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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 17/10/2018 dans toutes les zones

  1. 2 points
    Le libéralisme seul n'a probablement pas de réponse en effet et comme le disait @F. mas - et pour autant qu'on arrive à bien définir "le problème" - ce qu'il faut pour résoudre ce dernier semble être un philosophie morale positive, au sens de la promotion sociale de certaines vertus. C'est un projet qui divisera certainement les libéraux car le libéralisme est une philosophie normative volontairement incomplète, alors qu'une philosophie de la vertu supportée par ou accompagnée d'un apparat esthétique donné risquent d'être plus totalisante et moins bien définissable, procédant par l'exemple et le symbole plutôt que la déduction. Pourraient aussi objecter à ce projet ceux qui pensent que c'est trahir une morale spécifiquement libérale que de chercher à promouvoir des attitudes ou des moeurs allant au delà de la simple tolérance. D'autant plus si ce programme moral n'est pas seulement celui de la promotion de la vertu, mais aussi de la stigmatisation du vice. S'il ne s'agissait que de remettre au goût du jour les "vertus bourgeoises" de McCloskey, vues comme conditions favorisant la libéralisation des classes commerçantes et productives, je doute que l’on trouve un minimaliste si radical qu'il estimerait que cette tâche entrât en conflit avec la morale de la tolérance. Malheureusement je crois que pour nous tirer des écueils du tribalisme, de l'égalitarisme et la dépendance économique de masse, il nous faut quelque chose d'assez différent des vertus bourgeoises. Dans Fight Club, des employés du tertiaire dépressifs décident de refuser une vie de soumission salariale et de consommation à crédit et de mettre à bas "le système". Pour ce faire ils forment une sorte de club survivaliste où ils s'entraînent physiquement et font pousser leur propre bouffe. Le fait d'associer les sports de combat et l'entrainement physique à la reprise en main personnelle et le rejet du politiquement correct est une constante que je remarque dans mon entourage. Je rencontre de plus en plus de jeunes chez qui la conversation sur un mode "sérieux" rejoint rapidement ces sujets. Il s'agit d'ailleurs plus souvent d'un rejet du politiquement correct qu'un rejet du "système" (vu que je parle de gens rencontrés dans "le monde de l'entreprise", cette nuance peut s'expliquer).
  2. 2 points
    Ah. Non. L'ennui, avec les nouvelles technologies, c'est que peu de personnes ne les comprennent vraiment sur le plan technique, et encore moins n'anticipent les jobs qu'elles vont créer. Le catastrophisme entourant l'AI (et la robotisation) qui va bouffer tous nos jobs et mettre à la rue les gens cognitevement restreints en est un beau symptôme. Une intelligence artificielle, ça s'entraine. Il faut la "nourrir" d'énormes bases de données comprenant à la fois les données à analyser mais aussi (et surtout) de données de validation. Avec des millions d'entrées à chaque fois. Prends l'exemple standard de la reconnaissance d'images : non seulement il lui faut des photographies à traiter, mais il lui faut aussi une base de données recensant ce qui apparait sur la photo pour vérifier si l'AI a bien fait son travail. Durant son entrainement, l'AI analyse l'image, en déduis ce qu'elle représente (oh, un chat), puis va aller vérifier dans le dataset de validation si elle a vu juste ou si elle doit se reprogrammer (perdu, c'était un ours). C'est là qu'il va y avoir beaucoup de travail pour les gens simples : dans la construction de la base de données qui sert à la validation des réponses. Un job parfait pour les amoindris du bulbe : "Tiens, Timmy, assieds-toi là et regarde l'écran. S'il y a un chat sur l'image, tu appuies sur le bouton vert, sinon, tu appuies sur le bouton rouge." Dans un futur relativement proche, c'est ainsi que j'imagine le travail des gens les plus simples : le contrôle qualité et la validation des données. C'est facile, répétitif, et la demande ne va qu'augmenter avec la massification de l'automatisation. Mais honnêtement, sans vouloir vous chier à bouche —et j'ai mangé un excellent chili hier—, ça me chagrine de devoir intervenir sur Liborg pour rappeler qu'il faut toujours essayer de voir ce qu'il ne se voit pas et que la destruction créatrice, c'est un moteur de progrès pour tout le monde, même pour les gens si peu cérébrés qu'ils sont à la limite de l'irresponsabilité.
