative d'explication de la mécompréhension récurrente entre libéraux classiques et libertariens. Voilà comme je vois les choses : Ce qui distingue le libéral classique du libertarien (au sens anarcap) n'est pas que l'un serait plus "modéré" que l'autre, comme aiment le croire les libertariens. Ce qui les distingue est plus profond : entre eux, il y a une différence ontologique et méthodologique. Le libéral classique est pragmatique tandis que le libertarien est utopique. (je précise que j'utilise ici les termes "pragmatique" et "utopique" de façon neutre, sans aucune connotation négative) Le pragmatisme du libéral classique le conduit à privilégier la recherche de solutions libérales ici et maintenant, au regard de principes libéraux, en partant du réel tel qu'il est. L'utopisme du libertarien le conduit à privilégier la recherche et la construction d'un modèle idéal parfaitement cohérent au regard d' "axiomes" libertariens, en partant d'un "idéal-type". Les libertariens sont obsédés par la "cohérence" interne de leur modèle d'anarcapie là où les libéraux classiques sont obsédés par la congruence de leurs propositions libérales. Les libertariens s'obstinent à penser un modèle d'organisation sociale qui garantirait totalement les libertés individuelles là où les libéraux classiques s'obstinent à vouloir amender l'organisation sociale actuelle dans le sens de davantage de gains de libertés individuelles. La démarche libertarienne paraîtra souvent vaine et chimérique aux yeux du libéral, la démarche libérale paraîtra souvent incohérente et inconséquente aux yeux du libertarien. Ma conviction est que les libéraux classiques ne sont pas plus "modérés" que les libertariens dans la défense des libertés individuelles : les libéraux classiques sont plus "modestes" intellectuellement en comparaison des positions maximalistes des libertariens. Par exemple, que faut-il penser des chéques-éducations ? Au regard de la situation actuelle, le libéral classique pourrait y voir une solution pragmatique fondée sur l'application de principes libéraux (concurrence, liberté de choix, liberté pédagogique, etc.) qui offre très concrètement quelques gains de libertés individuelles. Au regard de la situation idéale anarcap, le libertarien pourrait y voir une concession à la social-démocratie, une échappatoire visant à perpétuer une conception intrinsèquement étatiste de l'instruction. Et de conclure que le libéral est plus "modéré" et moins cohérent que le libertarien. De son côté, le libéral jugera la position libertarienne trop maximaliste pour être pragmatique et offrir une solution congruente à la situation actuelle. La question de l'immigration est intéressante parce qu'elle permet de constater que la différence entre libéraux classiques et libertariens n'est pas une différence de "modération", mais une différence dans la façon d'appréhender le réel et de proposer des idées libérales. Je rappelle que ce sont des principes libéraux classiques qui ont conduit à l'espace Schengen. On est loin de l'idéal de l'immigration libre, mais voilà une solution libérale pragmatique de gain de libertés individuelles, en comparaison de la situation qui précédait. Renforcer les contrôles aux frontières, c'est revenir sur des gains de liberté. Il n'y a pas à s'étonner que des libéraux classiques rejettent une solution qui serait une régression en comparaison de la situation existante et au regard des principes libéraux. Le souci de "cohérence" devrait également conduire tout anarcap à être "pro-immigration". Mais on peut constater que les petits malins xénophobes se réfugient dans le maximalisme libertarien : "je serai pour l'immigration libre le jour où il n'y aura plus d’État-providence et où on sera dans un monde libre"... Avec ma posture libéral-classique, je ne peux m'empêcher de voir que la rhétorique de la "cohérence interne" ne sert pas toujours au mieux la défense des libertés individuelles.
