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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 23/06/2018 dans toutes les zones

  1. 5 points
    Libéral classique n'est pas synonyme de libéral modéré. Friedman est toujours cité à tort et à travers sur l'immigration. Je l'ai déjà expliqué à plusieurs reprises sur lib.org et CP : le propos de Friedman était une critique de la social-démocratie. Il ne visait pas à promouvoir un contrôle de l'immigration mais à souligner malicieusement les effets pervers de l’État-providence sur les libertés individuelles. C'était un argument pour montrer les incohérence de la social-démocratie, qui se prétend progressiste en matière d'immigration, mais dont l'application des principes aboutit à l'exact opposé à une politique autoritaire dans ce domaine. Friedman n'était pas un libéral modéré mais un libéral "pragmatique". Il considérait que les libertés économiques, politiques et civiles étaient indissociables. Son approche pragmatique était de gagner petit à petit des libertés économiques, considérant que les libertés économiques ouvriraient une brèche et que les autres libertés individuelles finiraient par suivre naturellement. Je ne connais aucun argument libéral classique en défaveur de la liberté de migrer. Aucun. En revanche, il y a de nombreux prétendus libertariens anarcho-capitalistes (en fait des droitards) qui mobilisent leur corpus théorique (à la suite de HHH) pour lutter contre l'immigration. Je rappelle par ailleurs que ce sont des principes libéraux classiques (et non des principes anarcho-capitalistes) qui ont permis l'espace Schengen, c'est-à-dire une mise en œuvre très concrète de la liberté de circulation des personnes au sein de l'UE.
  2. 2 points
    http://econfaculty.gmu.edu/bcaplan/pdfs/whyimmigration.pdf Très, très complet et pertinent. Une vingtaine de pages mais ça vaut le coup.
  3. 2 points
    Il faut déjà définir ce qu'est le conservatisme, ce qui n'est pas chose aisée puisque j'ai l'impression que chaque conservateur en a une définition différente. Ensuite, comme l'a souligné @F. mas, il faut distinguer le contexte européen de l'américain. Aux USA il y a eu le "fusionnisme", alliance entre libertariens et conservateurs contre le New Deal et l'Etat-providence, qui a notamment conduit à la candidature de Goldwater et l'élection de Reagan. Puis plus tard dans les années 90 l'alliance "paléo" (qu'on peut rattacher à la "Old Right") qui, en plus de l'opposition à l'Etat-providence, mettait aussi l'accent sur une politique étrangère non-interventionniste (la guerre froide étant finie), et est née en réaction aux néoconservateurs qui prônaient toujours une politique étrangère agressive en plus d'une plus grande tolérance pour l'Etat-providence. Le mouvement "paléo" contenait donc les conservateurs "old school" comme Pat Buchanan et Joseph Sobran, et les "paléo-libertariens" comme Rothbard qui trouvaient que le mouvement libertarien mainstream devenait un peu trop prog et se mettait à contester toute forme d'autorité plutôt que de se recentrer sur l'opposition à l'Etat (ce qui rejoint le débat thick/thin), exactement l'évolution que dénonce Nisbet dans le texte que tu cites. Leur succès fut moindre, avec l'échec des multiples candidatures de Pat Buchanan dans les années 90 (d'aucuns diraient que le programme de Buchanan était très similaire à celui de Trump, en plus cohérent). D'une certaine façon on peut aussi rattacher les campagnes de Ron Paul au mouvement paléo puisqu'il séduisait non seulement libertariens mais aussi ces conservateurs old school souhaitant une politique étrangère plus restreinte et davantage de souveraineté nationale pour se focaliser sur les problèmes internes. Le côté "America First" qui peut expliquer pourquoi une partie de cet électorat s'est ensuite tourné vers Trump. Et même aujourd'hui on voit toujours une certaine porosité entre libertariens et conservateurs aux USA avec notamment l'aile libertarienne du GOP représentée par Rand Paul, et certains conservateurs à tendance libertarienne comme Ted Cruz. Maintenant tout ça c'est aux States. En France comme dans le reste de l'Europe je dirais que la droite est juste un poil moins étatiste que la gauche et qu'une alliance entre libéraux et conservateurs ne fait pas tellement sens non seulement à cause de cette plus grande similitude entre gauche et droite mais aussi parce que les libéraux n'ont aucun poids politique. On peut néanmoins discuter des éventuels aspects "thicks" (conservateurs ou autre) du libertarianisme et je pense que c'est assez important.
  4. 1 point
    Les canapés explosifs: Les lacs soulevables:
  5. 1 point
    Non, spéculer c'est prévoir. Gouverner c'est liberticide.
