-
Compteur de contenus
66 262 -
Inscription
-
Dernière visite
-
Jours gagnés
160
Tout ce qui a été posté par Rincevent
-
La police privée est un peu dans le même cas : la vraie différence est entre d'une part police et justice, et d'autre part les marchands de tongs, les assureurs et les autres. Deux marchands de tongs peuvent vendre des tongs différentes sans que ça ne pose le moindre problème : les uns iront chez TongsA Ltd, et les autres chez TongsB GmbH, et il n'y a besoin d'aucune réconciliation entre les différents acheteurs. Sauf qu'il y a non pas un seul acheteur de tongs, mais nécessairement au moins deux parties face à un arbitre. Alors si deux arbitres rendent des décisions différentes, l’un sera tenté d'intenter un procès à l'autre auprès de Justice1 Inc, et l'autre préfèrera les services de Justice2 plc. Sauf que le rôle du procès, c'est de remettre de l'ordre dans qui doit quoi à qui afin que les parties se mettent d'accord. Et en cas de désaccord quant aux décisions de ces cours, il y a des cours d'appel (que tu considèrerais dans ta perspective comme un vendeur de services de justice de haut de gamme)... Et en cas de désaccord des cours d'appel ? C'est là qu'intervient la "souveraineté", i.e. le fait qu'il existe une instance qui puisse dire "La décision finale sera ainsi et pas autrement, et maintenant vous fermez tous vos gueules, bandes de parasites quérulents". Et c'est cette fonction de souveraineté (qui peut avoir un rôle très limité au final) qui est l'embryon du politique. On peut la laisser s'étendre jusqu'à ce qu'elle se transforme en gouvernementalité (comme aujourd'hui), ou au contraire la restreindre au minimum, mais jamais elle ne quittera les sociétés humaines. On retrouve le problème de la plupart des anarcaps, qui confondent ce qui est étatique avec ce qui est politique, et croient qu'en supprimant l'étatique ils se débarrasseront de la politique.
-
Partenariats public/privé
Rincevent a répondu à un sujet de Theor dans Politique, droit et questions de société
Faut arrêter avec les acronymes. Ca commence comme ça, et puis on finit cadre dans l'administration. -
J'avais bien deviné que telle était ton idée. Idée qui a le malheur d'être probablement erronée.
-
Ah, voilà qui est trrrès intéressant. Mais je maintiens que les sociétés de capitaux étaient à cette époque l'exception, et que le succès moderne de cette forme juridique mérite encore une explication détaillée. Si tu veux. Mais je crois que c'est aussi faux que de considérer la Sérénissime comme un Etat moderne (les Vénitiens, ou au moins les membres du Concio ou du Grand conseil ne pouvaient vendre leurs "parts"). C'était plus probablement une forme originale de pouvoir politique. Taquinerie mise à part, je te signale ce fort intéressant texte de Tibor Machan, qui nous montre que notre débat n'a, en fait, sans doute pas lieu d'être. Et par ailleurs, j'y ajouterais que se contenter d'opposer "anarchie / minarchie" sans opposer en même temps par exemple "souveraineté / gouvernementalité" est un problème qui montre notre inculture en philosophie politique classique qu'il faudrait que nous tous, libéraux et libertariens, sachions dépasser. Que les gens n'aient pas attendu pour avoir des juges de paix ou des cours d'arbitrage, certes. Ce que je dis, c'est que toutes ces institutions sont bien loin des Justice SA et des Police SARL que la plupart des anarchocapitalistes imaginent. Trop rationalistes, ils croient qu'il en est de même pour l'activité économique et pour le substrat qui la rend possible. Et c'est pourquoi les institutions des anarcapies risquent d'être très largement moins capitalistes que ne le pensent les anarcaps. Je connais bien Simonnot, merci. Et il se plante quand il pense que le fait que l'arbitrage et l'Etat jouent l'un contre l'autre implique que les cours d'arbitrage telles qu'imaginées par des Rothbard, des Hoppe ou des Friedman fils peuvent remplacer le pouvoir politique. C'est que nous sommes en train de parler d'autre chose : la justice privée n'efface en rien la nécessité de la souveraineté (ou du politique, au sens de Julien Freund). Qui, précisément, n'est pas spécialement capitaliste.