  3. 2 points
    Dans le monde d'avant, plutôt rural, l'idiot du village se trouvait à l'entretien du cimetière et des espaces verts de la commune et des petites tâches de ce type, contre une pièce ou deux et un endroit où dormir. Aujourd'hui c'est devenu un statut, employé municipal, avec grille indiciaire et tout le tralala qui permet aux débilous de s'appuyer sur le manche de la pelle la moitié de la journée. La dérive, c'est l'emploi aidé, qui permet de trouver les mêmes débilous (ou le niveau en dessous) pour faire le job, subventionné par le département ou l'État, via des assos d'insertion qui recrutent les RSA sur les listings de la CAF. Bref, il faut une AOC multi-tamponnée pour faire ce que faisaient les idiots du village. Avantage : ils dégagent à la fin du contrat. Et au suivant. On retrouve aussi du personnel en bas de l'échelle des fonctionnaires territoriaux, les catégories C, typiquement dans les mairies ou les conseils généraux, où c'est crépi de ceux qui ont planté le concours de la MDPH (ex cotorep) de quelques points. Et qui seraient difficilement employables dans le monde de l'entreprise et de la productivité. Et dans ce tas d'inefficaces, on trouve des employés à haut niveau d'études, qui se demandent ce qu'ils foutent là avec un master en géographie ou un autre diplome inbitable, tout aussi inemployables mais pour d'autres raisons. Encore plus bas dans l'échelle de Richter de la gogolerie gentille, il existe des foultitudes de dispositifs, prises en charge totale ou partielle, en établissement, appartement thérapeutique, ambulatoire, de personnes disposant de l'autonomie d'un enfant pré pubère. Ceux là ont besoin d'être accompagnés sévèrement, du lever au coucher car ils ne savent quasiment rien faire sans l'aide d'un adulte. Ils ont l'AAH le plus souvent, sont pris en charge par la sécu ou l'aide sociale, ils ont réussi haut la main le concours de la MDPH. Ils ont des activités vaguement occupationnelles dans des CAT par exemple. Et des chaussures à scratch. Et une routine rassurante. Ils relèvent pas forcément de la psychiatrie et sont sous tutelle. De ce que j'en ai vu, la débilité ou déficience intellectuelle, qui entraine cette inadaptabilité à la vie "normale" a bien sûr des sources différentes, soit innées (des neurones peu nombreux qui se connectent mal), soit acquises grâce à un environnement familial pathogène assez immonde fait de maltraitance, délaissement, absence de soins et d'interactions. En fait, il y a eu une institutionnalisation de la déficience et des incapables, classés savamment en fonction de critères bien définis. Et donc des réponses elles aussi institutionnelles en termes de droits, aides matérielle et/ou financière. À mon avis, le filet de sécurité est nécessaire pour une partie de ces publics, au moins les plus atteints, ceux qui ne peuvent pas vivre en autonomie, comme des enfants irresponsables. La question se pose davantage pour l'idiot moyen recyclé en cantonnier au frais de la collectivité, le fonctionnaire de base, quoi.
  4. 2 points
    Plus haut, tu disais que les morons de McNamara avaient subi des pertes bien plus lourdes au combat. Cela ne veut pas dire qu'ils ne soient pas employables ailleurs ? Je me permets de recopier un post lu sur Quora. L'auteur a servi dans l'armée finlandaise et, en tant qu'officier, avait accès aux dossiers de ses subalternes (notamment à leurs résultats aux tests de Q.I.)
  5. 1 point
    Au hasard : les gens d'Europe de l'Est n'ont pas subi la propagande noire financée par le KGB (ils ont subi les tanks russes, par contre), et ils n'ont pas connu "68" et le marxisme culturel qui s'en est suivi (alors qu'à l'Est, il n'y avait pas besoin de reformuler le marxisme pour expliquer la non-paupérisation du prolétariat, ni pour d'influencer la société et le pouvoir, puisqu'il était déjà au pouvoir), ni l'Ecole de Francfort et ses joyeusetés (parce qu'à l'arrivée d'Hitler, ses membres ont curieusement préféré se réfugier aux USA capitalistes que dans la patrie des travailleurs). Pour une fois que Keynes était pertinent : ceux qui croient penser par eux-mêmes sont généralement esclaves des intellectuels d'hier.
