Aller au contenu

Vilfredo

Membre Adhérent
  • Compteur de contenus

    6 931
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    17

Tout ce qui a été posté par Vilfredo

  1. Je vois pas en quoi le fait que ce soit courant rend ca pardonable
  2. I identify as a flamant rose intermédiaire
  3. Je crois que je connais rien au monde de plus satisfaisant que la scène de la saison 2 de Curb Your Enthusiasm où Larry David dirige un petit orchestre jouant Wagner sur la pelouse de son voisin juif insupportable (ce qui me fait penser que la haircut de LD ressemble un peu à celle de Furtwängler, ce qui rend la scène encore plus drôle). C'est comme si j'avais découvert a new way of hurting someone's feelings. Ce qui est génial avec cette série, c'est que ce n'est pas que je me comporte comme Larry David (je suis trop agreeable, quoi qu'en dise mon entourage), ou que je rêve de le faire (je ne suis pas frustré), c'est que par contre, je vois exactement les autres gens comme aussi insupportables, et les quiproquos comme aussi fatals, que le présente la série.
  4. Je peux aussi te donner le pdf d'ailleurs https://uberty.org/wp-content/uploads/2015/02/Mark-Wilson-Wandering-Significance-An-Essay-on-Conceptual-Behaviour-2006.pdf Je comprends mieux et on est assez d'accord je crois
  5. Parce qu'il peut y avoir plusieurs manières de voir le rapport entre la "méthode scientifique" et la "réalité" (l'un n'étant jamais indépendant de l'autre) On peut avoir une méthode pour s'abstraire de l'empirie (comment procéder à l'idéalisation: il y a des étapes) (en gros l'épistémologie) On peut avoir une méthode pour s'orienter dans le monde idéal(isé) (en gros les maths) On peut avoir une méthode pour désidéaliser (adding back), ou appliquer, le modèle à l'empirie (c'est à la limite ici que la question du pragmatisme, ou plutôt du contextualisme, pourrait s'intégrer) Mais On peut aussi avoir une critique épistémologique de la possibilité de quelque chose comme la désidéalisation (par exemple en expliquant que le système-cible change au fur et à mesure que l'idéalisation progresse, ce qui fait qu'on ne retombe pas sur le système initial en désidéalisant, mais qu'on a créé un autre modèle, que la désidéalisation ne peut jamais fournir qu'une simulation d'une empirie irrécupérable post-mathématisation, bref, qu'il n'y a pas de solution au problème de l'applicabilité). On se retrouve avec une scission "dans" la "réalité", entre ce qu'on peut prédire (la réalité modélisée), en gros, et ce qui peut falsifier les prédictions (et qui constitue en quelque sorte la vraie réalité externe: le réel comme reste de la modélisation). Du coup On peut se retrancher sur une conception non pas abstractive/empiriste de la méthode scientifique, mais constructive/transcendantale, où la méthode n'est pas le chemin de l'empirie à l'idéal, mais l'inverse: on construit, par exemple, des concepts. Le schématisme remplace la désidéalisation. Il n'y a pas de question de la construction de l'idéal. Il y a alors un excès symétrique, qui est qu'on peut toujours trouver plusieurs manières d'interpréter telle ou telle règle de construction, et une construction parfaitement fidèle conceptuellement ne constituera pas forcément un objet réaliste. En termes quiniens, n'importe quel langage contient plus d'énoncés que le contexte, justement, permettra jamais de désambiguer. Lecture de quelqu'un qui pense qu'on surestime fortement le pouvoir qu'ont nos concepts de fournir l'intelligibilité suffisante avec ce que la réalité (externe) peut nous proposer, et qui écrit de façon extrêmement lisible et no-bullshit: (le livre existe en pdf sur internet, mais je recommande chaudement l'achat, parce que 1° c'est 650 pages, donc faut aimer lire sur un écran 2° c'est un livre illustré avec des schémas, des dessins, des photos, des figures géométriques... un objet splendide, le mec est illustrateur avant d'être philosophe des sciences (pas vraiment rattachable au courant analytique, sinon à la philosophie analytique époque Russell, très en décalage avec ce qui se fait ajd, comme l'a noté Brandom dans sa review du livre). Tout ça pour dire que ça pourrait intéresser @Lancelot. Je l'ai moi-même commencé, je lis d'autres trucs en même temps. Disons que c'est bien, que je suis pas (plus) forcément le public idéal pour ce genre de livres, mais qu'il faut s'installer dans son fauteuil et laisser le mec prendre un peu son temps. Ses exemples sont géniaux.
  6. Qu'est-ce que tu veux dire? Aucune méthode ne correspond ou ne "suit à la trace" (track) la réalité "externe" (out there)?
  7. J'aimerais bien lire ses Collected papers, je ferai ça à la rentrée. Now, it will turn out, in the course of this essay, that any form of meaning invariance is bound to lead to difficulties when the task arises either to give a proper account of the growth of knowledge, and of discoveries contributing to this growth, or to establish correlations between entities which are described with the help of what we shall later call incommensurable concepts. It will also turn out that these are exactly the difficulties we encounter in trying to solve such age-old problems as the mind-body problem, the problem of the reality of the external world, and the problem of other minds. That is, it will usually turn out that a solution of these problems is deemed satisfactory only if it leaves unchanged the meanings of certain key terms and that it is exactly this condition, i.e., the condition of meaning invariance, which makes them insoluble. It will also be shown that the demand for meaning invariance is incompatible with empiricism. Taking all this into account, we may hope that once contemporary empiricism has been freed from the elements which it still shares with its more dogmatic opponents, it will beable to make swift progress in the solution of the above problems. It is the purpose of the present paper to develop and to defend the outlines of such a disinfected empiricism. J'aime bien sa tête aussi
  8. "Vos copines Facebook qui sont chinoises" C'est le parfait papi: tu le vois un mois par an l'été, il t'apprend les noms des plantes et à pêcher, et le reste de l'année t'as pas à te taper ses délires. Il a l'air gentil en plus.
  9. Ah je croyais vraiment qu'il suçait la cervelle de l'autre. Comme dans Starship Troopers.
  10. It gets better He really lived the life
  11. A ce sujet, kind of TIL (...) From December 1943 on, he served as an officer on the northern part of the Eastern Front, was decorated with an Iron cross, and attained the rank of lieutenant.[30] When the German army started its retreat from the advancing Red Army, Feyerabend was hit by three bullets while directing traffic. One hit him in the spine which left him wheel-chaired for a year and partially paralyzed for the rest of his life. He later learned to walk with a crutch, but was left impotent and plagued by intermittent bouts of severe pain for the rest of his life. (...) As Feyerabend moved back to Vienna, he was permitted to pursue a PhD at the University of Vienna. He originally intended to study physics, astronomy, and mathematics (while continuing to practice singing) but decided to study history and sociology to understand his wartime experiences.[32] He became dissatisfied, however, and soon transferred to physics and studied astronomy, especially observational astronomy and perturbation theory, as well as differential equations, nuclear physics, algebra, and tensor analysis. He took classes with Hans Thirring, Hans Leo Przibram, and Felix Ehrenhaft. He also had a small role in a film directed by G.W. Pabst and joined the Austrian College where he frequented their speaker series in Alpbach. Here, in 1948, Feyerabend met Karl Popper who made a positive impression on him.[33] He was also influenced by the Marxist playwright Bertolt Brecht, who invited him to be his assistant at the East Berlin State Opera, but Feyerabend turned down the offer.[34] A possible reason was Feyerabend's instinctive aversion to group thinking, which, for instance, made him staunchly refuse joining any Marxist Leninist organizations despite having friends there and despite voting communist in the early Austrian election.[35] https://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Feyerabend
  12. Tiens, on dirait que la crise covid t'a feyerabendisé
  13. That the universe is a cruel, uncaring void, in which the key to being happy isn't a search for meaning: it's to just keep yourself busy with unimportant nonsense, and eventually, you'll be dead.
  14. ... publient même Zizek! https://compactmag.com/article/confessions-of-a-radioactive-mind
  15. Tramp be like
  16. Non, mais apparemment les parasites Toxoplasma gondii manipulent le phénotype de l’hôte pour favoriser sa reproduction (le rendent plus sexy).
  17. Vilfredo