  27. 1 point
    Ce qui m'insupporte au plus haut point actuellement, ce sont les critiques gauchistes à l'encontre de Parcoursup qui font leur petit chemin dans la tête des gens. Tout le monde finit par croire que se généralise une logique de sélection dans le supérieur qui se ferait en défaveur des classes sociales défavorisées. Or c'est exactement l'inverse qui se produit depuis quelques années : l’État petit à petit est en train de déconstruire la logique des filières sélectives, pour des motifs sociaux socialistes. Déjà sous le quinquennat précédent, la filière sélective qui s'adressait aux étudiants de niveau modeste (le BTS) a été totalement saccagée par une politique de quota qui oblige les lycées à prendre en priorité des diplômés de bac pro au détriment des autres (alors que très peu de bacs pros étaient sélectionnés lorsqu'on laissait la liberté aux profs de BTS de sélectionner comme ils l'entendaient). Sauf cas rarissime et exceptionnel, les diplômés d'un bac pro n'ont pas les qualités nécessaires pour suivre des études sups. Résultat : un gros nivellement par le bas. Les programmes de BTS ont été totalement révisés pour que de tels étudiants puissent obtenir le diplôme. Pour donner un exemple frappant, en BTS on ne fait plus rédiger aux étudiants de mémoire de stage. Trop difficile... La destruction de ce diplôme est un véritable scandale car on avait avec le BTS une filière qui avait les qualités de la sélectivité et qui permettait de hisser vers le haut des gamins de niveau moyen et généralement issus de familles modestes. S'est généralisée également depuis trois ans, une même politique de quota pour les IUT, qui avaient le gros défaut aux yeux du ministère d'avoir une trop forte proportion de bacs S dans leurs effectifs. Des quotas de bacheliers technos leur ont été imposés. Et désormais, avec Macron, sont également imposés aux établissement supérieurs sélectifs des critères sociaux : le fait d'être boursier vous fait remonter automatiquement dans les classements. Un collègue responsable d'un DUT m'a dit qu'il avait constaté que cela faisait remonter certains candidats de plus de 200 places dans son classement ! Autant dire que le niveau de l'étudiant n'est plus le critère déterminant de sélection. Bref, l'EN est en train de vider de leur substance les filières sélectives en faisant perdre aux établissements par petits coups de canifs successifs la possibilité de sélectionner comme ils l'entendent...
  28. 1 point
    J'ai l'impression que la bulle libérale-libertarienne américaine qui s'est créée au début des années 2010, et qui a culminé avec la candidature de Ron Paul en 2014 a explosé, encore une fois pour des raisons liées aux circonstances politiques du moment, a éclaté. Je vois principalement deux grands types d'explication : la première, c'est le changement d'atmosphère politique générale après la vague d'attentats qui a frappé le monde ces dernières années et la crise des migrants en Europe, qui a abouti à la fois au Brexit et à l'élection de Donald Trump sur fond de renouveau de la guerre culturelle sur les campus, des critiques de la mondialisation et du libre-échange. La seconde, c'est l'incapacité des libertariens à capitaliser sur la popularité de Ron Paul : Rand Paul, qui a joué la notabilisation au sein du GOP a finalement fait fuir la frange anti-système de son électorat qui a préféré Trump, et Gary 'Aleppo' Johnson n'a pas réussi à convaincre au-delà des déjà convaincus du LP, ceux qui ont trouvé audible son discours sur la libéralisation des drogues et tout le toutim. La première raison a polarisé à l'extrême une tension