  6. 1 point
    Beaucoup adoptent des positions libérales par anti communisme, genre la bande à Madelin, c'est même un moteur émotionnel très fort, on n'est pas libéral par prédestination divine (et il y a encore moins de liberal étalon). Pinochet n'avais certainement pas de compétence en économie, mais il ne faut pas être grand clair pour comprendre que la nuisance du communisme tient en grande partie à sa logique économique. Bolsonaro admet son incompétence, c'est un signe d’humilité que j'aimerais bien voir chez les crétins qui nous dirigent. La loi et "Politiques économiques" sont des ouvrages grands publique qu'il a parfaitement pu lire et comprendre a à moins d'avoir un QI de gauchiste. C'est normal, l'AFP et une grosse partie de la presse sont noyautés par l'extrême gauche (ie la gauche française), tout journaliste doit à priori être considéré comme un incompétent, un menteur et un gauchiste militant jusqu’à preuve du contraire, c'est le seul moyen de garder sa santé mental.
  7. 1 point
    Bon, je pense que ça s'impose :
  8. 1 point
    55,7% pour Bolsonaro apparemment https://www1.folha.uol.com.br/poder/eleicoes/2018/apuracao/2turno/brasil/ Edit: 88,73% des urnes ont été dépouillées pour l'instant donc il peut avoir de légers changements.
  9. 1 point
    Beaucoup de gens sont comme ça. C'est une tendance conformiste et anti-philosophique. La vérité doit se situer dans la doxa, au centre des positions acceptables d'une période (fenêtre d'Overton), et non d'une déduction logique à partir d'un petit nombre de principes supra-historiques et indubitables. "Le penseur clair et logique sera toujours un « extrémiste », et il sera par conséquent toujours intéressant ; le piège qui le guette est, certes, de s’embarquer à fond dans l’erreur. Alors que le penseur orthodoxe « juste milieu » [the orthodox « middle-of-the-road » thinker] ne se trompera jamais autant que lui, il ne donnera non plus aucune contribution notable, hormis de se rendre en général ennuyeux comme la mort." -Murray Rothbard, Recension de l’ouvrage de Milton Friedman, A Program for Monetary Stability, publiée le 31 octobre 1960 par le Volker Fund. Cité dans Block et Rockwell, 1988, chap. XXIV, S. Richman : « Commentator on our times : a quest for the historical Rothbard », p. 355. (cf aussi L'extrémisme ou l'art de la délation de Ayn Rand). (on retombe un peu sur le débat sur l'évolutionnisme du fil sur les limites du rationalisme).
  10. 1 point
    Mon point est surtout que L'adolescence est une période où l'individu n'a pas encore de repères pour être autonome (encore que). Donc la moindre des choses c'est de l'instruire pour le préparer à se débrouiller tout seul. Or tout est fait pour atteindre l'objectif contraire. Un moule commun où tes choix se limitent à anglais/allemand d'un côté, et grec/latin/adoration de l'Etat de l'autre, puis un vague choix entre oriwntations scientifiques sans profilage vs formations voie de garage eco littéraire au lycée. Paye ta prise de responsabilité précoce. Le tout pour finir avec des illettrés de 18 ans qui ont besoin d'un bac+5 pour être employable parce que bac+3 ne suffit pas à rattraper le retard. Les conseillers d'orientation sont un micro-detail dans tout ce merdier.
  11. 1 point
    L'ironie est d'ailleurs un bon test pour savoir si ton interlocuteur est sauvable ou pas. Ceux qui réagissent agressivement à toute tentative d'humour ("sacrilège à la "cause du bien !") sont psychologiquement prêts pour installer les goulags.
