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Bouquins De Jean-françois Revel


Copeau

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Sa bibliographie est importante, je ne prétends donc pas être exhaustif mais simplement vous proposer quelques balises de navigation.

Pourquoi les philosophes

Regroupement, dans un seul livre, d'ouvrages portant sur divers sujets.

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Histoire de la philosophie occidentale

La philosophie a la réputation non usurpée d'être une discipline d'accès difficile. Les philosophes s'expriment avec plaisir dans une langue obscure réservée aux initiés. Jean-François Revel rend limpide la philosophie, clairs et intelligibles les grandes théories et les mouvements philosophiques. Ce livre ne vulgarise pas la philosophie occidentale mais permet enfin de comprendre quel a été, de l'Antiquité à nos jours, ce choc des idées qui a formé nos croyances, notre manière de penser. De Pythagore à Socrate, de Platon à Aristote, des Epicuriens aux Stoïciens, de Montaigne à Pascal, d'Erasme à Bacon, de Descartes à Spinoza et à Leibniz, voici des portraits souvent impertinents mais toujours impartiaux ; voici expliquées les idées et les œuvres des grands philosophes et de la pensée occidentale. Une histoire à portée de l'étudiant ou de l'honnête homme du XXIe siècle.

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Histoire de la Philosophie Occidentale est très intéressant, clair, synthétique -même si il ne peut éviter plusieurs passages plus "techniques"- et surtout tord le cou à plusieurs idées répandues sur la philosophie et les philosophes.

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L'obsession anti-américaine : Son fonctionnement - Ses causes - Ses inconséquences

Sacré Jean-François Revel ! À 78 ans, le journaliste n'a rien perdu de sa verve ni de son habileté intellectuelle. Pour preuve : ce brillant plaidoyer pro-États-Unis, opportunément publié tout juste un an après les attentats du 11 septembre, et qui s'attache à explorer les multiples facettes des critiques, quolibets et sarcasmes qui se concentrent sur le pays de l'oncle Sam.

Quelles sont les racines de l'anti-américanisme ? Est-il objectivement fondé ? Ou bien s'appuie-t-il sur des a priori idéologiques, sources de fantasmes et de désinformation ? Trente ans après Ni Marx ni Jésus, dans lequel l'académicien traitait déjà de la question, force est de constater que ce sentiment s'est accru, statut d'unique superpuissance économique, militaire et culturelle oblige… Selon lui, deux traits essentiels le caractérisent, "la sélection des preuves et la contradiction interne du réquisitoire". Exemples à l'appui, Jean-François Revel débusque les incohérences et les lieux communs qui courent sur les États-Unis : une société qui serait violente, inculte, matérialiste, puritaine, raciste et anti-démocratique. Et l'auteur de toucher juste très souvent.

Dommage qu'il le fasse non sans une certaine mauvaise foi. Car enfin, affirmer que "la fonction principale de l'anti-américanisme […] est de noircir le libéralisme dans son incarnation suprême" ne relève-t-il pas du postulat idéologique ? Et pourquoi donc se concentrer sur l'anti-américanisme français, sans se soucier de ses spécificités, de ses différences avec ses avatars européens, asiatiques, africains ou sud-américains, si ce n'est pour fustiger le socialisme comme idéologie rampante dans la société française ? Apparaît ainsi en filigrane une critique implacable de la société française, racornie, envieuse et aigrie à l'égard de l'Amérique – seul point faible d'un ouvrage par ailleurs riche en informations, délectable par la verve dont il fait preuve, et stimulant pour l'esprit. --Yves Fraillont

