Sans céder aux sirènes du complotisme, il ne faut pas être trop dupe non plus des édiles qui nous gouvernent, dont j'ai pu expérimenter à l'occasion la rouerie exemplaire. Dans cette affaire, ce qui m'étonne, ce n'est pas que DSK se fasse coincer, mais qu'il se fasse coincer maintenant (le kairos est parfait !) , à un moment et à un endroit qui était sûr de le laisser politiquement sur le carreau.
[attention, j'entre en mode ragot, mais je n'ai pas honte, c'est la taverne après tout] Un ami militant PS m'a d'ailleurs rapporté qu'il se disait au parti que Sarkozy avait calculé son coup en nommant DSK au FMI : il éloignait durablement un ennemi politique et surtout il augmentait ses chances de le faire toper pour des affaires de moeurs.
Encore une fois, connaissant un peu la rouerie du milieu politicien, les stratégies genre billard à quatre bandes et arrangements en coulisses qui constituent leur quotidien, je me dis qu'il ne faut pas écarter d'emblée l'hypothèse du "coup" au sens de barbouzerie politicienne ordinaire.