    Shower thoughts

    En vrai vous êtes pas loin de redécouvrir la critique rothbardienne de la mathématisation de l’économie (ou celle, subjectiviste-radicale, de toute formalisation)
  18. Vilfredo

    Shower thoughts

    S’il y a bien un truc étrange que j’ai appris en cinq ans de liborg, c’est que les moyennes, c’est un truc de communistes. Une sorte de collectivisation des données
  19. Donc on enlève la clim. Implique que les dirigeants ont chaud (admettons). Ils se réunissent en marcel. Prennent la décision d’agir à propos de cette situation intolérable. Et remettent la clim
  20. Tiens j’avais raté ca: Trump promet la peine de mort aux drug smugglers. Midnight Express 2024. Et annonce son programme pour lutter contre les cartels. Du bon Trump: We did it once and we did it better than anybody else; there’s never been a better border than we had two years ago. It was strong, it was powerful, and it was respected all over the world, and now we’re laughed at all over the world, and we’re not gonna let that happen much longer. Et le top du top, c’est le top commentaire qui dit: It’s refreshing to see a president who can string full sentences together.
  21. Je m'identifie énormément à la vieille dame du 16e à qui le journaliste demande "qu'est-ce qui est jaune et qui attend?" et elle répond "ben vous peut-être, vu que vous allez attendre longtemps ma réponse"
  22. Vilfredo

    Aujourd'hui, en France

    “C’est pas classe”
  23. J’ai hâte de voir DeSantis défendre l’héritage shakespearien euh oui il y a du sexe dans la Bible. Le cantique des cantiques c’est officiellement olé olé
  24. A ceci près que, contrairement aux pères fondateurs (Nietzsche Husserl Heidegger), elle procède sans aucune méthode, et donc des bouts de raisonnement ne cessent d’empêcher d’autres bouts de raisonnement d’avancer (sur le mode du: am i performatively contradicting myself now? What about now? And now?), et donc c’est une marelle philosophique de un pas en avant un pas en arrière: typiquement elle va dire que x est oppressif (ou peut l’être), mais en même temps la condamnation de x peut l’être, et en même temps tout discours qui prétend se situer au-dessus/à propos de x peut l’être, etc. Il y a des moments où cette “deconstruction” (qui a un peu highjacké le terme et son programme) est perceptive (notamment ce qu’elle dit sur la rationalité dialogique dans le premier chapitre me semble une excellente lecture de Nietzsche), mais la plupart du temps je suis juste genre oh Come On!
×
×
  • Créer...