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Tout ce qui a été posté par Vilfredo
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Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Ben voir ci-dessus. Avant de dire que tout Etat a "une vision du monde" (whatever that means), il faut déjà voir ce que "axiologiquement neutre" veut dire dans le débat contemporain sur le sujet (en gros libertarianisme + nouveau contractualisme + utilitarisme + communautarianisme). Mon avis, c'est que cette neutralité est en effet fictive, et que ce que Rawls fait, c'est en gros du légalisme. Mais c'est Rawls, ça n'est pas "le libéralisme". Derrière la neutralité de Rawls se cacherait en fait une forme de fondamentalisme (c'est la critique de Sandel), et chez tous ces critiques du libéralisme des droits abstraits, il y a la valorisation de la communauté parce que c'est la sphère dans laquelle la justice n'est plus la vertu cardinale. Seulement, le rôle de l'Etat dans ces communautés n'est pas très clair. S'il doit "seulement" s'assurer qu'elles coexistent, il doit faire ça comment? La justice de Rawls part comme "l’équilibre adéquat entre des revendications concurrentes". Elle est donc marquée par une tentative de renouer avec l’universel, par exemple dans l’idée d’un consensus par recoupement (Libéralisme politique). Jaume note qu’on abandonne donc progressivement les principes de justice en faveur de "vertus supérieures" très banales : la tolérance, l’équité etc. On voit absolument pas en quoi ça fait avancer le schmilblick au cas où les gens ne sont pas vertueux mais bon. La liberté, dans ce cadre d’affirmation des particularités, devient une reconnaissance à conquérir, et l'Etat le papa qui reconnaît qui il veut dans les minorités qui se font la concurrence pour son approbation. C'est ce qu'on voit avec le mariage gay par exemple: des gays qui demandent aux hétéros de reconnaître qu'ils sont leurs égaux, je trouve ça contradictoire: s'il n'y en a qu'un des deux qui peut reconnaître l'autre, c'est qu'il est supérieur. Dès lors, cette égalité ou cette neutralité est bien une fiction. On peut demander de l'amour, de la pitié ou de l'aide, mais pas du respect: il se force ou ne se mérite pas (paraphrasé depuis Huguenin). Sandel dit un peu ça à la fin de son livre: quand l'Etat intervient, il est bien obligé de se mettre d'un côté de la barricade dans la lutte pour la reconnaissance. Et il prend l'exemple de l'esclavage, de l'avortement et de l'homosexualité, l'idée étant, pour l'avortement ou l'esclavage eg, qu'on ne peut pas avoir droit à qqch d’injuste ou être indifférent à ce que qqch d’injuste soit ou non légalisé. Sa critique me convainc pas après, parce que s'opposer à l'esclavage ou à la violence anti-homos (je ne vais pas ouvrir la boîte de Pandore de l'avortement, no sweat) ne demande pas qu'on reconnaisse des droits aux homos ou aux esclaves. Juste des droits aux hommes. Sandel répond seulement que l’appel kantien aux droits de l’individu n’est pas accessible au libéralisme politique (de Rawls) : cela veut sans doute dire que le libéralisme de Rawls est un peu nul, mais ça ne constitue pas une critique du libéralisme en général, qui, c’est le moins qu’on puisse dire, reconnaît les droits de l’individu. Mais ça ne change rien au fait que, dans les deux cas, le respect des droits individuels force l’Etat à se prononcer contre la religion (dans le cas de l'avortement et des homos) et les valeurs individuelles personnelles ; le respect de l’individu et de ce qu’on entend par ses droits n’est pas neutre : est-ce qu’ "individu" inclut "noirs" et "fœtus" ? Mais ça ne fait que déplacer la question : laissons encore les gens décider. Il se trouve que les noirs peuvent décider donc je suppose que ça en fait des individus, c’est pourquoi la position morale à adopter est anti-esclavagiste, même si cela n’empêche nullement des personnes privées de cultiver une admiration pour l’esclavagisme. Il se trouve que le débat auquel Sandel fait