-
Les hommes qui regardent s'imaginent souvent être à la place de l'acteur. D'où l'intérêt qu'il soit plus musclé et plus membré que la moyenne (pour que les probabilités fassent qu'il le soit davantage que le type qui regarde). De même que la nana a tout intérêt à susciter davantage le désir que les femmes que pourrait avoir l'homme qui regarde. Catharsis, tout ça.
-
Allons, tu vaux mieux que ça. Tu sais bien que même si les membres d'une anarchie sont des Etats, ça n'en fait pas moins une anarchie pour autant. Mais je n'ai rien à prouver, tu sais. Toi, oui ? Je connais bien cet argumentaire, merci. Historiquement, ça n'a toutefois pas été le cas. Notamment parce que les sociétés d'arbitrage et de protection privées n'ont jamais pu émerger que lors de la création des sociétés de capitaux anonymes, une création du droit étatique. Essaie encore. (J'espérais que quelqu'un cite la Suisse, et on pourrait y ajouter les Escartons aussi).
-
Tu ne t'es jamais demandé pourquoi les acteurs porno avaient généralement un kiki plus gros que la moyenne ? Indice : ce n'est pas parce que ça passe mieux à l'image.
-
La coexistence des Etats est mal assurée, comme le prouve l'existence de guerres. Et celles-ci ne sont l'exception que parce que le nombre d'Etats est très restreint, qu'il n'y a que rarement apparition d'un nouvel Etat dans le groupe, et que cette apparition ne concerne souvent qu'une petite partie du groupe total. Pour l'autre partie de ton message, je te laisse aussi cogiter sur le fait que deux des principaux exemples d'anarchie historique, l'Islande et l'Irlande, concernaient des îles ; et qu'un des exemples actuels, la Zomia, concerne une région très montagneuse. C'est, de toute évidence, tout sauf un hasard. Quand il y a vraiment besoin de se mettre d'accord (cette caisse de tongues, au final, elle était à moi ou à toi ?), ça passe par un procès devant un juge. La seule vraie question est : qui met d'accord les juges.
-
Traductions pour Contrepoints, Wikiberal et autres
Rincevent a répondu à un sujet de Nick de Cusa dans Action !
Demander directement à Tim Worstall (sur Touitaire peut-être, c'est @worstall). -
Je n'ai jamais trouvé d'intérêt aux scènes lesbiennes. C'est un peu mon homophobie à moi.
-
Réforme des collectivités territoriales
Rincevent a répondu à un sujet de Chitah dans Politique, droit et questions de société
As usual. -
[modéré]Hollande, le départ du comique français
Rincevent a répondu à un sujet de Chitah dans Politique, droit et questions de société
Non. Il n'a pas suffisamment cramé Valls. -
Municipales Et Européennes 2014, L'ultimate Topic
Rincevent a répondu à un sujet de Chitah dans Politique, droit et questions de société
Ca n'est pas radicalement absurde. Moins qu'une coprésidence PSE-PPE, par exemple. -
Faye a enfin accepté de tourner avec d'autres mecs que son connard habituel ?
-
Coucou, les nouveaux : présentez-vous !
Rincevent a répondu à un sujet de Copeau dans Forum des nouveaux
Welcome ! -
Ah ça en anarchie, tu supprimes tous les niveaux de pouvoirs publics, oui. Merci de le rappeler. Chuis bien d'accord. Mais à quel prix pour les "vainqueurs"... En fait, les exemples historiques d'anarcapie étaient capitalistes au sens du respect, dans l'ensemble, de la propriété privée, mais non capitalistes au sens de la quasi-absence de sociétés de capitaux. Frank Van Dun par exemple considère que la société anonyme est injustifiable du point de vue du droit naturel et n'aurait jamais pu apparaître sans l'intervention des Etats dans le droits des affaires. C'est bien beau d'imaginer des cours d'arbitrages privées et des polices cotées en Bourse, mais elles ne peuvent exister que parce qu'il existe un cadre légal qui permet leur existence. Ce cadre légal, on retombe toujours dessus quand on a une discussion intelligente sur l'anarcapie, c'est celui qui fournit la clé de voute au système juridique et la réponse à "qui mettra d'accord les cours d'appel entre elles ?", et ça s'appelle la souveraineté (au sens classique du terme). Toute société génère le besoin d'une fonction politique, dont la souveraineté est une incarnation (plus précisément, une incarnation minimaliste) ; et si une entité politique supposée réduite à la souveraineté est très, très loin d'un Etat moderne, on peut déjà la qualifier d'Etat ultra-minimal pour peu que son autorité porte sur une zone suffisamment étendue (typiquement, davantage qu'un village). Historiquement, cette autorité a été plutôt associée à des mecs violents mais pas brutaux, parce que la capacité à faire preuve de violence quand et comment il le faut peut aussi bien permettre de repousser des envahisseurs que de mettre d'accord des juges (sur le monde "si vous n'êtes pas d'accord demain, j'en prends un pour taper sur l'autre et je prends la décision moi-même). C'est très bien, une utopie critique. Tant qu'on garde en tête que c'est bien une utopie critique et non autre chose.
