NoName Posté 17 novembre 2013 Signaler Posté 17 novembre 2013 Une référence pour les historiens. Très bon choix.
PABerryer Posté 17 novembre 2013 Signaler Posté 17 novembre 2013 Il y a aussi une Histoire intellectuelle du Léninisme à lire sur le sujet qui est très bien.
poney Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 J'ai acheté et dévoré en moins de deux jours ceci (spéciale dédicass à Matthieu) Poignant, beau, dur, intéressant. La campagne de '40 à été très dur pour ceux en première ligne, physiquement et moralement, on l'oublie souvent. Et la captivité...sans oublier le non-acceuil au retour, où les gars arrivant en 45 par train étaient traités "d'étranger", de "lâches", ...
poney Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 Et puis c'est un sacré petit bouquin "d'auto ethnographie/histoire" des paysans de la génération de nos grands parents. Le mec n'avait jamais quitté le Gard, il est content comme un enfant de visiter la France en train, il voit la guerre avec un mélange de naïveté et de bon sens qui fait à la fois plaisir et à la fois sourire, il arrive en Allemagne, il espère qu'il pourra travailler dans un champs, ou qu'il soit, il commente les fermes, les vignes, se lamentent pour les vaches, ... C'était il y a 60 ans et ont dirait que c'était il y a des siècles. L'écriture est celle d'un gars qui a arrêté l'école à 13 ans, mais elle est directe, sans circonvolution, sans envolée lyrique. C'est vraiment chouette à lire.
Mathieu_D Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 Il y a plein de petits témoignages, de carnets de ce genre qui traînent dans les familles. J'ai pu lire celui d'un arrière grand-père de mon épouse. C'est poignant. (Mais lui a été malade sur le front des Alpes et n'a pas eu le temps de continuer à écrire en captivité.)
poney Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 D'ailleurs, j'en ai lu pas mal de 14-18 (faut dire que ça semble avoir été un sport national que d'en imprimer à une époque, lettres comprises) mais c'est un des rares que je connais pour 39-45. Si t'en connais d'autres, je suis preneurs (j'ai un peu la flemme de chercher là tout de suite )
Johnnieboy Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 J'ai décidé de délaisser pour de bon la fiction et m'intéresser sérieusement à la philosophie. Après avoir lu un bouquin intéressant de Jacqueline de Romilly sur les sophistes, je lis à présent la République de Platon. La tâche (comprendre un peu plus le cheminement de la pensée occidentale) me semble longue et ardue mais assez excitante. Et puis, j'ai beaucoup de temps libre en ce moment.Si vous avez des lectures à me conseiller, n'hésitez pas.
José Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 Si vous avez des lectures à me conseiller, n'hésitez pas.
Malky Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 J'ai acheté et dévoré en moins de deux jours ceci (spéciale dédicass à Matthieu) Poignant, beau, dur, intéressant. La campagne de '40 à été très dur pour ceux en première ligne, physiquement et moralement, on l'oublie souvent. Et la captivité...sans oublier le non-acceuil au retour, où les gars arrivant en 45 par train étaient traités "d'étranger", de "lâches", ... Sinon pour les chanceux, il y aussi les grand-parents (dans mon cas un 'malgré-nous' qui a subit l'opération Barbarossa, l'autre a fait le STO dans les usines Krupp), qui – quand on les soudoie avec une quantité suffisante de schnaps – peuvent en raconter de belles. RIP les deux, ainsi que mon voisin né en 1912 qui est dcd avant-hier :-( .
DiabloSwing Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 Y a-t-il une blague à comprendre ? Les quatrièmes de couvertures sont suffisantes.
PABerryer Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 La biographie de Talleyrand par Waresquiel est un régal.
Kosher Posté 18 novembre 2013 Signaler Posté 18 novembre 2013 RIP les deux, ainsi que mon voisin né en 1912 qui est dcd avant-hier :-( .Oh, c'est triste, tu en avais déjà parlé de ce monsieur.Sinon, je plussoie ce que tu dis sur les grands-parents (même si ce ne sont pas les nôtres ). Il y a quatre ans j'ai rencontré une dame qui avait alors 103 ans (et décédée peu de temps après), ayant encore toute sa mémoire et qui avait pu un peu me dire ce qu'elle avait vécu en tant que petite fille lors de la Première Guerre mondiale. Un souvenir poignant, c'est la seule personne m'ayant conté une telle époque. Bon, sur le sujet des livres, j'ai lu récemment Pulp libéralisme, Journal d'un curé de campagne de Georges Bernanos et Le Noeud de vipères de François Mauriac. Tous les trois très bon dans leurs genres.
poney Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Sinon pour les chanceux, il y aussi les grand-parents (dans mon cas un 'malgré-nous' qui a subit l'opération Barbarossa, l'autre a fait le STO dans les usines Krupp), qui – quand on les soudoie avec une quantité suffisante de schnaps – peuvent en raconter de belles. RIP les deux, ainsi que mon voisin né en 1912 qui est dcd avant-hier :-( . Mon grand père n'en parlait jamais, c'était aussi un "malgré nous". Je soupçonne très fort mon arrière grand père d'avoir combattu avec les casque à pointe en 14, c'était un malmédien. En 40, "ils" ont d'abord voulu enroler le grand frère de mon grand père, qui s'est enfui et qui a été fusillé quand retrouvé. Mon arrière grand père s'est pendu à la suite de ça, mais d'après ma tante, c'est parce que lui aussi devait retourner se battre (en plus). Mon grand père s'est planqué toute la guerre dans une grange dans les environs de Verviers (à Jalhay exactement). Ben impossible d'en savoir plus, c'est vraiment un sujet dont il ne parlait pas. Pas de notes ou lettres retrouvées à sa mort, juste un sac avec quelques souvenirs (une boite de mitrailleuse avec l'insigne de son uniforme allemand qu'il avait gardé -bizarre- et quelques babioles).