référence est le débat Lincoln/Douglas, mais on peut défendre l'immoralité de l'esclavage sans penser que l'Etat fédéral devait l'abolir (ça ne s'est d'ailleurs pas très bien passé): c'était un peu la position de Goldwater sur les droits civiques d'ailleurs. Du coup ça nous emmènerait sur la critique libérale et anti-libérale des droits de l'homme, et la bonne question à se poser est: leur universalité supposée est-elle le meilleur outil pour protéger effectivement les gens? Une fois qu'on en est là, on commence à se poser les bonnes questions. Michéa en est très très loin. On peut considérer que des droits qui ne sont pas attachés à une culture ne valent rien (Burke), que l'humanité n'est pas un concept politique mais moral et que les droits de l'homme sont une invasion dangereuse de la morale dans la politique, avec des effets désastreux sur les RI (Schmitt), que ces droits ne sont pas applicables, trop larges et doivent être reliés à une morale pratique effective (Villey). Une bonne partie de ce débat s'est déroulé pendant la Guerre froide, ce qui n'est pas un hasard: le libéralisme s'est rendu compte qu'il était aussi une idéologie et devait être offensif et engagé comme tel (Thatcher, Reagan). Freund, avant j'en pensais du bien sans l'avoir lu. Depuis j'ai lu Qu'est-ce que la politique? et Sociologie du conflit. Je trouve que c'est du bon sens de droite, prétentieux et avec une morgue de Realpolitik que je déteste. Je veux bien qu'on me donne une seule idée de lui qui n'est pas littéralement une paraphrase d'un de ses sociologues préférés ou de Schmitt, version vulgarisée. Bah lis le post en entier. Je dis pourquoi. -
Chili piquant - Histoire & actualité
Vilfredo a répondu à un sujet de Hayek's plosive dans Europe et international
C’est difficile d’empêcher l’état d’intervenir -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
D'abord, ce n'est pas parce que qqch est légitime qu'il est bon de le faire. Sinon "bon" ne veut rien dire, c'est redondant, comme "il est vrai que". C'est sur ce genre de constructions redondantes que se base Hoppe avec son éthique de l'argumentation, par exemple, au sens où, pour lui, dire "je suis propriétaire de mon corps" (jugement de fait) ou "je défends la propriété" (jugement de valeur) est redondant puisque l'acte de parole témoigne déjà du fait/de la valeur qui rend l'énoncé vrai. On peut discuter du type de fondement des théories du droit (d'autres normes, la nature humaine, la coutume) mais de façon générale je suis assez étranger à ces discussions "fondationnalistes" depuis mes lectures sur la propriété, tout simplement parce qu'une fois qu'on s'est trouvé un fondement, il faut soit le légitimer par un autre, soit trouver un fondement auto-analytico-apodictico-hoppéen, et d'expérience, c'est n'imp. Le problème que rencontre Rawls, c'est justement ça: il veut fonder ou faire primer l'un (le bien) sur l'autre (le juste), et ça donne, conceptuellement, un truc qui ressemble à un jeu que je faisais avec mon chien en vacances: je mettais ma main sur sa patte, puis il mettait sa patte par-dessus, et je mettais ma main par-dessus etc. Pour comprendre le problème, il faut remonter à la théorie rawlsienne du contrat: (qui n'en est en fait pas un, comme beaucoup de contrats en philo politique) On peut dire que l'intégralité du débat qui oppose les libéraux aux communautariens, que je prends comme exemple de ceux qui attaquent le libéralisme pour des raisons éthiques, c'est une interrogation sur le rapport du juste au bien. On se demande si les principes de justice d’une société peuvent être neutres par rapport aux conceptions morales, religieuses et culturelles contradictoires entre elles qui coexistent dans cette société. Il y a deux façon de concevoir cette neutralité : (1) L’idée que les individus ont des droits fondamentaux dont le respect prime sur le bien-être général (Kant, Nozick) ; (2) L’idée que la justification des principes de justice ne repose sur aucune conception de la vie bonne (Rawls). La