L'Amérique a toujours été considérée, par tous les pays du monde et plus spécialement par les pays européens, à la fois avec envie et mépris. Elle l'est davantage encore depuis qu'elle est devenue, au XXe siècle, une grande puissance, et surtout depuis qu'elle est, à la suite de l'effondrement des empires communistes, la seule superpuissance planétaire. Qu'est-ce qui, dans cet antiaméricanisme général, est fondé sur une connaissance des réalités, sur une analyse des faits, et qu'est-ce qui s'explique par les survivances d'idéologies fossiles, par un ressentiment irrationnel, générateur d'informations fausses et de phobies, imputables aux échecs des pays mêmes qui critiquent sans cesse les Etats-Unis en leur attribuant des défauts souvent imaginaires ? Jean-François Revel avait déjà traité cette question dans Ni Marx ni Jésus, livre paru en 1970 avec un grand succès international. Mais depuis lors la situation a bien entendu évolué, du fait de l'émergence des Etats-Unis comme unique « hyperpuissance », à la fois économique, stratégique et, jusqu'à un certain point, culturelle. L'animosité à l'égard de l'Amérique a décuplé. On l'attaque à la fois comme modèle de société et comme force prépondérante dans les relations internationales. Cette diabolisation a même poussé certains courants islamistes jusqu'à l'hyperterrorisme religieux qui a surgi en 2001. Mais bien d'autres pays, sans aller jusqu'à ces extrêmes, partagent les sentiments qui les inspirent. Il y a donc lieu d'actualiser la question de l'antiaméricanisme et de réexaminer ce phénomène politico-culturel à la lumière des transformations survenues depuis une trentaine d'années. C'est ce que fait Jean-François Revel dans L'Obsession anti-américaine. Comment l'Amérique est-elle vue par les autres et comment est-elle en elle-même ? Mesurer et expliquer l'écart entre la vision et la réalité, tel est l'objet de ce livre.

Table des matières

Exposé des motifs

De quelques contradictions de l'antiaméricanisme

Antimondialisme et antiaméricanisme

Pourquoi tant de haine ? et tant d'erreurs !

La pire société qui fut jamais

L'extinction culturelle

" Simplisme " des dirigeants européens en politique internationale

L'Amérique comme échappatoire

L'antiaméricanisme, principal fauteur de la superpuissance

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Un membre de l'Académie française qui prend la plume pour contrer la malhonnêteté intellectuelle qui plâne sur la France, c'est rassurant.

C'est brillantissime, ce sont de vraies analyses, des étuds fouillées, des remarques intéressantes, bref, de la vraie littérature francophone sur les Etats-Unis - si, si, ça existe!

A l'heure ou les bouffons comme Laurent, Moore, Karel et Meyssan flattent la partie la plus basse et la plus stupide du chauvinisme européen, Revel s'offre (avec Glucksmann, Bruckner, Millière, Rigoulot, Taguieff) comme une voix lucide et implacable.

Une baffe à toutes les pages, c'est ce que reçoit (et mérite) l'atmopshère intellectuel français antiaméricain.

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Franco-Américain, j'ai eu le plaisir de tomber par hasard sur un livre pro-américain que constitue L'Obsession Anti-Américaine. (Entendre pro-américain par rapport à l'océan d'anti-américanisme règnant en France: en somme, le livre est plutôt objectif) En effet, je ne comprends pas toujours l'acharnement avec lequel les français s'en prennent constamment aux Américains. Dans ce pays, et surtout en ce début d'année 2003, il suffit d'allumer la télévision ou de se promner dans la rue pour entendre que l'Amérique veut le pétrole, "Halte à la Busherie" ou " Ils nous envahissent avec leur Macdo's!"

Jean-François Revel dresse un portrait clairement atypique des sentiments des français à l'égard de l'Amérique. Revel, "le phénomène" un libéral convaincu dans une France socialisée, étatisée, presque aristocrate, nous étonne, en flattant l'égo de l'Amérique. Car soyons honnêtes, Revel en veut à la France. Le livre est loin d'être basé là-dessus, mais certains passagent, notamment sur l'éducation et la sécurité le démontrent clairement.

Mais à cette frustration de l'auteur se mêle une analyse objective et malheureusement pas toujours très facile à comprendre ( cf. "aparatchik intello-communistes" ) des européens. Revel analyse tout ou presque: les anti-mondialistes, l'éducation, l'économie, la sécurité, la politique.

Apres la lecture on pense avoir compris beacoup de choses. L'anti-américanisme existe partout: de José Bové aux élites politques itellectuelles, aux américains eux-mêmes. Car nombreux sont ceux qui sont jaloux de ' l'hyperpuissance américaine." Ceertains ne l'acceptent pas, d'autres ne le concoient pas. Revel n'a rien contre l'analyse objective, juste et nécessaire des US, mais rejette énergétiquement et habilement les diatribes contre le diable américain.

