Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Je te trouve un peu mou sur le coup. Ce sont des cancrelats qu'on se doit d'écraser, au moins avec du mépris au début. Les bottes cloutés, ce sera lors de la révolution. blague a part quel espece d'ordure, de societe d'ordures peut-on etre quand on commence a emmerder les bingos de vieux ? et pour quoi? pour racler les fonds de tiroir ? quelle bande de minables.
neuneu2k Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Quel espece d'ordure, de societe d'ordures peut-on etre quand on commence a emmerder les bingos de vieux ? et pour quoi? pour racler les fonds de tiroir ? quelle bande de minables. Je pense qu'il ne s'agit même pas d'une volonté de ramasser un max de pognon, que c'est bien pire que ça, le légalisme est déjà un abandon moral dans le meilleur des cas, mais être légaliste dans le monde de logorrée législative actuel, c'est effectivement etre un sociopathe. Que les flics soient légalistes, je dirait que c'est une maladie professionnelle inévitable et possiblement préférable à l'alternative, c'est pour ça que le juge d'instruction est sensé ne pas l’être, en l’occurrence, la responsabilité finale en incombe aux juges, pas aux flics qui font la décente.
h16 Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 blague a part quel espece d'ordure, de societe d'ordures peut-on etre quand on commence a emmerder les bingos de vieux ? et pour quoi? pour racler les fonds de tiroir ? quelle bande de minables.Je me pose la même question dans mon billet.
Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 pas aux flics qui font la décente. en l'occurence ils font plutot l'indécente
Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Je me pose la même question dans mon billet. c'est cette mentalite de minable qui fait epidemie en ce moment, on se conduit en minable pour compenser la minablerie des autres autour.Et le gouvernement donne l'exemple.
DiabloSwing Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Tiens je viens de penser à un truc qui m'a fait sourire (probablement déjà pensé antérieurement) : Le libéralisme c'est "laissez faire", le socialisme c'est "laissez-vous faire" En fait il n'y a qu'un seul petit mot de plus... Excellent.
Barem Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Parfois je ne parviens même pas à croire certaines des relations sociales que je vis. Prenons hier. Je discute avec l'amie d'un ami. Celle ci m'informe, au cour de la conversation, qu'elle a intégré l'école du Louvre (on se demande comment ?) et redouble l'année prochaine sa première année au sein de cet établissement. Etant moi même intéressé par l'histoire de l'art picturale (je recommande d'ailleurs chaudement celle de Gombrich), je commence à lui évoquer la peinture du XVIIème (l'une de mes périodes fétiches) et les peintres qui s'y rattachent : Rubens, Velazquez, Rembrandt et les paysagistes que j'apprécie beaucoup : Lorrain, Ruysdael et Von Goyen. Sauf qu'à mesure que je lui parlais de ces peintres majeurs, je remarquais qu'elle semblait ignorer de quoi je lui parlais, si ce n'est l'évocation de noms propres célèbres. Du coup, ne voulant pas la mettre dans l'embarras, il me vient l'idée de lui demander les époques artistiques qu'elle étudie à cette école. Ne me répondant qu'avec difficulté, et semblant omettre bien des points de sa formation, nous changeâmes le sujet de notre conversation et je ne lui ai pas demandé de conseils de lecture vis à vis de ce qui m'intéresse en ce moment. C'est un fait que j'ai souvent remarqué chez les étudiants : quand j'étais à Nanterre et que je cotoyais des élèves en philosophie, en sociologie, en histoire et en psychologie, je constatais qu'une infime minorité d'entre eux s'intéressaient réellement à leur discipline et approfondissaient en conséquence leur travail scolaire sur le sujet. Maintenant que je suis à CErgy en licence d'économie, je fais les mêmes constats. On se demande pourquoi les professeurs donnent encore des bibliographies en début d'année... (ironie) On a affaire à une vraie génération de bibliophobe qui limite son apprentissage à l'unique révision de ses cours, sans d'ailleurs jamais les remettre en question. Comme le fait remarquer Mark Bauerlein dans son livre : the dumbest generation. Voyez plutôt :
Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 mais les etudiants veulent juste un diplome, pas se culturer.
Eriul Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Il faut obligatoirement être passionné par ses études ? Merde alors. Si tu lui avais demandé ce qui l'intéressait avant de t'engager dans cette discussion, tu aurais peut-être découvert qu'elle était passionnée de voile et qu'elle n'est pas aussi stupide que ce que tu sembles croire. Tu as quel âge déjà ?