qui existait déjà au sein de la constellation libertarienne/libérale, mais l'élection a détruit l'idéal de big tent libertarianism, l'idée que les libertariens puisse coexister par-delà les chapelles : avec l'arrivée de Trump et le foutoir que ça a provoqué (les questions sur l'immigration notamment), les prises de position très agressives pro ou contra, prog ou paléo, se sont multipliées, avec deux tentations majeures. La première tentation, à droite du spectre libertarien, est de s'enfermer dans le pur credo anti-establishment paléolibertarien (cf la droite de la droite, celle de Rothbard et de Jeff Deist, mais aussi Lewrockwell and cie) jusqu'à rejoindre l'alt-right comme de nouveaux alliés jugés moins complices de l'establishment que l'aile gauche du spectre libertarien (triple H). La seconde, à gauche du spectre libertarien, est d'assumer son positionnement pro-élites/progressistes pour les uppermiddle classes et de finalement se contenter de défendre l'aile droite de la social-démocratie, c'est à dire plus de libéralisation et de déréglementation, mais sans changer l'essentiel des rapports de force politique (Niskanen center, le 'néolibéralisme' de l'IEA, les vertus bourgeoises à la D McCloskey). Bien entendu, il devient plus difficile d'observer une position médiane sans verser dans une mentalité de citadelle assiégée, ce qui est un problème différent, mais tout aussi réel. Les vents tournent, et les inquiétudes des Américains concernant l'immigration, les tensions interraciales, le terrorisme islamique et la radicalisation de la gauche morale sont aujourd'hui au top de l'agenda politique national. Sur ces sujets, les libertariens n'ont rien à dire, ou plutôt, ils ont tous des opinions différentes en fonction des intérêts et des valeurs politiques qu'ils défendent, qu'ils bouffent du code à Palo Alto ou vivent dans un bled du fin fond de l'Alabama, qu'ils soient gagnants ou perdants de la mondialisation, conservateurs ou prog. Et du coup, plein de gens vont voir ailleurs pour avoir des réponses, parce qu'une théorie en politique n'a d'intérêt que parce qu'elle est autant une explication du monde qu'un guide pour l'action: quand le paradigme a trop de trous, les gens changent de crèmerie pour voir si l'offre à côté peut mieux correspondre à leurs attentes sans trop s'embarrasser de principes. Une théorie politique n'est pas un code moral de Samourai. Notons que cette crise est surtout une crise interne au mouvement libertarien US : ce genre de considération n'a pas trop impacté la France, parce que nous continuons à faire exactement l'inverse de ce qui se passe dans le reste du monde. Les USA et les brits deviennent populistes ? So plouc, on va élire Macron (plongeant les libéraux français dans un autre type de sidération, mais c'est une autre histoire). Le libéralisme politique a besoin de matière grise, pas de procès en hétérodoxie ou de considérations paternalistes sur ce que les gens du commun devraient penser. Il y a aussi de nouvelles lignes de front qui sont en train de s'ouvrir, en particulier en matière de défense de la science et de liberté d'expression, très durement touchées par les politiques gouvernementales, les gender machin et la montée des radicalités sur les campus et dans les médias. Qui dit liberté d'expression, dit liberté d'innover, d'entreprendre, de soumettre à la discussion critique les idées et les projets des individus pour les améliorer. C'est comme ça que la civilisation occidentale marche depuis le début. Sur ces sujets, les libéraux sont audibles pour peu qu'ils s'y prennent bien. On pourra en reparler à l'occasion.