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Ni Marx ni Jésus : De la seconde révolution américaine à la seconde révolution mondiale

" L'Amérique est en train de créer un modèle révolutionnaire pour les autres pays, le premier modèle depuis longtemps, dans les sociétés développées, qui ne soit pas l'imitation d'une révolution antérieure. Vers 1780, la France était le pays à la fois le plus réactionnaire et le plus révolutionnaire de l'Europe civilisée, c'est-à-dire le pays où le conflit interne de la société se situait au niveau le plus créateur et rendait inéluctable et profitable un affrontement. De même aujourd'hui, l'Amérique, n'en déplaise aux anti-américanismes de droite et de gauche, est le réservoir où se retrouvent tous les types de conflit et toutes les possibilités de solutions révolutionnaires de notre époque. "

C'est le décalage profond entre ce qui se répétait partout sur les États-Unis et la réalité de ce pays qui poussa Jean-François Revel à écrire Ni Marx ni Jésus. Immense succès de librairie, traduit dans plus de vingt langues, cet essai fut non seulement polémique mais aussi visionnaire, préfigurant déjà que la grande révolution du XXe siècle serait la révolution libérale - et non la révolution socialiste.

Table des matières

La seconde révolution américaine

Les cinq conditions d'une révolution

La révolution n'a pas eu lieu dans les pays communistes

La révolution n'aura pas lieu en Europe occidentale

Un cas de révolution impossible : la France

La révolution n'aura pas lieu dans le Tiers Monde

De la première à la deuxième révolution mondiale

La terreur bimillénariste et la fin de la " politique étrangère "

On peut aller de la liberté au socialisme mais pas du socialisme à la liberté

Violence et révolution

L'antiaméricanisme et la révolution américaine

D'une nouvelle dynamique révolutionnaire

L'Information-Révolution

Les Etats-Unis détonateur révolutionnaire

Des droits et des moyens

Ni Marx ni Jésus

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La pensee de Revel est encore d'actualite dans un de ses grands succes. Plutot que de se laisser bercer par les sirenes des anti-tout et des reactionnaires se disant progressistes, la lecture de ce livre donnera une idee assez juste de ce qui est la mdernite de la pensee politique. Si vous voulez sortir des caricatures des detracteurs du liberalisme, lisez ce livre.

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Mémoires : le voleur dans la maison vide

La chronique de Lire

Mémoires. Le voleur dans la maison vide, par Jean-François Revel

Une aventure intellectuelle: cette formule un peu usée s'applique pourtant à merveille à la vie de Jean-François Revel. Dans ses Mémoires, d'une vigueur rare, il raconte comment il s'est battu tour à tour contre les deux monstres du XXe siècle: après avoir résisté au nazisme, il a inlassablement dénoncé dans les colonnes des journaux et dans des essais mémorables les mensonges du communisme. Mais il y a mille autres choses dans ce livre: des anecdotes tordantes et des commentaires mordants sur Sartre, Aragon, Lacan, Mitterrand ou Chevènement; des séjours au Mexique et en Italie; des voyages dans le vaste monde; des aveux et des polémiques. Les souvenirs d'un journaliste philosophe qui a eu le tort, comme Raymond Aron, de se tromper moins souvent que les autres.

Quatrième de couverture

Des bancs de l'école marseillaise au fauteuil du quai de Conti, les souvenirs de Jean-François Revel, grand témoin de ce dernï-siècle, s'offrent pour la première fois à notre curiosité et à notre délectation. Quelle vitalité et quelle intelligence ! La rue d'Ulm, la bohème de Saint-Germain-des-Prés, la passion de l'art, de la littérature et des voyages, la comédie parisienne, la rencontre ou l'amitié des plus grands personnages de l'époque, le journalisme " L'Express ", les combats du philosophe et du polémiste, sont évoqués par un esprit d'une lucidité exceptionnelle. De ces pages autobiographiques émerge l'image d'un homme libre, sans préjugé ni illusion, attentif aux autres et amoureux de la vie, qui restitue pour notre émerveillement un morceau de temps retrouvé. Ce texte se rapporte à une édition épuisée ou indisponible de ce titre.

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Le grand académicien raconté par lui-même dans ces Mémoires tout à fait passionnants. Comment cet homme, issu de la gauche anticolonialiste a-til évolué vers la droite libérale? Réponse dans ce livre.

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La grande parade

La Grande Parade, ouvrage décapant et livre d'humeur, met en cause l'incapacité du socialisme, en raison de sa haine du progrès, à tirer les leçons de son histoire. Jean-François Revel s'étonne de constater que l'effondrement du régime soviétique sous le poids de ses contradictions internes n'a suscité, au sein de la gauche internationale, aucune réflexion critique sur la validité de la doctrine socialiste. Bien au contraire, les véritables raisons de cet effondrement ont été occultées, tandis que restait taboue la comparaison entre les grandes idéologies totalitaires du XXe siècle – le nazisme et le communisme – malgré l'identité de leurs méthodes, de leurs crimes et de leurs objectifs.

