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Tout ce qui a été posté par F. mas
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L'introduction du suffrage universel pour désigner le chef de l'Etat en 1962 introduit une rupture avec la tradition républicaine, d'abord parce qu'elle se fait sur la base d'un référendum en violation de la constitution de 58, ensuite parce que la logique plébiscitaire n'est pas celle des 3e et 4e république. Il s'agit plutôt d'un retour au second empire, un césarisme qui d'ailleurs arrange tout le monde puisque la gauche se plaint à l'époque, mais quand est saisi le conseil constitutionnel, celui-ci se déclare incompétent à juger du résultat d'un référendum populaire (fin bref). A mon avis, c'est là la spécificité de la 5e. Les 3e et 4e républiques sont mortes de leur inaction, de la faiblesse de l'exécutif, de leur incapacité à se choisir des gouvernements stables capables de prendre des décisions solides, de la valse des ministères, tout cela est connu. Maintenant, j'ai l'impression que la 5e finissante prend la même direction ce qui d'ailleurs relativise les qualités décisionnistes qu'on trouvait au constitutionnalisme gaullien. Sur la décolonisation, je ne suis pas très fort en matière d'uchronie. Je ne sais pas
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La présidentialisation des démocraties représentatives est une dynamique de fond qui ne touche pas que le régime politique français. Parler de dualisme me semble exagéré : la Ve République constitue une rupture flagrante avec la tradition républicaine antérieure. Le domaine de la loi y est clairement limité afin d’améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale par le règlement : on passe de la souveraineté du parlement à un rééquilibrage en faveur de l'exécutif (qui sera renforcé par l'élection direct du président de la république par la suite). Ajoutons que, jusqu’en 2024, plus de 80 % de la législation trouvait son origine dans des projets de loi (bref, c’est encore l’exécutif qui mène la danse, même si l’initiative parlementaire est aujourd’hui majoritaire parce qu’il n’y a plus de majorité présidentielle). La Constitution est surtout, à l’origine, un instrument technique visant à donner au chef de l’État le pouvoir politique de sortir de la guerre d’Algérie et le pouvoir économique de planifier une économie semi-dirigée. Sinon, le gaullisme étant une idéologie 'nationaliste' visant à l'indépendance nationale, elle s'est très vite opposée via le rpf à la fois aux moscoutaires du Pc'f' et aux atlantistes du type MRP ou CNIP. Ces derniers 'conservateurs ne s'étaient pas particulièrement illustrés par leur habileté à se dépétrer du piège algérien (bon, la solution gaullienne divise aussi).
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C'est ça ou plus de pétrole si on accorde encore un peu de crédit à la parole de POTUS
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De quoi te plains-tu ? Don a réouvert le détroit qu'il avait participé à clôturer. Not tired of winning! Edit: bon il a rendu le passage payant, et cela au profit du régime iranienne. Ce n'est donc pas un retour au statu quo ante.
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Donneur de leçons incompétent et arrogant... Il écrivait dans Franc tireur ?
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C'est une pratique plus répandue qu'on ne le pense, et je remarque que dans certains cénacles du pouvoir, les plagiaires ou les thèses de complaisance existent depuis longtemps afin de bénéficier du prestige du doctorat (ou de ses privilèges dans certains cas) et/ou afin de pouvoir être considérés comme des intellectuels dignes de ce nom. On peut aussi penser à Arash Derambarsh dans un autre genre (en droit c'est plutôt pour skipper certaines épreuves pour l'avocature), mais je me souviens de plusieurs cas de plagiats dans le petit monde des gendelettres afin de porter certains nuls à des postes associés à des écrivains ou des philosophes reconnus. Sinon dans le genre thèse de complaisance ou équivalent, il suffit de se rappeler que l'affaire Cambadélis, qui n'avait même pas les diplômes pour soutenir la sienne, avait de bons copains de l'OCI dans le jury pour la lui offrir. Il me semble assez raisonnable de penser que la pratique n'était pas isolée. Edgar Morin rentre au CNRS avec une licence de droit et d'histoire géographie. Plus globalement, comme le dit @Lancelot, pour obtenir ce genre de diplôme et en faire usage au sein de l'université, il vaut mieux faire profil bas sauf si bien sûr celui-ci va dans le sens du vent, qui est toujours plus ou moins à gauche. C'est aussi pour ça que certains préfèrent se tourner vers les médias ou le business quand ils veulent échapper aux querelles picrocholines et concours de courbettes entre collègues et administration, et pas forcément les moins doués (ça dépend). Je ne connaissais pas ce Klein (en dehors de twitter, c'est dire), mais il me semble assez comparable à ces thésards qui ensuite se tournent dans le business des médias et de la culture (édition, vulgarisation, etc.) mais cette fois-ci en trichant allègrement. Si c'est vraiment le cas, il mérite la dégradation, et la relégation au-delà du périph, voire le travail à vie comme vendeur Darty à Limoges.
