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Rincevent

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Tout ce qui a été posté par Rincevent

  1. Le choix est notamment fait en fonction de la préférence que l'on donne au présent, ou, pour le dire autrement, en fonction de l'éloignement plus ou moins grand de son horizon temporel. Et figure-toi que cette donnée fait partie du capital social (ou en tout cas la partie individuelle du capital social tel que défini plus tôt, qui est aussi la partie relationnelle du capital humain au sens de Becker). Retour à ma thèse.
  2. Et oui. Mais heureusement, j'y ai échappé.
  3. Alors si tu remplaces pauvreté par "manque de capital social", je te suis déjà beaucoup, beaucoup plus. Mais je persiste à croire que le manque de capital matériel n'est pas une variable pertinente.Tl;dr : Samy Nacéri.
  4. Failli m'appeler Eugène.
  5. L'eau glacée dans la gueule est de très loin ce qui marche le mieux avec les hystériques, si j'en crois le personnel hospitalier.
  6. En fait, même pas. À ma connaissance la pauvretè n'est ni un facteur majeur, ni un facteur secondaire de la violence (mais je reste ouvert à toute étude quantitative qui prouverait le contraire).
  7. Payer est déjà une punition, et une punition d'autant plus utile qu'elle soulage directement celui qui a été atteint. La prison ne soulage pas celui qui a été atteint ; de plus, elle a plutôt tendance à endurcir le cœur de la plupart de ceux qui y passent, soit exactement le contraire de l'effet recherché. Encore une fois, la prison fait partie des solutions, mais plutôt comme remplacement de l'exil ou des colonies pénitentiaires de jadis, quand isoler le coupable et la victime (ou les ayants-droits de celle-ci) a un intérêt. Pour le meurtre par exemple, ça pourrait être adapté.
  8. Pour le meurtre, c'est assez difficile de compenser (le wergeld des Germains nous semblerait trop barbare). Mais dans le cas d'un vol, d'une blessure, ou même d'une mutilation, ce sont des choses qui s'estiment pas trop mal. Par exemple, la tradition juive calcule la compensation que le coupable doit à sa victime en additionnant cinq critères : le dommage à proprement parler, la souffrance engendrée, l'arrêt ou l'incapacité de travail que le dommage engendre, le coût de la réparation ou de la guérison, et enfin l'humiliation engendrée par le dommage.
  9. Il y a des choses qu'il ne faut pas dire, si l'on ne souhaite pas provoquer mon apparition.
  10. En parallèle ? Une affaire n'est jugée qu'une seule et unique fois, soit au civil, soit au pénal.
  11. Constant était contre, mais surtout parce que ça dévalorisait le travail (protestantisme inside, hein). Le problème du pénal, c'est que le tort n'est pas réparé (et punir autrui ne satisfait que les sadiques... et rend sadique). A la place, on a deux gens qui ont morflé, plutôt qu'un fautif qui a morflé et une victime compensée. C'est extrêmement audacieux, pour une hypothèse comme pour l'autre. Ça l'est, et ça devrait être sa seule vocation. Éloigner le fautif comme le ferait un exil (la Terre est bien pleine et l'on n'a plus de colonie pénitentiaire), mais aussi permettre au fautif comme à la victime de s'oublier (et donc éviter que la victime ou ses ayants-droit se vengent). Une sorte de valet à temps partiel. C'est pas son rôle. Le pénal punit, point barre. La réparation, c'est le rôle du civil ; et ton intuition, c'est que l'essentiel de ce qui se règle aujourd'hui au pénal devrait se régler au civil (retour, donc, à la justice aristotélicienne : rendre à chacun le sien). This. Et en plus de leur permettre de garder (ou de reprendre) l'habitude de travailler (super important pour le retour à la vie normale).