Miss Liberty Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 En même temps, là, on parle de presse quotidienne.C'est peut-être aussi parce que le niveau de la presse quotidienne aujourd'hui est très mauvais, et que les gens préfèrent s'informer autrement...
Barem Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 22. Passionné je ne dis pas, mais quand on s'engage dans une formation d'histoire de l'art et d'archéologie, il faut quand même un minimum s'intéresser à ce que l'on fait.
Eriul Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Je me sens un peu attaqué parce que c'est mon cas : j'apprends un métier qui me permettra de gagner ma vie, mais je ne considère pas la discipline concernée comme centrale dans ma vie. Et je pense que nous sommes beaucoup à voir les choses de cette manière. Et elle est en première année hein.
h16 Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Il ne faut pas perdre de vue qu'il y a beaucoup de petits nétudiants qui s'engagent à la fac sans trop savoir ce qu'ils veulent. Rares sont ceux qui se disent "Moi, plus tard, je veux être ceci car ça me passionne". L'écrasante majorité sont des blobs mous déformés par l'EdNat qui n'ont qu'une envie : trouver un truc pépère en bout de course, et s'amuser en attendant et passer quelques UV pas trop chaudes. Voilà.
Miss Liberty Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Je me sens un peu attaqué parce que c'est mon cas : j'apprends un métier qui me permettra de gagner ma vie, mais je ne considère pas la discipline concernée comme centrale dans ma vie. Et je pense que nous sommes beaucoup à voir les choses de cette manière. Et elle est en première année hein. Certes, mais à ce compte-là je doute que tu fasses de l'histoire de l'art. Les gens qui commencent ce genre d'étude doivent logiquement s'y intéresser : c'est pas comme si c'était la voie la plus simple pour obtenir un job alimentaire, à moins que toute ta famille soit dans le business.
Elphyr Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Il ne faut pas perdre de vue qu'il y a beaucoup de petits nétudiants qui s'engagent à la fac sans trop savoir ce qu'ils veulent. Rares sont ceux qui se disent "Moi, plus tard, je veux être ceci car ça me passionne". L'écrasante majorité sont des blobs mous déformés par l'EdNat qui n'ont qu'une envie : trouver un truc pépère en bout de course, et s'amuser en attendant et passer quelques UV pas trop chaudes. Voilà. Au moins à la fac on a largement le temps de passer sur liborg et CP
Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 En même temps, là, on parle de presse quotidienne.C'est peut-être aussi parce que le niveau de la presse quotidienne aujourd'hui est très mauvais, et que les gens préfèrent s'informer autrement... le graphe s'arrete avant l'apparition du online; en revanche c'est vrai que comme reference c'est bof, surtout vu la tronche des intellects des baby-boomers apres cinquante ans de presse quotidienne... 22. Passionné je ne dis pas, mais quand on s'engage dans une formation d'histoire de l'art et d'archéologie, il faut quand même un minimum s'intéresser à ce que l'on fait. premiere annee d'histoire de l'art c'est clair qu'elle n'a aucune idee de ce qu'elle fait, ni d'ou elle va, ni de ce qu'elle fera plus tard; en revanche elle adore probablement les soirees etudiantes, le camping, et rire.
Bézoukhov Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 qu'elle a intégré l'école du Louvre (on se demande comment ?) Une amie ex-khâgneuse me disait que le concours d'entrée était une assez grosse blague. Ensuite, il me semble que le programme est très majoritairement un programme d'archéo (je suis même pas sûr que tu fasses des trucs postérieurs à Attila en première année). Et disons que pour une fille qui sort de sa terminale et qui part faire de l'histoire de l'art en se disant qu'elle va étudier des trucs hipsters du XIXème, se retrouver à s'interroger sur la disposition de trois cailloux en Asie Mineure, ça a tendance à la décourager (je connais je sais pas combien de personnes qui ont fait une année à l'Ecole du Louvre, aucune de diplômée in fine).
