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Drake

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Tout ce qui a été posté par Drake

  1. Drake

    Concertos montebourgeois

    Pour remuer le couteau dans la plaie, je confirme que "Willst du mit mir schlafen?" veux bien dire "on va baiser?". Sinon, copains, même demande, même type de réaction instinctive, même regrets plus tard.
  2. L'article de Marianne, une ligne, un lol. J'aime bien "Ron Paul éphémère candidat du parti libertaire" ou bitcoin, "le mariage de la technologie et des pensées monétaristes de Milton Friedman et de Friedrich von Hayek". Maîtriser à ce point son sujet c'est fascinant.
  3. Je suis relativement inquiet, en scrollant il me semble bien avoir remarqué l'arc en premier (bon 1/10 de seconde avant que mon regard ne se focalise sur un autre endroit de l'image, mais quand même).
  4. Ce que dit neuneu2k semble raisonnable, je crois les flics tout à fait capables d'adapter leur attitude à leur clientèle. Ceux qui ont été ciblés et ont du prendre cher par contre, ce sont les porteurs de loden et ça aussi c'est bien compréhensible.
  5. Drake

    Hugo Chávez A Crevé :-)

    Qui ça?
  6. Drake

    Hugo Chávez A Crevé :-)

    Je ne connaissais pas cet Asselineau, mais je crois qu'on tient un champion.
  7. Des douaniers, personnellement je n'en ai jamais vu dans les gares parisiennes. Le fait même qu'il soit tombé sur des douaniers, qui en matière de contrôle et de fouille ont encore plus de droits que les flics, relève vraiment du gros manque de bol.
  8. Ah oui, les célèbres expéditions punitives du Sade de France.
  9. Il faut se réjouir de la prise de conscience de la réalité (saupoudrée d'un soupçon de Schadenfreude comme le signale poney).
  10. L'incarcération et le regroupement par classes de niveaux tranches d'âge, c'est pas mal non plus. Ca limite le phénomène.
  11. Bien vu et bien dit. Sinon, F. mas, concernant ton choix d’étude la mystique égalitariste dans les régimes démocratiques, je me demande si ton analyse historique n’est pas trop intelligente, s’il n’y a pas plus simple. Et s’il s’agissait d’une force égalisatrice commune à tous les pouvoirs, quelqu’en soit le mode d’exercice? Force entravée, atténuée, par des considérations pratiques et légales dans les régimes démocratiques vaguement contraints par la notion d’Etat de droit, mais qui déploie pleinement l’étendue de sa violence dans les régimes totalitaires (que pourraient illustrer par le kitsch les jolis tableaux vivants du régime nord-coréen et leurs petits pixels humains). Par une dynamique propre, le pouvoir non jugulé dans sa marche absolutiste tendrait naturellement à l’avénement de deux classes d’individus, l’Herrenvolk de la haute fonction publique et la masse indifférenciée enrôlée plus ou moins volontairement dans un projet global qui implique et renforce sa soumission. Le citoyen comme soldat en quelque sorte. Et dans l’armée, si l’on ne conteste pas les ordres, on ne choisit pas non plus son affectation, la couleur de son uniforme ni sa coupe de cheveux (l’anti-l’oréalisme absolu pour parler le langage de neuneu 2k). Certes l’entreprise privée est elle aussi une structure d’enrôlement, mais désertable ad nutum. Lénine disait vouloir que la société tout entière devienne «un seul immense bureau et une seule immense usine avec égalité de travail et égalité de rétribution» (L'État et la Révolution, 1917). Bastiat disait aussi déjà pas mal de chose dans la Loi : «il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations. Trop de gens se placent au dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle.» Citant des discours révolutionnaires, il commentait : «Suivant Robespierre, qui copie littéralement Rousseau, le Législateur commence par assigner le but de l'institution de la nation. Ensuite les gouvernements n'ont plus qu'à diriger vers ce but toutes les forces physiques et morales. La nation elle-même reste toujours passive en tout ceci, et Billaud-Varennes nous enseigne qu'elle ne doit avoir que les préjugés, les habitudes, les affections et les besoins que le Législateur autorise». Projet historique d’inspiration rousseauiste propre à la Terreur, conditionné par les rapports de production du temps, ou projet universel des politiques décomplexés, faisant profession commune de façonner la boue humaine pour leur plus grand profit (matériel et immatériel, incluant les gratifications morales liées à l’exercice per se de ce pouvoir)? Reste à expliciter la nature du rapport entre domination, massification et indifférenciation. Il s’agit peut-être d’un simple problème technique, faute de ressources suffisantes pour le micro-management d’individus hétérogènes au sein de sociétés complexes (et s’il s’agissait d’édifier une société complexe, autant laisser opérer les structures et forces spontanées de la liberté). Sous un régime autoritaire, l’individu est contrait par un réseau serré de surveillances et de contrôle d’allégeance, mais le pouvoir suprême s’exerce de loin, en gros, par la règle impersonnelle et par le biais d’un processus bureaucratique dont le propre est la gestion de lots indifférenciés, quitte à les homogénéiser lui même. Bon, tout ceci ne vole pas très haut, c’est le poncif Sci-Fi de la future armée des clones, dont nous subissons aujourd’hui les prémisses tragico-comiques à travers notre gouvernement socialo et son armée de clowns.