  12. 1 point
    J'avais posté ça dans TIL: "Au tournant du XIXème siècle, dans la propagande socialiste, le mandat "historique" de préparer la Révolution qui anéantira le capitalisme et le pouvoir de la bourgeoisie glisse des mains de la passive et "veule" masse prolétarienne pour devenir la mission du seul Parti et de ses militants. C'est ici une évolution décisive de l'histoire idéologique moderne. Les "masses", finit-on par constater, ne répondent pas, en leur majorité, à l'Appel de l'histoire. Elles demeurent assoupies dans une "torpeur" résignée. La conscience leur fait défaut et aussi, ajoute-t-on, la "virilité"[Le Parti ouvrier, 5 février 1889, p.1]. En vain, on les tance, on les secoue: "Voyons, peuple d'exploités, masse d'esclaves du Capital, ouvriras-tu les yeux ?" [L'Affamé, anarchiste, 13 juillet 1884, p.1]. La propagande continue machinalement à rêver à "une classe ouvrière qui marche unie, compacte vers son émancipation politique et sociale" [Le Prolétariat, 1 mars 1890, p.1], mais seule la minorité organisée, finalement, lui apparaît porteuse de la conscience historique et prête à "jouer son rôle". Ce sont les seuls prolétaires "conscients et organisés" (épithètes homériques favorites de Jules Guesde), c'est-à-dire les membres du Parti qui sont alors appelés à jouer le rôle d' "accoucheurs du grand renouveau social" et il convient de leur faire sentir leur supériorité sur ces "masses amorphes" pour lesquelles ils se dévouent sans compter [Frédéric Stackelberg, Vers la société communiste, Nice, Au droit du peuple, 1909, p.15]. La propagande socialiste passe ainsi de la dévolution du grand rôle historique au "parti de classe" [Almanach du Parti ouvrier 1892, p.17]. Tout ceci, qui est abondamment attesté en France vers 1900, fait plus que préfigurer le léninisme qui n'est que la version russe de cette évolution significative du discours de l'Internationale au tournant du siècle. Bientôt, assure-t-on du côté des guesdistes français, "le Parti Socialiste [le parti, pas la classe !] aura accompli la mission historique qui lui est assignée dans la grande transformation sociale qui s'impose au monde entier" [Ghesquière, La Défense, Troyes, 18 janvier 1907, p.1]." ( Marc Angenot, L'Histoire des idées. Problématiques, objets, concepts, méthodes, enjeux, débats, Presse Universitaires de Liège, coll. Situations, 2014, 392 pages, p.231) Il n'est pas interdit de penser que les textes de Marx autorisaient l'évolution vers le "substitutionnisme". On lit dans le manifeste que les communistes diffèrent du prolétariat "par une conscience plus claire des conditions de la lutte".
  13. 1 point
    Ce que cette mesure (l'héritabilité) veut dire, précisément, c'est qu'il y a une corrélation entre la distribution du QI d'une génération à l'autre. Comme je le disais dans mon wall of text sur le thread du QI :
  14. 1 point
    Chuuuuuut, on n'a pas trop le droit d'en parler. Disons que légalement, c'est un peu une zone grise. Ou mendiants, ou vagabonds (des personnages au fond assez courants au Moyen-Âge). Dotés d'une espérance de vie un peu raccourcie (essentiellement due, je suppose, à la surmortalité par accidents, et ce que ce soit à l'âge bête ou à l'approche de l'âge mûr). L'autre explication, mentionnée plus haut dans le fil, c'est qu'on y troue aussi des "Stanine 9". En fait, je trouve cette autre piste presque plus séduisante (parce que la rancoeur suppose elle aussi des capacités cognitives, et notamment des capacités à se représenter le passé et le futur). Steve Jobs l'a fait, pourtant. Mais un outil qui par nature a vocation à être généraliste, donc tout de même complexe, ne peut pas être vraiment accessible au QI trop en dessous de la moyenne. On est en train de parler de gens pour lesquels un noeud de lacet est un dispositif technologique trop avancé. Je le crois aussi ; en fait, je le crois d'autant plus que c'est déjà en bonne partie le cas. Si tu ne les vois pas au point où tu crois que c'est une toute petite minorité, c'est 1- parce que tu ne fréquentes pas les mêmes milieux, disons, et 2-parce que leurs familles les gardent chez eux (ou en institution éventuellement) pour s'occuper d'eux et les empêcher de faire des conneries ; mais une fois ces deux biais corrigés, tu t'aperçois qu'ils sont nettement plus nombreux que tu ne penses. En y réfléchissant une minute, j'en avais sans doute deux dans l'immeuble où j'ai grandi, une à la synagogue parisienne où j'allais, une autre à celle où je vais ces temps-ci, peut-être un dans ma classe de CP (mais c'est une reconstruction, les souvenirs sont lointains), et sans aucun doute d'autres encore auxquels je ne songe pas immédiatement, ou pour lesquels c'est moins immédiatement évident.