NoName Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 C'est un fait que j'ai souvent remarqué chez les étudiants : quand j'étais à Nanterre et que je cotoyais des élèves en philosophie, en sociologie, en histoire et en psychologie, je constatais qu'une infime minorité d'entre eux s'intéressaient réellement à leur discipline et approfondissaient en conséquence leur travail scolaire sur le sujet. Maintenant que je suis à CErgy en licence d'économie, je fais les mêmes constats. On se demande pourquoi les professeurs donnent encore des bibliographies en début d'année... (ironie) On a affaire à une vraie génération de bibliophobe qui limite son apprentissage à l'unique révision de ses cours, sans d'ailleurs jamais les remettre en question. Comme le fait remarquer Mark Bauerlein dans son livre : the dumbest generation. Moi j'ai une ébauche de réponse. Parce qu'il y a trop de cours différents et que les profs jouent à la surenchère de devoirs maisons. Quand tu perds la moitié de ton temps à la fac en matières inutiles (genre informatique, anglais, méthodo) au lieu de bosser, et que chaque cours de merde de ce genre là s'amuse à te donner des devoirs comme si c'était une de tes majeures, bah la biblio t'as pas franchement le temps de la lire. Tu travailles seulement le nécessaire pour les cours et les devoirs à rendre, et tu te dis que tu t'occuperas de ce que tu aime vraiment quand t'auras le temps. Vire les TD, les cours qui servent à rien et fait passer toutes les matières en contrôle terminal, et là, ils les liront les bibliographie. Edit: Sinon, entendu aujourd'hui Claude Bartolone affirmer (source Fr3, JT du 19/20): "En tant que ministres (avec Montebourg), nous n'avons pas été élu pour être seulement les mécano de la politique, nous avons été élu pour changer la société". Ainsi que le superbe cas de déni de réalité aggravé: "J'assume le sérieux avec lequel ce gouvernement dirige la France". Magique.
Brock Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 ouha vous etes si adultes et responsables avec vos etudes, a votre place moi je suis alle une fois a la biblio pour 'bosser', je me souviens j'y etais le seul avec une nana de l'amphi qui faisait de gros efforts pour ressembler a la chanteuse de 2Unlimited
Lancelot Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 C'est un fait que j'ai souvent remarqué chez les étudiants : quand j'étais à Nanterre et que je cotoyais des élèves en philosophie, en sociologie, en histoire et en psychologie, je constatais qu'une infime minorité d'entre eux s'intéressaient réellement à leur discipline et approfondissaient en conséquence leur travail scolaire sur le sujet. Maintenant que je suis à CErgy en licence d'économie, je fais les mêmes constats. On se demande pourquoi les professeurs donnent encore des bibliographies en début d'année... (ironie) On a affaire à une vraie génération de bibliophobe qui limite son apprentissage à l'unique révision de ses cours, sans d'ailleurs jamais les remettre en question. Il y a beaucoup de vrai là-dedans. De fait les gens s'engagent dans des études supérieures parce qu'ils ont été conditionnés à penser que sinon ils ne trouveront jamais de boulot convenable. Là, ils adoptent la même méthodologie qui était encouragée et leur a permis de survivre dans le secondaire, à savoir le par-coeur bourrin. En face, le personnel des universités est confronté à des étudiants de plus en plus mauvais chaque année (d'une part le niveau du lycée baisse, d'autre part les meilleurs se font bouffer par les prépas, médecine etc.) qu'ils ne peuvent pas refuser. Ils n'ont pas d'autre choix que s'adapter en sacrifiant le contenu pour reprendre des bases, d'où les multitudes de cours de méthodologie, certains pour apprendre à utiliser Word ou écrire en français (!). Mais la sélection existe toujours de manière insidieuse : les glandeurs s'en vont d'eux-mêmes au cours de la licence, les besogneux ne survivent pas au master. La bonne nouvelle c'est que plus on monte, plus c'est intéressant. À condition d'être intéressé Et lire n'est jamais une perte de temps. Je n'ai pas assez de doigts pour compter les partiels où j'ai été sauvé par des connaissances personnelles. Si tu lui avais demandé ce qui l'intéressait avant de t'engager dans cette discussion, tu aurais peut-être découvert qu'elle était passionnée de voile et qu'elle n'est pas aussi stupide que ce que tu sembles croire. +1, c'est tout aussi vrai. en revanche elle adore probablement les soirees etudiantes, le camping, et rire. Faurait vérifier sur son profil meetic...