L'auteur explique les raisons de cet aveuglement et dénonce le mensonge historique qu'il engendre, cultivé aux seules fins de nier le naufrage des illusions de la théorie au mépris de la vérité des faits. C'est finalement cette tendance totalitaire de toute idéologie qui est critiquée car elle s'oppose à l'aspiration des hommes à la liberté.

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Il était bien temps de démasquer les tenants de l'antimondialisation. Revel nous les révèle tels qu'ils sont, sans fards ; il dénonce la nouvelle machine totalitaire qui ne supporte pas la libération du peuple vis à vis des Etats.

Vous trouviez étrange que les pseudos rebelles soient dans l'air du temps, lisez et vous comprendrez les intérêts qu'ils servent

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Ce livre de JF Revel fait tomber le masque du communisme. L'académicien prouve par l'étude de leurs écrit que les "gentils utopistes" Marx et Engels étaient en fait racistes, antisémites et que leur utopique modèle de société n'avait pour seul débouché que la destruction de l'individu par l'enfermement physique et/ou intellectuel. Cette idélogie "clé en main" s'est révélée être un désastre, faisant quelques 80 millions de mort.

Revel nous explique alors par quels moyens politiques et intellectuels les communistes ont réussi à survivre à la chute de l'URSS. Il faut constater que cette négation-réinterprétation de l'Histoire a réussi. Ce fut "La Grande Parade" !

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Le Moine et le philosophe

La sagesse de père en fils

«Moi, l'ancien élève des jésuites devenu athée, moi disciple de Voltaire, animé depuis ma dix-huitième année de cet anticléricalisme virulent que sait susciter la compagnie de Jésus, je me retrouvais avec une fille orthodoxe grecque, un fils bouddhiste tibétain et un autre fils juif!» C'est avec un mélange d'ironie et de secrète fierté que Jean-François Revel souligne les surprises de la vie de famille dans sa récente autobiographie, Le voleur dans la maison vide (Plon). A l'égard de Matthieu, le moine en robe orange, on devine que la bienveillance paternelle s'est d'abord teintée de consternation. En 1972, il aurait sans doute préféré le voir poursuivre sa brillante carrière de chercheur en biologie moléculaire à l'Institut Pasteur. Mais rien à faire: l'élève de François Jacob est devenu le disciple d'un vieux sage tibétain. Depuis un quart de siècle, le bouffeur de curés et l'interprète attitré du dalaï-lama n'ont pas cessé de se voir - à Darjeeling, au Bhoutan, au Népal. Mais ils évitaient à l'évidence de s'engager dans un dialogue de sourds. Et puis, un jour, ils se sont retrouvés sur une des montagnes qui dominent Katmandou pour s'écouter.

Leurs entretiens, consignés dans cet ouvrage, sont par nature décousus et ne constituent pas une initiation didactique au bouddhisme. En revanche, ils répondent fort bien aux questions que se posent les Occidentaux sur cette métaphysique orientale, en particulier sur sa variante tibétaine. Revel le philosophe a le don de séparer clairement ce qui peut séduire un esprit rationnel de ce qui appartient au domaine de la croyance. D'une part, une sagesse proche de l'épicurisme ou du stoïcisme; d'autre part, le cycle des renaissances ou les moulins à prières. Ricard le moine réplique à coups de métaphores himalayennes, mais avec toute la subtilité d'un homme qui connaît de l'intérieur les faiblesses et la détresse des sociétés industrielles. Finalement, on est surtout frappé par leurs convergences: à propos du totalitarisme chinois, des vertus de la démocratie ou de l'avenir de la planète. A croire que la réincarnation s'opère d'abord de père en fils…

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Etrange dialogue que celui d’un fils et de son père qui ont des philosophies bien différentes …Mais ce n’est pas un duel, Jean-François est un chercheur qui inventorie et analyse des méthodes, Mathieu est un humaniste qui en a choisi une et qui essaie de l’appliquer de son mieux. Voici une présentation accessible des diverses facettes du Bouddhisme, sans se perdre dans des explications métaphysiques ou ésotériques. Il est certain que l’Occident n’a pas fait fort du point de vue spirituel pendant les deux derniers siècles…mais les philosophies orientales de leur coté n’ont pas vraiment fait grand chose pour notre confort matériel.