  15. 1 point
    Je rebondis sur cette affirmation de @Lancelot "Toutes les étapes avant l'implication de l'état, comme certains ne manquent pas de le souligner religieusement, ne sont pas du domaine d'une critique libérale. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas porter de jugement dessus. Parce que quand on parle d'ordre spontané on ne parle pas simplement du fait qu'un phénomène a émergé mais également de la compétition et de la pérennité au long terme de ce phénomène. Donc non l'évolutionnisme n'est pas une posture de neutralité par rapport à ce qui arrive, c'est au contraire une posture qui insiste sur l'importance de l'ensemble du processus, y compris la compétition, pour que les bonnes théories survivent et les mauvaises disparaissent. Ça implique de combattre les tendances que l'on trouve mauvaises et de défendre celles que l'on trouve bonnes." Pour introduire les questions suivantes: Le libéralisme n'a t-il pas des présupposés philosophiques (c'est-à-dire: -version faible: seule l'acception de certaines positions philosophiques sous-jacentes permet -de facto- d'être libéral. -version forte: seule l'adoption de la bonne philosophie permet par conséquence de défendre la liberté de manière cohérente -c'est bien sûr la position objectiviste, que j'ai reprise dans ma signature) ou culturels ? N'y-t-il pas des types de pensées qui, étant en soi faux et mauvais, conduisent d'une manière ou d'une autre, à violer / rejeter les droits naturels (suggestion de théories / idéologies suspectes à cet égard: le polylogisme, ou le holisme méthodologique. Ou encore le racisme / antisémitisme, etc.) ? Ou encore: le libéralisme n'est-il pas le produit d'une certaine culture (en gros occidentale*) ? La préservation au moins partielle de ladite culture n'est-elle pas une condition nécessaire à la survie du libéralisme lui-même** ? Ou encore (synthétiquement): qui est l'homme des Droits de l'Homme ? *Certains objecterons qu'on trouve de la liberté, des constitutions "libres", etc, dans d'autres cultures. Mais d'une manière générale, nous les estimons être des signes de liberté à l'aune d'un étalon, d'une doctrine, née dans la culture occidentale, et non l'inverse. ** Si ce point était avéré, il s'ensuivrait que certaines cultures sont supérieures à d'autres. Ce qui est bien mon avis, mais pas spécialement une affirmation politiquement correcte. Ces questions me semblent difficilement dissociables du débat sur la nécessité (ou pas) d'un libéralisme plus "épais" que la seule opposition à l'interventionnisme étatique. Voici traduit ci-dessus quelque éléments de ce débat. Je reviendrais expliciter ma propre position plus tard: "Ces dernières années, le libertarianisme s'est de plus en plus divisé entre le libertarianisme "mince/léger" [thin] et le libertarianisme "épais" [thick]. Le libertarianisme léger se concentre uniquement sur la réduction de l'étendue de l'action gouvernementale, le respect des droits de propriété et le respect du principe de non-agression (PAN), et est généralement agnostique sur toutes les autres questions. [...] Les libertariens "épais" croient aux mêmes politiques gouvernementales que les libertariens "minces", mais ils insistent aussi pour encourager culturellement tout le monde à adopter une attitude de "vivre de laisser vivre", et pour débarrasser la société des préjugés traditionnels comme le racisme, le sexisme et l'homophobie." "Les libertariens "minces" accusent souvent les libertariens "épais" d'adopter la même position que la "nouvelle gauche" -à l'autoritarisme croisant- sur les questions sociales. Il n'est pas rare d'entendre des libertariens "minces" et conservateurs* accuser des libertariens "épais" d'avoir des sympathies pour le "marxisme culturel"." "Les libertariens "minces" accusent aussi parfois les libertariens "épais" de promouvoir des points de vue sociaux qui conduiront inévitablement à un plus grand interventionnisme gouvernemental. Par exemple, ils disent parfois que les libertariens épais favorisent les attitudes libertines qui causent l'éclatement de la famille