  6. 1 point
    Elle n’est pas attirante du tout.
  7. 1 point
    Nous avons un fil sur l'alt-right (même deux, en fait). Nous avons un fil sur la fuite à droite et la désorganisation des libertariens aux U.S.A. Nous avons des fils sur les partis français de droite, sur la bêtise des droitards, et même un fil sur les présupposés du libéralisme (avec ce que ça pourrait inclure ou non de "sensibilité conservatrice thick"): https://forum.liberaux.org/index.php?/topic/55150-présupposés-philosophiques-culturels-du-libéralisme-et-thick-vs-thin-debate/ Mais il n'y a pas encore de fil pour réfléchir aux rapprochements (ou aux non-rapprochements) envisageables avec la droite conservatrice (qu'on peut définir à coup de hache comme la partie non-nationaliste, non-fasciste de "la" droite). On peut aussi affiner la définition et pour réfléchir aux points communs / différences, j'ai fais une traduction (sauvage et partielle) d'un texte du sociologue conservateur R. Nisbet. Certains passages sont datés mais dans l'ensemble ça expose relativement bien l'essence de chacun des deux mouvements:
  8. 1 point
    Exactement de la même manière, si une entreprise baisse son prix, on l'accuse de tuer ses concurrents par dumping ; si elle le monte, de profiter de son pouvoir monopolistique ; et si elle le maintient, on l'accuse d'avoir monté une entente.
  9. 1 point
    Ce qui m'insupporte au plus haut point actuellement, ce sont les critiques gauchistes à l'encontre de Parcoursup qui font leur petit chemin dans la tête des gens. Tout le monde finit par croire que se généralise une logique de sélection dans le supérieur qui se ferait en défaveur des classes sociales défavorisées. Or c'est exactement l'inverse qui se produit depuis quelques années : l’État petit à petit est en train de déconstruire la logique des filières sélectives, pour des motifs sociaux socialistes. Déjà sous le quinquennat précédent, la filière sélective qui s'adressait aux étudiants de niveau modeste (le BTS) a été totalement saccagée par une politique de quota qui oblige les lycées à prendre en priorité des diplômés de bac pro au détriment des autres (alors que très peu de bacs pros étaient sélectionnés lorsqu'on laissait la liberté aux profs de BTS de sélectionner comme ils l'entendaient). Sauf cas rarissime et exceptionnel, les diplômés d'un bac pro n'ont pas les qualités nécessaires pour suivre des études sups. Résultat : un gros nivellement par le bas. Les programmes de BTS ont été totalement révisés pour que de tels étudiants puissent obtenir le diplôme. Pour donner un exemple frappant, en BTS on ne fait plus rédiger aux étudiants de mémoire de stage. Trop difficile... La destruction de ce diplôme est un véritable scandale car on avait avec le BTS une filière qui avait les qualités de la sélectivité et qui permettait de hisser vers le haut des gamins de niveau moyen et généralement issus de familles modestes. S'est généralisée également depuis trois ans, une même politique de quota pour les IUT, qui avaient le gros défaut aux yeux du ministère d'avoir une trop forte proportion de bacs S dans leurs effectifs. Des quotas de bacheliers technos leur ont été imposés. Et désormais, avec Macron, sont également imposés aux établissement supérieurs sélectifs des critères sociaux : le fait d'être boursier vous fait remonter automatiquement dans les classements. Un collègue responsable d'un DUT m'a dit qu'il avait constaté que cela faisait remonter certains candidats de plus de 200 places dans son classement ! Autant dire que le niveau de l'étudiant n'est plus le critère déterminant de sélection. Bref, l'EN est en train de vider de leur substance les filières sélectives en faisant perdre aux établissements par petits coups de canifs successifs la possibilité de sélectionner comme ils l'entendent...