Kanelbulle Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Au moins à la fac on a largement le temps de passer sur liborg et CP Tu travailles seulement le nécessaire pour les cours et les devoirs à rendre Voire t'associes les deux et tu rends des devoirs sur les articles CP
Chitah Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Il ne faut pas perdre de vue qu'il y a beaucoup de petits nétudiants qui s'engagent à la fac sans trop savoir ce qu'ils veulent. Rares sont ceux qui se disent "Moi, plus tard, je veux être ceci car ça me passionne". L'écrasante majorité sont des blobs mous déformés par l'EdNat qui n'ont qu'une envie : trouver un truc pépère en bout de course, et s'amuser en attendant et passer quelques UV pas trop chaudes. Voilà. Voilà, tout simplement. Kanelbulle : ne jamais oublier que tu n'es pas représentative du peuple français. Cela ne veut pas dire que tu es meilleure, ou moins bien, juste qu'il existe beaucoup de gens qui ne cherchent qu'un gagne-pain par le travail, pas à se réaliser personnellement comme tu me sembles le désirer.
Elphyr Posté 18 août 2013 Signaler Posté 18 août 2013 Voire t'associes les deux et tu rends des devoirs sur les articles CP Ca marche pas dans toutes les fac ; à moins que Contrepoint se mette à faire des articles sur les sciences fondamentales x)
Ventura Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 La période des études - je parle pour moi - est certainement la période de ma vie où je me suis le moins intéressé à la culture et à la connaissance. C'est un parcours d'obstacle pour décrocher le graal : le diplôme et les passages aux années suivantes. Pas de temps ou d'énergie à consacrer à autre chose que de répondre aux exigences de la sélection mise en oeuvre. Voilà un élément d'explication pour Barem.
Solomos Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 C'est un fait que j'ai souvent remarqué chez les étudiants : quand j'étais à Nanterre et que je cotoyais des élèves en philosophie, en sociologie, en histoire et en psychologie, je constatais qu'une infime minorité d'entre eux s'intéressaient réellement à leur discipline et approfondissaient en conséquence leur travail scolaire sur le sujet. Maintenant que je suis à CErgy en licence d'économie, je fais les mêmes constats. On se demande pourquoi les professeurs donnent encore des bibliographies en début d'année... (ironie) On a affaire à une vraie génération de bibliophobe qui limite son apprentissage à l'unique révision de ses cours, sans d'ailleurs jamais les remettre en question. Comme le fait remarquer Mark Bauerlein dans son livre : the dumbest generation. Voyez plutôt : J'ai constaté exactement la même chose, à Nanterre aussi avec des étudiant(e)s de psycho et philo. Anecdote : Il m'est même arrivé de parler politique avec une nana, de me dire libéral et que la nana me sorte un truc marxiste. Je me dis : "c'est pas grave, j'insiste pas". Plus tard, elle me dit qu'elle est en master de philo. Là je ne résiste pas à la tentation de lui dire plus précisément ce que je pense de Marx, qu'il est réfuté par la subjectivité de la valeur, que son idée de valeur travail objective contredit son pseudo-matérialisme. Et là elle me dit: "Tu fais le malin, mais si j'avais mes cours sur moi je suis sûre que j'aurais le dernier mot."
neuneu2k Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 Et là elle me dit: "Tu fais le malin, mais si j'avais mes cours sur moi je suis sûre que j'aurais le dernier mot." Lol, à quoi je réponds "tu prends tes cours, je prends Internet, prépare toi a mourir".
F. mas Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 C'est aussi le problème de la spécialisation par discipline : chacun fait son job dans son champ de recherches, qui en général pond sa propre théorie qui dit qu'elle peut se passer des autres champs de recherches, et comme ce n'est pas vrai, le feedback est parfois désarmant.
NoName Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 La spécialisation par discipline comme elle est pratiquée à la fac est vraiment un gros problème. On fait de l'histoire sans science politique, sans droit, sans économie et après on s'étonne que les élèves ne comprennent pas un truc aussi simple qu'une lettre de change ou la circulation des monnaies. D'ailleurs, cette spécialisation est en vigueur depuis combien de temps ?
Nihiliste frustré Posté 19 août 2013 Signaler Posté 19 août 2013 Alain avait remarqué que tous les enfants aimaient dessiner jusqu'à qu'on essaye de leur apprendre à l'école, idem pour la musique et j'étends volontiers le phénomène aux autres disciplines. Les choses de l'esprit n'ont pas plus besoin d'être défendues ou entretenues que les choses de l'amour. Si le but est d'apprendre un métier, c'est tout autre chose (le problème ne se pose pas).
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