et augmentent la consommation de drogues et d'alcool, ce qui finira par entraîner une augmentation des dépenses d'aide sociale et, partant, une augmentation des impôts." -Tara Ella, Moral Libertarian Perspective: The Thin vs Thick Libertarianism Debate (cf: https://medium.com/taraellas-liberal-conversation/moral-libertarian-perspective-the-thin-vs-thick-libertarianism-debate-db907f37bd65 ) "Cette tendance à prétendre que le libertarianisme doit être plus que l'engagement strict à la ligne libertarienne traditionnelle (droits de propriété et principe de non-agression) existe depuis un certain temps. On parle souvent de libertarianisme "épais". Les "extensifs" [je trouve plus élégant de traduire ainsi "thickists"] soutiennent qu'en plus d'argumenter contre la coercition, les libertariens doivent aussi s'engager à respecter d'autres principes qui ne sont pas strictement liés à la coercition. La contre-position est appelée libertarianisme " mince ", c'est-à-dire l'argument selon lequel la seule chose dont les libertariens devraient s'occuper, en tant que libertariens, c'est la violation du PAN. Le libertarianisme "épais" est à l'ordre du jour, à gauche comme à droite. Un article récent publié sur C4SS (Centre for a Stateless Society) illustre le libertarianisme "épais" de gauche qui est endémique chez la jeune génération d'amoureux de la liberté éduquée à l'université. Il s'agit du sujet brûlant du moment : les droits des transgenres. Novak fait un argument alambiqué, mais laissez-moi essayer de le traduire en anglais : Les libertariens plaident en faveur de l'ordre spontané qui découle de la libre association et de l'entreprise. Cet ordre spontané peut aboutir, compte tenu des préjugés actuels, à ce que les gens aient des opinions antitransgenre et fassent preuve de discrimination à leur égard, ce qui restreint leurs libertés. Par conséquent, les libertariens doivent soutenir les droits des transgenres dès maintenant. C'est un argument "épais" parce qu'il ne concerne pas nécessairement la coercition. Lorsqu'une personne a des opinions antitransgenre ou n'autorise pas la présence de toilettes transgenres sur sa propriété, elle ne contraint pas strictement qui que ce soit. Ils ne violent pas la personne ou la propriété de qui que ce soit. En vertu de la théorie libertarienne stricte, le propriétaire de la propriété peut établir toutes les règles qu'il ou elle aime concernant cette propriété, et personne n'a l'obligation de fréquenter la propriété de cette personne si elle n'est pas d'accord avec les règles. Cependant, le côté gauche du mouvement pour la liberté croit que les opinions préjudiciables qui proviennent des valeurs traditionnelles peuvent entraîner et entraînent des restrictions de la liberté des minorités sexuelles [...] et que les libertariens doivent donc être actif au côté de ces minorités." "Les libertariens nouvellement convertis commettent souvent une erreur d'interprétation philosophique qui se prête au ridicule. Ils répondront à la critique d'un comportement non agressif, mais néanmoins mauvais en disant : "Eh bien, ils ne violent pas le PNA [Principe de non-agression], pourquoi faites-vous des commentaires à ce sujet ?" Leur erreur est de supposer que s'engager dans la philosophie libertarienne, c'est se fermer à tout autre jugement moral. Au contraire, il est tout à fait normal, en fait normal, d'avoir d'autres points de vue moraux en conjonction avec le principe de non-agression. Le libertarianisme n'est pas l'indifférence morale. La moralité n'est pas non plus strictement concernée par la question de savoir s'il y a agression ou non. Il serait étrange qu'une personne n'ait aucun sens moral, si ce n'est de penser que l'État est un gang de voleurs. Il n'est pas déraisonnable de penser au-delà du libertarianisme et d'avoir beaucoup d'autres préoccupations morales et sociales. Néanmoins, le libertarianisme mince est nécessaire [...] La philosophie [libertarienne] risque d'être obscurcie et confondue si elle est associée à d'autres préoccupations qui ne concernent pas spécifiquement la réduction de