  29. 1 point
    Putain les mecs, je suis obligé. Vous êtes durs. +1 Sinon pour la question de l'avortement, trollons un peu. Si on considère que l'embryon est un sujet de droit, alors avorter est relativement problématique. Je dis bien relativement : je suis évictionniste, donc pour moi, ça ne pose pas plus de problème qu'expulser des pauvres de son bateau où ils sont montés sans droit ni titre. En plein océan. Et je soutiens que oui, on a le droit le plus absolu de le faire. #mangeurdenfantsmaisjassume Si on considère que l'embryon n'est pas un sujet de droit, alors logiquement l'homme qui frappe une femme enceinte et provoque la mort du fœtus ne devrait pas être plus puni que s'il avait frappé une femme non enceinte (par exemple, une femme âgée, pour reproduire le schéma de la vulnérabilité). Or objectivement, ce n'est pas le cas. Pourquoi ? Même remarque sur la responsabilité. Un homme est responsable de sa progéniture génétique qu'il la désire ou non. Une femme peut s'en débarrasser de multiples façons (y compris en le portant à terme) sans même informer le père, même s'ils sont mariés depuis 10 ans, que cette progéniture existe. Sans même qu'il puisse avoir la possibilité de l'adopter seul. Alors oui elle l'a porté, mais on ne peut pas avoir de liberté sans responsabilité, ni l'inverse. Égalité ? Seulement quand ça arrange les chouchous du moment des gauchistes. Demain ça pourrait être les hommes aux dépens des femmes d'ailleurs. Je passe aussi sur l'attribution automatique à 50/50 en cas de divorce en communauté, sans même regarder qui a contribué quoi. Même pour une femme (ou un homme) au foyer, c'est quoi la valeur de marché de s'occuper d'enfants et d'une maison pendant X années ? Certainement pas 50% de Y dizaines de millions d'euros. Même les acquets, hé ho, qui a contribué à quoi ? Et je passe sur la prestation compensatoire qui vise à permettre à une femme divorcée (ou à un homme divorcé !!!!!) de maintenir le niveau de vie auquel elle (ou il) s'étaient habitués. Heu… au nom de quoi ? Se débarrasser des inconvénients en gardant les avantages. Avoir les conséquences sans les causes. L'infantilisation de l'Occident est en marche. Je suis pour l'égalité en droits entre tous les êtres humains. Je suis pour la liberté de se marier, de divorcer (même si je suis moralement contre), d'avorter (même si je suis moralement contre), de prononcer des propos racistes (même si je suis moralement contre), mais pour chacune de ces libertés il y a des conséquences. Celui qui fait ce qu'il veut et qui a ses parents qui ramassent son bordel derrière ne sont pas des adultes. Ce sont des gosses. Ils ne sont ni ne seront jamais vraiment libres. Certains et certaines sont tellement accrochés au sein étatique qu'ils refusent de le voir. C'est pourtant aussi évident que le nez au milieu de la figure.
  30. 1 point
    bof. Ces delires me font moins reagir depuis que j'ai vu toutes les feministes autour de moi laisser tomber leur discours a la con pour devenir des mamans middle-class, specialement lorsqu'il y a des petites filles, qui sont instoppables dans leurs desirs de conformisme. Il suffit de passer un peu de temps avec un tas de femmes/meres pour se rendre compte qu'elles sont de passionnees architectes de leur propre malheur entre elles. Ce qui m'avait toujours frappe avec les feministes, c'est leur incapacite a analyser et decrire correctement les motivations masculines, pourtant tres simples a comprendre.J'avais lu un article dans lequel une journaliste feministe moins nulle que les autres avait decide de se meler, en se grimant, a un groupe d'homme travaillant sur un chantier.La demoiselle s'attendait a -des conversations sexistes qui objectifient les femmes, rire gras a l'appui -une tension constante de bras-de-fer pour prouver qui est le male alpha Evidemment elle n'a rien vu de tout ca, et a juste decouvert un ensemble de contraintes qu'elle n'avait meme pas imagine, en particulier le fait que des gens qui sont physiquement aptes a se foutre sur la gueule n'en font rien, et sont plus civils.Peu de gossip, pas de jeux psychologiques a la con. J'etais content de voir que ca lui avait ouvert les yeux, et pas surpris du decalage de ses prejuges avec la realite.