  12. Ho pardon, j'avais souvenir qu'il était SocGen. Pas d'offense hein?
  13. OMG. Je viens d'éclater de rire devant une demi-douzaine de clients. Bon c'est des Paybasnais cool, mais ça va être dur de leur faire croire que je bosse derrière mon portable.
  14. Oui, paix à son âme. Les liborgiens qui voudront lui rendre hommage pourront se réunir le 5 septembre prochain pour commémorer le troisième anniversaire de sa disparition autour du pilier nord de la tour Basalte à la Défense (entrée boulevard Franck Kupka). Leepose, tu as toujours fait corps avec ton entreprise, et maintenant plus que jamais...
  15. Pour Pareto, tu fais allusion à sa théorie des élites dans le Traité de sociologie générale, ou à des écrits plus généraux?
  16. Je rappelle l'enjeu initial de la discussion pour ne pas trop s'en éloigner : l'explication de la mystique égalitariste des régimes démocratique. J'ajouterais à l'analyse historique de F. mas et à tout ce qui vient d'être dit un élément beaucoup plus basique et terre à terre (esquissée dans ce fil, pardon de ma citer : http://www.liberaux.org/index.php/topic/50991-phtonos-et-déchaînement-des-passions-égalitaires/?p=889176 ) mais sans doute pas marginal : la sociale-démocratie comme forme institutionnalisée de développement et de contrôle du phtonos. Le pouvoir doit arbitrer entre d'un côté l'exaltation des passions populacières et le recueil du bénéfice politique d'un corps social travaillé par l'envie et le ressentiment envers toutes les têtes qui dépassent du troupeau et de l'autre l'endiguement d'un réel élan révolutionnaire et de jacqueries sporadiques déstabilisatrices qui naîtraient de ce ressentiment poussé à l'excès. Une partie de la mystique égalitariste est donc de pure façade: elle ne doit évidemment pas s'exercer aux dépends des privilèges de l'oligarchie politico-administrative et de ses amis et alliés. Une partie du discours égalisateur canalise l'envie vers des zones où elle est neutralisée car sans enjeux véritable de réallocation de ressources.
  17. Je réponds un pe plus sérieusement à tes remarques. Je suis d'accord sur le fait que si tu commences à introduire des éléments historiques factuels dans ma théorie à la louche, tu me casses la baraque. Je ne suis pas certain par contre que la question de l’autorité et des vertus naturelles du chef puisse être totalement évacuée, de nos démocraties contemporaines. C’est par exemple en partie l’enjeu de la personnification du débat politique lors des élections présidentielles. Je me demande aussi -d’accord c’est anecdotique- si les remises en cause particulières, très «ad personam», de nos deux derniers présidents ne procèdent pas du même mécanisme. Hollande n’est pas nécessairement plus con que la moyenne (ni tellement supérieur) mais il fait con, tout comme Sarkozy faisait avorton. Inadéquation de physiques et de personnalités débiles aux réminiscences des qualités supposées du chef (autorité charismatique) au delà de l’autorité rationnelle ? Hollande en mâle alpha? Plutôt un coup de pied au cul et à la niche! Mais admettons. Supposons par exemple que le véritable pouvoir soit au main de la technostructure administrative : membres des cabinets ministériels, du cabinet de l’Elysée, et plus encore direction des administrations centralisées, des entreprises et établissements publics. La soumission volontaire au pouvoir est donc soumission volontaire à l’autorité impersonnelle de la bureaucratie et cette autorité ne s’incarne pas nécessairement dans le corps physique du grand timonier, Ok. Cela n’invalide pas nécessairement que la soumission populaire volontaire puisse reposer sur des mécanismes de légitimation liés au conflit potentiel et à l’altérité des non-membres du groupes. C’est le pouvoir et la hiérarchie, même d’essence impersonnelle, qui sont restent légitimés.
  18. En tant qu'ancien universitaire formaté par l'habitus académique j'ignore sincèrement si ta réaction signifie 1) "Pas mal du tout, c'est même assez convaincant" ou 2) "Mais quelle grosse merde". Je crois que tu es toi même enseignant-chercheur, donc normalement ce doit être le sens 2. Mais au cas ou, je te remercie quand même.