l'agressivité [sic] dans la société. L' "extensivisme" rend dix fois plus difficile la tâche de faire avancer la cause de la liberté." "Les libéraux de gauche pensent que nous devrions approcher les conservateurs et dire : "Non seulement vous avez eu tort au sujet de l'interventionnisme à l'étranger, mais vous devez aussi abandonner vos valeurs traditionnelles et célébrer Caitlin Jenner". Les libertariens de droite pensent que nous devrions approcher le progressiste et dire "Non seulement le socialisme est une idée désastreuse, mais vous êtes un dégénéré et vous avez besoin de Jésus-Christ". D'une façon ou d'une autre, je suis sceptique quant à la pertinence de l'une ou l'autre de ces approches." "Notre meilleure approche de l'évangélisation est de mettre l'accent sur le fait que vous n'avez pas besoin d'adopter une vision culturelle particulière du monde pour soutenir l'idéal libertarien." -James Smith, Make Libertarianism Thin Again, 24 juin 2017 (cf: http://think-liberty.com/2017/06/24/make-libertarianism-thin/ ) "Pour David Gordon (...) le libertarianisme n'est pas une théorie éthique globale. Il n'essaie pas de nous dire à quels idéaux nous devrions aspirer dans notre vie personnelle, et il ne nous dit pas grand-chose sur la façon dont nous devrions interagir avec les autres. La seule chose que le libertarianisme a à dire sur nos relations interpersonnelles, c'est qu'il est mal d'agresser les personnes ou leurs biens." "Nous sommes des libertariens pour une raison quelconque. Et les raisons pour lesquelles nous devons endosser le libertarianisme seront souvent des raisons d'endosser d'autres valeurs, projets ou pratiques culturelles [...] Ce que je veux dire, ce n'est pas seulement qu'il y a des choses que les libertariens se trouvent croire ou aimer plus que les autres (science-fiction, peut-être ?), mais qu'il y a des choses que les libertariens devraient croire ou aimer plus que les autres, étant donné leurs engagements fondamentaux." -Matt Zwolinski, Libertarianism: Thick and Thin, 28 décembre 2011 (cf: http://bleedingheartlibertarians.com/2011/12/libertarianism-thick-and-thin/ ) A noter que Walter E. Block and Kenn Williamson partagent la position "mince" de Smith, contre d'autres auteurs (y compris, donc, Zwolinski et Ella): http://www.walterblock.com/wp-content/uploads/2017-libertarianism-thick-or-thin.pdf
  16. 0 point
    En fait "l'affaire" Corbière c'est qu'il a profité d'une subvention a laquelle il avait effectivement droit puisque calculée sur des revenus n-1 ou n-2. En plus c'est bien dans le programme des FI de rénover énergétiquement les logements des gens au frais de la princesse. Donc bon. On peut se contenter de rappeler que c'est un sale con.
  17. 0 point
    Je m’interesse au problème actuel. Et le problème actuel c’est qu’un homophobe a été élu président du Brésil. Et je demande donc ce qui permet de penser qu’il ne se comportera pas comme les SJW qui sont un problème actuel dans d’autres pays au vu de l’historique de persécution des gays. Il semble que l’on fasse plutôt face à la même tolérance tribale des droiteux envers que les gauchistes avec les SJW. Avec de beaux rationalisations et bottages en touche.
  18. 0 point
  19. 0 point
    Tu perds ton temps à répondre à un relativiste qui prend du sucre pour se soigner et un athée dogmatique qui ne comprend pas ce qu'on fait des milliards d'humain des millions d'années avant lui. Sinon c'est interessant, les autres, continuez.
  20. 0 point
    Tous égaux dans la haine du prochain dans le trafic. Tu m'étonne qu'ils nous pondent un code de la route.
  21. 0 point
    Et à mon humble avis ça va se reproduire ailleurs...
  22. 0 point
    https://jamanetwork.com/journals/jamainternalmedicine/fullarticle/2707943
  23. 0 point
    Aller ma championne, rapporte moi un max de coeur.
  24. 0 point
    @Gilles ça veut dire quoi ce charabia ?
  25. 0 point
    Chevalier de St Méluche combattant l'hydre énarchique - allégorie (circa 2018)
Ce classement est défini par rapport à Paris/GMT+01:00
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