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Oui
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Sinon, un aperçu sur ce qu'est le libéralisme à présent en France en 2026 : https://www.politico.eu/article/comment-la-galaxie-liberale-reve-de-peser-sur-2027/
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https://www.leparisien.fr/international/moyen-orient-israel-exprime-des-regrets-apres-avoir-detruit-une-synagogue-a-teheran-07-04-2026-M33WDQKZCRHB3G2FVJUZSTTSPU.php?at_variant=photo&at_creation=Le Parisien&at_campaign=Partage Twitter CM&at_medium=Social media
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Il faut parfois, par continence, se retenir d'écrire pour ne pas rajouter du malheur ou de l'insignifiance au monde.
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Il est donc temps d'en finir avec le libéralisme et d'inventer ce projet totalement nouveau, trendy et aimable à l'ensemble d'une population qui n'attend que ça : le rocardisme. Catherine Audard, Monique Canto... le revival des années 90 autour du cercle de la raison et de l'apport extraordinaire des Minc et des Attali, avec cette idée de génie -qui était aussi celle de mon directeur de thèse- associer au libéralisme suffisamment de pathos socialiste pour le rendre aimable aux classes dominantes et aux 'élites' progressistes. Rien sur la réflexion libérale sur les institutions (North, Buchanan), rien sur la critique de l'homo economicus (McCloskey), rien sur la récupération du libéralisme par le centre autoritaire qui confisque le pouvoir en faisant des 'extrêmes' un épouvantail commode.
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C'est marrant ma madeleine de Proust c'est Umberto Bossi de la grande période.
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Hum, de la part d'un média en persan basé à Londres et financé par l'Arabie Saoudite, c'est une info à prendre avec des pincettes.
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Limogeage de la N°2 du Conseil Constitutionnel
F. mas a répondu à un sujet de Marlenus dans Actualités
Tu as tout gagné, ça sera les deux. -
Limogeage de la N°2 du Conseil Constitutionnel
F. mas a répondu à un sujet de Marlenus dans Actualités
Le cc était déjà tout sauf une cour constitutionnelle, elle devient une prolongation de l'exécutif (et sans doute, d'ici quelques années, de l'opposition au pouvoir). C'est ça d'élire des gangsters et des parvenus. -
Umberto Bossi, sans doute le précurseur de tous les populismes contemporains
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Ses idées reflètent un moment particulier de l'histoire occidentale et européenne, celui de la Chute du mur, de la popularisation au sein des élites transatlantiques du mythe de la fin de l'Histoire et de la constitution européenne comme république universelle, post-nationale, uniquement fondée sur des mécanismes procéduraux et le règne de la Raison. Un moment qui au fond n'a duré qu'une décennie.
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Municipales 2026
F. mas a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
Ouf! Je peux reprendre une activité normale (et m'abstenir). Sinon socialistes et écolos sont plutôt socialement proches à Lille. -
Municipales 2026
F. mas a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
Tous les moyens, même légaux. Ceci dit, je n'ai pas voté au premier tour. -
Municipales 2026
F. mas a répondu à un sujet de Marlenus dans Politique, droit et questions de société
Ah je ne suis pas le seul. -
Je raconte my life 9 : hache de bûcheronnage et vaporetto
F. mas a répondu à un sujet de poney dans La Taverne
J'ai appris au cours d'une discussion il y a quelques mois que le broc avec qui je discutais musique en picolant des années durant était en fait le bassiste de La souris déglinguée. Il faudrait vraiment que je m'intéresse aux gens plus sérieusement. -
Les 'Chrétiens' sont dans le monde et comme le reste de leurs concitoyens se laissent porter par les médias dominants et les stratégies d'influence des grandes puissances au sein de la guerre informationnelle. Ils devraient écouter le pape et se rapporter à la doctrine constante de l'Eglise sur la guerre pour éviter de s'égarer, mais c'est une autre histoire (pour ceux que ça intéresse, je suggère de suivre le compte d'Edward Feser sur X, un philosophe ex paléolibertarien, spécialiste de Hayek, redevenu catholique normal).
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Hoho. On ne défait pas les amalgames en en créant de nouveaux.
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Je dirais le premier tome de 'L'avènement de la démocratie', La révolution moderne.
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Après avoir relu La crise de la conscience européenne de Paul Hazard, De l'univers clos à l'univers infini de Koyré et la Divine Comédie de Dante, j'ai lu Regime Change de Patrick Deneen, The Collapse of global Liberalism de Philipp Pilkington, Les Lumières sombres. Comprendre la pensée néoréactionnaire de Miranda et Furious Minds: the making of the maga right de Laura Field. Comme je le disais dans un autre fil, je retire de ces dernières lectures, qui s'ajoutent à d'autres plus anciennes sur le même sujet, un sentiment de médiocrité générale qui n'a pas grand chose de rassurant. Je lis en ce moment le dernier essai de Marcel Gauchet sur l'idéologie (je suis l'auteur depuis longtemps et la question de l'idéologie est à mon avis essentielle). Il se répète un peu (il se répète un peu depuis au moins ses trois derniers essais), mais c'est intéressant et intelligent, avec une bonne histoire du concept et de ses changements de signification, et son triomphe à l'ère de l'Histoire (de sa société qui se comprend et réfléchit à travers l'histoire).
