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F. mas

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Tout ce qui a été posté par F. mas

  1. Comme quoi, le stand up peut agir pour certains comme thérapie contre la dépression.
  2. Une victime collatérale des guéguerres internes au RN : le 'média' mort né L'infiltré, spinoff de 'Frontière' qui s'était positionné comme organe d'investigation indépendant et qui s'est débalonné au dernier moment pour sauver le soldat RN. MAJ
  3. Il y a un fond commun substantiel à ce 'conservatisme de gauche' : c'est l'incompatibilité entre l'idéologie du progrès véhiculé par le capitalisme et la volonté de conserver les moeurs, traditions et conventions qui se sont formés en particulier au sein de la classe moyenne/petite bourgeoisie (et plus particulièrement les pratiques et les moeurs nés au sein du mouvement ouvrier). On retrouve l'idée dans la sensibilité populiste portée par Christopher Lasch et popularisée en France par Michea (à mon avis de manière assez tronquée, puisque la critique de l'éat thérapeutique n'apparaît pas vraiment chez Michéa, qui demeure bcp plus étatiste). Lasch n'a eu de cesse d'opposer l'esprit révolutionnaire et destructeur du libre-échange et de la classe sociale managériale et progressiste qui prétendait en être l'avant-garde au conservatisme traditionnel. J'imagine qu'on peut étendre cette sensibilité au républicanisme porté par Debray ou Péguy, même si je connais moins (quand à Onfray, je ne savais pas que ce paranthrope pensait). On pourrait ajouter Alasdair McIntyre dans le lot, qui est quand même plus intéressant que Debray ou Onfray.
  4. Comme pour n’importe quel candidat qui glisse une dose de libéralisme dans son programme pour séduire les CSP+ et les « Anywheres », on peut se réjouir d’entendre du libéralisme à la télévision et à la radio. Le backlash peut toutefois arriver très tôt, comme ce fut le cas pour Sarkozy ou Macron, eux aussi élus en intégrant à leur programme une dose de libéralisme qui s’est ensuite évaporée : le libéralisme devient alors synonyme d’une personne non seulement peu appréciée, mais qui a suffisamment tordu le sens du mot « libéral » pour qu’on le reconnaisse à peine. Ceci posé, je comprends tout à fait que, pour faire avancer un agenda libéral, on cherche un candidat acceptable, même imparfait. D’ailleurs, Sarah Knafo s’est rapprochée cet été de David Lisnard, ce qui tend à créditer son tournant plus libéral (enfin, il ne nous rendra pas Jacques Médecin, le droitard méridional). Reste que la cohérence et les loyautés politiques de tout ce beau monde entrent aussi dans l’équation : peut-on se dire libéral après avoir soutenu le délire sécuritaire covidiste ? Peut-on défendre à la fois une position libérale et pacifiste, et pousser à la guerre totale, voire à une guerre de conquête et de nettoyage ethnique ? Quelle position ces gens tiennent-ils sur l'état de surveillance et les fantasmes sécuritaires véhiculées par le tout numérique ? Courtiser l'idiot international de Washington et se soumettre servilement à ses délires de gangster est-il vraiment compatible avec les principes défendus par les libéraux ? La politique, c'est aussi faire des transactions, mais peut-on transiger avec tout cela? Se contenter de vouloir tailler dans les retraites ou de citer Bastiat ne suffit pas à mes yeux, même si cela semble satisfaire pas mal de Français, qui confondent allègrement paroles et actes dès qu’il s’agit de politique.
  5. Knafo en repositionnant Reconquête comme 'national-libéral' n'a pas d'ambition électorale : son parti se trouve à cheval sociologiquement parlant entre le bloc central et le bloc populaire, ce qui fait qu'il n'existe pas sur la scène politique nationale (c'est aussi le drame de LR mais la droite de gestion continue de bénéfier d'une grande implantation locale ce qui garantit son existence). Par contre, on peut se demander si ce nouveau discours n'est pas d'abord à destination des médias afin de normaliser un courant natcon sur sol français : cela fait maintenant quelques temps que z et se sont rapprochés de la nébuleuse natcon, qui réinvente une sorte de conservatisme transatlantique plus ou moins aligné sur les objectifs stratégiques du trumpisme.
  6. J'imagine que c'est comme pour Lisnard, la période COVID a cessé d'exister et donc d'être pertinente dans le débat public.
  7. Il y a une petite maligne qui a reposté ça sur X à propos de Sarah machin. Mais que de chemin parcouru en 6 ans 😀 https://www.lefigaro.fr/vox/politique/la-crise-du-coronavirus-ou-le-retour-de-l-etat-20200323
  8. "Le libéralisme (et la grandeur de l'Europe) n'est pas né d'hommes blancs chrétiens fiers d'appartenir collectivement au groupe des hommes blancs chrétiens (ou n'importe quoi d'autres), il est né d'individus qui ont cherché leur propre épanouissement en tant qu'individus, et pas en tant que membres d'un groupe, celui-là ou un autre." Je ferais une réserve sur cette affirmation sur trois aspects : la dimension collective, celle égalitariste et la grammaire hédoniste qui la sous-tend. A un moment de son histoire, il est vrai que le libéralisme apparait comme la conscience de classe des propriétaires (blancs) par opposition aux classes serviles, que ce soit les salariés ou les esclaves, et qui ne confondaient pas nécessairement liberté et épanouissement (ce qui me semble assez millien comme déf), mais en faisait plutôt un privilège aristocratique. Mais nous parlons d'un temps que les moins de 150 ans ne peuvent pas connaître (celui antérieur à la démocratisation du libéralisme).