  10. 1 point
    Un (long) documentaire sur les yakuzas, et comment des lois anti-yakuzas les font disparaitre et se transformer en une vraie mafia sans code d'honneur:
  11. 1 point
    Je pense que dans l'optique ou l'état s'occupe d'éducation ça devrait se limiter aux math + français. Allez, je suis gentil, je rajoute des notions basiques d'histoire, de géographie et de science. L'éducation par l'état, au sens profond du terme, c'est de la propagande et du totalitarisme en germe, par principe et par destination. Évidemment, on ne peut pas faire de l'instruction sans aucune éducation, pas par principe, mais parce que les gens qui enseignent ne sont pas des machines à laver sans âme et que, volontairement ou pas, par la parole ou par l'exemple, il feront de l'éducation sans forcément même le vouloir. Dans une optique anarcap, tu te goures aussi, parce que le concept même d'école au sens où on l'entend n'a aucun sens dans un système sans standardisation. Il y aura forcément des gens qui tiendront à faire de l'éducation, mais ça sera certainement aussi ouvert et large et divers que ce que toute l'humanité peut ouvrir en matière d'idée. Les écoles coraniques, les montessori, les écoles versions troisième république, le no-schooling, on aura forcément tout en même temps. Ce que l'un appelle éducation, c'est l'instruction de l'autre. Du coup, je ne "pense" pas que l'école devrait étre comme ci où comme ça. Je sais ce que je veux, je sais aussi que d'autre gens (la plupart d'entre eux même) veulent autre chose de fondamentalement différent et même d'opposé à ce que je veux, je sais aussi que les gens ne naissent pas sous la forme de pages blanches et qu'il faudra adapter l'instruction à donner à quelqu'un à son comportement et sa personnalité, ainsi qu'à son milieu, son identité, etc... Pour revenir à l'histoire et à l'éducation, c'est un grand manque d'imagination que de penser qu'on doit forcément lier éducation et création d'une communauté autour d'une histoire. Une communauté peut se créer autour d'autre chose: des valeurs, des personnes (genre, un roi, seigneur, empereur), des croyances, etc... Évidemment, loin de moi l'idée de dire que l'histoire commune (ou pas d'ailleurs) n'entre pas en ligne de compte, simplement on peut bâtir une communauté sur autre chose qu'une histoire commune, et le fait d'avoir une histoire commune n'est pas forcément la chose la plus importante. (D'ailleurs, si l'histoire commune peut nous être ce qui cimente une communauté, elle peut aussi être la source de la division). De plus, on peut raconter l'histoire de son pays sans pour autant faire du roman national (et je dis ça au sens général: je parle autant du roman national de droite avec son temps béni des colonies que le roman national de gauche featuring Robespierre ce héros) et tomber dans la bouffonnerie. Comme l'a ait remarquer Bézoukhov, on ne peut pas enseigner d'histoire sans faire de politique, mais comme l'avait dit le doyen de la fac "à défaut d'être impartial, on doit avoir l'honnêteté de son parti pris". J'estime également qu'il y a une incompatibilité fondamentale entre le fait de faire de l'histoire et chercher à édifier des gens: vous voulez monter et cimenter une communauté autour d'événements et de figures tutélaires, grand bien vous en fasse, mais ne dites pas que c'est de l'histoire. L'histoire qui enseigne ça n'est pas de l'histoire: l'histoire ça dit, en tout cas c'est supposé dire, qu'est ce qu'il s'est passé. Des lors qu'on en tire des enseignements, des exemples, des valeurs, on arrête de faire de l'histoire. Et pire, l'incompatibilité entre histoire et roman national viens aussi de ce que la démarche du roman national ne peut pas s'accommoder d'une recherche historique bien menée: inévitablement, l'histoire fait tomber tous les héros et toutes les idoles de leur piédestal, et c'est pour ça qu'on entend la gauche pleurnicher quand on rappelle que la révolution française était une guerre civile criblée de crimes et que Robespierre était une pourriture, tandis que la droite aime pas trop qu'on parle de l'armée française en Algérie. Personnellement, je pense qu'avoir besoin de tomber dans le roman national et autres bouffonneries du même acabit pour permettre à la communauté nationale de tenir, pour maintenir une communauté de valeur, c'est un indépassable constat d'échec. À la limite, qu'on vienne me dire que c'est effectivement une histoire orientée, tronquée et remaniée, qu'on le sait mais qu'on le fait quand même pour des motifs politiques de cohésion nationale me gêne moins: c'est pas bien mais c'est honnête. En bref, tout ça pour dire que le fait de regretter le roman national pour moi c'est surtout regretter l'époque où l'histoire ne se faisait qu'en y insérant de la propagande, que ça me paraît bizarre et complètement con, et que j'aurais beaucoup à dire dessus mais que c'est typiquement le sujet où chaque réponse soulève dix questions de plus alors je vais m'arrêter.