Mathieu_D Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 C'est difficile de faire parler ses anciens. Et puis personne n'est motivé pour parler de ces sujets avec des enfants et un jour, paf, c'est trop tard. * soupir *
Johnnieboy Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Ouais, c'est vraiment dommage. Je ne connaîtrais jamais vraiment de la bouche de mon grand-père marocain son périple de déserteur, à vélo du Nord de la France jusque dans le sud pour éviter les combats durant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, il a dû en vivre de belles, d'aventures.
Malky Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 C'est difficile de faire parler ses anciens. Question de quantité (de schnaps) – par contre si tu vas trop loin les renseignements deviennent moins fiables.
NoName Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 La même avec mon grand père. Il a jamais parlé de sa jeunesse sous Mussolini, ni de son exil en France, ni de son expulsion par Pétain, ni de la SGM, ni de l'Algérie et de ses copains harkis.
Mathieu_D Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Question de quantité (de schnaps) – par contre si tu vas trop loin les renseignements deviennent moins fiables. Tu as eu beaucoup de chance si tu as pu écouter ton grand père raconter sa vie. Beaucoup. La seule anecdote que j'ai entendu du mien c'est une fois où il avait sympatisé avec des ukrainiens et s'était bourré la gueule. (Ils n'étaient pas du même bord...)
Malky Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Tu as eu beaucoup de chance si tu as pu écouter ton grand père raconter sa vie. Beaucoup. Les deux grand-pères en fait, dont un que je n'ai même pas eu besoin de soudoyer.
poney Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Mon grand père paternel était jeune ado durant la guerre, donc pas grand chose à raconter, si ce n'est son anecdote favorite : un peu avant la bataille des Ardennes, des Américains installent un camps dans un champs voisin. Quand ceux-ci se barrent, mon grand père et ses frères courent pour aller ramasser ce que les soldats ont laissé dans la prairie. Des capotes par milliers. Des tonnes de capotes.
Tramp Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 J'ai entendu quelques anecdotes sur l'exode en vélo, mon arrière grand-père prisonnier de guerre dans une ferme allemande (il est remonté au Nord peu de temps après, la légende familiale veut qu'il ait préféré affronter les Allemands que sa femme), les trafics avec la Belgique quand il a été libéré (il possédait une station service dans le Nord, pas trop loin de la Belgique). Ma grand-mère qui était enfant a plutôt un bon souvenir des soldats allemands qui distribuait du chocolat et j'ai souvent entendu parler de l'inconcevabilité de gâcher un bout de nourriture.
poney Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Ma grand-mère qui était enfant a plutôt un bon souvenir des soldats allemands qui distribuait du chocolat et j'ai souvent entendu parler de l'inconcevabilité de gâcher un bout de nourriture. Ma grand mère maternelle m'a toujours raconté que les soldats allemands étaient très corrects, polis, ... mais qu'elle changeait de trottoir quand les américains arrivaient. Mes grands-parents se sont rencontrés à la libération, et quelques mois après (je ne sais pas trop quand exactement), dans le train, ma grand mère se fait lourdement draguer par un GI. Mon grand père était à côté et après avoir verbalement donné quelques coups de semonce, à pris le GI et l'a balancé par la fenêtre ouverte du train, qui était en marche. On a jamais su ce qu'était devenu le soldat US En même temps, fallait être un peu fou pour marcher sur les plates-bande de mon aïeul, qui était un paysan ardennais bon teint d'1m80 pour 100kg.
NoName Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 En même temps, fallait être un peu fou pour marcher sur les plates-bande de mon aïeul, qui était un paysan ardennais bon teint d'1m80 pour 100kg. En même temps, les Ardennes ça vous forme un homme. C'est qu'il en faut de la force pour aller chasser le sanglier à mains nues et abattre les sapins à la hache.
poney Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Et les Haute Fagnes, c'est un putain de climat.
Mathieu_D Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Je ne connais qu'une anecdote sur la jeunesse de feu ma belle-grand mère pendant la guerre. Petite fille elle voit sa maison réquisitionnée pour loger un officier allemand. Celui-ci pour prouver sa bonne volonté pose son arme devant la mère et la fille, la leur laisse et s'en va coucher dans sa chambre. La mère et la fille n'ont pas osé toucher seulement à l'arme.
Ray Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 Je ne connais qu'une anecdote sur la jeunesse de feu ma belle-grand mère pendant la guerre. Petite fille elle voit sa maison réquisitionnée pour loger un officier allemand. Celui-ci pour prouver sa bonne volonté pose son arme devant la mère et la fille, la leur laisse et s'en va coucher dans sa chambre. La mère et la fille n'ont pas osé toucher seulement à l'arme. Il avait une sacrée paire de couilles cet officier allemand.
Noob Posté 19 novembre 2013 Signaler Posté 19 novembre 2013 En même temps si elles l'avaient tué, tout un village y serait passé en représailles.
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