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Sur Proust : Remarques sur A la recherche du temps perdu

L'originalité de l'essai de Jean-François Revel consiste à juger le roman de Proust en " lecture directe " et non pas à travers les idées esthétiques professées par l'auteur et reprises par ses commentateurs. La théorie bergsonienne de la " double mémoire ", postulat philosophique de l'œuvre, est, littérairement, son apport le plus faible. Quant à la célèbre " continuité proustienne ", quant au sens aigu du déroulement temporel, ils n'existent pas. Le génie de Proust est non pas d'avoir révolutionné la forme du roman mais d'avoir inventé un roman sans forme, une nouvelle matière romanesque. Proust a fait sien l'axiome de Ruskin pour qui " le devoir de l'écrivain est de percevoir la réalité " et, dans son œuvre, il a porté cette exigence à sa plus haute expression, de telle manière que l'art et la vie s'y trouvent indissolublement liés. Il n'est pas pour autant un écrivain naturaliste. C'est un visionnaire : mais, comme Saint-Simon ou Tacite, un visionnaire du vécu.

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Les plats de saison : Journal de l'année 2000

Y a-t-il une raison objective pour que la dernière année d'un siècle soit plus remarquable ou moins désastreuse que les autres ? Par l'effet de quel-le magie un décompte chronologique inventé par l'homme et n'existant que dans son esprit aurait- il une influence sur la teneur même de l'histoire ? Combien de fois, pourtant, n'avons- nous pas lu ou en-tendu : « En l'an 2000, il n'est plus possible de… », « En l'an 2000, il est indispensable que… » ? Ce chiffre, simple convention, a peut-être néanmoins incité les hommes à un retour sur eux-mêmes. Les a-t il rendus plus intelligents, plus sages, plus moraux, plus fraternels, plus sincères, plus tolérants ? C'est ce qu'a essayé de vérifier Jean-François Revel en scrutant au jour le jour les particularités les plus frappantes de l'actualité nationale et internationale, politique et culturelle, avec les réflexions qu'elles lui inspiraient au fil du temps.

Jean-François Revel, ancien normalien, agrégé de philosophie, critique d'art, essayiste, éditorialiste politique, au premier rang de la République des Lettres, porte un regard acéré sur toutes choses dans une souveraine indépendance de l'esprit.

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Commentaire de : FritzLeiber de Paris, France

Les « Plats de saison » sont une chronique de l'année 2000 par un « agrégé de philosophie, critique d'art, essayiste, éditorialiste politique » ; j'ajouterais pour ma part par l'un des derniers défenseurs, en France, de la liberté individuelle, en tout cas depuis que Raymond Aron et François Furet ont disparu, et par l'un des rares adeptes de l'indépendance de jugement quel qu'en soit le prix.

Jean-François Revel est également l'un des rares érudits de formation philosophique que je connaisse dont le propos ne consiste pas en un galimatias jargonneux et abscons à l'usage exclusif des agrégés de philosophie. Son public est constitué d'hommes et de femmes manifestant un minimum de curiosité dans les domaines esthétique, gastronomique, historique ou politique. Aussi à l'aise dans la critique de Proust ou de Montaigne que dans le commentaire sur la politique internationale, il s'inscrit dans la mouvance néo-libérale qui, en France, vous condamne à une relative solitude, sinon au bûcher, et doit bien rassembler sur tout le territoire une dizaine d'inconscients. Son style est unique, acéré, cinglant, sans aucune concession à la fioriture ou à l'emphase, et surtout fait une large et réjouissante place à la polémique et à la satire dans une époque caractérisée par le relativisme déguisé en tolérance.

Aucun domaine de l'actualité de cette dernière année du vingtième siècle n'est a priori exclu de sa chronique, puisque celle-ci se désigne d'emblée comme le point de vue de l'auteur sur les préoccupations de ses contemporains. Le lecteur navigue donc au gré de sa curiosité entre sérieux et frivole, entre actualité internationale et anecdote, entre gastronomie et politique économique.

La matière même du récit rendant presque impossible un compte-rendu synthétique, je préfère, sur un certain nombre de thèmes du journal qui m'ont paru importants, renvoyer le lecteur aux dates correspondantes dans le journal de Jean-François Revel:

- sur le « modèle » français de croissance et de réduction du chômage (celui qui vaut aux Français de n'être plus qu'au 12ème rang sur 15 pour le PIB par tête dans l'Union européenne) : 11 février, 11 mai, 4 et 17 octobre et 30 novembre.

- Sur l'anti-américanisme français, érigé en alpha et oméga de la pensée politique de notre temps pour les nostalgiques de la Révolution (à gauche) ou de la « grandeur-de-la-France » (à droite): 21 avril, 30 juin, 1er et 13 novembre.

- Sur les services publics « à-la-française-que-le-monde-entier-nous-envie », mais que curieusement aucun pays ne souhaite imiter : 5 janvier et 21 avril.

- Sur la conception punitive de l'impôt dans notre pays : 11 février, 2, 14 et 31 mars, 2 septembre et 24 décembre.

- Sur la baudruche Malraux, critique d'art pompeux et plagiaire, écrivain grandiloquent et laborieux : 5, 11 et 20 janvier, 27 août, 6 septembre.

- Sur Jörg Haider, ou la courageuse résistance des Européens contre Hitler réincarné, avec seulement 60 ans de retard : 1er février.

- Sur l'étrange et désespérante propension de l'opinion publique au soutien inconditionnel des grévistes : 8 et 12 septembre.

- Sur le débat, ou plutôt sur l'absence de débat, autour des OGM, et leur diabolisation sans autre forme de procès : 21 juin.

- Sur le ridicule et récent engouement pour le mot et l'adjectif « républicain » : 26 mai et 1er juin.

- Sur José Bové, nouvelle idole des médias, bientôt élevé au rang de phare de la pensée universelle : 25 et 29 juin, 25 et 28 février.

- Sur les délires chauvinistes dans le domaine sportif : 3 juillet et 18 septembre.

- Sur la France-terre-d'asile, arrogante et condescendante envers ses alliés (Etats-Unis, Grande-Bretagne), obséquieuse envers les tyrans (Cuba, Irak, Syrie,…), sur la France qui refuse l'asile politique à un réfugié cubain : 7 septembre.

Sur tous ces sujets et bien d'autres encore, Jean-François Revel fait entendre une voix iconoclaste, hors des sentiers battus et rebattus. Ce n'est pas qu'il se complaise à contre-courant : d'ailleurs il est bien reçu à l'étranger, aux Etats-Unis, en Italie, en Amérique du Sud ou en Europe de l'Est. Bien au contraire, il déplore l'attrait croissant de ses compatriotes pour les fausses valeurs. Dans un pays qui a célébré et rendu universels Voltaire, Montaigne, Tocqueville, Benjamin Constant, Raymond Aron, les figures aujourd'hui en vogue sont José Bové, Viviane Forrester, Pierre Bourdieu ou Arlette Laguiller. Triste fin de siècle, observe Revel.

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La Fin du siècle des ombres

Les éditoriaux de Jean-François Revel comptent depuis trente ans parmi les plus influents de la presse française. On l'a souvent comparé à Raymond Aron pour l'exactitude de ses analyses, et aux écrivains du XVIIIe siècle pour la vivacité de son style. Chroniqueur politique et littéraire, il a toujours été suivi par un très large public, d'abord à L'Express de 1966 à 1981, puis au Point à partir de cette date. Les chroniques qu'on lira ici s'échelonnent sur les deux dernières décennies. A des articles du Point s'ajoutent quelques papiers parus dans la presse étrangère puisque Revel, jouissant d'une réputation internationale, a également collaboré à des journaux italiens, américains, espagnols et latino-américains. La période couverte par ces textes est probablement l'une des plus décisives, sinon la plus décisive, du XXe siècle. C'est, en effet, durant ces années que l'humanité aura vu se désagréger les grands systèmes totalitaires communistes qui, il y a encore quinze ans, couvraient la majeure partie de l'Europe et de l'Asie, et poursuivaient leur expansion tant en Afghanistan qu'en Afrique et en Amérique centrale. En même temps qu'une révolution politique et économique, les deux dernières décennies du siècle ont vécu une importante révolution culturelle, à travers, en particulier, la disparition des grands systèmes d'explication du monde au profit d'une philosophie plus proche des hommes. Avec l'effacement des grands systèmes totalitaires dans l'ordre de la pratique et des grands systèmes philosophiques dans l'ordre de la théorie, c'est au fond à la renaissance de l'individu, de la pensée et de la liberté individuelle que Revel nous fait assister pas à pas, épinglant à l'occasion les ridicules du temps, maniant la satire avec autant de bonheur que l'analyse.

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Le style du Général

Brillant et salutaire essai, hélas tombé dans l'oubli. Jean-François Revel ne se contente pas d'y critiquer le style oral et écrit du Général, comme le prétend le descriptif un peu succinct du SDM. Il montre que la forme et le fond, le verbe et l'action étant étroitement liés, l'approximation et l'enflure du discours traduisent, de la part du premier Président de la V° République, une pensée profondément réactionnaire et conservatrice, d'inspiration maurassienne, quoiqu'en pensent ses innombrables thuriféraires, toutes origines politiques confondues, qui font de lui le modèle éternel, la Statue du Commandeur, dont devraient selon eux s'inspirer nos gouvernants dans leurs décisions de politique intérieure ou de politique étrangère. A rapprocher du chapitre de "Comment les démocraties finissent", du même auteur, consacré à la politique étrangère parfaitement farfelue conduite par le Général de Gaulle et à son obsession de "Yalta" et de la "politique des blocs".

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L'Oeil de la connaissance : Ecrits sur l'art

Rassemble divers articles relevant de l'histoire de l'art ou de la critique d'art. Ces écrits sont classés dans leur ordre chronologique de parution, de 1957 à 1966.

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Le Regain démocratique

Le communisme s'est effondré, miné par ses propres contradictions ; la démocratie triomphe, mais elle n'en reste pas moins fragile, et difficile à défendre. Sa victoire en effet n'est que le reflet des faiblesses du totalitarisme ; cette victoire serait d'ailleurs acquise depuis longtemps, si les pays occidentaux avaient su réagir de manière plus ferme lors des crises multiples qui ont secoué le monde pendant la Guerre froide.

L'Occident pensait que la démocratie, au sein d'une nation, devait naître du développement économique ; mais, bien au contraire, les événements récents en ex-Union Soviétique ont montré que la démocratie était un préalable nécessaire au développement économique d'un pays.

Il faut pourtant faire la distinction entre un régime totalitaire, tel que l'ont connu les Pays de l'Est, qui bloque complètement l'essor économique, et un régime autoritaire, qui, bien que condamnable au regard de la démocratie, permet à l'économie de se développer L'évolution de l'Espagne depuis la guerre en est une bonne illustration.

Il faut être conscient que la démocratie, même auréolée de ses récents succès, reste toujours une valeur à défendre et c'est sur les moyens de cette sauvegarde que devront porter les futurs débats politiques entre les nations du monde.

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Comment les democraties finissent

Poursuivant l'oeuvre de sensibilisation amorcée dans La tentation totalitaire, Jean-François Revel tente de secouer la naïveté et l'aveuglement des Occidentaux face à un expansionnisme soviétique déterminé, sournois et constant. Enclines à abdiquer devant la rouerie des Soviétiques, les démocraties glissent insensiblement vers la servitude comme résignée à l'inévitable. Dans ce "bréviaire de la lâcheté", Revel secoue la léthargie des pacifistes et s'interroge, inquiet, sur le destin des démocraties qui, à moins d'un sursaut, pourraient bientôt n'avoir été qu'un trop bref accident de l'histoire.

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This book was excellant. I enjoyed the contrary veiws. Having a contrary thought every now and then is very refreshing. Like his other book, Totalitarian Temptation, this one gives a lot of thought on the problems that liberty, freedom and equality bring. I recommend it for debate, high school and college, and suggest it to anyone who feels that no government is perfect. It tends to be wordy, but that almost makes it better, or at least, gives many different ways to interpet his ideas. His arguements at first appear opposite of American beleifs, but if you really concentrate and want to read it, it will give you an excellant understanding of goverment.

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La grâce de l'Etat

Conjoignant ses talents de pamphlétaire et d'analyste politique, l'un des ténors de la pensée libérale et auteur de La tentation totalitaire se livre à un examen impitoyable des premiers mois d'exercice du gouvernement Mitterrand. Sur les nationalisations, l'arrivée des communistes au pouvoir ou la liberté d'information, un regard partial, assurément, mais non sans acuité.