  9. J'ai l'impression qu'on entend moins les trumpistes qui expliquaient la politique étrangère de leur champion comme une sorte de jeu d'échecs à quatre dimensions que le commun des mortels ne pouvait comprendre. Il devient de plus en plus difficile de glamouriser son néogangstérisme balourd.
  10. Elle aurait prémédité ses meurtres, ce qui rend l'argument du type 'crise psychotique' difficile à défendre.
  11. Je crains que le ghetto impérialo-post-naziste soit encore moins étendu que la cabine téléphonique libérale. Et quant à son rapport au réel, hu, il y a sans doute un univers possible où la proposition "je suis trop dans le réel pour ça" est vraie (celui ou Leto le tyran est à la tête de la galaxie). Sinon sur l'histoire du libéralisme, qu'on lise Rothbard ou Rosenblatt (frémissements), on s'aperçoit assez vite que le libéralisme est une histoire autant anglo que continentale (Quesnay ? Say ? Constant ? De Stael ? Bastiat ? les autrichiens ? etc.), et on s'aperçoit aussi, en étudiant aussi un peu, que le grand frère américain n'est plus si libéral que ça, et depuis un bon bout de temps. Il nourrit essentiellement une libido dominandi dont les intérêts économiques et politiques impérialistes ne sont ni très favorables à la reconstitution de Thulé ou à ses vassaux européens. Enfin en tout cas, dans ce monde-ci.
  12. S’agit-il de définir le capitalisme ou d’en trouver l’origine historique ? La définition ne demande pas nécessairement de recontextualisation ; la seconde exige une définition et de la placer sur une frise historique. En général, les historiens s’accordent pour le voir apparaître au XVIIIe siècle, même si, depuis le Moyen Âge, certaines institutions sont créditées d’avoir préparé le terrain du grand changement et du grand bouleversement capitaliste (par exemple le droit de propriété, la création de marchés nationaux suite à la déféodalisation des États, etc.). Traditionnellement, la question qui se pose est de savoir si le capitalisme constitue une sorte d’accélération liée aux changements techniques, né dans les villes et l’univers urbain, ou une rupture née dans les campagnes anglaises dans le sillage de la seconde révolution agricole et du mouvement des enclosures (qui s’est accéléré du XVIe au XIXe siècle). Je pense qu’on peut repérer, comme le fait l’historienne marxiste E. M. Wood, le moment où commence le capitalisme lorsque toutes les relations de l’homme pour sa survie deviennent médiées par le marché. Ce n’est qu’un début, et cela suppose qu’il existe déjà un certain nombre d’institutions (banques, marchés, salariat, etc.) qui se sont agrégées rapidement au cours de la seconde partie du XVIIIe et au XIXe siècle.
  13. Je n'ai pas bien compris. Sinon je pense que défendre un empire occidental blanc c'est petits bras, je suis plus pour un empire galactique fondé sur les formes de vie à base carbone.
  14. Euh, pardon ? Qu'en est-il de l'"Occident collectif" ?
  15. Je trouve ça très rigolo à lire, mais pas à prendre trop au sérieux. Il a tendance à se répéter, donc quand tu as lu un de ses livres, tu as lu aussi tous les autres. Je pense qu'en lisant at our wits' end: Why we are becoming less intelligent etc. et Spiteful mutants, evolution, sexuality and politics in the 21st century (ou un autre sur le même sujet plus abouti : Breeding the human herd), on fait à peu près le tour du personnage et de sa pensée. Je retiens de dernier parce qu'il soutient explicitement que les gauchistes sont des dégénérés, et que ça se lit d'ailleurs sur leur visage. Et comme j'ai aussi une passion pour la physiognomonie, ça flatte quelque chose en moi. Plus généralement, il associe révolution industrielle et dysgénie, chute de qi et déclin de la civilisation. C'est une version pop et actualisée de ce que défendait Francis Galton (ou Bénédicte Morel).
  16. On comprend que le convenable recoupe à peu près le bloc central et qu'on en tolérera une version un peu droitisée pour répondre aux demandes de la plèbe. Sinon le substack de Bryan Caplan est effectivement toujours intéressant à lire. Il met beaucoup d'intelligence et de pugnacité à défendre le libertarianisme y compris face à ceux qui se sont ravisés sur la question de l'immigration.
  17. Ma réponse aussi était sérieuse. Pourquoi ne commence-t-on pas par poser les problèmes sérieusement sur la table pour tenter de produire une réflexion qui dépasse la répétition d'un libéralisme décliné sous forme de credo ?
  18. Ah non ça je sais : elle peut participer à une conversation intelligente sur le libéralisme en passant le stade des définitions et des tests de pureté.
  19. Pourquoi on ne peut pas avoir ce genre de réflexion (pas parfaite mais pas inintéressante quand même) https://substack.com/home/post/p-207012903
  20. Disons qu'une tribune dans un journal comme l'Express suppose un exercice de synthèse qui peut être périlleux : on simplifie pour communiquer, au risque de ne satisfaire personne par la généralité du propos.
  21. Il y a des choses intéressantes dans cette tribune, mais malheureusement, je ne suis pas sûr que la position de gardien des définitions et du bon libéralisme selon la théorie soit d'une quelconque utilité face aux usages sauvages, impures et du libéralisme qu'on trouve désormais partout au sein de la droitosphère. La praxis est en train de redéfinir la theoria.
  22. Ahah ! Merci, non seulement j'avais vu, mais je l'ai commencé
  23. Heureusement, il n'y avait pas qu'eux.
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