-
Si tu ne sais pas, tape sur Bill Joy. Ca fait toujours du bien de dire du mal de vi.
-
"le barème s'adapte, quitte à vous avantager" -> Ca, ça veut dire que les élèves seront notés sur 30 et non plus sur 25 points. Et oui, vous pensiez vraiment qu'on était notés sur 20 ? Ca fait un bout de temps que ce n'est plus le cas. Sinon, l'exercice 1 a failli être intéressant. Ah, et puisque c'est de l'exercice 4 dont on parle, le seul problème me semble venir de ce qu'on introduit le tétraèdre avant le repère orthonormé, alors que le plus classique est de poser le repère, puis de dire "regardez, tracez trois traits de plus que vos axes et vous avez un tétraèdre dont trois des faces sont rectangles et isocèles (la démonstration serait serait un exercice bateau, mais typiquement le genre de première question à poser pour mettre en confiance). Le reste de l'exercice 4 est intéressant pour le coup et sort un poil des sentiers battus. Ca aboutit à un crobard surchargé, mais si l'exercice est d'un bon niveau de terminale il est tout sauf hors des compétences d'un bon élève de Terminale. Hé, il faut bien trier ceux qui auront 15 de ceux qui auront 20 (ou plutôt, ceux qui auront 25/30 de ceux qui auront 30/30, les deux étant ramenés à 20/20 ) ! Pas beaucoup mieux. Noter quand même que le "choc" a dû être causé par l'intersection entre géométrie dans l'espace, trigonométrie et analyse (minimiser une distance, maximiser un angle... Ca se voit rarement dans les annales, certes). Sauf sur une sphère, auquel cas les trois côtés peuvent être égaux entre eux, et les trois angles simultanément droits. (évidemment quasi-grillé par Lancelot)
-
Phasmes, très zolies personnes & pissenlit
Rincevent a répondu à un sujet de LeSanton dans La Taverne
La 4 est le sosie d'Armelle. Donc "jolie" peut-être, mais pas d'une joliesse classique dirons-nous. -
Parce que ce n'est pas la même chose. Et que le néoclassicisme est une école économique, alors que le néo-libéralisme est une doctrine politique. Les deux sont souvent défendus pas les mêmes personnes, mais pas toujours, puisqu'il ne s'agit pas de la même chose. Si tu cherches un néolibéral, regarde plutôt du côté du premier Friedman (néoclassique), ou de l'ordolibéralisme (pas néoclassique) par exemple. Non, Mises marque la rupture entre l'école autrichienne et l'école néo-autrichienne (ou seconde école autrichienne, ou école austro-américaine).
-
[modéré]Hollande, le départ du comique français
Rincevent a répondu à un sujet de Chitah dans Politique, droit et questions de société
Tiens, elle ressemble à une intervenante qui était passée dans ces lieux jadis. On est vraiment horribles avec les femmes qui s'aventurent sur ce forum. -
Dans le temps, ce genre de faute était appelée en ces lieux une "gadrelle", du nom d'un grand ancien qui a à peu près disparu de la circulation (de ce côté-ci du Pecos).
-
Le néo-libéralisme. C'est le seul sens raisonnable qu'on puisse trouver à cette expression, et la blâmer permet de se concentrer sur la défense du seul vrai libéralisme (le mien, évidemment).
-
And proud of it.
-
Quelle boîte, quelles technos, sauf indiscrétion ? Nan mais les poissons vivent dans l'eau ou quoi ???
