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Lancelot

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Tout ce qui a été posté par Lancelot

  1. Je précise que quand je dis "gauchistes" je parle bien des gauchistes, c'est à dire ceux qui regrettent que les gratuits existent parce que du coup moins de gens achètent les journaux payants.
  2. Rôh, faut arrêter de taper sur les journaux gratuits : j'en prend régulièrement moi même parce qu'ils ont le grand avantage de fournir une grille de mots fléchés quotidienne. Et puis ils font râler les gauchistes amateurs de "vrai journalisme" tout aussi partiel et partial mais payant.
  3. Lancelot

    Les coQilles des journaux

    Une chose qu'on ne peut pas enlever à la fac est qu'elle laisse du temps pour lire.
  4. Parce que dans le fond ce n'est pas de sa faute, c'est la démocratie qui veut que tout le monde se croie qualifié pour décider.
  5. Pour moi, un type qui se dit "de gauche" parce que c'est le camp des gentils (ou tout autre orientation et justification bidon) ne fait pas de politique. C'est à mon sens un grand défaut de la démocratie que de pousser tout le monde à avoir une opinion sur ces sujets alors que je suis persuadé que 90% de la population ne pourra jamais rien y comprendre, tout simplement parce que ça ne l'intéresse pas (tout comme je ne comprendrai jamais rien à un ballet de danse, à l'agriculture ou à l'astronomie). Partant de là, juger une personne sur des opinions qu'elle n'a pas vraiment (on peut s'en rendre compte très rapidement en tentant un débat) comme si il y avait quelque chose de concret derrière c'est un peu nier la réalité, surtout si elle est tout à fait digne de confiance par ailleurs. Parmi ceux qui ne réfléchissent pas, seuls les fanatiques sont à fuir.
  6. Le débat libéral, oui. Mais en arriver à là suppose déjà qu'on a évacué l'idée selon laquelle la fin justifie les moyens. Bouleversant, n'est-ce pas ? Dans la mesure où une action étatique peut être légitime. Encore une lapalissade, si on veut. Mais ce n'est pas le lieu pour trop s'attarder là dessus, d'autant qu'il y a une histoire de tête chinoise sur le feu.
  7. [capillotracteur] Je ne pense pas qu'on doive nécessairement comprendre "annihiler" dans un sens littéral : de fait, autoriser la sécession en créant un précédent pour lui et ses partisans reviendrait à détruire la nation telle qu'elle se conçoit actuellement, c'est à dire comme une et indivisible. Ceci d'un point de vue conceptuel et donc sans dommages physiques. [/capillotracteur] Mais bon c'est vrai qu'il y a peu de chances qu'il le conçoive lui-même comme ça
  8. C'est bien possible qu'il ne soit qu'un banal facho de gauche par ailleurs. Je ne connais de la doctrine du personnage que cette vidéo où ses positions ne me semblent pas incompatibles avec le libéralisme ("regroupons-nous et faisons sécession", en gros). Et puis j'aime bien son style de génie du mal à la James Bond.
  9. Techniquement je dirais qu'un libéral se définit par l'opposition aux actions de l'Etat considérées comme illégitimes, ce qui n'exclut bien entendu pas la défense de l'action étatique légitime dans la mesure de son existence (pour les anarcaps, elle n'existe pas). La question à se poser est donc bien "prône-t-il la coertition étatique ?" ; j'aurais pu ajouter "illégitime" mais ça me semblait évident dans le contexte. Par ailleurs le fait qu'il soit libéral n'est pas une garantie que tous les libéraux le trouveront sympathique.
  10. Prône-t-il la coercition étatique ?
  11. Il faut leur pardonner car ils ne savent pas ce qu'ils disent. La politique n'est pas tout dans la vie.
  12. Bon, comme on peut facilement le deviner, je venais de m'engueuler avec quelqu'un hier et j'avais besoin de rationaliser. Je le ferai plus.
  13. J'essaie d'arrêter justement. Mais ça s'avère complexe. Pour la peine et comme c'est "je raconte my life", j'ai voulu développer un peu et ça a fini en développé beaucoup : L'étude du politique est vraiment une activité ingrate. On dépense du temps et de l'énergie à réfléchir à des problèmes complexes impliquant des domaines variés (Droit, politique, économie, psychologie, Histoire, éthique…) dont il faut connaitre au moins les bases pour espérer ne pas dire complètement n'importe quoi. Finalement, après bien des efforts, on commence à entrevoir quelques conclusions totalement contre-intuitives (ou du moins se confrontant frontalement à l'idéologie dont on est bercé depuis l'enfance). Bien entendu, c'est intellectuellement satisfaisant en soi, mais il subsiste un réflexe poussant à se tourner vers ses prochains pour leur montrer comme on a progressé et comme ces découvertes pourraient être utiles… L'apprenti politologue se rend vite compte que c'est pour lui tout à fait hors de question. Dès qu'on sort un peu des sentiers battus et rebattus, du prêt-à-penser pré-mâché, on est regardé avec effroi comme un fou dangereux, chose d'autant plus pénible quand il s'agit de personnes proches. La réflexion politique originale (c'est à dire celle qui va à l'encontre de l'idéologie dominante, mais son opposée est-elle réellement une réflexion ?) est donc certainement une des actions les moins socialement gratifiantes d'après mon expérience. Si le mal s'arrêtait là, ce serait encore supportable. Mais ce n'est pas tout. Non seulement ces compétences ne permettent pas de briller en société, mais elles ne permettent même pas d'empêcher les escrocs et les imposteurs de nuire. On ne saurait sans passer pour le gros lourd de service intervenir pour tenter de stopper le flot d'inepties débité par le socialiste du coin en fin de repas tandis que l'audience écoute religieusement. La moindre remarque un peu sarcastique se verra sanctionnée par un sermon deux fois plus long servi par une logique deux fois plus viciée et des concepts deux fois plus foireux. La seule solution pacifique qui reste est d'attendre patiemment en espérant que ce lavage de cerveau en règle s'arrêtera bientôt. Si on a les nerfs fragiles ou qu'on aime le travail salissant, on peut essayer de débattre. C'est malheureusement tout aussi voué à l'échec : ces gens là ne connaissent rien à la rhétorique. Tout ça finira en farce dans le style Monty Python et l'adversaire continuera de gigoter sans bras et sans jambes sans se rendre compte qu'il est déjà mort, à moins qu'il ne recoure au grand classique de la fuite relativiste : "de toute façon on a chacun nos arguments et on n'arrivera pas à se convaincre", comme si lesdits arguments se valaient vraiment. Alors ne parlons pas des choses qui fâchent, d'accord, mais quand un menuisier voit un bricoleur du dimanche faire n'importe quoi, en particulier si c'est quelqu'un qu'il aime et respecte par ailleurs, il le lui dira franchement et essayera de l'aider à se corriger. C'est parfois bien difficile de ne pas cêder à ce penchant et de se forcer à ne rien laisser paraître quand des personnes qu'on aime et qu'on respecte sortent des absurdités grosses comme des maisons et qu'il se trouve par un hasard quelconque qu'on maîtrise un peu de science politique.
  14. Sur internet d'accord, mais dans la vraie vie c'est plus difficile.
  15. Laisser les gens dire n'importe quoi et vivre dans l'erreur ou s'embourber dans des débats stériles avec des contradicteurs qui n'y comprennent rien… Triste alternative.
  16. Schopenhauer, Tocqueville et Locke : pas mal.
  17. Coupure de courant à 21h ?
  18. [réf. nécessaire], ça devrait suffire pour les faire taire (mais pas pour leur faire changer d'avis, tout ça c'est de l'ordre du fantasme et ça ne s'en va pas à coup d'arguments).
  19. Lancelot