  31. 1 point
    Première partie : tu définis la monnaie comme devant avoir un quasi-monopole de fait. Évidemment, quand les autres sont interdites dans la vie courante ou punies d'un impôt dissuasif, il ne reste plus que celle qui a cours légal et forcé.Or, on peut au moins aussi bien définir la monnaie comme un bien doté de certaines propriétés : moyen d'échange, réserve de valeur et j'en passe. L'or et le bitcoin permettent-ils de faire des échanges ? Pour le premier, oui en tous temps et tous lieux (il est parfois condamné à rester au marché noir, mais ce n'est qu'une législation) ; pour le second, oui aussi, de plus en plus de gens l'acceptent. Permettent-ils de stocker de la valeur ? Pour le bitcoin, on manque un peu de recul, mais il a été conçu pour. Pour l'or, oui, en tous lieux et en tous temps. Seconde partie : le problème de ne faire confiance qu'aux chiffres, c'est que bientôt ils se vident de leur sens. Le taux de chômage baisse quand on radie des chômeurs, même si ils n'ont pas retrouvé d'emploi. L'emploi augmente quand un type bien rémunéré perd son boulot, en retrouve un médiocre qui pousse sa femme à aller bosser pour permettre au foyer de subsister. Le PIB augmente quand cette dernière est contrainte de recourir à une nourrice, ou quand les pouvoirs publics pondent du rond-point qui ne sert qu'à remplir les poches des élus corrompus. Chose qui augmente l'investissement public, comme le fait de financer à fonds perdus l'EdNat avec toujours moins de résultats. Nous sommes dans le long terme, et Keynes est mort. Il est temps que ses idées le rejoignent.
  32. 0 point
    Tu m'étonnes, passer pour des fantaisistes irresponsables, capricieux, immatures, et potentiellement des traitres avec qui il ne faudrait jamais s'allier, à aucune condition, il ne nous manquerait plus que ça.
  33. 0 point
  34. 0 point
    Dîtes, l'heure d'été dans l'hémisphère sud, c'est l'heure d'hiver ?
  35. 0 point
    Pour un gamin qui reste 12h devant son écran, à long terme, je craindrais davantage pour sa posture, sa coordination motrice et son transit que pour un trouble cognitif. On nous a déjà fait le coup sur les jeux-vidéos, plusieurs études montrent de meilleurs performances sur les joueurs au niveau d'un certain type d'attention ou encore sur la cognition spatiale, quand d'autres montrent des améliorations de performances cognitives chez le sujet âgé (j'ai pas remonté le fil mais je suis persuadé de trouver des études là dessus apportées par Lancelot). Non sans dire qu'il ne puisse pas y avoir d'impacts négatifs évidemment (notamment au niveau de l'addiction et de la composante sociale qui en découle), avant de faire flipper tout le monde sur le contenant, vaudrait mieux se questionner sur le contenu.
  36. 0 point
    Bah si je multiplie la quantité de tous les ingrédients par 10 j'aurai juste un plus gros gâteau. Si je multiplie juste le sucre et la farine par 10 ça va foirer mais je ne saurai pas si c'est la faute du sucre ou de la farine ou d'une combinaison des deux. Donc pour en être sûr je maintiens les quantités de tous les ingrédients constantes sauf pour celui que je veux tester.
  37. 0 point
  38. 0 point
    https://www.contrepoints.org/2019/03/07/338798-lantisionisme-nest-pas-un-antisemitisme
  39. 0 point
    Le point est de dire que si l'anonymat était levé, continuerais-tu de balancer ainsi (qu'on soit ok, je critique pas que tu le fasses, c'est pas le propos ici) ? Ici, tu peux le faire, ça te fait du bien, et ça protège ta relation. Sous couvert d'une défense contre le harcèlement, ce sont différents comportements qui diminueraient. Une censure personnelle : exemple de base, ma voisine que je déteste voit mon vrai nom et m'invite comme ami. Vais-je refuser ou vais-je accepter pour continuer d'avoir une relation a minima cordial avec elle IRL ? Une censure officielle : aujourd'hui le partage de telle vidéo est acceptée, mais demain ? une vidéo qui se moque des noirs ou des juifs pourra t-elle se diffuser aussi librement, ou bien sera-t-elle pointée du doigt comme l'est l'humour à la tv ? IRL ça se passe très bien. Le harcèlement scolaire n'a pas attendu l'anonymat d'internet pour se faire. En fait, ici ressortent les mêmes arguments pour l'interdiction des armes à feu : des guignols font les cons sur internet et font chier des gens, donc il faut leur limiter l'accès. Ici est déléguée à l'Etat la responsabilité de se défendre contre des agressions. C'est des compétences qui me dépassent je pense, mais si tu as un lien abordable, ça m'intéresse.