  19. Bon à l'occasion de la pause déjeuner je sors la mienne, à vous maintenant. 1) L’homme est-il un animal politique? C’est en tout cas, un animal grégaire qui a vécu l’essentiel de son évolution, quelques centaines de milliers de générations, dans de petites tribus ne devant pas excéder 100 à 200 individus d’une grande proximité génétique. C’est là que son cerveau a été façonné. La horde primitive, initialement structurée autour de relations de types mâle alpha/dominés a évolué au cours du processus d’hominisation vers des sociétés plus ouvertes mais toujours hiérarchisées, au sein desquelles l’initiative individuelle était limitée. En cas de rencontre, ces groupes humains isolés étaient portés au conflit pour l’appropriation de ressources dont la rareté relative a induit une forte pression comportementale. De ce passé ont émergé deux éléments du psychisme humain qui nous intéressent ici : la soumission naturelle à l’autorité du chef de horde (ou l’évidence de la présence du chef) et l’hostilité à l’étranger, i.e. à toute personne n’appartenant pas à son groupe, son ethnie ou sa race. Cette hostilité est attestée par la tendance innée de l’humanité à se diviser en camp (« nous et eux ») ainsi qu’à développer des stratégies plutôt égalitaires et altruistes au sein d’un groupe, mais hiérarchisantes et conflictuelles vis-à-vis d’un autre groupe. Cette propension s’accompagne d’une sensibilité du cerveau humain à l’identification collective et à l’endoctrinement, c’est-à-dire d’une porosité aux symboles et aux discours permettant la division en groupes plus ou moins conflictuels (en cas de crise en particulier, obsidionalité et rhétorique de l’ennemi commun sont des réflexes toujours vérifiés du pouvoir politique). Pour une synthèse, voir par exemple : http://scholar.google.fr/scholar?q=Indoctrinability%2C+ideology+and+warfare%3A+Evolutionary+perspectives+IE+Eibesfeldt%2C+FK+Salter+-+1998&btnG=&hl=fr&as_sdt=0%2C5 (je n’ai pas fini de lire le bouquin et j’ai piqué l’abstract chez Charles Muller). 2) Formellement, la mécanique d’un Etat de droit démocratique devrait s’appréhender par la théorie de l’agence, où le personnel politique est perçu comme mandataire de la société civile, en charge du contrôle de la superstructure technocratique et de la bonne marche de l’administration. En réalité, l’oligarchie politique n’a pas renoncé à sa fonction dirigiste primitive de coordination et de synchronisation du troupeau humain (en l’espèce des veaux pour le cas français) toujours dans l’attente du «projet de société», comme pouvait l’être la tribut à l’égard des décisions du chef. 3) L’entrée par les flux migratoires d’éléments visiblement extérieurs à la communauté nationale, tout comme l’hétérogénéisation des pratiques sociales permises par la dynamique spontanée de la liberté et les expériences de vies différentes consécutives à la division du travail tendent à amoindrir la puissance et la crédibilité de la fiction de la nation comme survivance de la horde primitive indifférenciée. La différenciation amoindri la soumission volontaire à l’autorité parce que cette soumission repose sur l’identification du concitoyen comme alter ego et sur l'opposition à l'étranger. D’où l’action positive de l’Etat, son tropisme vers l’égalitarisme formel et la synchronisation du troupeau, l’obéissance naissant de l’uniformité : l’abrasion des inégalités, la lutte perpétuelle contre les forces sociales centrifuges et l’idéal d’une société indifférenciée sont inscrit dans le projet politique moderne.
  20. Flûte. Bon ok, mais il me faudra un petit moment parce que je bosse, et que si F. mas en a une petite de théorie, la mienne est plus grande que la sienne.
  21. J'ai une théorie evopsy perso qui lie uniformisation des masses, instinct grégaire et contrôle politique. Elle explique au bénéfice de l'oligarchie politique la rationalité pratique de la mystique égalitariste dont parle F. mas. (J'espère bien que tout le monde s'en fiche, le contraire m'obligeant à la mettre en forme pour l'exposer).
  22. Pour info, d'après http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/Chiffres___Reperes_-_edition_2008_vdef.pdf le coût total moyen des dépenses de santé par ayant-droit du régime général était en 2008 d'environ 1900,00 Eur/an.
  23. Je connais Rincevent. J'avais compris l'allusion. Et pourtant j'ai googlé. Bien fait pour moi...
  24. Pour ce que j'en sais, le Japon correspondrait pas mal à cette situation. La police est peu présente dans l'espace public (mais lorsqu'elle intervient, elle n'est pas réputée pour sa finesse ni son côté bon enfant) en revanche le contrôle social y reste très présent (ainsi d'ailleurs que l'assistance et la bienveillance spontanée à l'égard des personnes perçues comme en situation de détresse) ; les -très rares- cas d'incivilité entraînent en général une intervention du public qui dans la même situation en France raserait plus volontiers les murs.
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