  12. 1 point
    Un gouvernement libéral devrait : - accorder un accès sans droits et sans contingent à toutes les importations en provenance d'Afrique subsaharienne ; - mettre fin aux subventions agricoles au sein de l'Union européenne qui sapent les producteurs africains et maintiennent les prix des denrées alimentaires en Europe inutilement élevés ; - interrompre l'aide bilatérale aux gouvernements africains et s'opposer aux prêts du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale aux gouvernements de la région ; - cesser l'opération Barkhane qui pourrait attirer la France dans plus de conflits et être considéré par les Africains comme une entreprise néocolonialiste ; - imposer des sanctions « intelligentes » aux dirigeants soupçonnés de corruption et de violations des droits de l'homme. - abolir toute agence ayant pour objet l'aide au développement et mettre fin aux programmes d'aide aux gouvernements ; - se retirer de la Banque mondiale et des banques multilatérales régionales de développement ; - ne pas utiliser l'aide étrangère pour encourager ou récompenser des réformes, même "de marché" ; - éliminer les programmes qui accordent des prêts au secteur privé dans les pays en développement ; - libéraliser ou abolir toute agence faisant la promotion ou soutenant d'une manière ou d'une autre (aides aux exportations, crédit, protection sociale, etc.) les importations et exportations avec l'Afrique ; - mettre fin au soutien de l'Etat aux prêts aux microentreprises et aux organisations non gouvernementales.
  13. 0 point
  14. 0 point
    Je n'ai pas parlé des affaires que font les Chinois à l'étranger, mais de la liberté économique en Chine. Et je réitère l'affirmation qu'elle est pire qu'en France. Tenez, l'indice de liberté économique 2014 de la France était de 63.5, contre 52.5: https://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_liberté_économique C'est aussi un fait notoire que les entreprises étrangères peinent à accéder aux marchés chinois, que le secteur public pèse un poids considérable, etc. Vous devriez aussi garder à l'esprit l'avertissement de Ayn Rand, suivant lequel ceux qui font des affaires avec l'URSS ne devront pas prétendre être surpris le jour où ils se feront exproprier.
  15. 0 point
    En plus en matière de turbo capitalisme, la coree c’est autre chose que l’allemagne.
  16. 0 point
    Tolkien qui dépasse un peu les bornes du thick ! https://peacerequiresanarchy.wordpress.com/2012/09/21/the-letters-of-jrr-tolkien/
  17. 0 point
    Giroud n'a pas été bon, mais je pense qu'il sera titulaire en 8emes. Je sens bien DD revenir à la compo du premier match. Dembélé Lemar Mendy et Sidibé ont laissé passer leur chance ce soir, et logiquement Fekir devrait être le remplaçant number one (qui était plutôt Dembélé)
  18. 0 point
    Je rêvais d'appeler mon fils Lucifer, parce que c'est quand même un nom magnifique. Comme c'est impossible, j'ai tenté de me rabattre sur le grec. Photophore... Donc on a laissé tomber.
  19. 0 point
    Si jamais, j'ai bien plus apprécié Law, Legislation and Liberty que La constitution de la liberté, surtout le première tome qui pose très finement la critique du constructivisme et la notion d'ordre spontané à travers la distinction nomos/taxis. Forcément, le livre ne réserve pas vraiment de surprise, ni trop de difficultés, si on connaît déjà Hayek mais j'ai trouvé l'argumentation très solide (et j'ai appris que Darwin avait emprunté le concept d'évolution aux sciences humaines). C'est le dernier tome qui est un peu long, avec l'exposition de la démarchie. Le livre m'avait d'ailleurs laissé sur ma fin, la catallaxie doit être encadré pour fonctionner en maintenant le rule of law par exemple, mais Hayek propose une solution très constructiviste pour protéger le phénomène catallactique... Peut-être pour éviter de finir sur un laisser faire et l'envie de proposer sa solution, qui sait le marché va peut être la faire émerger
  20. 0 point
    Magnum force The big Lebowski Freaks Papillon Once upon a time in the west La Conquête de l’Ouest Unforgiven Full metal Jacket Vol au-dessus d’un nid de coucou Dallas buyers club O’ Brother Edit : oups, pas lu l’intitulé exact du fil avant. Mais si c’est genre LE film que tu regardes le soir avant la fin du monde qui a lieu le lendemain matin, autant se détendre un petit peu. Donc : The big Lebowski
  21. 0 point
    For world adoption, BCH needs to solve two main issues : https://www.yours.org/content/for-world-adoption--bch-needs-to-solve-two-main-issues-4b03922c0a0d
  22. 0 point
    Putain si l'Allemagne et l'Argentine se font éliminer...
  23. 0 point
    Avant qu'il y ait les frontières des états, il y eut les frontières des familles, des clans, des villages, des provinces, des pays...il y eut les chemins, les ponts, les fleuves, les barrières, les clôtures, les murs, les enceintes.
  24. 0 point
  25. 0 point
    Je sais bien que c'est la théorie qui t'intéresse, mais à un moment, c'est la pratique qui détermine qui détient le pouvoir. Et de ce point de vue, le marxisme culturel / postmodernisme critique / intersectionnalisme identitaire est clairement un léninisme repeint aux couleurs de la biopolitique.
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