position communautarienne consiste à critiquer (2). Il y a deux façons de concevoir cette critique, càd de lier l’articulation des principes de justice au bien, une qui est communautarienne (1’) et une autre qui ne l’est pas nécessairement (2’) : (1’) L’idée que la justice sourd des valeurs de la communauté, bien qu’il puisse y avoir débat au sein de la communauté sur les valeurs qui correspondent le mieux à cette communauté ; (2’) L’idée que la justification des principes de justice dépend de la valeur morale des finalités de ces principes, indépendamment de l’appartenance ou non de cette valeur morale de la finalité à la communauté. (2’) retranscrit l’option aristotélicienne, qui consiste à chercher la vie la plus désirable pour y conformer le modèle de constitution. (1’) est critiquable au même titre que (1) dans la mesure où ces options font l’économie d’une interrogation sur les fins des principes de justice choisis. Le débat peut s’illustrer dans le cas de la liberté religieuse : les libéraux la défendent en vertu du fait que la croyance a été acquise librement, mais pas en vertu de la valeur morale de cette croyance, définie comme l’ensemble des comportements et des attitudes auxquels cette croyance porte l’individu, qui peut d’ailleurs ne pas la concevoir comme un choix libre, elle. Une autre justification de la liberté religieuse, neutre axiologiquement, est d’éviter une guerre de religion. En résumé, on oppose la conception libérale des droits, axiologiquement neutre (et qui autoriserait, par exemple, également un défilé de nazis et un défilé de défenseurs des droits civiques) à une conception (2’) qui souhaite fonder les droits sur un jugement moral de fond portant sur les fins que ces mêmes droits servent à promouvoir, ce qui se distingue donc également de l’option communautarienne (1’) qui n’interdirait pas plus que les libéraux le défilé nazi, parce qu’elle reconnaît les valeurs propres à chaque communauté, la communauté noire comme la communauté nazie. Là où Gray ressemble un peu, c'est qu'il pense que les valeurs libérales (propriété, commerce, paix etc) ne sont pas bien défendues par les principes libéraux (justice, droits de l'homme etc). Ce mode de pensée n'est pas si étranger au libéralisme lui-même, puisqu'on dit souvent que ce n'est pas en donnant des droits aux gens qu'on les rend égaux (ou qu'on les protège d'ailleurs), et que les bonnes intentions ne valent rien en politique. En gros Gray dirait que le chemin du socialisme est pavé de bonnes intentions libérales. C'est une sorte de ruse sceptique. -
pourquoi pas n/2+1? et si pas n/2+1, alors pourquoi n-1 (:="écrasant")? https://rintintin.colorado.edu/~vancecd/phil215/Nozick.pdf ok je lirai l'essai de méta-éthique et je relirai la brochure Ah bah parce qu'il défend le pluralisme, mais il est conservateur oui. J'ai toujours eu un faible pour les conservateurs puisque j'étais un gros réac avant de venir sur liborg. (Et il n'est pas partisan de l'écologie radicale non plus, il s'en explique dans An Agenda for Green Conservatism mais clairement ce n'est pas par là qu'il brille.)
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Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Julien Freund en même temps Ça le sens de: ne promouvoir aucune conception du bien. -
Ils sont grisés
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Parfait pour le jogging (entre autres bien sûr) (A noter un très bon edit BCS avec cette BO) Plutôt pour se raser et s'habiller avant d'aller au boulot
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Pour tout le monde? Parce que je vois rien.
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Aigle est probabement le pire (dans ceux qui ont été votés). Déjà il t'attaque quand il veut et en plus c'est vachement puissant un aigle. Ça me rappelle cette discussion
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Je pense que l'escargot, s'il ne me prend pas par surprise, est dans mes cordes. Le reste? Probablement pas.