  12. C'est signe qu'il a une idée de ce dont il cause, déjà.
  13. C'est bien la beauté de la chose : on ne saura jamais si il parlait du témoignage du jour, ou de l'oeuvre de sa vie.
  14. Vrai. Mais Auguste était sur son lit de mort ; Aron sortait juste du tribunal (où il était allé témoigner en faveur de Jouvenel) et n'avait pas prévu de mourir dans l'immédiat.
  15. Les derniers mots de Raymond Aron ont probablement été "Je crois que je suis arrivé à dire l'essentiel".
  16. C'est aussi ce que je pense, des représentations, des attitudes et des modes de pensée notamment ont été passés ; mais les institutions et formes sociales qui les accompagnaient et leur donnaient corps ont été perdues. D'où la déformation facile en kitsch. (Je note, pour le Gône du Chaâba.)
  17. Papi, papi ! Raconte-moi encore comment c'était bien quand tu étais gardien de camp de concentration militant à la Gauche Prolétarienne !
  18. Oui. La question est plutôt de savoir, dans la mesure où Bronner a été recruté parmi des centaines d'autres spécialistes plus ou moins autoproclamés et pour certains improvisés, si il aura de l'influence sur le résultat ou non. Mais j'aime bien Bronner moi aussi.
  19. En France, la "déradicalisation" s'apparente à du lavage de cerveau destiné à inverser les valeurs du déradicalisé. Or, le radicalisé a créé un bouchon mental qui le rend précisément inaccessible à ce genre de méthodes (qui font un peu penser, e exagérant, à Orange Mécanique). Or, il existe des méthodes de "déradicalisation" qui ne s'attaquent pas de front au fond, comme de grosses bourrines contructivo-tabularasistes adaptées aux politiciens qui les financent, mais à la forme de la chose et qui traitent avant tout la personne radicalisée en tant que personne, c'est-à-dire avec une histoire et un environnement : ce sont typiquement ces méthodes-là que des sociologues utilisent outre-Atlantique pour traiter les anciens membres de gangs.
  20. Où l'on voit la profondeur de la politisation des associations antiracistes officielles, et leur décontraction feutrée face à ce constat.
  21. +1. Il y a un côté "départ de feu à la caserne des pompiers". Si c'est ça la déradicalisation que Valls nous promet, il va falloir serrer les dents.
  22. Ce qu'il y a de bien avec les débats sur l'immigration et ses conséquences, quand ils sont animés mais pas envenimés, c'est que réfuter les idées fausses et les préjugés mal fondés des uns comme des autres me permet d'affiner et de préciser mes propres idées que je n'avais qu'en germe (que ce soit en me poussant à faire des recherches sur les domaines que je maîtrise moins, ou en faisant appel à l'analyse rationnelle des comportements à la manière d'un apprenti Boudon, ou encore en faisant des parallèles avec ce que ma famille a vécu et avec ce que je vis).
  23. Non, on y relève au contraire sa méconnaissance profonde du sujet. Ça peut être vrai pour les immigrations en bloc et géographiquement concentrées, comme pour les Vietnamiens, les Hmongs ou les Arméniens, ou encore les Pieds-Noirs. Mais c'est radicalement faux pour les immigrations "désocialisantes", comme celle des travailleurs de la noria, qui n'ont pas pu reproduire de micro-société "comme là-bas" car trop disséminés et mélangés.Et c'est donc tout sauf un hasard si ce sont les descendants des derniers et non des premiers qui posent problème, soit en faisant émerger une culture primitive, barbare et dysfonctionnelle car n'ayant pas eu le temps d'être épurée par évolution culturelle (la culture zyva), soit en s'inventant (ou en écoutant ceux qui leur proposent) une culture originelle de substitution, l'islamisme, qui ressemble à la culture de leurs ancêtres comme le kitsch ressemble aux beaux-arts, comme le Seigneur des Anneaux ressemble au Moyen-Âge, comme le porno ressemble à l'amour.
  24. Donc Jesrad, quid des poissons gras ? Et des avocats ?
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