  40. 0 point
    Ah... A chaque fois que je visionne une vidéo Brut, j'ai l'impression (désagréable) d'être pris pour un débile léger. Entre le texte qui défile de manière tromarante (trop mdr les points de suspension qui font des allers-retours), les petits trucs comme les flèches qui clignotent un peu partout car c'est lol, les vidéos de chatonstrômignons et autres bidules utilisés pour capter ton attention et laisser ton cerveau de côté, ça me gonfle. Le fond ? Les sources ? aH non, sa ser à rien !
  41. 0 point
  42. 0 point
    Isabel Allende, auteur de https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Maison_aux_esprits_(roman) La Maison aux esprits (La casa de los espíritus) est le premier roman de l'écrivaine chilienne Isabel Allende publié en 1982 en Argentine. Le roman intègre des choses invraisemblables et magiques. L'histoire raconte la vie de la famille Trueba à travers quatre générations et les mouvements sociaux et politiques de la période post coloniale au Chili jusqu'au coup d'état de 1973. Fresque sentimentale, politique et sociale sur l'amour, la famille, la mort, les fantômes, les promenades, la révolution, la politique, l'idéal et merveilleux, il a été traduit dans de nombreuses langues et a connu un succès international immédiat. Il est considéré comme un roman majeur de la littérature sud-américaine du XXe siècle1.
  43. 0 point
    Ah oui... Charles reste coincé sur Mitterrand... Il faudrait lui rappeler que 1981, c'est le siècle dernier. En tout cas le passage des Gave en politique fut rapide. Où Charles va t'il réussir à caser Manue à présent ? Vont ils créer leur micro partie comme De Lesquen (voir rejoindre ce dernier) ? En tout cas mon cœur saigne tant je suis persuadée qu'Emmanuelle aurait pu encore débiter des tonnes de conneries lors de cette campagne...
  44. 0 point
    C'est un problème peut-être mais à relativiser, combien de GJ lisaient CP avant le mouvement, et auraient pu être influencés dans leur démarche politique par les analyses de leur situation ? Probablement très très peu. Évidemment, si le libéralisme français avait la force de frappe suffisante pour produire un journal papier et l'acheminer quotidien jusqu'au dernier patelin de la France périphérique, les conséquences politiques pourraient être très différentes. Faut pas oublier que ce mouvement est en bonne partie un mouvement des classes populaires, lesquelles sont par définition les plus éloignées de la culture écriture et scientifique. Donc même si elles étaient diffusées sur un support physique, les analyses libérales auraient des difficultés à prendre. Traditionnellement c'est là qu'intervient le militant politique: c'est le gars du bled assez futé pour faire la médiation entre le journal compliqué et le public des ronds-points en faisant un résumé accessible. Sauf que le militantisme libéral, pour le moment, à part @Rübezahl...