    Jeux vidéo

    Ouaip, et les maths aussi. D'un point de vue moral il faudrait fermement condamner cette masturbation intellectuelle constructiviste sans prise avec la réalité et ayant pour seul objectif l'égarement de l'âme dans des univers parallèles virtuels.
  20. Je pense tout à fait le contraire : il y a très peu de "philosophes reconnus" qui soient de vrais génies, mais la doctrine de ceux-ci est sans faille (après qu'ils disent deux ou trois conneries par ailleurs sur des sujets secondaires, c'est humain). Sinon, bienvenue.
  21. J'ai toujours été viscéralement persuadé que "autant" était bien meilleur. Merci beaucoup pour ce lien qui me permettra de continuer à l'utiliser sans vergogne.
  22. Lisa est une caricature d'intellectuel gauchiste (bouddhiste végétarienne féministe etc.). Edit : avec tout le respect que je dois aux bouddhistes, végétariens ou féministes du forum qui ne sont par ailleurs pas des gauchistes.
  23. C'est une heureuse coïncidence : il se trouve que je l'ai redécouvert récemment. Malheureusement je serais bien en peine d'en citer d'autres dans ce genre, les personnes qui me prêtent leurs BD étant plutôt axés sur la fantasy et la SF.
  24. Très bon choix, je n'ai pas lu le dernier tome mais les autres sont géniaux. ? C'est un polar noir et le héros est un animal détective privé relativement alcoolique.
  25. En fait non, je ne peux pas. Il faut un sujet en particulier. Par exemple, au hasard, l'intervention de l'Etat consistant à instaurer un salaire minimum est néfaste, l'intervention de l'Etat consistant à établir une éducation nationale obligatoire est néfaste, l'intervention de l'Etat consistant à subventionner certains artistes est néfaste, l'intervention de l'Etat consistant à soutenir avec l'argent public certaines entreprises est néfaste… En gros on peut trouver notamment sur ce forum des arguments contre toute forme d'intervention de l'Etat. Certes, d'autres théories existent, mais je les trouve bien moins convaincantes. Le domaine régalien, c'est ce qui ne peut être géré que par des moyens politiques. Il y a des divergeances sur ce qu'on met dedans. J'ai souvent entendu "police, justice, armée". Voilà la page wikibéral sur le sujet.
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