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Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Mamma mia je peux pas éditer Trucs intéressants à lire là-dessus là-dedans -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Oui. Il faudrait relire Michéa pour critiquer précisément mais j'ai l'impression vague que Michéa confond technocratie et élitisme. L'élitisme, c'est un groupe qualifié qui tient le gouvernement. La technocratie, c'est la société organisée consciemment par un groupe scientifiquement qualifié. Or l'idée que la démocratie telle qu'elle est pratiquée en France ou aux US est un mauvais système de décision est maintenant très documentée et l'idée que l'élitisme c'est des gens qui s'introduisent dans ta vie sans ton consentement est une drôle de riposte, quand la démocratie "totalitaire" fait précisément ça et entretient des élites comme tout régime politique. De même que la loi est toujours le produit des choix politiques d'un groupe particulier, peu importe le vernis de volonté générale et de souveraineté populaire. Les Michéa et consorts n'ont pas l'air de voir ça, et après c'est nous les idéalistes ingénus. Le problème est de valoriser la démocratie religieusement (comme d'autres font avec l'égalité) sans la prendre pour ce qu'elle est: un processus de sélection des gouvernants, qui peut par conséquent être amélioré. Selon nos standards actuels michéistes, les Pères fondateurs étaient élitistes. Pour autant, le principe de Madison d'agir en politique sur les effets et non sur les causes me paraît l'inverse exact de la technocratie. L'idée que le libéralisme classique serait technocratique, quand on voit le débat autour du nudge (qui est le minimum de la technocratie), ça laisse songeur. Après, je ne dis pas que cette critique ne s'appliquerait à aucun auteur: le piecemeal social engineering de Popper, par exemple, tombe un peu là-dedans. Mais comme souvent avec Michéa ou d'autres, le libéralisme est pris comme un bloc sans prendre la peine d'analyser ses débats internes. Les communautariens (!= libéraux), par exemple, expliquent qu'il y a une forme de fondamentalisme libéral à faire primer le juste sur le bien: Rawls interdit que les principes de justice soient discutés (seulement leur application), Locke interdit les catholiques et les athées parce qu'ils ne reconnaissent par la loi naturelle et mettent donc en danger la société politique. Mais même dans ce cas, on peut faire valoir d'autres penseurs libéraux qui insistent sur la coexistence des "biens" plutôt que leur unification sous un "juste" (c'est l'"autre face du libéralisme" selon Gray, le value pluralism). Les associations entre libéralisme et totalitarisme sont des gros gotcha pitoyables par contre. -
Je comprends rien c'est qui ce César?
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C'est @RaHaN qui l'a écrit, et après l'avoir fini il l'a lu, et ça lui a fait plaisir.
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Nsfw - Réservé aux gonzesses - Männer streng verboten
Vilfredo a répondu à un sujet de Bisounours dans La Taverne
En beauté chinoise (précisément hong-kongais d'avant 1997) je préfère Leslie Cheung RIP petit ange parti trop tôt. -
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Vilfredo a répondu à un sujet de Bisounours dans La Taverne
C'est un peu le principe de la chose. D'où le fait que -
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Vilfredo a répondu à un sujet de Bisounours dans La Taverne
+1 et tatouages ? -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Ok mais dans ce cas, toute organisation sociale est un marché. C'est juste la différence anarchisme/socialisme non? -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Provided we agree about the thing, 'tis needless to dispute about the terms. Castoriadis peut bien définir "socialisme" comme il veut. -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Je voulais dire que les crises épurent l'économie des mauvais investissements et qu'en ce sens-là elles sont une réaction "naturelle" et une sélection des bonnes entreprises contre les mauvaises. Au sens où Hayek parle de taux d'intérêt "naturel" dans Price and Production (ie celui strictement déterminé par l'épargne et l'investissement, avant l'ajout du crédit qui déplace le taux d'intérêt vers le bas sans correspondance dans les préférences temporelles des consommateurs). -
Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Mais non c'est nul ce qu'il dit. La crise est un phénomène naturel des économies capitalistes, deal with it. Et je vois pas son problème avec les chiffres d'affaires des agences de tourisme mais ça a l'air de le travailler. Sinon j'ai une connaissance Dieu merci superficielle de Michéa, mais cette histoire d'auto-destruction, il ne l'a pas inventée: Marx prédisait que le capitalisme s'effondrerait tout seul dès 1848. En 1917, Lénine s'est dit que finalement, au train où ça allait et au cas où ça serait pas vrai, on allait aider un peu. En 1947 Staline se dit qu'après la WWII, les puissances occidentales vont s'entre-bouffer. En 1959 Mao pense que le capitalisme va déclencher une guerre nucléaire, que la moitié capitaliste va périr et que le reste du monde sera communiste. Depuis la nouvelle marotte c'est le RCA qui manifeste les tendances auto-destructices du capitalisme, tellement puissantes que ça fait des siècles qu'il s'en bat les steaks, le capitalisme. Et aujourd'hui on est tous là, eux sont morts, et sans eux et leurs fans, le capitalisme se porterait très bien merci. Sans eux oui parce qu'il y a des critiques non-marxistes et donc plus intéressantes du capitalisme, comme Schumpeter, qui parle plutôt d'une tendance à la restriction de la liberté d'entreprendre (et vu l'après-WWII en France ou au UK, il s'est pas trop planté). Il y a plusieurs formes de capitalisme qui ne sont pas toutes libérales. Un exemple moderne c'est les inepties de Varoufakis, qui veut maintenir le marché pour les biens mais pas pour le travail parce que non. Est-ce qu'on peut encore appeler ça du capitalisme? Quelle que soit la réponse à cette question, il est certain que ces mutants ne subsistent que grâce aux marchés, et s'effondrent quand ils s'en éloignent trop. Donc quand tu vois que le Venezuela reprivatise ou comment les ex-pays de l'Est se sont convertis au marché après 1991, tu te dis qu'on a davantage affaire à une boucle de rétroaction qu'à une tendance linéaire à l'"auto-destruction". In fine comme le dit @Rincevent le capitalisme c'est les basses préférences temporelles, et ça a à voir avec la nature humaine. La version Michéa, selon mes souvenirs understandably shaky de L'Empire du moindre mal, qui est un bouquin absolument nul et journalistique soit dit en passant (quitte à lire de l'anti-libéralisme velu, prends Schmitt, parce que Michéa prend une phrase de Schmitt, une phrase de Baudrillard et une phrase d'Orwell et pouf, ça fait réfléchir), c'est que le modèle libéral est l'homo economicus qui, nous apprend Michéa, n'existe pas et qui supporte une conception interventionniste prétendument axiologiquement neutre (qui prend racine historique dans les guerres de religions), qui fait le lit de la technocratie et finalement du totalitarisme. Au contraire de toutes ces vilaines choses, il propose pas un droit "juste" mais un droit "décent", c'est-à-dire un droit qui convient à Michéa et à ses copains. Enhardi par cette théorie très originale, Michéa continue en expliquant que la contradiction du libéralisme est de promouvoir la liberté individuelle tout en la rendant impossible en pratique (liberté formelle/réelle, pas besoin de s'y attarder), ce qui fait la divergence entre libéralisme "culturel" (carrément mai 68) et "économique" (avec les effets désastreux que nous voyons tous les jours). Bref, il découvre la Lune, mélange les mots, lit très mal Hayek (ou la plupart des auteurs qu'il cite d'ailleurs) et ne vaut pas une heure de peine. Ce paragraphe reflète seulement mon übermenschlich memory IQ. Je crois que même Alain de Benoist, c'est mieux. C'est dire. -
Mon Dieu oui. Les hobbits ont des chansons pour tout: la chanson du bain, la chanson de la marche, la chanson des chaussures et la chanson d'être assis sans rien faire. C'est ce qui rend le premier volume vraiment chiant au démarrage. J'avais largement préféré Les Deux Tours où il y a moins le côté colonie de vacances.
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Le libéral-libertaire
Vilfredo a répondu à un sujet de Pegase dans Politique, droit et questions de société
Qu’il reprend à Orwell -
Sex and Covid: What are the rules? Ceci est un réel article de la BBC, qui parle réellement de "guidance on having sex" ? Et comme je ne vois pas une seule phrase moins digne d'être citée, voici tout cet article hystérique:
