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Ultimex

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Tout ce qui a été posté par Ultimex

  1. Je pense que Morale et politique dans l'Europe moderne de M. Oakeshott pourrait te donner un début de réponse. N'étant pas chez moi, je n'ai pas le bouquin à disposition pour le moment mais de mémoire Oakeshott explique que l'Europe médiévale du XI/XIIème siècle est dominée par ce qu'il appelle la "morale des liens communautaires" : la valeur dominante durant cette période est la communauté et chacun est défini par la position qu'il y occupe. Sachant que cette position respecte un ordre naturel, il est extrêmement difficile pour une personne et pour ses descendants d'évoluer, de voir son statut changer. Cette morale a d'ailleurs une influence sur l'art de gouverner : c'est en effet une activité principalement locale dont le but (à tous les niveaux i.e. du seigneur du coin au roi) est le "maintien de [l']ordre [naturel susmentionné], sa préservation et la lutte contre tout ce qui menace de le déstabiliser" (voir la très bonne série d'articles d'Aurélien Biteau sur la notion de gouverner que tu peux trouver : ici, ici et ici pour la conclusion A partir du XIIème siècle, la population marchande commence à s'enrichir et voit donc sa condition de vie s'améliorer. Les individus qui composent cette population souhaitent donc "échapper" à cette "morale des liens communautaires", à cette organisation corporatiste si rigide de la société et aimeraient avoir le choix de leurs activités, leurs opinions, qu'ils puissent s'associer librement avec qui ils veulent, etc. Bref, commence à émerger ce qu'Oakshott appelle la "morale de l'individualisme", morale qui deviendra une des valeurs dominante à partir du XVIème siècle. Parallèlement à cela, les intellectuels tentent d'expliquer, de justifier cette morale et d'y associer des formes de gouvernances adaptées à son épanouissement. A la même période se développe aussi, à la fois en opposition à cette morale et en continuation de la "morale des liens communautaires", la "morale collectiviste". Mais ceci est une autre histoire (développée dans le livre d'Oakeshott d'ailleurs).
  2. Effectivement, si la liberté est une idée aussi vieille que le monde (c'est ainsi que j'ai compris la remarque de Cugieran), le libéralisme est bien une pensée politique moderne qui naît avec l'apparition et le développement de l'individualisme.
  3. Dans tous les cas, bon courage.
  4. En voilà un qui mériterait de se prendre une main invisible tout-à-fait spontanée dans la tronche.
  5. Bienvenue à toi Camille/Stuart !
  6. Pour une fois qu'on tombe sur un journaliste honnête, il faut que sa grammaire soit défaillante.
  7. Bienvenue Janos !
  8. Wut ? Bienvenue sinon SCBastiat !
  9. Ultimex

    Nécrologies

    Oh merde
  10. Ah oui, je n’avais pas réalisé. Mmh je voulais juste insister sur le côté reculé de la région...
  11. Ça doit se trouver s’il va dans une grande ville comme Vierzon ou Châteauroux mais bon, faut pas être difficile.L’avantage c’est que Tramp est un "M’sieur" de la "Grand' Ville" comme on dit là-bas, c’est suffisant pour éblouir n’importe quelle autochtone. Qu’il prévoit de quoi se protéger de la boue néanmoins, les routes carrossable sont rares.
  12. Ultimex

    Bande des six nez

    Plateforme de @#!?$% !
  13. Ultimex

    Bande des six nez

    De Villepin.
  14. Ce type aura vraiment été un champion jusqu’au bout. Bref, un bel article de catégorie 9 sur l’échelle de Glandon.
  15. C'est parce que tu es un individu, un garçon sans importance collective, d'une intelligence inférieure à la moyenne, tu ne peux pas comprendre ces choses-là. En tout cas, cette arrogance, ce mépris des autres mêlés à une capacité délirante à mener une analyse complètement foireuse et à côté de la plaque ne mérite pas moins que le titre de "légendaire" oui.
  16. Je connais ce texte, d'où cette précision de ma part : "malgré ses dénégations".
  17. Mmmmmmmmh... Malgré ses dénégations, parler de conservatisme chez Hayek n’est pas complètement foireux (mais il est vrai qu’il convient de s’entendre sur la définition de conservatisme avant tout).
  18. Ooooh... En CD ou en vinyle ?
  19. Bon, joyeux Noël à tous comme on dit en de telles circonstances. Soyez attentifs néanmoins, les rumeurs font état d’un rôdeur à la longue barbe blanche vêtu de rouge, redistribuant gratuitement et sans distinction de classe des jouets par milliers, jouets produits dans ses camps de travail situés au-delà du cercle arctique. Avec une description pareille, je ne serais pas surpris que ce salopard soit un communiste qui nous veuille du mal. Prudence donc...
  20. Allons bon... N’exagérons pas.
  21. Je ne nie pas qu'il soit possible d'avoir une connaissance poussée d'autrui mais celle-ci sera toujours partielle : il me semble en effet strictement impossible de se mettre à la place de quelqu'un d'autre, de connaître ses pensées les plus intimes, de raisonner exactement de la même façon, de percevoir et d'analyser les choses de manière identique bref, d'être dans sa tête. Si on est capable d'être de bon conseil, c'est donc en se basant sur "l'information agrégée" que l'on aura accumulé et qu'on aura estimé adaptée à la fois à la personne concernée et au contexte donné. C'est pour cela que j'estime que la personne la plus à même de juger de son propre intérêt est la personne que l'on conseille car il est parfaitement possible que l'on se trompe sur son compte, sur sa façon de voir les choses, etc. Je considère "la connaissance de son intérêt" comme synonyme de la connaissance d'un objectif que l'on cherche à atteindre dans le but de satisfaire un besoin. Ma définition est peut-être foireuse ceci-dit.
  22. Par avance, désolé si mon analyse est peu claire, brouillonne : Justement, ça n'est pas si évident que ça sinon il n'y aurait pas de débat à ce sujet. De mon point-de-vue, il conviendrait de décomposer le problème qui nous intéresse de la façon suivante : 1) Il est possible qu'autrui ait des informations que tu n'as pas ; 2) Ces informations supplémentaires pourraient t’amener à modifier ta façon d'agir de façon à être plus conforme à tes intérêts. Au final, cela ne veut pas dire qu'autrui a une meilleure connaissance de toi-même, ça reste bien toi qui la conserve, tu modifies seulement ta façon d'agir de manière à mieux servir ton intérêt qui est une notion entièrement subjective. La réponse de Rincevent résume d'ailleurs les choses de façon bien plus claire : Tu triches un peu en prenant le cas d'un enfant, ce dernier ne se caractérise pas par son expérience et sa capacité de raisonnement en général. Il me semble que par définition la notion d'intérêt qui fasse débat ici soit ton point 1), ton point 2) correspondant à ce que Rincevent qualifie d'information agrégée par autrui et notamment par les générations précédentes (ce qui n'en fait donc pas forcément un pôle objectif d'ailleurs mais plutôt un pôle que l'on pourrait qualifier de "subjectif agrégé"). Dire que tu es la personne la plus à même de connaître ton intérêt (ton point 1) ne me semble pas contradictoire avec le fait que ton intérêt, ce que tu juges bon pour toi puisse être en opposition avec ce qui devrait t'être avantageux (ton point 2) d'ailleurs. Cette dernière situation reflète de mon point-de-vue les deux possibilités suivantes : - Soit que tu manques d'informations pour pouvoir prendre la décision qui est jugée par autrui comme t'avantageant, soit que tu aies commis une erreur de raisonnement. Néanmoins, cela ne remet pas en cause le fait que tu sois le plus à même de connaître ton intérêt, cela souligne juste que tu manques d'informations ou de logique ; - Soit tu as décidé pour une raison qui t'aies propre d'aller à contre-courant de ce qu'autrui juge comme t'avantageant. Dans tous les cas, retour à l'explication de Rincevent.
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