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The Flight from Truth : The Reign of Deceit in the Age of Information

From Publishers Weekly

French political thinker Revel's often penetrating analysis of widespread disinformation and misinformation in free societies is marred by his pervasive ultraconservative bias. He brilliantly critiques the left for downplaying communist totalitarian abuses, but then caricatures American liberals as those who support "authoritarian redistribution of wealth," while radicals are "advocates of violence." He does a good job of exposing black African authoritarian regimes' mass murders and repression, but then does a comparative body count with South Africa's apartheid and concludes, "The only way of fighting effectively for human rights in South Africa is to fight for these rights in all of Africa." His arguments are built around such twisted logic and misstatements. Perhaps himself a victim of disinformation, Revel ( How Democracies Pewish ) champions Reagan for eliminating "most unemployment," bashes Latin American liberation theology and pooh-poohs the idea that Nazism remains an ever-present danger in Europe.

Copyright 1991 Reed Business Information, Inc.

From Kirkus Reviews

Though Revel's stated aim here is to examine why human beings ``neglect the genuine knowledge that is available to them and…base their conceptions and actions on false information,'' he ends up delivering mostly a tirade against the Left that becomes a vehicle for defending his earlier writings (How Democracies Perish, 1984, etc.). Revel's claim that he could as well take to task ``scholastic Aristotelian ideology'' as the ``more familiar'' Marxism sets his tone. Certainly the notion that ``we use our intellectual faculties to protect conviction, interests and interpretations…dear to us'' has merit. But Revel never explores this idea beyond applying it to the supposed acceptance of communism by Western thinkers and liberals who ``have always adhered to the official Soviet `truth' of the moment.'' He warns against the ``a priori trust in perestroika and glasnost'' demonstrated by duped Western democracies soft on communism; rails against the ``pigheaded Left''; and scolds the media for failing to credit the ``classic dictatorships'' of Franco, Pinochet, and Marcos for being better organized than their Marxist counterparts. Among his more unsettling, unsubstantiated claims: that, despite their nostalgia for Third Reich symbolism, recent ``hallucinatory resurrections of the Nazi danger,'' as embodied by neo-Nazi groups, are ``a political fable'' invented by the Left to distract attention from the horrors of communism; that ``humanitarian aid'' is a ruse, ``a gigantic racket'' engineered by calculating Marxist despots; that ``the falsification of information is today…above all a left-wing phenomenon''; and that the supposed racism of France's National Front and the apartheid state of South Africa are not akin to fascism but are mere xenophobia, being ``prompted by thoughtless prejudice, not by a clearly argued ideology.'' A conservative storm cloud of right-wing rumblings and intellectual lightning. -- Copyright ©1991, Kirkus Associates, LP. All rights reserved.

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Histoire de la philosophie occidentale

La philosophie a la réputation non usurpée d'être une discipline d'accès difficile. Les philosophes s'expriment avec plaisir dans une langue obscure réservée aux initiés. Jean-François Revel rend limpide la philosophie, clairs et intelligibles les grandes théories et les mouvements philosophiques. Ce livre ne vulgarise pas la philosophie occidentale mais permet enfin de comprendre quel a été, de l'Antiquité à nos jours, ce choc des idées qui a formé nos croyances, notre manière de penser. De Pythagore à Socrate, de Platon à Aristote, des Epicuriens aux Stoïciens, de Montaigne à Pascal, d'Erasme à Bacon, de Descartes à Spinoza et à Leibniz, voici des portraits souvent impertinents mais toujours impartiaux ; voici expliquées les idées et les œuvres des grands philosophes et de la pensée occidentale. Une histoire à portée de l'étudiant ou de l'honnête homme du XXIe siècle.

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Histoire de la Philosophie Occidentale est très intéressant, clair, synthétique -même si il ne peut éviter plusieurs passages plus "techniques"- et surtout tord le cou à plusieurs idées répandues sur la philosophie et les philosophes.

Je peux te dire que l'homme a parfois intérêt à être très honnête si il veut comprendre les chapitres consacrés à la philosophie classique et rationaliste.

Personnellement, j'ai vite laissé tomber ces chapitres-là.

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Je peux te dire que l'homme a parfois intérêt à être très honnête si il veut comprendre les chapitres consacrés à la philosophie classique et rationaliste.

Personnellement, j'ai vite laissé tomber ces chapitres-là.

De plus, se débarrasser de la philosophie médiévale en trois lignes (rien d'intéressant, passons à autre chose) c'est tout de même assez curieux.

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De plus, se débarrasser de la philosophie médiévale en trois lignes (rien d'intéressant, passons à autre chose) c'est tout de même assez curieux.

La différence étant que d'après Revel, les philosophes rationalistes et classiques sont vraiment incompréhensibles. (bon il n'emploie pas ce mot-là mais il parle d'un "droit au cécouragement" du lecteur.)

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