  45. 0 point
  46. 0 point
    Manque de bol, c'est encore faux. La redistribution à la française "profite" (au sens où elle accroît le revenu disponible) des individus qui gagnent moins que le salaire médian (les politiciens et les très riches ne sont donc pas concernés): "Avant redistribution, les 10 % de personnes les plus pauvres disposaient en 2016 d’un niveau de vie moyen de 3 080 euros par an et par unité de consommation1, contre 72 690 euros pour les 10 % les plus aisées, soit 24 fois plus. Après redistribution, ce rapport passe à 6 ! Les 10 % les plus pauvres voient leur niveau de vie grimper à 9 860 euros tandis que celui du dixième le plus riche tombe à 55 800 euros." -Laurent Jeanneau, Éloge de la redistribution, 05/06/2018, cf: https://www.alternatives-economiques.fr/eloge-de-redistribution/00081663
  47. 0 point
    Etape 1 : NDA a besoin de sous pour sa campagne et les banques ne lui en prêtent pas. Un mec influent qui a bonne réputation veut faire monter sa fille en politique et peut financer la campagne NDA et le mec se mettent d'accord, file-moi du fric et ta fille sera élue. Etape 2 : L'opinion creuse et ressort les adorables propos sur Soros, puis le passage chez Lequesne... ça fait quand même tache. La fille est nulle en comm, ne sait pas tenir sa langue devant les journalistes de l'opinion et autres (Papa a donné un peu moins de 2 millions ... les caricature du bureau blabla) On ressort ses tweets litigieux. Trop de blancs / trop de noirs, puis ceux où elle considère le négationnisme comme une opinion au lieu d'un délit et mentionne un monstre public (Faurisson) en défendant sa liberté de nier la Shoa. Opinion libérale, certes, (liberté totale d’expression, sanction populaire, tout ça…) mais vu ce qui précède, ça passe comme un indice supplémentaire d'un truc nauséabond dans la famille) Le père répond en apportant des éléments pour sa défense (mon futur petit fils sera juif et je m'en réjouis, mon partenaire commercial est juif et c'est super... La fille nous fait un gros Streasant en cleanant ses réseaux sociaux… pas malin Jusque-là ça va, elle fait chier NDA, mais bon, 2 millions putain, ça incite á la patience, elle reste Etape 3 : Quotidien met en lumière la phrase "les musulmanes sont quasiment inemployables en tant qu'employées de maison ou nanny" et lui demande de commenter à l'écran. Elle s'enfonce "j'ai eu des problèmes avec une nounous algérienne, j'ai généralisé, mais je ne suis pas du tout raciste. » Quotidien ayant une grosse audience chez ceux qui ne voteront jamais pour NDA, mais une grosse audience quand même. Pour NDA, c'est un truc qu'il ne peut defendre sans risquer de se faire passer lui-même pour un raciste. NDA la dégage. Il me parait donc assez claire que c'est le tout qui commençait à couter plus à NDA que ce que ça lui apportait et il me parait tout aussi claire que c'est l'étape trois et ces propos qui ne peuvent être qualifié autrement que de l’incitation la discrimination sur la religion qui a fait franchir la ligne rouge. Les journalistes font pour le coup vraiment leur boulot. Un candidat fait campagne et met en avant ses atouts. La presse investigue et cherche ce qui va intéresser ses lecteurs, la face cachée d'un candidat. "Ce que vous ne savez pas sur ce candidat que vous envisagez peut-être d'élire pour vous représenter ». Que l’Opinion ait une dent contre les Gave, c’est possible. Que Quotidien vise plus ceux qui parlent a RT c’est une corrélation pas une causalité. Quotidien s’amuse ou s’offusque souvent les opinions impopulaires, et ceux qui passent sur RT ont souvent des opinions impopulaires en France. Quotidien a des valeurs très identifiées et aime exposer tout ce qui s’en éloigne (comme Contrepoints le fait avec d’autres valeurs). Quotidien a une recette qui marche : exposer l’hypocrisie des politiques. Avec NDA et les Gaves, ils ont eu les deux pour le prix d’un.
  48. 0 point
    Merci. Je suis attentif à ces problématiques. Je mange de la viande crue, à petites doses, depuis tout jeune. Jamais eu de souci jusque là (et je suis vice-doyen du forum au mieux).
  49. 0 point
    Je dis souvent que le phénomène des "nouveaux pauvres", apparus dans les années 70 et 80 (et qu'on a beaucoup reproché à Thatcher et Reagan), tenait pour l'essentiel à deux catégories sociales bien déterminées. Les immigrés, et les mères seules.
  50. 0 point
    Ni pour aujourd'hui, ni pour demain. Ce sont juste quelques institutions financières qui ont de gros problèmes. Il y aura certainement un peu de dommages collatéraux, mais rien qui puisse ébranler la formidable économie mondiale actuelle. C'est surtout l'occasion de gagner beaucoup d'argent pour de nombreux de financiers.
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
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